La pâtisserie Bliss

Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°16
Une lecture commune avec Nahe qui a lu le 2ème tome.

 

 

La pâtisserie Bliss
Kathryn Littlewood

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C’est à l’âge de dix ans que Rosemary Bliss apprend que ses parents mettent de la magie dans leurs pâtisseries.
Tout prend un sens quand elle surprend sa mère entrain de capturer un éclair pour l’intégrer dans la pâte d’un gâteau qu’elle destine à un petit garçon qui, suite à une électrocution, se retrouve dans le coma. A l’hôpital, Kenny est plus proche de la mort que de la vie, lorsque Céleste, la mère de Rosemary, lui met entre les lèvres une miette du gâteau. Le miracle se produit aussitôt… Kenny se réveille en réclamant un verre de lait !

Dans la petite ville de Calamity Falls, les gens ne sont pas à plaindre, ils ont la pâtisserie Bliss dont la réputation n’est plus à faire ! Leurs bienfaits et leur générosité sont tellement encensés que même les gens des villes mitoyennes viennent leur demander conseils. C’est ainsi que le maire de Humbleton vient demander de l’aide pour guérir ses concitoyens d’une méchante grippe qui fait des ravages. Un remède ? des croissants aux amandes et peut-être des cheesecakes à la citrouille…
Les parents de Rosemary devant partir une semaine, ils confient la pâtisserie à leurs enfants et à leur assistant pâtissier, Chip, un grand gaillard qui ressemble plus à un mercenaire qu’à un marmiton !

Rosemary se retrouve avec ses frères, Olivier et Origan, et sa sœur, Nini, aux commandes de la boutique. Vendre les gâteaux, c’est bien, mais les faire ça serait mieux. C’est alors qu’arrive de New-York, une petite-petite-cousine de la branche sulfureuse de la famille Bliss. Lily, très belle et très gentille, souhaite se rapprocher de sa famille qui lui manque. En l’absence de Céleste, elle se propose d’assister les enfants dans leur travail et devient très vite une aide précieuse.
C’est dans la chambre froide que Rosemary trouve le grimoire de sa mère. Avec ce livre, ils pourront garnir les étagères de pâtisseries et les paniers de viennoiseries… en commençant par confectionner des muffins de l’amour et des cookies de la vérité…

Calamity Falls va se régaler ! mais surtout Calamity Falls va connaître un vent de folie !
La semaine va paraître longue… et que trame réellement la petite-petite-cousine, Lily ?

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Premier tome de la série, ce livre installe le décor et les personnages dans une ambiance champêtre, exubérante et magique, quelque part dans un lieu préservé. Humour, taquineries, douceur, aventures et gourmandises sont au rendez-vous, ce qui ravira les jeunes lecteurs qui apprécieront la fratrie Bliss. La cuisine n’est pas à la portée de tout le monde, même avec un livre de recettes ! Les déboires ne tardent pas à arriver et donnent de bonnes saveurs à l’histoire. Et comme vous pouvez vous en douter, la cousine Lily n’est pas aussi sympathique…
Je recommande cette charmante lecture aux jeunes enfants, de 7 à 10 ans. Plus vieux… c’est à vos risques et périls !!! Il y a un cabinet de curiosités tout à fait incroyable ; nain en sommeil, œil de sorcier, lumière d’éclipse lunaire…

Vous trouverez des billets de ce 1er tome chez Nahe, Hilde,

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La Poule au Bois Dormant

logo illustrations
Une semaine d’illustrations, du 08 au 13 février
« Animaux du monde » de Sharon

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la poule au bois dormantLa Poule au Bois Dormant
Texte de Christian Jolibois
Illustrations de Christian Heinrich

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Nos petits amis, Carmen, Carmélito et Bélino, partent dans un autre comté pour rendre visite à Coq Papi. Enthousiastes et sans crainte, ils laissent leur belle campagne pour découvrir les plaisirs de la ville où Coq Papi a la fonction de crieur public.

 La poule au Bois Dormant 1

La cité fortifiée est très belle, majestueuse avec ses tours ornées d’étendards colorés, ses remparts, ses rues pavées et ses échoppes animées, mais guère sympathique pour nos campagnards qui se font traités de « ploucs » dès leur arrivée !
Lorsqu’ils retrouvent Coq Papi, c’est pour le voir en plein travail, battre son tambour et clamer la tirade « Oyez ! Oyez ! Gentes dames, gentils messieurs, riches ou gueux… »
L’information qui suit, raconte l’histoire de la princesse Poule qui dort depuis cent ans dans le Bois Dormant. Seul un valeureux chevalier, après avoir affronté d’autres gentilshommes dans un « tournoi »,  pourra traverser le fleuve, vaincre le sortilège et aller la réveiller.

Carmen, Carmélito et Bélino restent pantois ! Cent ans !!! c’est long… Cois, il le sont encore plus quand ils apprennent que Coq Papi veut participer et devenir ce héros.
Mais quelqu’un surprend la conversation… c’est sa Seigneurie le Coq Noir qui ambitionne la place de champion. Fourbe, il va intriguer et faire tout pour écarter le principal concurrent.

