Malefica


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde
Polars fantastiques avec Sharon

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Hervé Gagnon

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En 755, sous le règne de Pépin le Bref
Un prisonnier de haut lignage, tenu au secret dans une tour, reçoit pour seule visite celle d’une jouvencelle qui vient le soigner régulièrement. Puis un jour, malgré l’immense plaisir qu’il a de la voir, il lui intime l’ordre de ne plus venir. Il sait que sa mort est programmée pour bientôt.

En 1631, sous le règne de Louis XIII,
Dans le village d’Abelès, la guérisseuse et sage-femme, Catherine Dujardin, aide sa fille Anneline à mettre au monde son bébé. Comme toutes les femmes de leur lignée, elle accouche d’une petite fille qu’elle appelle Jeanne. Jeanne porte la tâche en forme d’abeille qui symbolise l’ordre antique de leur déesse. Mais afin de les protéger de l’Inquisition, le bon curé Bardou ne tarde pas à donner sa bénédiction, car même si elles sont appréciées et demandées par le village, quelques mauvaises âmes n’hésiteraient pas à les traiter de sorcières.
Pendant que la petite Jeanne grandit, instruite par ses deux aînées dans le métier de guérisseuse, pas loin d’Abelès, François Morin, un ancien soldat très valeureux qui avait fait le siège de La Rochelle et avait secouru Jean Armand du Peyrer Comte de Trouville (Capitaine de la compagnie des Mousquetaires), monte une forge pour devenir armurier. Bien installé, de bonne réputation, et heureux en famille, le sort en la personne de Gaston de Villefort, le gabeleur du comté qui commet des exactions sans scrupule, vient le terrasser en tuant sa femme et sa fille. Fou de douleur, François rend sa justice en tuant à son tour le meurtrier, puis s’enfuit en étant gravement blessé.

Poursuivi par le prévôt Reynaud de Villefort, le frère de Gaston, François est retrouvé agonisant dans un fourré par Anneline qui l’emmène chez elle pour le soigner. Suite à cet acte qui suscite la jalousie d’un amoureux éconduit, la jeune guérisseuse va être accusée de sorcellerie et subir un procès mené par l’abbé Guillaume Fagot, un fanatique de l’Inquisition ami de Guy de Maussac. Calomnies, faux témoignages, un bûcher qui est érigé, Anneline voit aussi sa maison brûler et sa mère mourir. Pour elle et Jeanne, il ne reste alors que la fuite, et c’est avec l’aide de François qu’elles partent sur les routes en direction de Paris, avec pour seul héritage, un mystérieux livre de paraboles datant de l’ère mérovingienne, très convoité par l’Église et les hommes de la couronne, qu’elle va essayer de décrypter pour assurer leur survie.

Premier tome d’une trilogie, le roman s’articule autour de nos deux héros pourchassés par l’Église et les hommes de Reynaud de Villefort. Roman épique, rien ne leur est épargné et c’est avec courage et détermination qu’ils cheminent vers les embuches.
Une intrigue longue de 500 pages, le style est fluide malgré des longueurs et des passages très durs sur les tortures pratiquées par l’Inquisition. Des personnages aux tempéraments marqués, une incursion détaillée à l’époque de Louis XIII avec des personnages historiques tels que Richelieu et les Mousquetaires, de la romance, du surnaturel, beaucoup de combats, du mystère et un secret vieux de près de mille ans, peuvent plaire aux lecteurs initiés qui ne s’ennuieront pas. Mais pour ma part, j’ai moyennement apprécié et ne pense pas lire la suite. 

 

Sacre de Pépin le Bref

 

 

Mademoiselle Scaramouche

Mademoiselle Scaramouche
Jean-Michel Payet

 

1672,
Jean Rousselières, ancien capitaine des Mousquetaires, occupe sa retraite en tant que maître d’armes à Montguéroux, las de sa vie au service de Louis XIV, à déjouer les complots, les intrigues de la cour, et à défendre le pays sur des champs de batailles. Célèbre pour sa science des armes, sa dextérité, il est souvent défié par de jeunes godelureaux qui cherchent à prouver leur bravoure. L’indifférence est sa réponse, sa meilleure parade.
Mais un jour, de jeunes nobles poussent la bêtise en humiliant Zinia, sa fille de quatorze ans, chère à son coeur. Le rendez-vous sur le pré est fixé.
Au petit matin, les armes se croisent et la souplesse de la jeunesse prend l’avantage sur le savoir de l’aîné. Le baron de Villarmesseaux embroche Jean Rousselières sous les yeux de sa fille.
L’acte ne reste pas longtemps impuni. Aussitôt, Zinia, forte de l’enseignement reçu, venge son père en tuant le jeune homme d’un coup de lame.
Zinia doit disparaître. Sa sentence est considérée comme un meurtre. Mais avant de partir, elle recueille le dernier souffle de son père mourant. Un mot est chuchoté… Scaramouche.

