La famille Souris et le potiron


Hal
loween en octobre avec Hilde et Lou
Les samedis sont albums jeunesse
Billet n°7

 

 

La famille Souris et le potiron
Kazuo Iwamura

.

Les mystères de la nature avec une graine de potiron à planter, « une étincelle de vie » !
Grand-père Souris rassemble ses petits-enfants pour planter la graine, et c’est l’occasion d’une leçon sur le jardinage, entre sarclage, binage… et attente…

Il va falloir se montrer patient car le premier germe se fait languir ! Mais lorsqu’il pointe son nez, c’est magique ! Et c’est alors que papillons, coccinelles et sauterelles convoitent les feuilles tendres qu’il faut vite protéger.


La plante s’étend, grandit, fleurit, sous le soleil, sous la pluie… le potiron se forme. La famille Souris est émerveillée et continue à lui donner tous les soins nécessaires à sa croissance.


A la bonne saison, à l’automne, il y aura de quoi faire en cuisine ! Soupes, gâteaux, pâtés et croquettes garniront la table de la famille. Puis, pour l’année suivante, il y aura encore des graines à planter !
Comme pour les autres albums, le quotidien est toujours une fête et le travail se fait en famille. C’est une ode à la nature, au courage et à la persévérance, c’est doux et poétique.

.

.

.

Publicités

Gifts from the garden

logo un_bouquet_des_pivoines_par_pierre_joseph_redoutelogomoisanglais16Mois anglais avec Cryssilda et Lou

Lorsque des amis partent pour les Cornouailles et me ramènent un beau présent…

.

.

 

9781908991157Gifts from the garden
Stephanie Donaldson
Photographies de Michelle Garrett

.

Stéphanie Donaldson est rédactrice en chef du magazine Country Living et l’auteur de nombreux livres sur le jardinage, dont certains sont spécialisés dans le développement de l’horticulture biologique.
Plus qu’une jardinière, elle aime aussi proposer dans ses ouvrages des ornements pour agrémenter les jardins. « Gifts from the garden » présente plus d’une cinquantaine de créations à réaliser soi-même… du home-made.

garden1Des explications claires, des réalisations faciles qui sont à la portée de toute bonne volonté (même pour les enfants), des pochoirs, de belles photographies mettant en scène les ouvrages, tout incite à se mettre au travail pour embellir nos intérieurs comme nos extérieurs.

Ce livre mène aussi à la rêverie. On ne peut s’empêcher d’imaginer une serre où l’on entasserait de jolies poteries peintes, ornées de mosaïques. Je mettrais des semis dans de vieilles cagettes en bois, et j’y collerais de belles étiquettes… Je suspendrais mes roses, ma lavande et du blé, pour en faire des bouquets de fleurs séchées ou des pots-pourris, mélanges de senteurs estivales. Je pense également aux sœurs Dashwood. Dans l’adaptation cinématographique de « Raison et sentiments », on les voit dans une réserve de leur cottage du Devonshire, où elles accrochent des bouquets de fleurs, le long d’une poutre. Une belle façon de garder l’été à l’approche de l’automne.

Ambiances bucoliques, vintages, des couleurs patinées, on apprend à composer des sachets d’herbes aromatiques, un nichoir pour oiseaux, des bougies à la citronnelle, un attrappe-rêve, des tuteurs très stylés pour pieds de tomates, des jardinières faites à partir d’objets de récupération, des fusettes de lavande pour les armoires… les idées ne manquent pas !
garden2
Alors, choisissez vos couleurs, sélectionnez de beaux rubans, achetez un pot de persil, un pot de ciboulette, un pot de basilic… allez fouiller dans votre grenier une vieille marmite rouillée ou un panier à salade en fer, et amusez-vous à organiser le tout !

Je vous conseille ce beau livre aux idées créatrices foisonnantes et harmonieuses. Il peut être le compagnon de vos longs après-midi d’été durant les vacances…

  garden3

.

.

.

La vie d’un potager, du jardin à la table

logo un_bouquet_des_pivoines_par_pierre_joseph_redoutelogoSyl.2Un livrelogo région reçu par Babelio à l’occasion des Masses Critiques, avec les Editions Sud-Ouest
Challenges « Chlorophylle » , « Livres gourmands » et « Les régions » de Lystig – Midi-Pyrénées

.
.

img166La vie d’un potager, Du jardin à la table
Carol Reid-Gaillard
Préface de JP. Géné
.
.

