Le Noël de Petit Lapin

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Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…
Challenge Animaux du monde avec Sharon

 

 

Le Noël de Petit Lapin
Harry Horse

 

A la veille du jour de Noël, il neige, et Petit Lapin rêve de la belle luge rouge qu’il a vue dans la vitrine du marchand de jouets. Mais comme sa maman le lui a dit, il est impossible de savoir exactement ce que Lapin Noël va apporter, malgré les vœux des petits lapins. C’est surprise ! Alors, au petit matin, lorsque ses frères et sœurs le réveillent pour ouvrir les cadeaux, Petit Lapin se rue dehors pour voir si sa demande a été exaucée.


A son plus grand bonheur, il découvre la luge magnifique q
u’il ne tarde pas à étrenner tout seul, en égoïste. A lui, les belles pentes des collines qu’il descend à toute vitesse devant les regards admiratifs de ses petits camarades. Cependant, Petit Lapin va vite s’apercevoir qu’il n’est guère plaisant de jouer seul et que sans Molly Souris, Benjamin et Rachel c’est bien moins joyeux…


A la nuit tombée, après avoir passé une journée bien remplie, lorsque son papa le couchera, il lui avouera : « Tu sais, Papa, Noël c’est chouette, mais les amis c’est encore mieux ! »

Une très jolie histoire aux douces illustrations pour cet épisode de Petit Lapin. L’auteur en a écrit quelques unes avec lui… Pour Noël, Petit Lapin est fougueux, mais aussi un peu capricieux et ingrat vis à vis de ses compagnons de jeux. Mais très vite, après une leçon de vie, il retrouve l’amitié, la solidarité et le partage qui représentent l’esprit de Noël.
Un petit livre fondant et heureux !

 

 

Le restaurant de l’amour retrouvé

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Une histoire offerte par Sandrion, pour Les Gourmandises
Une lecture partagée avec Louise, Nahe

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le restaurant de l'amour retrouvéLe restaurant de l’amour retrouvé
Ogawa Ito

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En rentrant de son travail, Rinco, une jeune japonaise de vingt-cinq ans, a la surprise de découvrir son appartement vidé de tout son intérieur. Le « voleur » est son fiancé indien qui l’a abandonnée en emportant toute leur vie, rêves et économies compris. Le choc est tel qu’elle en perd la voix.
Sous le bras, la jarre héritée de sa grand-mère dans laquelle fermente une précieuse saumure, et juste de quoi payer le bus, Rinco s’en retourne dans son village natal, une contrée située dans une vallée entre deux Mamelons. Alors que le paysage défile derrière les vitres du car, d’autres souvenirs viennent se calquer. C’est à l’âge de quinze ans qu’elle a fui la région montagneuse pour aller vivre avec sa grand-mère en ville. D’elle, elle a tout appris, tout reçu, mais surtout le plus important, la tendresse et ce goût pour la cuisine. De sa mère, la fantasque Ruriko propriétaire du bar L’Amour, elle n’en retient que de l’indifférence, des rancœurs et un profond sentiment de non appartenance. Dix ans qu’elle ne l’a pas vue.
Que va-t-elle lui dire ? Rien, puisqu’elle est devenue muette !
Lorsqu’elle arrive devant sa maison, son premier réflex et d’aller chercher les économies de sa mère enfouies dans le jardin. Elle pourrait aller ailleurs, reconstruire sa vie… et partir en catimini… Mais Ruriko est là et la surprend.
Toujours sans un mot, la mère invite sa fille à la suivre et la fille suit la mère. La porte se referme et débute alors pour Rinco une autre vie.

