Le condamné de Noël

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Il était quatre fois Noël avec Chicky Poo et Samarian

Challenge polars avec Sharon
Challenge Anne Perry

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le-condamne-de-noelLe condamné de Noël
Anne Perry

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Au grand dam de son mari, Claudine Burroughs n’a jamais pu rentrer dans le cercle conformiste de la haute société. D’un caractère plus libre que la plupart de ses congénères, elle s’est progressivement affranchie des codes jusqu’à proposer ses services à la clinique tenue par Hester Monk, où elle s’occupe des malades, gens du peuple et femmes de mauvaise vie. Les œuvres de charité qui donnent bonne conscience aux ladys et les sortent de leur morosité, ne sont pas pour elle.
A quelques jours de Noël, les réceptions rythment les soirées et c’est chez les Gifford que le drame de cette histoire se déroule.
Alors que Claudine traîne son ennui en essayant d’être aimable avec les uns et les autres pour complaire à son mari, elle s’accorde un sursis en s’isolant sur la terrasse. Mais seule, elle ne l’est point ! Un drôle d’énergumen, tapi dans un coin, semble compter les étoiles. Les présentations se font de manières peu protocolaires, très fantaisistes. Il est Dai Tregarron, « poète, philosophe et grand buveur de vie », un être sulfureux que toute cette bonne société victorienne aime inviter pour se donner des vapeurs et animer leurs soirées.
Sa poésie aux airs chantant du pays de Galles, son charme de chenapan, sont des atouts qui séduisent les femmes. Avant même qu’elle dise son nom, il la rebaptise Olwen. Elle est pour lui, en ce fugace instant, Olwen issue de la mythologie gaélique. Si Claudine lui trouve une certaine grâce malgré son ivresse, elle ne doit pas rester en sa compagnie et doit le quitter…
Ce n’est qu’une heure plus tard qu’elle le reverra, en de tristes circonstances, accusé du meurtre d’une prostituée, Winnie Briggs.
Winnie aurait été introduite dans un des salons de la demeure par Tragarron, pour égayer trois jeunes hommes ; Cecil Crostwick, Creighton Foxley et Ernest Halvergate. Mais rien ne se serait passé comme prévu et, suite à une dispute, il l’aurait rouée de coups sous les regards consternés des trois témoins qui n’ont pu le maîtriser. Présents, Cécil, Creighton et Ernest témoignent de l’horrible acte, quant au jeune poète, il est obligé de fuir.
Recherché par la police, coupable, menacé par la pendaison, sa destiné semble être écrite, mais ça serait sans compter Claudine qui a une sincère conviction… Elle pense que Dai Tragarron est innocent.
Avec l’aide de Squeaky Robinson, le comptable de la clinique d’Hester, un homme au passé tourmenté, fin connaisseur de la misère humaine, elle va essayer de dénouer la trame du drame en ébranlant les figurants d’une bonne société très hypocrite.

Pour la fin, gardons l’esprit de Noël !

Comme à son habitude, Anne Perry nous fait vivre le XIXe siècle à travers une enquête et donne encore de beaux rôles aux protagonistes de la gente féminine. Certes, cette histoire est moins ciselée que ses autres romans, mais nous avons toujours plaisir à la lire. Il ne faut pas s’attendre à une grande énigme, ni à un suspense haletant, ni à des retournements spectaculaires, il faut simplement se laisser porter par l’ambiance et le charisme des personnages principaux, à savoir Claudine et Squeaky.
Elle égratigne encore une fois la bonne société de l’époque en pointant les us et parades, les impostures des gens « biens nés », le paraître, l’hypocrisie qui est comme une gangrène qui cyanose l’élite.
Claudine ressemble à Hester. Elles ont en commun des convictions honnêtes, droites, elles défendent l’injustice, elles sont des femmes modernes, trop pour l’époque, et elles font fi des préjugés.
Un roman policier sympathique, parfait pour décembre… une petite parenthèse entre les préparatifs qui occupent les journées de l’Avent.

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La maison du péril

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Mois anglais avec Cryssilda et Lou

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la maison du péril

La maison du péril
Agatha Christie

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Pour le capitaine Hastings, St Loo est une station balnéaire de Cornouailles qui vaut la Riviera. Quant à Poirot, la Côte d’Azur le renvoie à sa dernière enquête, un meurtre commis dans le Train Bleu. Descendus tous deux à l’hôtel du Majestic pour des vacances, ils font la connaissance de Nick Buckley, une charmante jeune fille propriétaire d’une vieille demeure construite sur la falaise, face à l’océan, « La maison du péril ».
Par sa vivacité, sa fraîcheur, Nick attire aussitôt la sympathie des deux amis et les convie à venir lui rendre visite dans sa maison où elle reçoit des amis. La principale raison qui va pousser Poirot à accepter, c’est que lors de leur conversation Nick leur confie que dans le courant de la semaine, à trois reprises, elle a failli mourir. Si la jeune fille le dit en riant, prenant ces accidents comme des facéties de la providence, le célèbre détective, lui, les prend très au sérieux. Surtout quand il est témoin d’une quatrième tentative… avortée comme les précédentes.