Si Zinia a eu une éducation très complète et peu conformiste, études des sciences, des lettres, des armes, elle n’a pas été préparée à la vie d’une fugitive. Pistée comme un animal par les soldats, elle trouve refuge un court instant, auprès de son parrain. C’est dans une indiscrétion inattendue qu’elle apprend quelques révélations et c’est de sa nourrice, la gentille et dévouée Suzanne, qu’elle reçoit des confidences du passé.
Dans le caveau familial, le cercueil d’une petite fille appelée Zinia repose près de sa mère décédée.
Alors que le marquis de Villarmesseaux lancent ses troupes pour arrêter la meurtrière de son fils, Zinia prend le temps de fouiller le bureau de son père en quête d’un indice, le plus infime soit-il… Quatorze ans plus tôt, sous le sceau du secret, un homme, Philippe de Mandeterre, a confié à Jean Rousselières un enfant.

Rassemblant sa chevelure sous un chapeau, habillée comme un jeune garçon, Zinia part en direction de l’ouest vers les terres du comte de Mandeterre. Qui est-elle vraiment ? Toutes les certitudes sont enfouies sous ce mystère et son adoption clandestine.

Au domaine des Mandeterre, un mariage va se célébrer. Une troupe de théâtre, la Troupe du Soleil de France, cherche son Capitan. C’est Mademoiselle Scaramouche qui prendra le rôle… Quelle meilleure planque que cet havre de mascarades ? Surtout lorsque l’hospitalité est amicale et bienfaisante…

Sur les routes qui mèneront à Paris, la mystérieuse jeune fille rousse, dont le cou se pare d’une perle noire, élabore une stratégie incertaine. Le Balafré au service de l’ennemi la pourchasse, avec ordre de la capturer ou de l’occire.

Paris, ses halles, sa populace, ses bas-fonds, la Cour des Miracles… et Versailles… Il est un complot, une convoitise, une obsession, des fantômes, qui vont ressurgir ; quatre jeunes gens fougueux, quatre soleils, pour l’alchimie d’une pierre…

Une lecture digne des romans de cape et d’épée à la manière de Dumas, Rostand, Zevaco, Féval et de la Commedia dell’Arte. Sans répit, l’histoire se déroule avec le panache et la pétulance de son héroïne. Le mystère menant l’aventure aborde tous les sujets de cette époque qui nous captivent… On lit du théâtre, des complots contre le roi, des poisons administrés, des messes noires, la Montespan qui est âgée de trente-deux ans, sa fidèle amie Mademoiselle des Œillets, le temps des galères et des barbaresques, la Cour des Miracles avec ses mendiants et ses brigands, le Trianon qui fut construit sur un village démantelé pour agrandir les jardins de Versailles… on remonte jusqu’au temps de la Fronde et de Richelieu… on croise le roi et son valet Bontemps… Tout est sujet pour soulever le voile sur une énigme tapie dans l’ombre.
La jeune Zinia a du tempérament. Courageuse, perspicace, ingénieuse, résistante, elle est un personnage très séduisant qui charme son ami d’enfance Colin. Colin est un autre protagoniste du roman, il lui viendra en aide plus d’une fois ! Lui et d’autres intervenants sympathiques.

Plus qu’un simple roman-jeunesse, ce livre a le mérite de faire découvrir quelques bribes d’Histoire et faire revivre, par son entrain et ses prouesses, les parangons légendaires des romans et films d’aventure… Les trois Mousquetaires, Le Bossu, Le Capitaine Fracasse, Le Capitan… et pourquoi pas aussi… les Angélique !

Un roman à conseiller à nos jeunes !

Un billet chez Bianca, Enna,

 

Le Capitan par Maurice Sand

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