Avec l’argent que sa mère lui prête, Rinco ouvre un restaurant dans la resserre rustique mais pleine de charme attenante à la maison ; elle l’appelle L’Escargot. Dans un premier temps, elle explique l’aménagement. Il est affaire de tissus, de meubles, de coloris, d’ambiances, de torchis sur les murs. Son ami Kuma l’aide et la soutient moralement. Dans un deuxième temps, elle conte ses plats. Les menus s’établissent en fonction des clients. C’est du sur-mesure. La cuisine japonaise comme elle la conçoit est une science, simple et sophistiquée, où les mets sont célébrés. Il ne faut que la qualité et la qualité se produit avec patience et révérence. Le troisième temps de son histoire, c’est sa cuisine. Là est tout le mystère de Rinco…

La maison, le figuier immense dans lequel elle aimait grimper, le papy hibou qui hulule tous les soirs, les Mamelons, Rinco redécouvre son enfance comme si rien n’avait changé. En échange de son hébergement, sa mère lui confie aussi Hermès, un gros cochon qui a dépassé le stade de l’animal de compagnie. Hermès est un membre de la famille, Hermès aurait pu être le deuxième enfant. Entre lui et Rinco, une certaine complicité s’établit et les soins qu’elle lui prodigue lui apportent plus d’assurance.

Lorsqu’elle cuisine, Rinco fait de la magie. Goûtez une de ses soupes et vous aurez les larmes aux yeux, prenez une cuillère de riz et vos rêves se réaliseront… Ses premiers convives en ont été chamboulés ! Plus que les saveurs en bouche, c’est le goût de la vie car elle y met tout son cœur, sa passion, son humilité, sa foi. Le partage est une offrande.

C’est l’hiver, la neige recouvre le pays, les routes sont moins accessibles, c’est une morte saison pour le restaurant et Rinco en profite pour se ressourcer. C’est le temps des fêtes. Peut-être aussi le temps des réconciliations. Il y a des pudeurs qui doivent sortir de leurs gangues et fendre la glace comme les perces neiges.
Elle approche sa mère petit à petit, sans le vouloir vraiment. Elle a toujours détesté son exubérance, sa vulgarité, faisant le parallèle avec l’élégance naturelle de sa grand-mère, mais qu’en est-il au juste ? Il y a tant de mystères !

Rinco nous raconte et la résonance de ses réflexions peuvent être douces, oniriques, comme acides et difficiles à lire. La littérature japonaise est parfois déconcertante. Du conte enchanteur, il arrive au lecteur de sombrer dans un puits fantasque avec des allégories assez effrayantes… Comme la petite cerise sur le gâteau, l’auteur nous dit : « Surprise ! »… Je n’écrirai rien sur ces dernières pages, même s’il y a beaucoup à raconter. Pourtant… j’aimerais tellement vous dire que…

Un beau roman que toutes, nous vous conseillons.

D’autres billets chez Sandrion, Louise, Nahe, Albertine, Adalana, Lydie, FondantG, Soukee,

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Takahashi-HiroakiEstampe d’Hiroshige

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Joyeux Noël petite souris !

« Animaux du monde » de Sharon, « Il était deux fois Noël » avec
Chicky Poo, Samarian et Petit Spéculoos
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joyeux noel petite sourisJoyeux Noël Petite Souris !
Histoire d’Audrey Wood
Illustrations de Don Wood

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Petite Souris aime particulièrement Noël pour les cadeaux. Chez elle, elle les accumule amoureusement au pied du sapin… ils sont petits, grands, colorés, enrubannés… si nombreux !
Lorsque le Narrateur la surprend dans sa tanière, une fois la surprise passée, elle lui montre fièrement ses trésors… Oh, oui ! c’est beau et ça fait envie ! Mais sait-elle que son voisin le Gros Ours affamé, si seul dans sa caverne, n’a pas un seul cadeau ?
La première réaction de Petite Souris est instinctive. Elle barricade sa porte, enferme ses paquets et cadenasse le tout. Il ne faudrait pas que Gros Ours viennent se servir !
Assise sur la pile, alors qu’elle continue à écouter le Narrateur qui lui parle de Gros Ours, pas commode, oublié de tous, même du Père Noël, Petite Souris prend conscience d’une chose… puis va chausser ses bottes, revêt l’habit du Père Noël et… vous le saurez en découvrant l’histoire.