Estimant qu’il est de son devoir de la protéger, Poirot va mener l’enquête et découvrir les secrets des uns et des autres qui, sous des faux-semblants, cachent leurs vraies personnalités.

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Hercule Poirot n’a pas une retraite des plus paisibles et ce n’est pas pour lui déplaire, même s’il refuse les dossiers du Ministère de l’Intérieur. Lors de sa précédente affaire, il avait pour compagnon son valet George, un homme taciturne et beaucoup moins volubile qu’Hastings. Dans celle-ci, il avoue que le retour d’Argentine du capitaine lui fait très plaisir. L' »imagination » de son fidèle ami est un complément presque indispensable à ses petites cellules grises… Hastings, le narrateur de cette enquête, n’hésite pas à le rapporter dans ses écrits (comme il souligne aussi le manque de modestie de Poirot).
Ils sont tous les deux en villégiature dans un luxueux hôtel, les pieds dans l’eau, et l’aspect sauvage et escarpé des Cornouailles qu’on retrouve dans les romans de Daphné du Maurier, s’illustre avec cette maison qu’ils distinguent au loin ; la maison du péril. C’est l’été, l’ambiance est légère, pétillante, baignée de désinvolture, mais petit à petit au fil des pages, l’atmosphère devient funeste, gothique. Il y a une fracture entre ce que voit Poirot et ce que vit Nick Buckley. Le premier est visionnaire, la seconde a l’insouciance de la jeunesse et se refuse à envisager le pire… jusqu’à la mort de sa cousine Maggy.
Agatha Christie tisse une trame des plus compliquées et surprend le lecteur dans le dénouement. Les personnages secondaires, tous intéressants, alimentent le récit dans son suspense.
J’ai beaucoup aimé ce roman policier, il est dans le top des enquêtes de Poirot, alors je vous le recommande !

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Les Hêtres Rouges

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Mois anglais avec Cryssilda et Lou

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Les Hêtres Rouges

Arthur Conan Doyle

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Les avis de Sherlock Holmes s’accordent avec les nôtres lorsqu’il dit que certaines de ses enquêtes sont moins captivantes que d’autres et que c’est la plume de Watson qui les pare de sensationnel et de romance. Cette petite réflexion a de quoi égratigner la susceptibilité du narrateur qui ne se prive pas de terminer sa nouvelle en disant que son ami Holmes l’a déçu dans le dénouement de son enquête. Ce ne sont pas les brillantes déductions du détective qui sont mises en cause, mais plus sa compassion et sa bienveillance…

La dernière nouvelle du recueil « Les aventures de Sherlock Holmes » raconte l’histoire d’une jeune gouvernante, Violet Hunter, à qui on propose un poste très bien rémunéré si elle se faisait couper les cheveux. L’offre est irrésistible mais elle n’en est pas moins très étrange. Décidée à l’accepter, malgré les réticences du détective, elle promet de donner de ses nouvelles.
Quinze jours après, un télégramme de la demoiselle parvient à Holmes, dans lequel elle demande son aide…
« Veuillez être à Hôtel Cygne-Noir à Winchester demain à midi. Je suis à bout. »

Une campagne dans le Hampshire, une maison « Les Hêtres Rouges », un jeune garçon de six ans et ses parents, les Rucastle, des gens très intrigants, l’histoire s’enveloppe d’une aura mystérieuse digne des romans gothiques lorsque la jeune gouvernante qui doit s’occuper du fils est invitée à jouer un rôle pour distraire sa patronne. Pas de crime, pas de violence physique, le forfait a une autre densité immorale.
Cette douzième affaire devait être la dernière de Sherlock Holmes, mais encouragé par ses groupies, Conan Doyle poursuivra les aventures avec les mémoires. « Flamme d’argent » étant le prochain tome à lire…
A suivre !

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Sherlock lecteur

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Cantique de l’assassin

Cantique de l'assassinCantique de l’assassin
Guillaume Presvot

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Paris, 1920,

L’inspecteur François-Claudius Simon du 36 quai des Orfèvres, est appelé par son supérieur Filippini sur les lieux d’un crime particulièrement atroce. Dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, on a découvert le corps d’un prêtre dont la mort a été mise en scène. Le cœur arraché repose entre les mains du supplicié, coiffé d’une couronne d’épines. Cet acte prémédité montre la détermination du tueur et laisse supposer que ce n’est qu’une première représentation.
Sur les registres des visites, une liste de noms attire l’attention des policiers et les plonge dans la plus profonde des perplexités car le nom peu courant de « François-Claudius Simon » y a été porté.
Depuis le départ d’Elsa (voir les précédents tomes), Simon marche sur une corde raide. Alcoolique, insomniaque, dépressif, il inquiète son entourage qui le juge de plus en plus inapte à son travail. Et pourtant…
Directement impliqué, l’inspecteur va s’investir dans l’enquête et découvrir ce qui le rattache à ce meurtre.

