J’ai embrassé un zombie (et j’ai adoré)

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Octobre sur le vaisseau fantôme avec Hilde et Lou

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j'ai embrassé un zombieJ’ai embrassé un zombie (et j’ai adoré)
Adam Selzer

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Depuis que Megamart, une enseigne de grande distribution, a eu la scandaleuse idée de ressusciter les morts pour les faire travailler dans leurs entrepôts, le monde connaît deux sociétés ; les humains et les post-humains. C’est ainsi que les êtres surnaturels, loups-garous et vampires, ont été obligés de dévoiler leur existence tenue secrète jusque là. Une intégration réussie, des lois adaptées et régies par les deux sociétés, l’unification est totale. La mode gothique revient en force ! On peut désormais se marier et changer de condition… être humain et devenir post-humain après accord des Conseils. Ce n’est pas la recherche de l’immortalité qui conditionne ce choix, mais l’amour…

Algonquin, diminutif Alley, ou Gonck ou Quin, est une jeune lycéenne qui a la réplique mordante. La demoiselle est aussi connue sous le nom de Reine des Glaces du Cercle Vicieux ; le Cercle en question étant le groupe rédacteur du journal du lycée qui a la réputation de lapider ces cibles avec ironie… surtout les vampires et les personnes qui les chérissent.
Lorsqu’un soir elle se rend à la Cage pour faire un article sur le groupe qui se produit, les Sorry Mario, Alley rencontre Doug venu interpréter des chansons de Leonard Cohen et Cole Porter, deux chanteurs qu’elle affectionne particulièrement. Le coup de foudre est immédiat car Doug est l’incarnation de ses rêves, une beauté ténébreuse, une personnalité secrète, beaucoup de douceur et d’élégance, une voix chaude, cassée, empreinte de rythme et de mélancolie.
Leur premier rendez-vous confirme son attirance. Certes, il est un peu bizarre, sa voix s’enraille rapidement et, atteint d’une pathologie incurable mais non transmissible, il doit prendre un médicament régulièrement, mais Alley est pour la première fois follement amoureuse ; la morosité qui la tourmentait semble s’être volatilisée.
Dans sa bulle de bonheur, elle en oublierait tout… même les signes les plus flagrants qui révèlent que Doug est un zombie…

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C’est ma bibliothécaire qui m’a confié ce roman en me disant que l’histoire était bien et, pour la première fois, je ne suis pas d’accord avec elle. Je me suis ennuyée. J’ai lu que cette romance jeunesse était marrante, émouvante, pleine de fraîcheur, et je n’ai même pas esquissé un sourire, ni été émue. Je ne m’étendrai pas plus longtemps sur ce billet, je passe à autre chose, je suis désolée…
Ce livre n’était pas pour moi.

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Boyfriend APP, Trouve le mec de tes rêves…

logomelangedesgenres1logo mois americainlogo_babelioUn livre offert par Babelio et
Scarlett des Editions Panini

 « Mélange des genres » de Miss Léo
et « Auteurs américains » de Noctembule

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Boyfriend-AppBoyfriend APP
Trouve le mec de tes rêves
Katie Sise

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South Bend, Indiana,

Audrey est une jeune lycéenne en classe de terminale, au lycée Harrison. Depuis le décès de son père, mort dans un accident du travail trois ans auparavant, sa vie a changé. Elle était appréciée et courtisée par la plupart des élèves, elle était la meilleure amie de Blake Dawkins, la fille d’un multimillionnaire directeur de l’entreprise Dawkins Tech qui employait son père, elle était confiante, sûre d’elle et prête à avouer son béguin pour Xander, « le roi du terrain de crosse ». Mais du jour où on a accusé son père de négligence, son univers a commencé à se fissurer. Aujourd’hui, elle est une fille plus réservée, mal dans sa peau, méfiante, bien moins populaire, qui s’est réfugiée auprès des Troglodytes, le groupe des geeks, avec Mindy, Nigit et Aidan. C’est son père, un modeste ouvrier mécanicien passionné d’informatique, qui lui a fait découvrir cette science et désormais, la trame des programmations, les algorithmes et les sites sécurisés qu’elle aime pirater n’ont plus de secret pour elle. Ainsi, elle imagine se rapprocher de lui…

