Sorcelleries, Que la lumière soit fête ! – Tome II

logo hallbdB.D. du mercredi de Mango
Dans la maison hantée de Lou et Hilde
Halloween, 5ème billet.

.
.Le ballet des mémés, Tome I

Sorcelleries2  Sorcelleries
Que la lumière soit fête ! Tome II
Scénario de Teresa Valero – Dessin et Couleur : Juanjo Guarnido

.
Les soeurs-sorcières Brygia, Sortiléga et Fébris ont gardé Hazel, la petite fée. Elles sont charmées par l’angelot aux oreilles pointues. Mais…
A la maison, en plus des disputes coutumières, tout est sens dessus dessous et l’électricité défaille. Rex Spot, le mari de leur nièce Panacéa, a équipé la maison comme une base de la NASA. La technologie ménagère brille de ses mille chromes et la télévision est la nouvelle idole de ses dames !

Hazel va à l’école des apprentis sorciers et la petite coquine n’hésite pas à utiliser ses pouvoirs, terrorisant ainsi ses nouveaux compagnons. Quant à Hécate, la fille de Panacéa, elle se comporte de plus en plus étrangement et semble ne pas supporter Hazel.

img202
Du côté des fées, la reine décide de partir à la recherche de son bébé. Avec Puck, elle est prête à faire une incursion chez les sorciers. Sur sa route, elle croisera des créatures bien étranges… nains, elfes… et pour faire « couleurs locales » n’hésitera pas à se vêtir de noir et à transformer le pauvre Puck en chauve-souris.

Depuis l’arrivée du sémillant et opportuniste Rex Spot, beaucoup de choses ont changé. Du haut de sa tour, il comptabilise son chiffre d’affaires qui ne cesse de croître. A présent, que la télévision est dans toutes les maisons, il va concevoir des programmes… et faire passer des castings à des figurants pour ses émissions. La téléréalité, les jeux, sont de bonnes mannes.
Dans la file des postulantes, une pin-up attire son regard. Il ne le sait pas encore, mais c’est Titania, la reine des fées.

Magie de sorcières et magie de fées, le feu est mis au poudre… ça va barder !

.
Deuxième tome des « Sorcelleries », le plaisir de retrouver les personnages est toujours là.
Les réflexions que j’avais faites pour le précédent album, sont les mêmes… les vignettes sont bavardes et paraissent brouillonnes, les caractères imprimés sont minuscules, on passe d’un univers à un autre sans trop de distinction… mais… il y a un joli « mais »… on s’amuse !!! C’est joyeux, animé, expansif, pétillant… L’humour se loge partout, dans chaque trait dessiné.
Mention spéciale à Hécate qui traîne son mal être d’adolescente. Elle pourrait jouer dans un film de Tarantino.
Une série à noter !
.
img205.
.
.
.
.
.
.

Sorcelleries, Le ballet des mémés – Tome I

logo hallbdB.D. du mercredi de Mango
Dans la maison hantée de Lou et Hilde
Halloween, 1er billet.
.
.


Sorcelleries1
  Sorcelleries

Le ballet des mémés, Tome I
Scénario de Teresa Valero – Dessin et Couleur : Juanjo Guarnido

.
Malkin le chat et Paddock le crapaud s’ennuient fermement ! Il n’y a pas de télé dans ce trou à rat. Le quotidien s’égaie des querelles des trois sorcières qui habitent ensemble mais sinon, depuis le départ de leur nièce Panacéa, l’ambiance n’est pas très glorieuse.
Brygia n’a pas le tempérament d’un gai-luron, Sotiléga se rabat sur la nourriture et n’arrête pas de grossir, et Fébris est hypocondriaque.
Que c’est sinistre !
Bientôt, la grande fête de Walpurgis va être célébrée. Elle rassemble une fois le siècle tous les personnages que l’on peut rencontrer dans le monde des monstres, des sorciers, des vampires et autres créatures surnaturelles.
La fiesta, la fiesta…
C’est alors, qu’à la grande surprise de nos trois harpies, la porte de leur demeure s’ouvre sur une Panacéa toute rayonnante, accompagnée de sa petite famille… Hécate, la fille, une ado gothique et Rex Spot, le mari, humain tout en dents et muscles, genre Musculator et spot ambulant pour une marque de dentifrice (Ultra-Brite, Email Diamant).

img194
« PANACEEEA !!!! » Quel plaisir de la revoir, surtout qu’elle dit avoir pris la maison voisine pour l’habiter. C’est trop géniaaal… mais pas pour tout le monde… le coin est perdu, à l’ouest de toute civilisation, sans magasin, sans fast food, sans… TELEVISION !!! (et l’ordi, n’en parlons pas !)… Misère !