Confié au père Malvieux, responsable d’un orphelinat, dès son jeune âge et ne connaissant rien de ses parents, il va collecter dans les archives judiciaires des informations sur son géniteur qui appartenait à un groupe d’anarchistes. Il en sort deux noms ; l’un a été exécuté, l’autre a été envoyé au bagne à Cayenne. Du côté de sa mère, c’est vers Carcassonne qu’il va orienter son investigation et essayer de découvrir pourquoi elle a passé une partie de sa vie en Amérique du Sud, traquée par des hommes en soutane, et pourquoi elle a abandonné son fils pour le protéger. Des réponses à ses questions, désormais, elle ne peut plus en donner car internée dans un hôpital psychiatrique suite à un traumatisme, son esprit vit en marge de la réalité.

Qui a pu le compromettre ? Quel est le lien qui relie l’Église à sa famille ? Lorsqu’il commence à explorer les nombreuses pistes, à chercher des informations auprès de l’évêque, monseigneur de Beauséjour, il découvre que le point convergent est le grand mystère de l’abbé Saunière qui avait la charge de la paroisse de Rennes-le-Château jusqu’en 1917. L’abbé, devenu riche, aurait découvert un fabuleux trésor en entreprenant des travaux de rénovation dans son église et serait mort sans confier son secret. Sa mère le connaissait bien.

S’engage, entre le meurtrier et François, une traque incroyablement bien orchestrée par le premier, balisée d’indices macabres, sur des voies ésotériques, qui va balader l’enquêteur jusqu’à Budapest et le renvoyer dans les méandres de son passé. Plus qu’un hypothétique trésor laissé par les Templiers ou les Wisigoths, il y aurait des parchemins dont la découverte pourrait ébranler les fondations du christianisme.
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Cinquième livre des enquêtes captivantes et trépidantes de François-Claudius Simon, l’auteur tisse son histoire policière autour d’une affaire qui a défrayée le début du XXe siècle, celle de l’abbé Saunière qui aurait trouvé fortune avec la découverte d’un trésor. Autour de ce récit, plein de mystères passionnants et théosophiques, il y a aussi les secrets familiaux qui jalonnent la vie de François. Le roman se situant en 1920, des fragments de l’intrigue abordent la Première Guerre Mondiale, les mouvements anarchiques, la Révolution russe et les conditions de vie au bagne de Cayenne. Guillaume Prévost, agrégé d’histoire, narre habilement cette époque.
Ce livre dense, aux multiples ramifications, aux personnages attachants, ambiguës, ou très inquiétants, fournit bien des réponses aux questions que les lecteurs de la série ont dû se poser précédemment. On retrouve des personnages récurrents qui évoluent également au gré des histoires.
Je découvre l’auteur et cet inspecteur avec ce livre. Comme j’ai beaucoup aimé… ce n’est alors qu’un début ! Le suspense prend au corps et l’action est bien menée.
A recommander…

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Rennes le Château
Le diable au bénitier de Rennes-le-Château

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Les aventures improbables de Julie Dumont

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Un polar avec Sharon
Un livre pris au salon du livre de Limoges

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les-aventures-improbables-de-julie-dumontLes aventures improbables de Julies Dumont
Cassandra O’Donnell

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Si je devais dresser le portrait de Julie Dumont (famille comprise), je dirais qu’elle a un chouia de Bridget Jones, un chouïa de Stephanie Plum, un chouïa d’Isabel Spellman  et un chouïa de Heather Wells (avis aux expertes…).

De Paris à Neubourg en Normandie,

Julie, vingt-six ans, brune, grande, bien foutue… cé-li-ba-taire, désespère sa mère, reine de la tarte tatin, qui dit qu’elle finira soit vieille fille comme tante Solange, soit cinglée comme mémé Gertrude (en fait, c’est Clara qui trouve qu’elle ressemble de plus en plus à mémé Gertrude (inquiétant)).
Après avoir fait une école de journalisme, Julie a décroché un job dans un magazine féminin, mais son ambition est freinée par de méchantes rédactrices en chef qui la cantonnent à la rubrique « santé-beauté ». Ce poste est plus un placard proche de la porte de sortie qu’un tremplin vers un brillant avenir. Toutefois, Julie s’accroche… elle ne veut pas quitter la capitale pour retourner vivre dans son patelin perdu et être embauchée, faute de mieux, dans la société familiale. Oui… car ses parents sont propriétaires d’une florissante entreprise de pompes funèbres. Fille de croque-mort, c’est percutant ! surtout lorsque tout le monde s’accorde à lui reconnaître des talents de coiffeuse et de maquilleuse. Savoir embellir les trépassés c’est un truc qui n’est pas donné à tout le monde quand même ! Bref…

