Les cinq pépins d’orange

logomoisanglais15logo british mysterieslogo XIXème 2«XIXème siècle» de Fanny
«British Mysteries» de Lou et Titine

Mois anglais de Lou, Titine et Cryssilda, 1er billet

.

.
les cinq pépins d'orangeLes cinq pépins d’orange
Les aventures de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

.
Londres, septembre 1887,

John Watson rassemble ses notes. Il regrette de ne pas avoir retranscrit toutes les enquêtes de son ami Sherlock Holmes même si celles qu’il a racontées sont des plus passionnantes. Certaines ont été faciles à résoudre, d’autres plus ardues. Certaines n’ont pas eu de dénouement et d’autres l’ont rempli d’amertume… comme celle des cinq pépins d’orange.

Septembre est venteux, froid, il n’incite pas à baguenauder dans les rues. Holmes n’attend personne, mais la clochette annonce une visite. C’est un jeune homme d’une vingtaine d’années qui demande conseil pour une affaire étrange (toutes les affaires sont étranges !), Scotland Yard n’ayant pas voulu le prendre au sérieux.
Son oncle Elias Openshaw qui était parti en Amérique et qui avait combattu dans l’armée sudiste aux côtés du général Lee lors de la guerre de Sécession, est revenu en Angleterre avec une belle fortune. N’ayant aucun héritier, c’est vers son neveu John qu’il s’est retourné, lui demandant de venir le rejoindre dans sa demeure pour faire plus ample connaissance. John découvre alors un homme taciturne, secret et peu sociable, mais s’en accommode très bien les années passant… C’est juste avant la mort d’Elias que John prend mesure de tous les mystères qui l’entouraient. Celui-ci a reçu une lettre avec cinq pépins d’orange. Une phrase sibylline signée KKK et cinq pépins d’orange qui l’ont épouvanté et fait brûler des papiers qu’il tenait cachés.

« Mettez les papiers sur le cadran solaire. »

A ce stade de l’histoire, Watson ne sait que penser et Holmes dodeline de la tête, attentif aux moindres faits… A la mort d’Élias, survenue très rapidement après la missive, l’héritage est allé au père de John, qui moins de deux ans après, reçoit à son tour le même courrier contenant les cinq pépins d’orange… Fatalement, la menace qui fut prise comme une plaisanterie mena le cher homme à sa mort.
John étant le dernier successeur, c’est à présent à lui que la missive est adressée.

Holmes renvoie le jeune homme chez lui et entreprend son enquête sans plus tarder. Mais… mais il est déjà trop tard pour John Openshaw car le KKK va encore frapper. Quelles sont ces trois initiales et quelle est la signification des cinq pépins d’orange ?

.
Nouvelle extraite des Aventures de Sherlock Holmes, l’enquête est d’abord sortie dans le Strand Magazine en 1891.
Cette triste affaire relate l’assassinat de trois Openshaw et un dénouement bien affligeant qui restera dans les annales comme un échec cuisant. En effet, même si Holmes élucide le mystère rapidement, il n’a pas su protéger John et n’a pas pu appréhender les criminels. Justice sera faite, mais le châtiment ne sera pas rendu par les hommes.
Ce dernier point chagrine Holmes, plus peut-être que la mort de son client. Watson nous le montre affligé, suspendu entre deux émotions, l’orgueil et la contrition : « Je souffre dans mon orgueil, Watson ! C’est un sentiment mesquin, peut-être, mais je souffre dans mon orgueil. J’en fais à partir de maintenant une affaire personnelle ; si Dieu le veut, je liquiderai ce gang. Dire qu’il est venu pour que je l’aide, et que je l’ai envoyé à la mort !… »

Un plaisir de lecture !

.

D’autres billets chez Belette,

.

sherlock4.

.

.

Le mystère du Val Boscombe

logo XIXème 2logo british mysteriesUne lecture commune avec Caro, Shelbylee et Aymeline « Challenge XIXème siècle » de Fanny
« Challenge British Mysteries » de Lou et Titine

.

.
le mystère du val boscombeLe mystère du Val Boscombe
Arthur Conan Doyle

.

.
1888, dans le Herefordshire,

Watson accompagne Holmes pour une enquête dans la vallée de Boscombe. L’inspecteur Lestrade de Scotland Yard l’a appelé à l’aide pour démêler les incohérences d’un dossier trop facilement clos (ou plus certainement pour corroborer…). On accuse un fils d’avoir tué son père dans un bois, après qu’ils se soient méchamment disputés.