Panacéa a une famille… et un époux pas des plus perspicaces. Fébris, Sortiléga et Brygia ont la nuit pour s’en remettre ! L’évènement est déstabilisant… Bercées aux doux ronflements et aux grincements de dents de l’une des trois, un petit bruit vient les réveiller. Quelqu’un tape à une fenêtre et veut rentrer.
Qui va là ???
Ca ressemble à un chou, mais ça n’en est pas un. C’est un adorable bébé, coiffé d’une charlotte. Plus précisément, c’est un bébé fée !
C’est une horreur !!! Il ne peut pas rester dans une maison de sorcières ! Tout mignon soit-il ! enfin… soit-elle… car c’est une fille qu’elles nomment immédiatement, Hazel.

Dans le royaume des fées, un des bébés s’est échappé de la nurserie. Le drame provoque la colère de la mère qui se trouve être la reine Titania. Quant au roi Obéron, il a des choses bien plus importantes à faire… comme créer des grenouilles en origami.

Dans la maison des sorcières, Hazel, se plaît avec ses nouvelles amies… Bientôt, Walpurgis ! et il faut s’attendre à tous les délires… car une fée est capable des pires bêtises.

.
Premier tome d’une série qui compte à ce jour trois albums. Il m’a été conseillé par ma charmante bibliothécaire pour ce mois Halloween. « Prenez, vous allez vous régaler ! Ca parle de trois sorcières qui accueillent un bébé fée… »
Sur la couverture, un nom clignote… Guarnido, Guarnido, Guar… Mais c’est l’un des pères de Blacksad, une de mes séries préférées ! Je me saisis donc du premier, je zieute les deux autres, et je les embarque dans un seul élan… faudrait pas qu’on me les prenne !

Verdict ? C’est super ! j’aime beaucoup. C’est drôlissime, exubérant, attendrissant, gentil… en effet, on ne peut que les conseiller. Dans cet épisode, il y a deux mondes distincts, celui des fées et celui des sorcières. Ils ne se mêlent jamais. Les fées parlent en vers et semblent superficielles, sophistiquées. Mais avec la disparition d’une des leurs, le royaume va connaître un chamboulement ! Les sorcières sont entourées de loups-garous, vampires, momies, fantômes… et avec l’arrivée de Hazel, la petite fée, on se doute bien qu’ils auront à subir eux aussi des perturbations.
Les dessins sont beaux, colorés, expressifs, généreux, on a plaisir à les décortiquer. C’est dense, peut-être un peu touffu, c’est un festival, une abondance de vignettes.

J’ai aimé et je lirai la semaine prochaine le deuxième épisode « Que la lumière soit fête ! ». Les auteurs jouent avec les titres !

Des billets chez Sharon,

.img195.
.
.

.
.

Zombillénium, Gretchen, Tome I


La BD du mercredi chez Mango

Octobre, Voyage de Lou et Hilde, destination Halloween

.
.
.
Zombillénium
Gretchen, tome 1
Arthur de Pins

« Ici, on embauche… pour l’éternité. »

.
.
Une silhouette fait du stop sur le bord de la route. La capuche rabattue sur le visage, on ne peut distinguer aucune chair. Ses copains qui sont à sa poursuite vous répondrez… normal ! puisque c’est une momie !
Aton, momie datant de 3.000 ans avant JC., rêve de voir le Caire. Son travail ne le passionne guère et sa reconversion en vendeur de barbe à papa l’a décidé à fuguer. Une momie doit faire peur et ne pas vendre des douceurs !
Récupéré par Sirius le squelette et Francis le vampire, il est grondé comme un adolescent et ramené au foyer… le parc d’attraction Zombillénium.
.
.
Dans la voiture, les susceptibilités sont chatouillées et très vite, une petite bévue est commise… Le parechoc avant de la voiture caresse la carcasse de Aurélien Zahner, le laissant mort sur le bitume.
Aurélien venait de quitter l’antre d’un bistrot, un peu déboussolé. Sa femme le trompait, il envisageait de tuer l’amant et il venait de braquer le bistrotier avec un révolver qui s’était transformé en une banane ! Ne pas cherchez à dénouer le fil de la subtilisation, vous n’y verriez rien, si ce n’est la présence d’une jeune fille accoudée au zinc.

Gretchen est une apprentie sorcière embauchée au parc d’attraction. Elle aime apaiser les conflits et désentortiller les situations périlleuses. Lorsqu’elle voit derrière la vitre, Aurélien voltiger dans les airs et s’écraser pitoyablement, elle se précipite pour découvrir que le corps s’est volatilisé ! Où est-il passé ???

Elle n’aura pas loin à chercher… Aurélien a reçu les crocs de Francis qui l’a embarqué précipitamment et l’a emmené à Zombillénium. Le cher accidenté a été ressuscité et reçoit le parrainage de deux créatures surnaturelles… vampire et loup-garou.
Un contrat lui est glissé sous le nez. Signez là Monsieur, non… seulement avec de l’encre et pas avec votre sang… Vendeur de barbe à papa…

Zombillénium est un parc comme vous n’en avez jamais vu ! Les animateurs sont plus que naturels ! Momie, vampires, garous, monstres, squelettes, zombies, fantômes, sorciers… du vrai de vrai, des chairs décomposées et des os bien récurés, des dents acérées et des spectres tous légers… Si vous aimez avoir peur, ce monde vous accueille avec un grand professionnalisme. Mais chuuut ! Seul le lecteur est dans la combine. Les visiteurs, charmés par tant de réalisme, applaudissent aux illusions, louent les techniciens et admirent les déguisements sophistiqués.