Le jour de l’anniversaire de mariage de ses parents où toute la famille sera réunie, et sa mère plus horripilante que jamais, sa cousine Clara est investie d’une mission : venir la réveiller et veiller à ce qu’elle ne lambine pas en se posant les questions cruciales « J’y vais ? », « J’y vais pas ? ». Donc Clara arrive et la découvre profondément assommée par des litres de téquila bus la veille. Vasouillarde, agonisante, jurant qu’on ne l’y reprendrait plus… « Et lui ? ». Question surprise qui la dégrise de suite… Lui, tout nu sous les draps, endormi, est un beau ténébreux qu’elle ne connaît pas. Ou alors un peu… Rencontré lors de la soirée, elle ne se rappelle pas son nom, (juste ses baisers). Mais que fait-il ici ?!!! Et puis que sait-il passé ? Avant de crier au déshonneur, ou avant de succomber à une crise d’hystérie, Clara fouille ses affaires et découvre dans le portefeuille ses papiers d’identité. Ce n’est pas un psychopathe, mais un flic du nom de Michaël Lewis. (Rassurant, même si dans certaines histoires, l’un n’empêche pas l’autre…).

Vous allez penser que ce livre n’est pas un polar mais bel et bien un roman sentimental vu comment cela se présente… Je vais vous parler énigmes très bientôt… Pas de celles que Julie se pose en cette matinée… « A-t-on fait autre chose que dormir ? »
Ce que je viens de vous raconter ce sont les 6 premières pages bavardes d’une histoire qui en a 364. Rha ! Michaël !!! Je vous l’ai dit qu’il était beau ? Ah oui… je l’ai même souligné.
Alors pour en revenir à du sérieux… Julie confie le-beau-Michaël-endormi à sa cousine, se prépare à toute vitesse et prend la route direction de Neubourg…

Déprimée, tout en étant heureuse de retrouver la Normandie, Julie doit s’arrêter faire l’essence. Et c’est là que tout débute…
En discussion avec le garagiste qui lui vante les mérites de vivre en campagne et de travailler en famille, Julie voit une voiture ralentir, ouvrir la porte et balancer dans le fossé un cadavre. Un cadavre ? Non ! L’homme couvert de blessures doit être transporté immédiatement à l’hôpital et c’est elle qui s’y colle.
Après quelques quiproquos aux urgences… « Ce n’est pas mon ami… Ce n’est pas mon mari… », on apprend qu’il s’appelle Benjamin Stein, qu’il est journaliste au « Nouvel Inquisiteur » et qu’il enquête sur un meurtre commis récemment dans la région, Mathilde Bouvier assassinée par son amant Roumain. Immobilisé, Benjamin supplie Julie de l’aider le temps qu’il retrouve son indépendance et… Julie accepte un peu malgré elle. Faut dire que l’énergumène sait y faire.
Cependant, n’oublions pas qu’elle doit toujours se rendre à la fête de ses parents…
Quand elle rentre enfin chez elle, que la famille est au complet, avec les amis, une partie du village, qu’elle s’aperçoit que sa mère la traîtresse a aussi invité son ex, Julie est comme une marmite sur le point d’exploser. Et la journée n’étant pas finie, arrive la cerise sur le gâteau en la personne de Charlotte Roger, une cinquantenaire épanouie. Charlotte qui décède subitement d’une crise cardiaque aux pieds de Julie.
(Dès le début du livre, Julie nous annonce qu’elle est « une fille à emmerdes »…)

Charlotte était comptable dans la société des Bouvier ainsi que la meilleure amie de Mathilde. Pour Julie, ça ne fait aucun doute, il y a assassinat ! Cinq heures après, comme c’est son père qui est chargé des formalités funéraires et de la placer dans la salle réfrigérée, ils ne vont pas se priver d’autopsier cette nouvelle recrue pour étayer les soupçons…

On ne s’ennuie pas au Neubourg, il y a de quoi faire. Et les surprises vont s’enchaîner.
Commence pour Julie une autre vie, celle d’enquêtrice, enfin… apprentie enquêtrice… et pour l’assister, outre Benjamin qui était déjà sur l’affaire, arrive Michaël, flic à la criminelle.

De vous relater les faits m’amuse beaucoup !
Si je ne suis pas lectrice de ce genre de littérature, un peu girly, j’avoue n’avoir pas boudé ma lecture et avoir beaucoup souri en lisant les aventures de cette miss catastrophes qui ne s’en laisse pas compter ! L’humour, la fantaisie des personnages haut en couleur (les parents, le grand-père, les voisins…) et l’énergie du scénario, sont les sucs de ce roman. En ce qui concerne l’intrigue policière, je suis moins enthousiaste… peut-être étais-je plus accès sur les bêtises qui nous étaient racontées…
Alors si vous désirez une récréation, quelque chose d’agité et de pétillant comme un Orangina, vous pouvez prendre la direction de Neubourg, petit coin pas si tranquille de Normandie.

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Le Neubourg.