Les amitiés au lycée ont changé. Blake, son ancienne amie, est devenue sa pire ennemie, sans pardon pour une faute qu’Audrey aurait commise. Avec son fan club, brochette de filles écervelées, elle s’amuse méchamment à la harceler. Sous ses moqueries, Audrey a de plus en plus de mal à se contenir, mais par respect pour sa mère qui travaille à la cafétéria du lycée et par souci de finir correctement sa scolarité, elle s’efforce de ne pas faire de remous.
Le rêve d’Audrey, c’est de pouvoir aller à l’université. Les finances de la famille étant maigres, elle sait que cela sera difficile et qu’il faudra qu’elle travaille en alternance. Mais un jour, Public Corporation, une société informatique mondialement connue, lance un concours pour « récompenser l’application mobile la plus novatrice » ; deux cent mille dollars seront attribués « sous la forme d’une bourse d’études ».
Son ambition n’est plus un mirage ! En peu de temps, et avec beaucoup d’imagination, Audrey va participer et élaborer un programme incroyable. Pour les cœurs solitaires, il faudrait une application qui cherche et attribue le petit copain idéal : la Boyfriend App.
Une pierre, deux coups… remporter la prime et se venger de Blake.

Avec ses copains Troglo, Mindy la timide, Nigit, geek dans toute sa splendeur, Aidan, celui qui la fait frissonner et fantasmer, et sa cousine Lindsay qui a une belle notoriété due à son blog de mode, Audrey va révolutionner le lycée Harrison et bien d’autres cercles plus fermés, plus secrets… à l’image d’une vague qui se transforme en tsunami.

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Pour son premier livre, l’auteur nous offre un roman sympathique que les « young adult » aimeront certainement lire. La thématique initiale se base sur toutes les technologies informatiques qui abondent et qui se surpassent dans une surenchère de consommation. Dans cette progression, il y a une part pour le plaisir et le rêve.
Le scénario se divise en deux parties. La première présente l’histoire des personnages, leurs caractères, et l’élaboration du projet Boyfriend App dont les formules tarabiscotées de sa conception ne m’ont pas ennuyées. La lecture fut plaisante, attendrissante et pleine d’humour. Pour la seconde partie, c’est une version plus sophistiquée qu’Audrey réalise et le déroulement prend alors une tournure surréaliste qui m’a dérangée. Ça ressemble parfois à une grosse mêlée. La fin est elle aussi un peu tirée par les cheveux et trop rapide par rapport au reste du livre.
L’auteur raconte que ce qu’elle a aimé le plus imaginer, ce sont les intrigues romantiques. Il est vrai qu’elles apportent au roman légèreté et fraîcheur.
En conclusion, dans l’ensemble, je dirai que cette lecture a du potentiel et du charme, je n’ai pas boudé mes pages.

Merci Fanny pour m’avoir offert ce livre !

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technologie

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La valse de l’espoir

Avec Karine and Co Les Harlequinades à la sauce Vintage
Une lecture commune avec Karine

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Janet Dailey

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J’espère que vous admirerez la qualité de la couverture du livre ! Le roman croupissant dans une cave, j’ai dû lui faire un relookage esthétique avec Photofiltre. Comme le précise la collection, « cet ouvrage a été publié en langue anglaise sous le titre « Night of the cotillion » en 1976 et traduit en 1979 par les Editions Harlequin ». Il est le n° 70.

Passons à la chronique du livre avec tout le sérieux qui s’impose… amusez-vous à faire le billet d’un Harlequin et vous comprendrez mes suées… Mais comme dit Asphodèle : « Warf ! Il a bon dos le challenge pour lire ce genre de choses !!! »

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Oak Springs, Virginie,

Amanda Bennett doit travailler pour participer aux frais de ses études. Depuis ses dix-huit ans, elle est guide au Chesnay, la plantation des Colby, une importante famille qui détient les terres et les industries de la région. Son père, directeur de l’une de leurs filatures de coton, ne peut subvenir à tous les frais universitaires de ses quatre enfants.
Être guide au Chesnay, c’est porter une robe à crinoline, représenter la distinction du Sud, raconter la guerre de Sécession, les troupes de Sherman, l’incendie d’Atlanta et les pillages sur la route de Savannah. C’est aussi rendre le lustre à la vieille demeure et dévoiler ses secrets… Car si les Yankees l’ont épargnée, c’est pour l’amour d’un fringant capitaine pour la belle propriétaire.

Tous les ans, pour célébrer l’anniversaire du premier président des États Confédérés, Jeff Davis, un bal est organisé dans la somptueuse demeure. Amanda doit se préparer et revêtir une robe d’exception ! Elle est une « vraie beauté du Sud »…
« Le tissu était d’un merveilleux vert émeraude, avec des reflets chatoyants qui faisaient admirablement ressortir sa peau ivoire et ses cheveux doux doré. Au dessus de la vaste crinoline, sa taille et son buste menus étaient moulés à ravir. »
L’excitation de cette soirée monte d’un cran, lorsqu’elle apprend par son amie Cheryl que Jérôme Colby honorera la réception de sa présence. L’héritier de la famille est un homme puissant, accaparé par ses affaires et qui ne vient au Chesnay que rarement depuis la mort de ses parents. Six ans auparavant, elle l’avait aperçu sur la propriété. Il était sur son étalon à galoper fougueusement (Arrêtez de rire !). Pour la jeune adolescente, il incarnait le prince des contes et elle lui consacra, à compter de ce jour, tous ses rêves… Secrètement, elle emmagasinait les renseignements et gardait de folles et naïves espérances. Mais les fantasmes qu’elle aimait imaginer prirent fin un jour lorsqu’elle découvrit la véritable personnalité de cet homme ; goujat, hautain et bien trop dominateur.

