L’homme idéal (en mieux)

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Une semaine Saint-Valentin

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l'homme idéal en mieuxL’homme idéal (en mieux)
Angela Morelli

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Depuis dix-huit mois qu’elle est séparée du père de sa fille, Émilie, une jeune femme de trente-cinq ans, vit chez son amie Clara. Professeur de lettres, sa vie est rythmée par ses cours, les copies à corriger, ses insomnies, des débats philosophiques sur Facebook (genre : – Il l’a comment ? – Trop petite – Ben, zut alors !…), et ses soirées gloussements girls and cocktails. Il y a aussi sa fille de neuf ans, Elizabeth, ses parents protecteurs et « légèrement » inquisiteurs, et son ex, le beau Diego libre dans sa tête, indomptable sur sa moto, qu’elle veut éradiquer de sa vie.

Un jour, pour rendre service à son amie Clara qui tient une librairie, Émilie la remplace.
Et alors ? et alors ?… 1. Zorro 2. Bradley Cooper. 3. Samuel… est arrivé.
– Imaginez… une jeune femme pulpeuse (tout bien comme il faut), une peau blanche (c’est pour mieux rougir Mère-Grand), une chevelure difficilement soumise (pour s’y perdre), une timidité presque victorienne et une panoplie de jurons mythologiques (par les « bip » d’Hadès !).
Elle est dans ses songes lorsque quelqu’un s’adresse à elle.

– Imaginez… un homme. Beau. Grand. Un regard et un sourire à devenir chamallow. Intelligent (oh oui ! il ne peut que l’être). Et terrriblement… sexy.
– Imaginez… après les personnages, la scène… « – Vous êtes Madame Vanderhelde, c’est bien ça ! » (voix basse et chaude) Il la reconnaît, elle était la prof de son fils Louis au lycée. Elle ne voit pas… Oh ! mais oui ! elle se rappelle… « Winterfeld ». Des salutations cordiales, (intérieurement chez Émilie, il y a les hormones qui dansent le flamenco et chez Samuel, la bête se réveille), des raclements de gorge, des odeurs musquées, une caresse par inadvertance, l’atmosphère s’électrifie, ils font comme si de rien n’était, blablatèrent sur des livres et… se promettent un rendez-vous pour un jour, un verre.

(Mes regrets pour cette introduction un peu niaise, elle ne rend pas justice à l’histoire, mais c’est le souvenir attendri que j’en ai. Ce sont des prémisses heureux et souriants.)

Samuel et Émilie, « C’est une question de feeling… ».
Après son veuvage, Samuel a longtemps fuit tout rapprochement avec les femmes qu’on lui présentait. Il y avait toujours quelque chose qui le dérangeait. Mais ce petit bout de femme, naturelle, timide, spirituelle, vive, douce, l’a séduit sur un regard. Il aimerait enfouir ses mains dans ses cheveux, suivre du doigt ses fards qui s’étendent dans le décolleté, caresser le velours de sa peau, mordre ses lèvres, la protéger. Il ne va pas la brusquer, il va se montrer galant et lui faire entrevoir tout le potentiel de leur future histoire.
Un verre, un film au ciné, un dîner…
Émilie sait qu’elle devrait tourner une page. Lorsqu’elle rencontre Samuel, les émotions qu’elle ressent ne la trompent pas. L’attirance est immédiate, animale. Elle aime son odeur, ses sourires, sa façon de la regarder, le fait qu’il ait traduit « Nord et Sud » de Gaskell (quel homme !)… et si parfois elle le trouve un peu trop autoritaire, elle apprécie aussi sa prévenance et sa force.
Osera-t-elle ? mais alors juste un peu…

Sans trop vouloir précipiter les choses et rendre leur relation éphémère, tous deux vont se découvrir et s’aimer. Patience et fougue ne sont pas toujours antinomiques !
Paragraphe, chapitre, chacun se raconte à tour de rôle, et lorsque Diego réapparaît, toujours épris d’Émilie, l’histoire pourrait alors se scinder et prendre un autre chemin.

L’homme idéal ? Émilie est prête à lui offrir ses meilleurs sentiments et plus si affinité.

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L’auteur a écrit un roman qui allie deux genres, la chick-lit à la romance. Un beau style, une histoire pleine d’humour, de vitalité, d’émotion, des personnages séduisants, un tantinet fantasmé pour Samuel, bien ancrés dans notre société pour Émilie, Clara, Louisa et Maria (les amies), on partage, on est de connivence et on aime tout ce petit monde. L’écriture est aussi belle dans les fantaisies, les délires entre copines, les chagrins, le veuvage et la rupture, la vie de tous les jours, travail et famille, que dans les scènes intimes (si bien imaginées !). La gamme des sentiments est de toutes les couleurs.
Pour une lecture douce, chaude, drôle, je vous recommande ce livre…

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D’autres billets chez Cécile, Jérôme, Noukette, Stéphie, Sandrine, Cathulu, Cuné, l’Irrégulière, Karine, Leiloona, Sarah, Yueyin, Albertine,

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Bradley Cooper… dans le rôle de Samuel Winterfield… (On peut toujours rêver !)

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La valse de l’espoir

Avec Karine and Co Les Harlequinades à la sauce Vintage
Une lecture commune avec Karine

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Janet Dailey

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J’espère que vous admirerez la qualité de la couverture du livre ! Le roman croupissant dans une cave, j’ai dû lui faire un relookage esthétique avec Photofiltre. Comme le précise la collection, « cet ouvrage a été publié en langue anglaise sous le titre « Night of the cotillion » en 1976 et traduit en 1979 par les Editions Harlequin ». Il est le n° 70.