Courage Petite Souris ! nous sommes de tout cœur avec toi.
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La féérie de Noël c’est aussi la lecture d’une petite histoire illustrée… quand le récit et les dessins amènent le sourire et des étoiles dans les yeux. Des rires, de la malice ingénue, pour les enfants et de la poussière de rêves pour les grands. Quelle est charmante cette Petite Souris ! elle est même irrésistible.
Partage, dévouement, gentillesse, compassion… sont des richesses inestimables.

Je vous recommande cet album, il vous ravira. Quant à moi, je vais me commander « La Petite Souris, la fraise bien mûre et l’Ours affamé ».

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D’autres billets pour la ronde des albums chez NathChoco, Les Sorcières, Lauraline, Glorifine, Dawn, Natiora, Gloewen et Scrat, Momiji, Kimy, Fondantochocolat, Hilde, Nahe, Soie, Steph, Carnet Parisien, Lou,

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Le petit singe de la Cinquième Avenue

logonoel2Logo-Sharon« Animaux du monde » de Sharon
« Il était deux fois Noël » avec
Chicky Poo, Samarian et Petit Spéculoos

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le petit singe de la 5ème avenueLe petit singe de la Cinquième Avenue
Une histoire de Kate DiCamillo
Illustrations de Bagram Ibatoulline

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En plein mois de décembre, à l’angle de la Cinquième Avenue de Manhattan,
Claire, une petite fille, regarde par la fenêtre de chez elle l’animation de la rue et voit un petit singe costumé qui tend une sébile pour mendier quelques piécettes. Il est le compagnon d’un vieil homme qui joue de l’orgue de Barbarie. Après des jours d’observation, Claire est touchée par la tristesse qui se dégage de ce tableau. Les mélodies jouées sont mélancoliques, le regard du vieux musicien est comme éteint, et elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour eux. Qui sont-ils ? Où dorment-ils la nuit ? Lorsqu’elle en parle à sa maman, la réponse qu’elle reçoit ne la rassure guère.

Mais c’est bientôt Noël et il faut croire à la magie du cœur…
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Kate DiCamillo est un auteur américain pour la jeunesse, « nommée ambassadeur national de littérature pour les jeunes par la Bibliothèque du Congrès pour la période 2014-2015″.

Dans cette histoire qu’on situera dans les années 45-50, elle met en scène une petite fille qui vit seule avec sa mère (D’après une illustration, on voit que le père est un officier de l’armée). Toutes deux préparent Noël et pour le réveillon, Clara participera à un spectacle dans lequel elle représentera un ange… Comme tous les enfants, Clara devrait s’impatienter d’être sur scène et de porter la jolie robe que sa mère lui coud, mais ce n’est pas ce qui la préoccupe. Clara se soucie du vieil homme solitaire qui ne semble pas avoir de toit pour l’abriter, de famille pour le recevoir. Alors que tous passent devant lui, indifférents à la misère, sa solitude, sa tristesse, il y a un petit cœur, une belle âme, qui ne peut rester insensible. Ce petit bout de fille donnera un bel exemple d’amour et de charité. Noël est avant tout une fête de partage et de communion.
Pour cet album, c’est Bagram Ibatoulline qui en est l’illustrateur. Il retrouve pour la seconde fois Kate DiCamillo et le résultat est très beau. Diplômé de l’Institut Académique des Arts de Moscou, ses dessins me rappellent deux illustrateurs que j’aime beaucoup… Gennady Spirin, le côté slave, et Norman Rockwell, le côté Amérique des années 40 et 50.
Je vous conseille cette histoire douce, empreinte de sentiments généreux. Il est bon parfois de se rappeler les valeurs vraies de la vie…

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PS : J’ai cet album en deux exemplaires. Je ferai un tirage au sort samedi avec vos noms pris dans les commentaires de ce billet et ceux de FB.
Edit du 06.12 : Sur 24 participants, le tirage au sort a désigné Sandra gagnante.
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