Dark Shadows

logohalloween14 Dans le vaisseau fantôme avec Hilde et Lou Un film pour l’escale dans le Maine . .

120x160 DS.inddDark Shadows Film de Tim Burton

Dixit Wikipédia : « Dark Shadows, ou Ombres et ténèbres au Québec et au Nouveau-Brunswick, est une comédie horrifique fantastique américaine réalisée par Tim Burton, sortie en 2012. Il s’agit de l’adaptation en long métrage de la série télévisée américaine Dark Shadows de Dan Curtis, diffusée de 1966 à 1971 sur ABC. »

Fiche : Réalisateur : Tim Burton Scénariste : Seth Grahame-Smith Acteurs principaux : – Johnny Depp : Barnabas Collins – Michelle Pfeiffer : Elizabeth Collins Stoddard (descendante) – Helena Bonham Carter : Dr Julia Hoffman (psychiatre) – Eva Green : Angelique Bouchard (sorcière) – Jackie Earle Haley : Willie Loomis (serviteur) – Jonny Lee Miller : Roger Collins (descendant) – Chloë Moretz : Carolyn Stoddard (fille d’Elizabeth) – Bella Heathcote : Victoria Winters et Josette du Pres – Gully McGrath : David Collins (fils de Roger)   Dark-Shadows1 En 1760, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool avec leur garçon Barnabas pour s’installer en Amérique. Déjà fortunés, ils fondent une ville dans le Maine, qu’ils baptisent Collinsport, et font construire Collinswood, un splendide château de deux cents pièces, décoré de gargouilles, de monstres marins sculptés dans des bois précieux et rempli d’endroits secrets. Leur entreprise de pêche accroît leur fortune, tout semble aller pour le mieux pour eux, mais… Quelques années plus tard, Barnabas est devenu un beau jeune homme qui entretient une relation avec une de leurs servantes, Angélique Bouchard, amoureuse de lui depuis qu’elle est toute petite. Lorsqu’elle lui confie son amour, il ne peut tricher avec elle et lui avoue avec franchise qu’il n’est pas épris. Le camouflet est si cruel qu’Angélique décide alors de se venger en tuant ses parents… Peu de temps après, en apprenant que Barnabas courtise la délicate Josette du Pres, sa colère est terrible. Sorcière, elle invoque les forces du mal, mène au suicide Josette qui se précipite du haut d’une falaise et jette une malédiction sur Banrnabas en le transformant en vampire ; sa souffrance devant durer l’éternité. Pourchassé par les habitants de Collinsport pour avoir voulu s’abreuver à quelques gorges, Barnabas est capturé, enfermé dans un cercueil et enterré très profondément dans la terre, au centre d’une forêt.

Dark-Shadows5 Octobre 1972, Maggie Evans se rend dans le Maine pour un poste de gouvernante au service de la famille Collins. Quand elle se retrouve devant le portail de la propriété, un parc à l’abandon, un manoir gothique sinistre, elle semble réjouie et non apeurée. Désireuse de changer d’identité, elle se fera appeler désormais Victoria Winters. Fille étrange, d’allure fragile, elle va s’occuper d’un garçon de dix ans, David, obsédé par la mort de sa mère. Bien accueillie par l’aînée de la famille Collins, Elizabeth, Victoria fait la connaissance du reste de la famille, tous des gens bizarres, cyniques et las de leur vie de déchus. Au fil des siècles, de générations maudites, la fortune a décliné, leur société qui employait tous les pêcheurs des environs a fait faillite. Dans la forêt, des ouvriers font des travaux. La pelleteuse tape sur quelque chose de dur… un cercueil cadenassé…

Dark-Shadows3Barnabas se réveille, il est affamé. Il découvre alors ce nouveau siècle et ce que sont devenus ses héritiers. Il retrouve également Angélique, puissante, riche, et Josette, dans la personne de Victoria. Deux objectifs se dessinent. Redorer le blason de la famille à l’aide d’un trésor caché et déclarer sa flemme au fantôme de la femme qu’il a toujours aimée. Des projets qui ne plairont pas à Angie, sorcière immortelle de Collinsport.

Dark-Shadows4.. Ma première critique cinématographie sur ce blog ! J’ai retrouvé dans ce film tout l’univers que Tim Burton affectionne. Outre le fait qu’il ait donné le premier rôle à son acteur fétiche, Johnny Deep, et un beau rôle à Helena Bonham Carter (sa femme souvent présente dans ses réalisations), on voit son talent de conteur, ses névroses, son sens artistique, ses ambiances oniriques et fantastiques, un humour funèbre, des personnages fardés, la musique omniprésente, et une palette de couleurs souvent utilisée, des gris, des bleus, des crèmes, du translucide, du noir et le rouge, décliné du pale au framboise-rubis. Le rouge, dans les plus petits détails, représentant le sang, l’amour, mais aussi la violence et le diable, vient en contraste avec les couleurs froides du sommeil, de la mort, la peur, le froid… La région du Maine si bien détaillée par Stephen King dans ses thrillers, rend bien cette atmosphère asphyxiante et close, par la densité de ses forêts, ses côtes déchirées par les roches et sa mer, océan menaçant, meurtrier. J’ai aimé l’histoire, sa théâtralité, l’esthétique, décor et costumes, et la musique venue des années seventies, c’est pop, c’est rock. « Nights in white satin » (The Moody Blues), mélodie traînante, douce, débute l’histoire de 1972 avec Victoria, puis nous entendons Alice Cooper dans la dernière partie du film, complètement fou, effrayant avec ses peintures de guerre… Un plus pour le film, et une grande surprise pour moi, il fait une apparition chantée en interprétant son propre rôle. Sinon… en dehors du rôle d’Angélique tenu par Eva Green et celui de quelques seconds rôles (dont Carolyn),  j’ai trouvé le jeu des acteurs passable, éteint, guère convainquant, ce qui me laissera un goût de déception. La fin du film est aussi une déconvenue, pas dans son histoire, mais dans son plan, comme une ébauche. Ce film est passé à la télévision avec une classification « interdit au moins de dix ans ». Les quelques scènes sanglantes peuvent heurter la sensibilité des enfants. Barnabas est un vampire qui s’alimente comme un vampire… sans conscience, sans remord… Un dernier mot ? Sympa, mais je voulais plus !

Un billet chez L’Or Rouge,

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 dark-shadows2. Nights in white satin – The Moody Blues – « ici » . . .