Dans le train, Holmes relate les faits en s’appuyant sur les écrits du coroner qui a pris la déposition de James McCarthy, le présumé meurtrier déjà incarcéré qui risque la pendaison. Comme le souligne Watson, il est bizarre que le jeune homme ne veuille pas se disculper et clarifier certains points nébuleux. Manque d’intelligence ou d’imagination ? C’en est désolant !
Au tour de ce drame, il y a deux familles, deux patriarches qui se connaissent bien ; John Turner et Charles McCarthy. Ces deux hommes se sont rencontrés il y a fort longtemps en Australie, dans la colonie de Victoria. Le premier a fait fortune dans les mines d’or et a acheté une propriété en Angleterre, le second est venu le rejoindre et s’est installé dans une des fermes du domaine. Tous deux veufs et pères, leur complicité s’est renforcée et devait se cristalliser par l’union de leurs enfants, James et Alice.

Alors, coupable ou pas coupable ? Le temps est compté, Holmes va démêler l’écheveau de l’histoire et extorquer des confidences.

.
Cette nouvelle des Aventures de Sherlock Holmes est parue dans le Strand Magazine en 1891 (dixit Wiki).

De facture classique, sans originalité dans l’intrigue ou le dénouement, l’histoire arrive à captiver avec le récit du coroner qui esquisse scènes et personnages. Les décors boisés où Sherlock mène l’enquête, les témoignages des gens du domaine, les évidences élémentaires qu’il souligne comme à son habitude, sont aussi des atouts bien plaisants à notre lecture.
En conclusion… j’aime toujours même si le suspens n’est pas terrible. On lit les histoires de Sherlock Holmes aussi pour les ambiances et le voyage dans le temps.

.
Vous trouverez d’autres billets chez Aymeline, Caro et Shelbylee
aussi chez Belette,

.

sherlock Holmes
Jeremy Brett dans son rôle de Sherlock Holmes

.

.

.

.

Une affaire d’identité

logo XIXème 2logo british mysteriesUne lecture commune avec Caro, Shelbylee et Aymeline « Challenge XIXème siècle » de Fanny
« Challenge British Mysteries » de Lou et Titine

.

une-affaire-d-identiteUne affaire d’identité
Les aventures de Sherlock Holmes
Conan Doyle

.

« – La vie, mon cher, est infiniment plus étrange que tout ce que l’esprit humain pourrait inventer ! Il y a certaines choses que nous n’oserions pas concevoir, et qui sont pourtant de simples banalités de l’existence… »

Quand Holmes parle de ces « choses » à son ami Watson, il ne pouvait pas trouver mieux pour justifier ses dires que l’affaire qu’on allait lui proposer… banale et tortueuse.
Mary Sutherland, une jeune femme désespérée, souhaite retrouver son fiancé Hosmer Angel qui a disparu juste avant le mariage, en lui faisant promettre fidélité… quoi qu’il devait arriver. La promesse ne fut pas difficile à donner car Mary voit en Hosmer le preux chevalier de ses rêves. Habitant toujours sous le même toit que sa mère et son beau-père, James Windibank, un homme très sévère qui lui interdit les sorties, elle n’avait jusqu’à présent jamais eu l’opportunité d’être vraiment courtisée. Encouragée par sa mère lors des absences de ce dernier, Mary put mener à bien cette idylle qui devait aller jusqu’aux noces.
Watson se doute bien que tout commence à s’imbriquer dans l’esprit de son ami qui résoudra l’affaire très rapidement… le lendemain.

.
Troisième nouvelle des Aventures de Sherlock Holmes, « Une affaire d’identité » est comme les précédentes, courte et machiavélique. Les supercheries, toutes bêtes, médiocres soient-elles, sont le début des affaires criminelles les plus importantes. Le scélérat qui se joue des sentiments de Mary est promu à un avenir des plus noirs. C’est le constat prononcé par Holmes à la fin de l’intrigue.
Si cette affaire n’a pas de panache, elle souligne une fois de plus du formidable raisonnement de notre détective ! Le plus petit indice raconte une histoire… On découvre également dans cette enquête qu’il est prêt à déclarer forfait par compassion. Il ne veut surtout pas révéler la vérité à Mary pour ne pas la peiner davantage.

Toujours aussi séduites par le personnage, enchantées par cette époque, nous continuons notre lecture commune avec « Le mystère du Val Boscombe »… avec Caro, Shelbylee et Aymeline.

.
sherlock-holmes-serie-tv-1984-03-g

.

.

.

.