Aurélien a du mal à comprendre sa transformation et à redéfinir le concret. Ce cauchemar n’est pas tiré d’un songe nocturne, il est bien réel. Avec l’aide de Gretchen, il essaie de s’habituer à sa condition et à tenir sa place au sein de l’organisation. La communauté Zombillénium n’est pas très amicale avec le petit dernier et les finances du parc vont bientôt être déclarées en faillite.

Une solution est à trouver ! Il faut proposer encore plus de terreur ! Mais qui va jouer le rôle du Super Méchant ?
.
.
Cet album est super ! J’aime beaucoup. Il m’a surprise, je ne pensais pas me divertir autant !
Les dessins, aux formes simples, épurées, sont très éloquents et « énergiques ». Parfois, ils suffisent au scénario et se dispensent de mots. Les monstres ont des expressions drolatiques et animées. Avant même de lire le texte, nous leur accordons notre sympathie.
Le texte est plein d’humour et de petits clins d’œil. Il est rock ! Les acteurs de Zombillénium sont des monstres naïfs, déjantés, fragiles, parfois dépressifs, sourcilleux… bien humains ! Quant à Gretchen, elle paraît être la personne la plus fiable, équilibrée et sérieuse de la bande, un peu désabusée aussi. Aurélien a bien choisi sa camarade !
Le scénario n’est pas qu’une simple histoire sur la vie et le management d’un parc d’attraction, la dernière page nous livre une pirouette qui nous laisse supposer une suite bien plus sombre…

A conseiller !

PS : Les petits plus
J’ai ri à la vignette où Aurélien se retrouve dans le vestiaire des hommes. Il se change et se retrouve face à un satyre… bien charpenté ! (J’imagine… nous n’avons droit qu’à son fessier) Les yeux exorbités d’Aurélien témoignent de la chose.
Très marrant aussi le « Hee-hee ! » de la doublure de Michael Jackson dans Thriller qui se produit sur scène. Je vous assure que le « Hee-hee ! » vous poursuit toute la journée après.
Puis le syndicat des zombies…
.
.

.
Des billets chez Hilde, Manu, AcrO, Yaneck, Noukette, Lectrissima, Sara,

.
.
.
.
.

Comptines pour avoir la trouille

A la veille de notre départ pour le voyage démoniaque organisé par Lou et Hilde, je sors mon livre de comptines…
Challenge des albums chez Hérisson

.
.
.

Comptines pour avoir la trouille
Ecrites par Corinne Albaut et

Illustrées par Yves Besnier

.
.
Vais-je me servir de ce petit livret pour conjurer le mauvais sort et chasser toutes les créatures maléfiques que nous croiserons ?
Edité par Acte Sud, dans Les petits Bonheurs, ce grimoire renferme vingt-sept comptines qui racontent les ogres, les monstres, l’astre lunaire, les sorcières, les squelettes, les loups-garous, les vampires et toutes autres bestioles horribles…

« Le web

– Dis-moi, écran magique,
Suis-je la plus laide ici-bas ?
– Sorcière maléfique,
Surfe sur le web, tu verras
Des petites horreurs
Qui sèment la terreur.
A côté d’elles, ta laideur
Compte pour du beurre ! »

La farandole des mots chantent les peurs et dédramatise les hantises des enfants. Narrée sur le ton d’une confidence ou sur un air mélodieux, le comique des scènes les fera sourire. Des légendes, des fabliaux, content parfois le ridicule et la tendresse.
Chaque enfant a une épouvante… fantôme, araignée, monstre, croquemitaine… Il le retrouvera dans une comptine et domptera ses frissons ; un monstre peut être mignon, un vampire peut être charmant et la citrouille, même grimaçante, n’est qu’une citrouille !

« A chacun son monstre

Pour Thomas,
Des monstres velus
A doigts crochus.
Pour Laura,
Des monstres gluants
A grandes dents.
Pour Nicolas,
Des monstres à écailles
Qui sentent l’ail.
Et pour moi ?
Des monstres à poils doux
Pour leur faire des bisous. »

Le monde de la nuit et leur folklore sont illustrés superbement. Les dessins sont doux, colorés et expressifs.

Je remercie après plus de douze ans l’auteur et son illustrateur. Nous avons aimé le lire et le relire, le soir au coucher, bien à l’abri sous l’édredon. Je garde précieusement ce petit livre qui détient de bons souvenirs…
.
.

.
.
.
.
.
.
..