Le Neubourg

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Le train bleu

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Challenge de Titine

Challenge Agatha Christie de George
Mois du polar avec Sharon

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 le train bleu
Le train bleu
Agatha Christie

 

Cœur de feu, un rubis ayant appartenu à la Grande Catherine de Russie, a été acheté par le milliardaire américain Van Aldin pour sa fille chérie, Ruth Kettering. Pierre convoitée, mystérieuse, on dit d’elle qu’elle porte malheur à celui qui l’acquiert.
Fatalité ou hasard, la superstition frappe sa nouvelle propriétaire à bord du Train Bleu, une ligne qui mène ses voyageurs vers la Riviera.

Qui a volé et tué Ruth ? Plusieurs personnes seraient susceptibles de l’avoir fait et c’est à Hercule Poirot de le découvrir…
Nice, dernier arrêt !
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Éditée en 1928, cette histoire débute comme un roman d’espionnage avec des personnages cosmopolites ; un Russe, un Américain, un Grec, un Français… L’atmosphère froide, mystérieuse, sombre et oppressante, change après quelques pages pour nous embarquer dans un train luxueux en direction de la Côte d’Azur, parmi des voyageurs en quête de soleil, de légèreté et d’amour. Présent dans le train, retraité et vacancier, Hercule Poirot va être sollicité par Van Aldin pour mener l’enquête sur la mort de sa fille qui a été défigurée et étranglée dans son compartiment en pleine nuit.

Pour le plaisir de nos petites cellules grises, Agatha Christie complique la trame de ce suspense en nous baladant. Des rues malfamées de Paris, nous passons dans les quartiers chics de Londres, puis dans un petit village tranquille du Kent, St. Mary Mead que nous connaissons bien pour l’avoir découvert avec Miss Marple… Nous prenons le train et nous arrivons sur la Riviera. Cette intrigue doit se mériter ! a dû se dire la romancière… Du paysage et de nombreux personnages à soupçonner.
Autour du meurtre, munissez-vous de quoi noter, il y a…
. le groupe des suspects proches de la victime, le mari, l’amant et la maîtresse… un vaudeville ! Ruth voulait divorcer de Derek, un aristocrate désargenté épousé pour son titre, et rejoindre son amant, le comte de la Roche, un sacré gredin. Quant à lui, Derek, un joueur et un noceur, poussé par sa maîtresse Mireille, ne souhaitait pas le divorce…
. le groupe des escrocs qui veulent le rubis… Un mystérieux et dangereux criminel connu sous le nom du Marquis… Se profilent aussi un Grec et sa fille, les Papopoulos, plus receleurs qu’antiquaires.
. et le groupe qui encadre Katherine Grey, une femme de trente-trois ans qui vient d’hériter de la fortune de la vieille dame qui l’employait depuis une dizaine d’années en tant que dame de compagnie. Invitée par Mme Tamplin, une lointaine cousine, Katherine prenait le train bleu pour la rejoindre.

Dans ce roman, Hercule Poirot semble un peu désenchanté, solitaire. La retraite ne lui convient pas du tout et la compagnie de son valet George n’est pas des plus pétillantes. C’est donc avec un réel ravissement qu’il va conduire l’enquête et aborder tous les protagonistes (des chaînons les relient les uns aux autres). On le retrouve vif, charmant, toujours très confiant en ses capacités, un peu séducteur… Deux jeunes femmes vont l’aider dans ses recherches, Katherine Grey et Lennox Tamplin ; perspicaces et intuitives.

Lorsqu’elle a écrit ce roman, Agatha Christie venait de subir le décès de sa mère et de découvrir l’infidélité de son mari. Je me demande si en dessinant le personnage de Katherine, elle n’a pas mis un peu de sa personnalité, et, désirant s’affranchir de tout joug, lui offrir une belle indépendance.
Quand dans son autobiographie, elle dit « ce misérable livre », je suis loin de l’approuver ! J’ai trouvé cette enquête passionnante, bien aboutie et très fine. Comme à son habitude, elle raconte superbement la nature humaine et ses complexités. Nous épatant, toujours.
Vous l’aurez compris… je vous le recommande !
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D’autres billets chez Sharon, FondantGrignote,

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Hamlet au paradis – Subtil changement, tome 2

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Un livre offert dans le cadre des Masses Critiques de Babelio

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Hamlet au paradisHamlet au paradis
Le Cercle de Farthing, Subtil changement – Tome 2
Jo Walton

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Nous sommes dans le Londres de 1949, huit ans après la fin de la guerre. L’Angleterre a négocié avec Hitler leur paix, laissant au dictateur le reste de l’Europe ; un monde fascisant, conservateur, anticommuniste, antisémite et homophobe.
Viola Lark, comédienne talentueuse promise à un bel avenir, partage le récit de ce roman policier et uchronique avec l’inspecteur Carmichael de Scotland Yard…

Viola Lark a commis un acte qui mérite la pendaison, mais elle sait que tout lui sera pardonné si elle rentre dans « le rang ». Fille renégate d’une famille patricienne, belle-sœur de Himmler, elle va devoir courber l’échine pour survivre. Elle entame le récit comme une confession et raconte comment tout a commencé.
Un metteur en scène de renom lui propose un rôle qu’elle ne peut refuser. Dans une adaptation avant-gardiste, Hamlet est une femme ! Viola veut ce personnage et n’hésite pas à sacrifier sa belle chevelure pour le rôle. Alors que l’excitation exacerbe une partie de la troupe, on apprend qu’une des actrices, Lauria Gilmore, vient de mourir dans un attentat à la bombe.

