Nymphéas noirs

Challenge polars de Sharon
Challenge Petit Bac d’Enna – Catégorie couleur

 

 

Nymphéas noirs
D’après le roman de Michel Bussi
Adaptation de Frédéric Duval
Dessins de Didier Cassegrain

 

Cet album est une adaptation du livre policier de Michel Bussi, « Nymphéas noirs ». Ne l’ayant pas lu, je ne pourrai pas vous dire si c’est fidèle au roman, mais d’après les avis que j’ai pu voir, cette réécriture graphique est très bien réalisée.

 Nous pénétrons dans l’histoire par le récit d’une vieille dame de quatre-vingts ans, toute ratatinée et vêtue de noir, qui habite le petit village de Giverny rendu célèbre par le peintre impressionniste Claude Monet. Narratrice, elle commence par nous présenter trois femmes qui seront le fil conducteur de l’enquête. Elle dit de la première qu’elle est méchante, une sorcière, c’est d’elle dont elle parle, de la deuxième, elle la catalogue de menteuse, c’est Stéphanie Dupain l’institutrice du village qui a trente-six ans, et la troisième, une petite fille de onze ans Fanette Morelle, elle lui attribue l’égoïsme. Trois femmes, trois générations différentes, qui ont le même rêve, celui de partir vers d’autres horizons. En toutes saisons, assailli par les touristes qui viennent visiter la maison et le jardin de Monet, Giverny est devenu bien trop petit pour elles.

Dans la première partie intitulée « Tableau 1 : Impressions », la vieille dame nous annonce sans préambule qu’un meurtre va être commis et en effet, lors de sa promenade matinale dans la campagne, elle découvre un cadavre dans le lit d’un cours d’eau, L’Epte. Sans états d’âme, elle continue son chemin en compagnie de son chien Neptune et n’avertit pas les autorités, laissant à un joggeur le soin de le faire.
Jérôme Morval, crâne fracassé, poignardé, était un chirurgien ophtalmologue de Rouen, qui avait acheté avec sa femme l’une des plus belles maisons de Giverny dont il était natif. Passionné et collectionneur de peinture, mari infidèle, les inspecteurs de Vernon qui sont mandatés vont étudier ces deux pistes, surtout l’une lorsqu’ils reçoivent des photos compromettantes du défunt avec ses conquêtes. Giverny devient alors le tableau d’une incroyable investigation qui tourne essentiellement autour de l’institutrice soupçonnée d’avoir entretenu une liaison avec lui.
D’un côté nous avons l’inspecteur Laurenç Sérénac qui reste sur place pour interroger l’entourage de Morval et de l’autre côté, c’est son adjoint, Sylvio Bénavides, qui oriente ses recherches vers les collectionneurs d’art, un monde pas toujours honnête.
Silhouette presque fantomatique qui narre la trame des évènements, la vieille dame voit tout et partage avec nous ce qu’elle surveille. La jeune institutrice qui aspire à l’amour, en mal de maternité et mariée à un rustre,  et la petite fille très douée en peinture qui rêve de gagner le concours Théodore Robinson.

Sur une dizaine de jours, de nombreux incidents vont intervenir et faire basculer l’histoire vers des mystères insondables. Deux enterrements sont célébrés, celui du notable et celui du mari de la vieille dame. Apparemment, ce ne seront pas les seuls car tel un oiseau de mauvais augures, elle prédit une autre mort.
D’anciennes affaires vont ressurgir et faire apparaître un nouveau personnage, l’inspecteur Laurentin, un policier proche de la retraite qui a bien connu la région et qui avait enquêté sur des toiles de Monet qui avaient été volées. Mais le dossier qui refait surface est celui d’un petit garçon qui avait été retrouvé mort dans la même petite rivière de Giverny en 1937.

La deuxième partie « Tableau 2 : Exposition » reprend en très peu de pages toutes les pièces du puzzle pour les assembler. Le lecteur assimile alors, pas sans mal, toute la tortuosité de l’intrigue et salue l’imagination de Michel Bussi, un maître dans les simulacres, le trompe l’œil. Les secrets de chacun sont noirs, bien gardés, enfouis dans les mémoires ; jalousie, passion, désillusions… et vengeance.

Je vous recommande ce très bel album qui nous entraine rapidement dans une dimension « impressionniste ». Les auteurs ont su rendre toute la complexité de ce policier et ce ne fut certainement une petite affaire… car j’ai rarement lu une histoire aussi enchevêtrée ! Bravo Messieurs ++

 

 

Album photos d’un week-end parisien – 2

paris-10-16-21 Billet précédent
Expositions « Rembrandt Intime » et « Magritte, La trahison des images »

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En cette belle matinée, nous avions programmé le musée Marmottan pour l’exposition « Hodler, Monet, Munch, Peindre l’impossible ».
J’ai découvert un beau musée nanti de magnifiques collections. Entre les enluminures, les tableaux de Berthe Morisot, ceux de Monet, le Chagall, une femme tenant dans son sein son amant, et tous les autres trésors, nous étions presque rassasiés… Je dis « presque » car après les collections permanentes, nous avons vu l’exposition en cours qui se terminera en janvier 2017, Holdler, Monet, Munch… Un feu d’artifice d’impressions ! Une vision commune de la lumière et de l’espace mais des représentations différentes, la comparaison de leurs œuvres est captivante.
Nous avons défilé religieusement !

