Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Défi STAR II de Liyah, Challenges « Summer PAL » de Bleue et Violette, « Animaux du monde » de Sharon, et « God save the livre » d’Antoni
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Le bizarre incident du chien pendant la nuit
Mark Haddon

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Christopher John Francis Boone, un jeune garçon âgé de « quinze ans, trois mois et deux jours »,  retrouve Wellington, le chien de la voisine Madame Shears, mort sur la pelouse. Le caniche a été transpercé par une fourche. Aussitôt, Christopher le rejoint et le prend dans ses bras pour le bercer. Lorsque la police arrive, elle pense qu’il en est l’auteur.
« – Putain de merde, qu’est-ce que tu as fait à mon chien ?
Je n’aime pas qu’on crie contre moi. J’ai toujours peur qu’on me frappe ou qu’on me touche, et je ne sais pas ce qui va se passer.
– Lâche ce chien, a-t-elle crié. Nom de Dieu, tu vas lâcher ce putain de chien ?
J’ai reposé le chien sur la pelouse et j’ai reculé de deux mètres. Elle s’est penchée. J’ai cru qu’elle allait ramasser le chien, mais elle ne l’a pas fait. Elle a peut-être remarqué tout le sang qu’il y avait et elle a eu peur de se salir. Elle s’est remise à hurler. Je me suis bouché les oreilles, j’ai fermé les yeux et je me suis laissé tomber en avant, roulé en boule, le front dans l’herbe. Elle était mouillée et froide. C’était agréable. »

Christopher n’est pas un enfant comme les autres, il est autiste et vit avec son père dans une petite maison au sein d’un lotissement. Quant à sa mère, elle est morte d’une maladie cardiaque ; partie un jour, elle n’est plus jamais revenue.
Elevé dans une école spécialisée, il est un enfant surdoué, passionné par les mathématiques, les nombres premiers, les sciences et les enquêtes policières. Il voue une admiration envers Sherlock Holmes qui a su élucider l’enquête du chien des Baskerville avec brio. Par contre, il n’apprécie pas Conan Doyle… adepte de spiritisme, son esprit n’étant pas cartésien. Lorsqu’il repense à Wellington, il trouve inadmissible que le meurtrier reste impuni. Il décide alors de mener son enquête et pourquoi pas… d’écrire un livre !

Bravant l’interdiction de son père qui essaie de le  protéger, surmontant ses phobies du monde extérieur et ses problèmes comportementaux, il va chercher des réponses « claires et nettes » et résoudre l’énigme comme il le ferait d’un exercice de mathématique. Avec Toby, son rat, il se lance dans l’inconnu terrifiant, dépassant ses frontières, jusqu’à Londres, et apprendra quelques nécessités lors de ce voyage initiatique.
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Un livre très agréable à lire. Il contient de la poésie, de la tendresse, de l’amour, de l’humour et du suspens… Christopher, enfant différent mais brillant, espère être astronaute lorsqu’il sera grand. L’idée fait sourire le lecteur car nous avons tous un jour voulu être… hôtesse de l’air (c’est moi !), Claudette (ma cousine), vendeuse de laine (ma voisine), pompier (un petit garçon devenu grand)… Puis, au fil de l’histoire, l’enfant craintif se transforme en un jeune téméraire, énergique et hardi. Nous suivons la progression de son enquête avec curiosité, espoir et réflexion. Christopher raconte avec ses mots les cheminements qui s’offrent à lui et les connections qu’il établit avec les indices. Cela ressemble dans sa tête à des schémas. Il compartimente tout, l’école, son avenir, ses examens, son père, les personnes qu’il côtoie, les difficultés qu’il rencontre, et il analyse et consigne tout dans un cahier avec des phrases concises, sans superficialité, brutes, arithméticiennes. Si Madame Shears ne veut pas porter plainte, si la police ne veut pas faire son travail, lui, se sent investi, en mémoire de ce chien affectueux, de résoudre le problème ; qui et pourquoi ? La réponse sera intéressante…
Cette histoire est une aventure, un passage, une transition et nous souhaitons que plus tard, elle puisse le mener vers son rêve… l’univers, celui des étoiles ou celui sur terre.
A conseiller !!!
PS : Ce livre m’a rappelé « Moi » de Sabina Berman, un livre de Liliba.

« – Combien font 251 fois 864 ?
J’ai réfléchi et j’ai dit : « 216 864 ». C’était une opération vraiment facile, parce qu’il suffit de multiplier 864 par 1 000, ce qui fait 864 000. Puis de le diviser par 4, ce qui fait 216 000, et on a déjà 250 x 864. Il suffit ensuite d’ajouter 864 au total pour obtenir 251 x 864. Ce qui fait 216 864.
J’ai dit : « C’est juste ? »
Rhodri a dit : « Je n’en sais foutrement rien », et il a ri. »

Vous avez aimé ? J’ai pire…

« Un triangle dont les côtés peuvent s’écrire sous la forme n2 + I, n2 – I et 2n (sachant que n > 1) est un triangle rectangle. » Démontrez, au moyen d’un contre-exemple, que l’inverse est faux. »

et ça continue !

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Albert Einstein

Billet chez Eiluned, Liliba, Karine,
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