Ainsi commence ce livre… « – Tu laves les légumes de mon jardin ? »
JP. Géné reste un peu surpris et penaud. Y-aurait-il crime de lèse majesté ?
« – Il suffit de les essuyer, mon jardin est propre. »
La jeune femme qui le surprend est Carol, une Irlandaise blonde aux yeux bleus. Elle vit sa passion, elle la crée, elle la cultive. Elle est une véritable artiste.
Elle conçoit son potager sur une terre vierge de toute trace chimique. Elle va le façonner, il sera généreux, élégant et souriant. A l’image de la jardinière.

Six années composent les chapitres. Ils sont intitulés suivant des sentiments et en fonction des légumes plantés.
La table des matières en début de cette autobiographie potagère, raconte les conseils sur le compost, le poulailler, la terre, les ruches, les semis… les marchés et les paysans qui produisent des mets régionaux de qualité… vin, fromage, canards, cochons pie noir…
En fin de livre, nous retrouvons les recettes qui nous sont proposées au court de notre lecture.

Tout commença en 2006, ou peut-être bien plus loin encore, lorsque Carol regardait son père biner son jardin.

img1672006 se titre : Naïveté.
On peut imaginer toutes les déconvenues qui ponctueront le récit, ainsi que l’innocence un peu secouée du néophyte…
Mailhos en mai, arrivée dans une nouvelle demeure. Si la maison est en sommeil, vieillie, abandonnée, la pelouse garde une certaine distinction. Les fenêtres s’ouvrent sur des hectares de prairies, de forêts, et dans le lointain, ce sont les Pyrénées qui s’offrent au contemplateur.
Les travaux de la maison ponctuent le silence du jardin. Carol profite de ce printemps pour planter des tomates, du basilic, des carottes, des oignons… et quelques légumes qui lui rappellent sa terre natale. La terre est retournée, des tonnes de livres sur le jardin ont été lues, les idées germent en même temps que les semis et les plants, puis arrivent les escargots et les limaces, gastronomes et friands de jeunes pousses.
Les pièges fonctionnent, mais toutes les menaces, ne peuvent pas être contrôlées ! Le vent, les orages et… le mildiou sont des plaies !
A l’automne, d’autres intrus s’installent et font bombance ; les sangliers et les cervidés se régalent. Un autochtone béarnais soumet alors une astuce qui aurait fait ses preuves… J’avoue que mon incrédulité se teinte de méfiance, mais il semblerait que cela réussisse.
« Il suffit de remplir de vieux bas de nylon, épais et bruns, de cheveux (si possible de femmes), et de les suspendre dans les arbres… »
Ce chapitre se clôt sur trois notes. La première observation est légèrement teintée d’ironie… L’image toute romantique de la jeune jardinière vêtue de blanc qui s’en va cueillir ses légumes, est à proscrire ! La seconde, nous inspire et nous encourage… Le jardin prend forme et fait honneur au dévouement qu’on lui accorde. Quant à la troisième… Il est essentiel d’écouter ses voisins qui ont accumulé certaines sagesses !
.

img168

.
Les
recettes du printemps, nous allons cuisiner poireaux, pommes de terre, courgettes, fleurs de sureau, radis. Carol nous convie à préparer du sirop ou des beignets de fleurs de sureau et de courgettes, un velouté,  un parmentier, une spécialité irlandaise, le colcannon aux poireaux, une frittata de poireaux et bourrache, un gratin de pommes de terre aux oignons rouges et des radis confits.
Certes, ces préparations culinaires sont rustiques mais c’est là le charme de les lire et de les faire. Elles s’adressent à notre quotidien.

  img170.
L’année 2007 fait place à : Incertitude.
J’ai lu un quart du livre. Carole a préparé ses semis. Ils dorment encore au chaud dans sa cuisine car c’est l’hiver. En février, elle commence à pointer son nez sur l’extérieur.
Il est une affaire importante ; le compost. Elle est tiraillée entre deux versions, la française et la britannique et elle tranchera à l’irlandaise… « Les Français, par exemple, ne mettent jamais de peaux de citron ou d’orange au compost, alors que les Britanniques le font tant qu’elles ne sont pas sèches… ». Sa règle sera donc de mettre tous les déchets organiques de nature végétale dans son enclos.
Les promesses vertes sont belles et elles ne capitulent pas aux frimas, ni devant les pucerons. Le purin d’orties et de prêle est bénéfique…
Au potager s’ajoute un verger, puis des poules. L’espace prend vie avec les gallinacés sous le regard craintif du chat de la maison, Spider.
Le jardinage est une activité sportive, tous les muscles sont sollicités, on les redécouvre, et conviviale, car elle génère des invitations, des échanges et de l’entraide.
Alors ? Incertitude ? Non, il y a une prise de conscience et Carol se permet de dire sans persifler « que les agriculteurs sont vraiment des héros ! ».