L’enquête sur l’attentat est menée par l’inspecteur Peter Anthony Carmichael de Scotland Yard. Acte terroriste de la part des communistes ou des Juifs ? Carmichael doute du fait et oriente son investigation dans le cercle intime de l’actrice. Rapidement, il découvre une personnalité complexe et des motivations qui ont pour but de changer la politique du pays.
Un groupe d’hommes démocrates souhaite accorder à Churchill le pouvoir de réformer le gouvernement et de briser le pacte de Farthing.

Par l’intermédiaire de son oncle lord Scott, Viola est approchée par ces hommes de l’ombre qui préméditent une action de grande envergure. Quant à l’inspecteur Carmichael, il débute son enquête sous la pression de sa hiérarchie qui, sans subtilité, veut l’impliquer dans de nouvelles réformes et la création d’une police secrète qui prendrait exemple sur la Gestapo d’Hitler.
Contraints à suivre des voies qu’ils ne souhaitent pas prendre et poussés vers les extrêmes, tous deux ont conscience d’être des funambules qui avancent sur une corde raide.

Le metteur en scène de « Hamlet, princesse du Danemark » ne le sait pas encore… mais sa pièce va connaître un certain retentissement…
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On retrouve dans ce deuxième tome de la trilogie, un montage similaire au premier. Une histoire racontée par deux personnes, deux visions, une tonalité très britannique, une sphère conservatrice, aristocratique, et la montée du fascisme en Angleterre. L’auteur nous fait la surprise de convier Hitler dans son livre et nous le faire rencontrer… Mais si « Le Cercle de Farthing » nous présentait un scénario sis dans un huis-clos, « Hamlet au paradis » nous fait circuler dans différents univers. Les ambiances de la ville (théâtre, cafés, hôtels, dédales des rues…) et les ambiances extérieures (campagne, manoir, gares…) apportent au livre un réel intérêt.
Livre uchronique, livre d’espionnage, l’intrigue policière n’est pas le véritable moteur, ce que je regrette un peu car j’aurais aimé plus de suspense dans la trame.
Cette suite est aussi intéressante pour certaines révélations faites sur le caractère  de l’inspecteur Carmichael. On apprend qu’il est homosexuel et qu’il vit avec un ami. Son personnage prend de l’ampleur et si parfois on peut faire la moue, agacé à lire tant de candeur de sa part, on peut espérer que dans le troisième opus sa personnalité se révèlera plus frondeuse, car il est temps qu’il comprenne certaines choses…
Pour Viola, ce n’est que vers la fin du roman que j’ai ressenti de l’intérêt pour le personnage, lorsqu’elle réalise ce que fait Hitler. Auparavant, son histoire familiale, ses sentiments pour Devlin, sa passion pour le théâtre, n’ont pas su me captiver et me la rendre sympathique.
Pour conclure, je souhaite donner un avis assez favorable car j’ai lu ce livre avec plaisir, toujours curieuse des pages à tourner. J’ai aimé le côté froid et angoissant des romans d’espionnage et cette fin qui annonce des actes de résistance.
J’espère ne pas être déçue par le tome à venir…
A suivre !
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D’autres billets chez AcrO, Dionysos,

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Hamlet

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L’âme du mal

logohallow15dirty-harry-haut23-3620006ixocj_2587Le mois Halloween avec Hilde et Lou
Thriller avec Sharon

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Maxime Chattam

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Portland,

Joshua Brolin est un jeune inspecteur qui a fait ses débuts au FBI. Spécialisé dans les pathologies mentales des tueurs en série, mais peu expérimenté, il a intégré la police criminelle de Portland sur les conseils de son mentor.
Sa nouvelle affaire concerne le meurtre d’une jeune femme retrouvée dans la rivière. L’autopsie montre qu’elle n’est pas morte noyée, mais asphyxiée. Elle aurait inhalé un gaz et subi des tortures et des mutilations avant de succomber. Si le modus operandi diffère, la signature est la même pour deux autres crimes.
Grâce à des prélèvements faits sur les corps, Joshua découvre l’antre du meurtrier et sauve Juliette Lafayette, une jeune étudiante en psychologie, prisonnière de Leland Beaumont, un sculpteur fou qui vit reclus dans les bois. Tué par balle, Beaumont ne peut plus raconter sa folie, et seuls les quelques symboles déchiffrés par Joshua sont à rapporter au dossier.