Comme pour Rembrandt, je n’ai pu prendre aucune photo… les vigiles veillaient ! Voici quelques toiles prises sur Google images…

 

hodler-1« Le promeneur à l’orée du bois » de Ferdinand Hodler
Huile sur toile 55,5 x 70,5 cm

 holder-2 « Lac Léman » de Ferdinand Hodler, 1904/1905

 

monet-1« Le train dans la neige, la locomotive » de Claude Monet, 1875
Huile sur toile, 60 x 80 cm

 

monet-2« Impression, Soleil Levant » de Claude Monet, 1872

 

munch-1« Le soleil » d’Edvard Munch, 1912

 

munch-2« Nuit d’étoiles » d’Edvard Munch, 1899
Huile sur toile, 139 × 119 cm

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Après cette visite, nous nous sommes dirigés doucement vers les Champs Élysées où nous devions prendre la navette pour la Fondation Louis Vuitton à l’Arc de Triomphe. Nous étions subjugués par ce que nous venions de voir et nous ne le savions pas encore, même si nous nous en doutions un peu, que nous allions encore être mille fois envoûtés… Je le disais récemment à Sandrion, nous avons reçu une claque !
Combien de fois Mister B. m’a dit : « Tu sais, c’est certainement la dernière fois que nous voyons ces tableaux… ». Nous ne les avons pas simplement « regardés », nous les avons absorbés. La collection Chtchoukine est exceptionnelle. Il faut que vous alliez la voir !

Quelque unes des photos prises, mal cadrées, sans flash, jaunies, ternies, mais des photos souvenirs, sur les 127 tableaux…

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Icône de l’art moderne
La collection Chtchoukine
Du 22 octobre 2016 au 20 février 2017

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 Portrait de Sergueï Chtchoukine de Xan Krohn, 1915

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Portrait de Benet Soler de Pablo Picasso, 1903
Huile sur toile habituellement exposée au musée d’état de l’Ermitage
à Saint-Pétersbourg

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Autoportrait de Paul Cézanne

vangogh-1

Portrait du docteur Rey de Vincent Van Gogh, 1889
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

guillaumin-1

« Paysage aux ruinex à Crozant » d’Armand Guillaumin, 1897
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

monet-3« Les mouettes, Le parlement de Londres » de Claude Monet, 1904
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

douanierrousseau-1

« Vue du pont de Sèvres et des Coteaux de Clamart, Saint-Cloud et Bellevue »
d’Henri Rousseau dit le Douanier Rousseau, 1908
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

monet-4

« Dame dans le jardin » de Claude Monet, 1867
Huile sur toile habituellement exposée au musée d’état de l’Ermitage
à Saint-Pétersbourg

monet-5

« Le déjeuner sur l’herbe » de Claude Monet, 1866
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

braque

« Le château de la Roche-Guyon » de Georges Braque,
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

gauguin-1

« Aha oé feii ? » de Paul Gauguin, 1892
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

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« Vaïraumati téi oa » de Paul Gauguin, 1892
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

renoir

« Dame en noir » d’Auguste Renoir, 1876
Huile sur toile habituellement exposée au musée d’état de l’Ermitage
à Saint-Pétersbourg

degas

« La danseuse dans l’atelier du photographe » d’Édouard Degas, 1875
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

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« Femme de l’île de Majorque » de Pablo Picasso, 1905 (Étude pour les Bateleurs)
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

matisse-1

« L’Espagnole au tambourin » d’Henri Matisse, 1909
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

douanierrousseau-2« La muse inspirant le poète » (Portrait de Guillaume Apollinaire et Marie Laurencin)
d’Henri Rousseau dit le Douanier Rousseau, 1909
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

picasso-3

« Femme à l’éventail » de Pablo Picasso, 1909
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

matisse-2« Intérieur au bocal de poissons rouges » d’Henri Matisse, 1914
Huile sur toile exposée habituellement au Centre Pompidou

matisse-3« La desserte » (Harmonie rouge, La Chambre rouge) d’Henri Matisse, 1908
Huile sur toile habituellement exposée au musée d’état de l’Ermitage
à Saint-Pétersbourg

matisse-4

Henri Matisse

matisse-5« Poissons rouges » d’Henri Matisse, 1912
Huile sur toile exposée habituellement au musée d’état des beaux-arts Pouchkine
à Moscou

picasso-4

« Trois femmes » de Pablo Picasso, 1907-1908
Huile sur toile habituellement exposée au musée d’état de l’Ermitage
à Saint-Pétersbourg

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Contre-relief de Vladimir Tatline, 1914
Bois, métal, cuir, exposé habituellement à la Galerie nationale Trétiakov à Moscou

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