L’insomnie des étoiles

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L’insomnie des étoiles

Marc Dugain

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1945,
Dans une ferme du Sud de l’Allemagne, Maria est toute seule. Le froid s’installe dans l’automne, la terre est devenue stérile, le sol est gelé. C’est une survivante. Fatiguée, fragile et chétive, elle est aussi courageuse, résistante et puissante.

A la veille de la fin de la guerre, l’Allemagne capitule et éparpille ses soldats vers des fronts vaincus. Des divisions françaises avec leurs alliés annexent les campagnes et les villes.
Un officier et son unité, arrivent dans cette ferme. Ils découvrent une adolescente en haillons, une fille sauvage, encore enfant dans un corps décharné, mais femme dans son regard, dans son aura.
Un adjudant questionne « – Qu’est-ce qu’elle fout là ?… Comment t’appelles-tu ?…
– Maria Richter… Je n’ai pas de raison d’être ailleurs.
–  Bordel ! Qu’elle nous dise où est sa famille !…
– Mes grands-parents sont tous morts avant la guerre. Mon père est sur le front russe…
Maria, soûlée par des mots qu’elle ne comprenait pas, se sentit chanceler un court instant avant de perdre connaissance..Les hommes faisaient un cercle autour d’elle. Elle reconnaissait tous ces visages sauf un, celui d’un homme qui la regardait d’assez loin, en roulant une cigarette. Il levait fréquemment la tête en scrutant le ciel comme s’il y lisait quelque chose de particulier.« 
Le ciel et ses étoiles, le capitaine Louyre les déchiffre, les côtoie, il est astronome.
Puis, des soldats déposent une caisse. Elle contient des os calcinés.
Et les questions fusent à nouveau. L’adjudant reprend l’interrogatoire.
« …- Qui était-ce ?…
– Je ne le connais pas et il n’avait pas de papiers…
– Tu ne sais pas qui est était ce type ? Il est venu mourir ici tout seul probablement, ensuite il s’est fait cuire et, pour finir, il s’est rangé soigneusement dans une caisse. Et, ultime précaution, pour ne pas prendre froid, le désossé s’est recouvert de toutes les saloperies qu’il a trouvé dans la grange… Tu l’as brûlé et tu l’as mangé… »
Le capitaine fixe Maria, les propos de son subalterne le dérangent, l’agacent. Il la comprend, elle pourrait être une âme soeur. Homme blasé et désenchanté, n’ayant plus fois en l’humanité, il va s’obstiner à reconstituer le puzzle. Pour lui et pour Maria, il va enquêter.
Cette investigation le conduira à une maison de repos tenue par le bon docteur Halfinger, un condisciple du docteur Mengele.
L’eugénisme. Le voile se retire et dénude une vérité des plus atroces.
« …- Vous n’imaginez pas ce qu’on découvre… On dit que les Russes sont tombés sur des camps de concentration, avec des monceaux de cadavres. Nous n’avons pas fait une guerre comme les autres, ces gens-là n’étaient pas les ennemis de 14, mais une race de mutants dont on découvre chaque jour un peu plus les horreurs… »
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J’ai aimé ce livre. Il ne laisse pas indifférent. Dès les premières pages, l’angoisse nous étreint et même si nous décelons l’intrigue très rapidement, nous avons l’envie et le besoin de continuer l’histoire. Les personnages sont comme nous l’attendons. Un capitaine, héros malgré lui, impassible, parfois absent, parfois implacable et surtout tenace, une adolescente déjà adulte, déjà vieillie qui survit pour lire les lettres de son père et le retour de celui-ci, un jeune soldat solitaire en quête de tendresse, d’amour, un adjudant bête et discipliné, un colonel fourbu, averti et compatissant et un médecin aux idées fascistes, un être à vomir.

Je dois vous avouer qu’il est un sujet que je n’aime pas aborder ou lire ou voir, c’est celui de la deuxième guerre mondiale. C’est un dégoût palpable qui me rend malade.
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Nébuleuse
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