Un an plus tard…
Un jeune garçon découvre dans un coin retiré d’un parc, le corps mutilé d’une jeune femme. L’affaire arrive vite sur le bureau de Joshua car l’autopsie montre un rituel similaire à celui de Beaumont.
Qui essaie de le copier ? Le plus intrigant, c’est que certains indices n’ont jamais été divulgués au public, comme les marques que le meurtrier faisait sur les fronts de ses victimes avant de les effacer à l’acide ; ironiquement, Joshua dit à son ami Salhindro que le meurtrier pourrait bien  être un flic !
Copycat ? Beaumont aurait-il eu des disciples ? Son fantôme ? surtout lorsqu’on apprend que son corps n’est plus dans son cercueil… Suivant le témoignage d’un ancien collègue de travail, Beaumont croyait au vaudou. Fanatique, il aurait dit que la magie noire le protégeait et que même si on lui enfonçait un pieu dans le cœur, il se relèverait de sa tombe.

L’âme du mal rôde à Portland et s’apprête à commettre d’autres atrocités. Très vite, la jeune et jolie Juliette reçoit une lettre du tueur, menaçante et narquoise. Plutôt que d’attendre et de subir, elle propose son aide à Joshua. Tous deux vont essayer alors de « s’immerger complètement dans la psychologie d’un monstre, le comprendre afin de prévoir ses crimes et devenir son double… ».
Juliette va chercher des renseignements chez un riche collectionneur de vieux livres ésotériques et Joshua part en quête d’informations sur Leland. 

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Ce premier tome qui a reçu le Prix Sang d’encre fait partie d’une trilogie. « L’âme du mal », Portland et l’inspecteur Joshua Brolin sont les fils conducteurs qui relient les volumes.

Nous commençons par un prologue qui raconte la disparition d’un enfant en 1980. Quatre pages plus loin ou une vingtaine d’années plus tard, nous entamons le premier chapitre de ce thriller captivant, dans un Portland sombre, automnal, malmené par les orages.
L’enquête est suivie par un jeune inspecteur de trente et un ans, intelligent, séduisant, apprécié par ses collègues et surtout doué pour comprendre les raisonnements des tueurs en série. Assisté de Juliette, il va découvrir que l’univers du tueur est celui des ténèbres et qu’il est inspiré par la Divine Comédie de Dante ; avant d’accéder au Paradis, il faut passer par l’Enfer et le Purgatoire… Ésotérisme, magie noire, horreurs, c’est dans un vieux grimoire qu’ils vont assimiler les premiers indices.
Le suspens va crescendo et la psychologie du tueur, ou des tueurs, se révèle dans la troisième partie du livre. Avant, c’est le jeu du chat et de la souris, une chasse qui émoustille L’âme du mal et qui engourdit les facultés de discernement de Joshua.
J’ai aimé frissonner entre ces pages et j’ai trouvé les personnages qui entourent Joshua sympathiques. Juliette qui surmonte ses traumatismes avec beaucoup de courage, et Larry Salhindro, équipier
de Joshua, plus vieux, plus averti, qui porte sur son collègue un regard admiratif, paternaliste. D’autres seconds rôles comme le médecin légiste, le chef de la police, le jeune Cotland… viennent animer l’histoire. J’aurais plaisir à les retrouver dans les autres opus.
Je vous conseille ce bon thriller, effrois garantis ! A lire sous un plaid (pour se couvrir la tête).

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Illustration de Gustave Doré pour l’Inferno de Dante

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Tiré à quatre épingles

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Le mois
Halloween avec Hilde et Lou
et Challenge Polars avec Sharon

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Pascal Marmet

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Paris au mois d’août,

Deux jeunes cambrioleurs, un aguerri et un novice, visitent un appartement d’un quartier chic de la capitale. Mais alors qu’ils se croyaient seuls, ils découvrent une femme d’une cinquantaine d’années, blessée, gisante sur le sol ; elle serait tombée des escaliers. Elle demande de l’aide au plus jeune qui ne peut rester insensible à sa détresse, et passe un marché avec lui. S’il téléphone au SAMU et s’il lui rend la statuette qu’il vient de lui voler, elle lui donne 5.000 euros. L’offre est intéressante car le morceau de bois sculpté n’est pas très beau ; plein de clous comme une poupée vaudou et assez bizarre. Au plus vite il s’en débarrassera, au mieux il se portera.

Au 36 Quai des Orfèvres, le commandant Chanel, en plein discours sur le départ de collègues, est interrompu par le capitaine Devaux. On vient de retrouver une femme tuée par balle dans son appartement. Albane Saint-Germain de Ray était la veuve d’un ancien préfet qui fut assassiné six mois auparavant sous le Pont Neuf.
L’équipe de Chanel étant en sous-effectif, le procureur lui octroie deux stagiaires de sexe féminin pour l’enquête. Certes, elles ont toutes les deux de bonnes appréciations, mais ce sont des femmes !… Sans misogynie aucune, Chanel ne veut travailler qu’avec des hommes et, si possible, sportifs et célibataires.