Passons à la chronique du livre avec tout le sérieux qui s’impose… amusez-vous à faire le billet d’un Harlequin et vous comprendrez mes suées… Mais comme dit Asphodèle : « Warf ! Il a bon dos le challenge pour lire ce genre de choses !!! »

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Oak Springs, Virginie,

Amanda Bennett doit travailler pour participer aux frais de ses études. Depuis ses dix-huit ans, elle est guide au Chesnay, la plantation des Colby, une importante famille qui détient les terres et les industries de la région. Son père, directeur de l’une de leurs filatures de coton, ne peut subvenir à tous les frais universitaires de ses quatre enfants.
Être guide au Chesnay, c’est porter une robe à crinoline, représenter la distinction du Sud, raconter la guerre de Sécession, les troupes de Sherman, l’incendie d’Atlanta et les pillages sur la route de Savannah. C’est aussi rendre le lustre à la vieille demeure et dévoiler ses secrets… Car si les Yankees l’ont épargnée, c’est pour l’amour d’un fringant capitaine pour la belle propriétaire.

Tous les ans, pour célébrer l’anniversaire du premier président des États Confédérés, Jeff Davis, un bal est organisé dans la somptueuse demeure. Amanda doit se préparer et revêtir une robe d’exception ! Elle est une « vraie beauté du Sud »…
« Le tissu était d’un merveilleux vert émeraude, avec des reflets chatoyants qui faisaient admirablement ressortir sa peau ivoire et ses cheveux doux doré. Au dessus de la vaste crinoline, sa taille et son buste menus étaient moulés à ravir. »
L’excitation de cette soirée monte d’un cran, lorsqu’elle apprend par son amie Cheryl que Jérôme Colby honorera la réception de sa présence. L’héritier de la famille est un homme puissant, accaparé par ses affaires et qui ne vient au Chesnay que rarement depuis la mort de ses parents. Six ans auparavant, elle l’avait aperçu sur la propriété. Il était sur son étalon à galoper fougueusement (Arrêtez de rire !). Pour la jeune adolescente, il incarnait le prince des contes et elle lui consacra, à compter de ce jour, tous ses rêves… Secrètement, elle emmagasinait les renseignements et gardait de folles et naïves espérances. Mais les fantasmes qu’elle aimait imaginer prirent fin un jour lorsqu’elle découvrit la véritable personnalité de cet homme ; goujat, hautain et bien trop dominateur.

Dans la salle de bal, Amanda devient une petite fille. Le décor est digne de la splendeur d’antan. Au bras de son ami d’enfance, elle est subjuguée par les lumières qui de la maison s’étendent jusque dans le parc. Son regard se perd dans la foule bigarrée de soie et d’alpaga pour se porter sur le portrait altier du Colonel Colby. Alors qu’elle se plaît à penser à l’indignation de son grand-père… un soldat yankee dans une demeure sudiste… Amanda se retrouve face à l’héritier, toujours aussi beau, aussi irrésistible ! Elle se sent épinglée et détaillée outrageusement, car malgré un salut condescendant, les yeux de Jérôme Colby s’attardent avec intérêt sur son décolleté.

Les valses se succèdent et donnent à Amanda un tournis bien agréable. Un cavalier se présente et lui propose une danse. Un petit tour, deux petits tours, l’approche est d’une séduction directe, froide et le cœur d’Amanda s’emballe.
Jérôme Colby est intéressé par cette orgueilleuse jeune fille qui le snobe. Un jeu s’engage entre eux et il espère en être le vainqueur.
Amanda est innocente, elle garde en elle une fraîcheur qui étonne Jérôme. Lui, désabusé et cynique, ne songe qu’à ses plaisirs immédiats. L’amour est une notion ridicule, fausse, il faudra qu’elle le comprenne, vite, il n’a pas de temps à perdre avec une ingénue.

Baisers, disputes, réconciliations, ruptures, le rythme fluctue suivant les humeurs et les désirs, sans jamais y mêler l’amour. Jusqu’au jour où Jérôme propose le mariage à Amanda comme s’il procédait à une transaction commerciale…

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Mon avis :
Des têtes à claques ! l’un et l’autre. Lui pour être aussi despotique et macho et elle pour être aussi niaise et masochiste. Il a souffert dans son enfance d’un père et d’une mère égoïstes. Marqué par leur dédain, il en est devenu exécrable. Amanda fait une fixation sur cet amour, elle en oublie fierté, dignité et raisonnement. Au moindre claquement de doigt, elle accourt fidèle (langue pendante, cheveux au vent).
Les seuls personnages sympathiques sont le pépé qui peste dans sa barbe après le yankee, radotant des souvenirs que son grand-père lui racontait, et la gouvernante des Colby qui houspille après Amanda pour qu’elle retrouve un peu d’amour-propre.
‘Tout un monde d’évasion »… on peut dire que je n’ai pas eu une once de rêve dans cette romance trop datée, trop arriérée. La condition de la femme est réduite en purée.

J’ai souvenir de quelques lectures au temps de mon adolescence, elles étaient moins affectées, plus sensuelles, mais il est vrai que c’était une époque où je m’effarouchais de peu. Mais pour le challenge de Karine, persistons ! Dès demain, je commence « Celui qui hantait ses nuits » de Charlotte Lamb.
Et comme je ne veux pas souffrir seule, j’adresse à Sharon mes salutations accompagnées de… « La valse de l’espoir ». J’ai hâte de lire son billet !!!

Edit du 14.08 : Karine l’a découvert dans sa PAL ! et l’a lu…

D’autres billets chez Karine, Sharon,

A bientôt pour ma semaine du romanesque !

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