Dans la salle de bal, Amanda devient une petite fille. Le décor est digne de la splendeur d’antan. Au bras de son ami d’enfance, elle est subjuguée par les lumières qui de la maison s’étendent jusque dans le parc. Son regard se perd dans la foule bigarrée de soie et d’alpaga pour se porter sur le portrait altier du Colonel Colby. Alors qu’elle se plaît à penser à l’indignation de son grand-père… un soldat yankee dans une demeure sudiste… Amanda se retrouve face à l’héritier, toujours aussi beau, aussi irrésistible ! Elle se sent épinglée et détaillée outrageusement, car malgré un salut condescendant, les yeux de Jérôme Colby s’attardent avec intérêt sur son décolleté.

Les valses se succèdent et donnent à Amanda un tournis bien agréable. Un cavalier se présente et lui propose une danse. Un petit tour, deux petits tours, l’approche est d’une séduction directe, froide et le cœur d’Amanda s’emballe.
Jérôme Colby est intéressé par cette orgueilleuse jeune fille qui le snobe. Un jeu s’engage entre eux et il espère en être le vainqueur.
Amanda est innocente, elle garde en elle une fraîcheur qui étonne Jérôme. Lui, désabusé et cynique, ne songe qu’à ses plaisirs immédiats. L’amour est une notion ridicule, fausse, il faudra qu’elle le comprenne, vite, il n’a pas de temps à perdre avec une ingénue.

Baisers, disputes, réconciliations, ruptures, le rythme fluctue suivant les humeurs et les désirs, sans jamais y mêler l’amour. Jusqu’au jour où Jérôme propose le mariage à Amanda comme s’il procédait à une transaction commerciale…

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Mon avis :
Des têtes à claques ! l’un et l’autre. Lui pour être aussi despotique et macho et elle pour être aussi niaise et masochiste. Il a souffert dans son enfance d’un père et d’une mère égoïstes. Marqué par leur dédain, il en est devenu exécrable. Amanda fait une fixation sur cet amour, elle en oublie fierté, dignité et raisonnement. Au moindre claquement de doigt, elle accourt fidèle (langue pendante, cheveux au vent).
Les seuls personnages sympathiques sont le pépé qui peste dans sa barbe après le yankee, radotant des souvenirs que son grand-père lui racontait, et la gouvernante des Colby qui houspille après Amanda pour qu’elle retrouve un peu d’amour-propre.
‘Tout un monde d’évasion »… on peut dire que je n’ai pas eu une once de rêve dans cette romance trop datée, trop arriérée. La condition de la femme est réduite en purée.

J’ai souvenir de quelques lectures au temps de mon adolescence, elles étaient moins affectées, plus sensuelles, mais il est vrai que c’était une époque où je m’effarouchais de peu. Mais pour le challenge de Karine, persistons ! Dès demain, je commence « Celui qui hantait ses nuits » de Charlotte Lamb.
Et comme je ne veux pas souffrir seule, j’adresse à Sharon mes salutations accompagnées de… « La valse de l’espoir ». J’ai hâte de lire son billet !!!

Edit du 14.08 : Karine l’a découvert dans sa PAL ! et l’a lu…

D’autres billets chez Karine, Sharon,

A bientôt pour ma semaine du romanesque !

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La séduction du Highlander – Tome II

logoHighlander1Challenge « Highlander » de Bladelor
Un autre logo est à votre disposition
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la-seduction-du-highlanderLa séduction du Highlander
Les McCabe – Tome 2
Maya Banks

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Keeley McDonald est tenue à l’écart de son clan. Exilée et reniée par son oncle, elle vit misérablement dans une cabane et gagne de quoi subsister en tant que guérisseuse.
Un jour, sur le pas de sa porte, elle découvre un homme blessé qu’elle sauve de la mort. Ce guerrier, piégé par l’ennemi de la famille, Duncan Cameron, est Alaric McCabe, le frère du laird du clan voisin (tadadam).
L’époque est incertaine, les ennemis sont nombreux
à défaire les alliances et à tenir des embuscades. Le roi d’Ecosse, un Stuart, a besoin d’un soutien loyal et désire consolider ses liens avec les puissants clans. Sa nièce, la belle Mairin, a épousé Ewan McCabe et Alaric doit s’unir à l’unique héritière des McDonald, l’étrange Rionna, plus garçon que fille.
(Si vous désirez lire l’Histoire de l’Ecosse, c’est ici, et la vie des Stuart jusqu’aux Hanovre, c’est là. Mais revenons à nos kilts ! y a qu’ça qui nous intéresse…)