Caverne d’Ali Baba pleine de trésors, l’appartement des deux défunts révèle qu’ils étaient passionnés d’art primitif. L’enquête explorera pour commencer trois directions : le musée du Quai Branly pour les objets de collection, la Gare de Lyon à la recherche des petits malfrats, témoins ou meurtriers, et les méandres de la vie d’Albane, femme mystérieuse, araignée, qui en était à son troisième mari, son troisième veuvage.
Chanel va devoir composer avec toutes ces pistes et lui, le sage, « le mesuré », percera le côté sombre des âmes meurtries.

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Je rencontre parfois le nom de l’auteur sur les réseaux sociaux et je ne connaissais pas ses romans. C’est donc à travers ce titre que j’ai voulu le découvrir. La quatrième de couverture raconte le début d’une histoire policière assez simple et termine par « un polar haletant sur fond de sorcellerie » ; de quoi m’émoustiller, m’appâter ! Mais… Je suis navrée de dire que ma lecture a été peu haletante et peu surnaturelle. Il ne fallait pas que je me fie à cette accroche.
Si je sors mitigée de ce livre, c’est que son style (scénario et écriture) diffère des romans policiers que je lis habituellement (plus des thrillers). J’ai pourtant conscience que la comparaison n’est pas à faire car « Tiré à quatre épingles » a un petit côté désuet qui fait son originalité.
Le roman de Pascal Marmet se lit vite et sans trop d’ennui. L’intrigue est intéressante, les personnages sont curieux et l’ambiance est celle qu’on peut croiser dans un Maigret. Chanel a d’ailleurs cette force tranquille qui caractérise le personnage de Simenon, un être sensible, discret, derrière une façade bourrue, un peu machiste. Le suspense se distille de chapitre en chapitre avec une chronologie décousue. On lit le présent et le passé en essayant de récolter des révélations sur les protagonistes de l’affaire… Puis on tombe de Charybde en Scylla… sans toutefois trouver le véritable meurtrier.
En conclusion, c’est un roman sympathique qui pourrait être le premier d’une série… les enquêtes du commandant Chanel.

Je remercie Babelio qui m’a envoyé ce livre dans le cadre des Masses Critiques, les éditions Michalon et l’auteur qui a eu la gentillesse de le dédicacer.

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Quai BranlyStatue « nkisi nkondi » – Kongo/Vili
(Copyright : musée du quai Branly – Photo Ollivier/Urtado/Scala)

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Grantchester

logo in england« A year in England » avec Lou, Titine et Cryssilda

Sur les conseils d’Aymeline, j’ai visionné les deux premiers épisodes de la série anglaise « Grantchester ». L’adaptation est tirée des histoires de James Runcie qui a écrit « The Grantchester Mysteries ».



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Cela se passe dans les années 1950 à Grantchester, un village près de Londres. Sidney Chambers est un prêtre anglican qui se découvre une passion pour les enquêtes policières, alors que rien ne le prédestinait à cela…

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Il rencontre l’inspecteur Geordie Keating, qui sera son acolyte pour les prochains épisodes, à l’occasion du suicide d’un avocat, Stephen Stauton. Coroner et police constatent le suicide, closent l’affaire, et l’inspecteur Keating, débordé de travail, ne veut pas rouvrir le dossier. Mais Sydney, opiniâtre, sûr de ses intuitions, et surtout dépositaire des confessions de la maîtresse de Stauton, arrive à le convaincre. Tous
deux vont alors investiguer…

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Ce premier épisode présente le décor, une campagne dans le comté de Cambridgeshire,  et les personnages que nous retrouverons par la suite… En dehors de Sydney et Geordie, il y a
Amanda Kendall, une amie d’enfance,
Madame Maguire, la gouvernante du presbytère,
Léonard Finch, un jeune vicaire,
Jennifer, la sœur de Sydney
Guy Hopkins, le fiancé d’Amanda,
Johnny Johnson, le tendre ami de Jennifer
et Hildegard Stauton, la veuve de Stephen Stauton…

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Il est bon de suivre la chronologie des épisodes car il y a une évolution dans leurs histoires. Tous ont des caractères complexes, à commencer par Sydney qu
i est partagé par sa vocation, son amour pour son amie d’enfance, son désir d’aventure et ses démons, des souvenirs de la guerre quand il était officier des Scots Guards, qu’il noie dans l’alcool.

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J’ai beaucoup aimé l’ambiance, les teintes de la pellicule, les personnages, l’époque, les costumes… et comme le dirait Madame Maguire, « saperlipopette ! »… si Aymeline ne m’avait pas dit de regarder en replay ce début, je serais passée à côté d’une bonne série.

Ce soir, la suite… j’ai hâte !

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D’autres billets chez Belette,

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