Les recettes, comme un goût d’été, à base de fraises, shrotbreads à la fraise et la crème fouettée, de bettes, sautées à l’ail et au piment, de concombre, gaspacho au concombre et à l’aneth, pickles de concombre, de fèves, salade de fèves aux radis rouges ou braisées avec du jambon, de topinambours, avec des Saint-Jacques ou en salade avec des tomates cerise et une sauce aux noix…

L’année 2008 est : Humilité.
Nous apprenons en jardinant et la nature, facétieuse, cruelle, nous fait rester humble. Les péripéties sont nombreuses et variées, elles pimentent l’existence !
Dans le pré, il y a des vaches et cette nouvelle cohabitation se passe en bonne harmonie.

Cassis, carotte, petits légumes nouveaux, chou frisé, courge, petits pois…

L’année 2009, quatrième année, est : Fertilité.
On pourrait penser que janvier est un mois propice aux vacances. Pourtant Carol constate que ce n’est pas le cas ! Et la construction d’une serre vient l’aider dans sa vocation.
Le journal raconte l’état des fruitiers et leur production prodigue, les poules et leur nouvelle génération, les abeilles, toujours vaillantes, la profusion de légumes, les pluies, la neige, et le paysage qui se transforme aux saisons.

Abricot, haricot, oignon, panais, piment…

Année 2010 : Efficacité.
La terre est meilleure d’année en année. Il y a maintenant 700 m2 cultivés. Les conserves s’alignent sur les étagères, les tomates se muent en ketchup et en chutneys, elles font aussi le bonheur des voisins… prodigalité. Les pommes s’emmagasinent, elles seront le jus de l’hiver que Carol passe dans une centrifugeuse. On retravaille le sol des prairies, il s’aère, il devient le logis d’une faune et une flore luxuriante.

Verveine, physalis, betterave, céleri-rave, chou de Bruxelles, tomate…

Année 2011 : Sérénité.
Le livre se termine et nous ressentons toute la joie et la satisfaction des années de labeur.
La météo, de par le fait qu’elle soit capricieuse, a un rôle important. Les récoltes sont affaire de cuisine ! Carol expérimente les recettes, la monotonie, même gustative, ne doit pas survenir à tant de richesse. Le rythme de la vie est bien ancré.
Son univers ne se limite pas au jardin. Elle se donne d’autres « objectifs » qu’elle va chercher en forêt. Le sauvage est aussi comestible et tout aussi intéressant que le cultivé.
Le bucolique est un éden. Carol en devient lyrique, on la sent amoureuse et la nature le lui rend bien.
Une sérénité bien méritée.

Coing, aubergine, chou-fleur, navet, herbes…

carol reid-gaillard.
Chronique d’un jardin annoncé, vous trouverez une multitude de conseils sur la gestion de votre jardin, sa conception, des recettes de cuisines, des anecdotes pleines d’humour, et un voyage dans le Béarn paysan. Ecrit dans un style vivant, énergique, entreprenant, l’apprentissage de Carol, ses observations et sa maturité vous insuffleront des envies de créer ou de retourner dans votre potager.
Elle raconte sa pratique, mais parle aussi de ses voisins et amis, et met à l’honneur des personnalités du cru. Portraits en noir et blanc, sans fioriture, elle vante les producteurs du pays. Authenticité, terroir, rareté qui fait l’excellence, on a envie de s’attabler et de goûter.
Le charme de ce livre est dû aussi aux photographies proposées. Elles sont colorées et alléchantes, témoignent d’une campagne saine et vivifiante, et apportent l’appétit.
Le seul bémol que je pourrais émettre, se porte sur la qualité rendue des photos, un peu terne… elles auraient mérité plus de brillance.

Sur la quatrième de couverture, on précise…
Carol Reid-Gaillard, écrivain et photographe, a gagné deux années de suite, le 1er prix de jardin potager bio de France de l’association SNHF.

Je remercie Babelio et les éditions Sud-Ouest pour ce beau cadeau. Il me motive à rejoindre ma minuscule parcelle jardinée…
.
.

img169.
.
.
.
.