Ange et démon. Malgré ses délires, Alaric n’est pas insensible à la beauté de sa bienfaitrice et n’hésite pas à réclamer sa chaleur, sa douceur et ses baisers… Des bontés que Keeley lui attribue généreusement, car Alaric a un corps sculptural et un visage d’archange (ronron). Ce guerrier, une fois guéri, repartira et la laissera avec d’agréables souvenirs (les souvenirs tiennent chaud l’hiver, les regrets, non).
Après une nuit de soins, de fièvre, d’incertitude et de… pro-mis-cuité, Keeley découvre à son réveil, trois hommes qui la menacent. Avec autorité, Ewan McCabe souhaite ramener son frère
dans son fief et contraint Keeley à les suivre. Elle devra continuer à veiller sur Alaric et soigner les gens du clan. Ce que le laird McCabe propose à la jeune femme d’une manière brutale, impérieuse, c’est la charge de guérisseuse, un poste de confiance, et sa protection si elle donnait son allégeance.
C’est de son plein gré et non soumise que Keeley accepte l’injonction. Elle est fière et réfractaire à toute oppression.

Au château, elle rencontre un très bon accueil et sympathise avec les femmes qui l’entourent. La complicité qu’elle avait avec sa cousine Rionna lui manque et elle retrouve un peu de cette amitié en Mairin. Une cellule familiale se reforme petit à petit et sa dévotion aux McCabe se renforce. Son courage, sa persévérance, font honneur au clan et suscitent l’admiration des redoutables Highlanders.
(Et Alaric ?)
Dévouée, Keeley l’est jour et nuit, Alaric est un patient exigeant, capricieux dans ses désirs (oh, boy !). Il veut son « Ange » à ses côtés et oublie un peu trop vite les desseins matrimoniaux qui l’attendent. D’autres préoccupations l’accaparent, plus sensuelles et plus insatiables (Il est costaud le bougre et affamé).

Le temps de l’hiver, le coeur et l’âme de Keeley s’offrent (Cess aurait ajouté un autre attribut corporel), mais lucide, elle sait qu’elle devra un jour céder sa place à une autre. Les deux amants connaissent les préceptes que sont le devoir et le sacrifice ; il en va de la survie de deux clans.
Le roi a annoncé sa venue et espère bénir les noces au plus tôt. Quant au félon Duncan Cameron, il guette l’instant propice pour asséner ses coups.

L’amour ne durera-t-il qu’une saison ?…
(Les petits points de suspension sont ponctués par les tambours du Bronx. La question est solennelle.)

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Deuxième tome d’une trilogie, le roman raconte l’histoire d’Alaric McCabe, le deuxième frère de la fratrie. Plus charmeur, plus démonstratif et spontané que son aîné, il n’en est pas moins un féroce combattant (Grrr). Conscient de son rôle et de l’enjeu stratégique, il est prêt à renoncer à son amour pour Keeley et à faire un mariage de raison.
Avec Keeley, leur entente n’est pas que charnelle (c’est bien plus profond que ça !), ils ont les mêmes aspirations mais connaissent le devoir, une abnégation totale pour leur clan. Si Alaric ne peut s’affranchir de sa famille, Keeley, plus libre, soutient son amant et approuve ce sacrifice (ils ont la loyauté chevillée au corps).
J’ai passé un plaisant moment dans cette lecture, mais j’ai trouvé que la partie « don de soi » était excessive. L’auteur, voulait-elle nous arracher des larmichettes de désespoir ? C’était lassant et surfait. Ce que j’ai apprécié par contre… ce sont les balades sur les landes écossaises. C’est vivifiant et ça donne chaud. Ils sont bien bâtis ces Highlanders ! Ils doivent avoir de beaux mollets. Puis Alaric est un bon coatch.
Donc… une histoire charmante, plus intéressante que d’autres du même genre, des personnages pittoresques, de la vaillance, des scènes physiques, des kilts, des couvertures en fourrure, de l’humour, des frissons… et beaucoup de sentiments.
Vous pouvez noter !

D’après Bladelor, instigatrice du challenge, le 1er tome, au titre évocateur « Dans le lit du Highlander », est encore mieux… Alors…

D’autres billets chez Bladelor, Cess,

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Des Highlanders échevelés…
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