Carmen, Carmélito et Bélino vont jouer les justiciers…

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J’ai découvert les Petites Poules avec « Nom d’une poule, on a volé le soleil ! », et je compte bien poursuivre la série. Drôle, bien illustrée, pleine de vivacité dans les couleurs et les expressions, fine dans son humour, elle en devient irrésistible !
Cet épisode arrange le conte de la Belle au Bois Dormant de manière… particulière ! La Belle Poule inanimée réserve des surprises…
Je vous garantis la bonne humeur que cet album suscite. Entre le texte et les illustrations, le sourire s’épanouit.
Je vous le recommande ++

Extrait :

« La cité explose de joie.
On s’embrasse, on rit, on danse pour fêter le petit coq
qui a mis fin à l’odieuse malédiction.
Carmen est heureuse de retrouver son grand
-père :
– Papi kidnappé…
Papi martyrisé…
Mais papi… libéré !!! »

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D’autres billets chez Sharon, Valentyne,

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La poule au Bois Dormant 32La poule au Bois Dormant 2

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Voyages en absurdie

logorl2013
« La rentrée littéraire » chez Hérisson

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voyages en absurdieVoyages en absurdie
Stéphane De Groodt

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C’est un carnet de voyages en absurdie. Le pays est extravagant car les chemins sont fous, tortueux. Mais ne vous trompez pas ! rien est illogique, tout est sensé, les jeux de mots fleurissent le paysage et le célèbrent. Même si les voies sont caillouteuses, pleines de billevesées et de calembours, qu’il est bénaise de s’y promener !

Stéphane de Groodt est acteur et humoriste Belge. Il a été aussi pilote de course !
Depuis 2012, il est un zébulon dans l’émission de Maïtena Biraben le dimanche sur Canal+. Sa chronique « Retour vers le futur » retrace des portraits de célébrités, de manière joyeusement décalée, déjantée, comme l’était l’humour de Raymond Devos et celui de Boby Lapointe.

Ce rendez-vous du dimanche, je ne le manque jamais. Il est un petit délice avec mon café. Je demande alors silence autour de moi, je maîtrise mon souffle, je monte un peu plus le son, je me détends et j’attends l’épreuve sportive. Oui… j’apparente cette écoute à du sport. Il faut être attentif et ne pas en laisser échapper !!! Pour ceux qui ne connaissent pas, je précise : ne pas laisser échapper les calembredaines du sieur De Groodt qui s’enchaînent comme des sauts de puces, énergiques, rapides et périlleux. Donc, j’en oublie de respirer, j’évite de rire et j’essaie de ne pas baver (bouche béate et béante). Mes oreilles frissonnent de contentement, c’est fin, sinueux, intelligent, rusé, imagé, drolatique. Il faut rendre à César ce qui est à César, ce travail, De Groodt le partage avec son ami Christophe Debacq.

Dans ce recueil, nous avons cinquante chroniques-portraits qui racontent le monde politique, artistique, sportif, « people »…
Nous entamons le périple avec Albert II et Elisabeth II. Je me souviens de ce jour, l’invitée était Nabilla, auteur de  « Allô ! Non, mais allô quoi ! T’es une fille, t’as pas d’shampooing ?… », elle était perdue, elle ne comprenait rien. Ou alors, elle surjouait son rôle.
Voici le début :

« Vous le savez peut-être, et si vous ne le savez pas je vais vous le dire, ça vous évitera d’ignorer, mais Albert II, roi de Belgique, qui sans vouloir prêter la Flandre à la critique rend plus belge la vie, est né le 6 juin !
Eh oui, quelle drôle D-day !…
Etant moi-même de confession belge par la mère de mon frère et bruxellois par mon père, mon fisc et mon saint-esprit, il était tout naturel, ou Paturel si je m’étais appelé Sabine, que je parte à la rencontre de Sa Majesté, enfin ma majesté, ou même papajesté – comme c’est un mâle – afin d’user, comme tout bon sujet, de mon verbe pour faire des compliments à ce roi qui règne sur le pas pays qui est le mien.
A peine arrivé à mon point de départ, sans bouger de chez moi quoi, je pris la direction du Palais, où un garde royal un peu gelé m’informa que le roi, sa femme et le p’tit prince étaient justement partis chez moi ! N’ayant plus le temps de serrer la pince de Monseigneur je m’en retournai Anvers et contre tous non sans lui transmettre mes hommages et intêrets par sms… oui, j’avais téléchargé « l’appli Birthday »…
Changement de programme donc. Heureusement, connaissant les ficelles du protocole, ayant donc plusieurs cordes à monarques, je me rappelai que la reine Elizabeth, comme ses pieds, célèbrera le 4 juin prochain ses soixante années passées sur le trône ! Un bel hommage à l’Elizabeth fessier… qui avec son insulaire de ne pas y toucher est quand même la descendante du George V. Et si on a la chambre avec ça, elle n’est pas-lasse de répéter qu’elle est surtout la fille de George VI, roi Bègue dont les valets-rient encore de ses discours… »

Et ça continue, encore et encore…
La lecture est comme l’écoute, athlétique. Il est bon de lire un texte par jour pour en apprécier toutes les pirouettes.
C’est un livre à recommander, à offrir, un rappel des Retours vers le futur.

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Stephane-de-Groodt.
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