La guerre des Lulus, Hans – Tome II

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« Vivent nos régions » de Lystig – Picardie

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La maison des enfants trouvés, 1914 – Tome I

.la guerre des lulus 2La guerre des Lulus
Hans, 1915 – Tome II
Scénario de Régis Hautière
Dessins de Hardoc
Couleurs de David François et Hardoc

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Résumé du premier tome :
En août 1914, les Allemands bombardent la campagne de Valencourt et leur armée pénètre les terres. Tout le village est évacué vers des lieux sécurisés, sauf les Lulus, quatre garçons de l’orphelinat qui sont « oubliés ». Lucien, Luigi, Lucas et Ludwig doivent se débrouiller seuls, cachés dans une forêt, à l’abri perchés dans un arbre. De quatre, ils passent à cinq lorsqu’ils découvrent Luce, une jeune réfugiée.
« Ils s’organisent pour survivre… »

Valencourt, Picardie, 1915,

Les Lulus ont découvert un Allemand qui se terrait dans une grange et l’ont fait prisonnier. Ce soldat est un déserteur qui ne supporte plus le cauchemar de la guerre. Très vite, leur relation change lorsqu’il arrive à soigner Luce d’une fièvre qui n’en finit pas de l’affaiblir.
Hans et les Lulus essaient de communiquer et de passer outre le barrage de la langue. Ils apprennent chacun un peu de français, un peu d’allemand, et la confiance, l’amitié, s’établissent bien vite. Hans leur montre les fruits de la forêt qu’ils peuvent récolter, patronne leur quotidien et se montre d’une protection toute paternelle.
Les enfants grandissent et acquièrent une assurance plus forte. Après l’hiver vient la belle saison et l’ambiance prend des allures de camp de vacances… Ils sont heureux, ils profitent, consolident leur abri, emmagasinent des provisions, mais la guerre est là et Hans voudrait partir rejoindre sa femme…

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Deuxième tome de « La guerre des Lulus », cet épisode joint des consonances douces et tristes. Les enfants se trouvent heureux sous la tutelle de Hans et les dessins montrent ce bonheur simple, léger et taquin. La forêt revêt des couleurs lumineuses avec une chaude transparence et une déclinaison de verts tendres et denses, un étang reçoit l’écho de leurs rires et de leurs pitreries. C’est vivant, jeune, pétillant. Lucas a eu treize ans, un âge digne ! Luce fête son anniversaire avec bougies et gâteau. Ils s’octroient des joies tout en ayant conscience qu’elles seront éphémères. Peut-être ne dureront-elles que le temps des beaux jours… Lucien y songe… son âge est celui du devoir.
L’histoire est poignante car elle a ses ombres, les mêmes qui traversent le regard de Hans ; la guerre est si proche !
Les auteurs ont créé des personnages beaux et attendrissants. Dans cet opus, celui de Hans est incontestablement le plus bouleversant.
Le sourire est amer et le chagrin ferme l’album sur 1915. La parenthèse du bonheur s’ouvre sur une réalité bien tragique.

Quelle belle histoire ! J’aime beaucoup, beaucoup, et je vous conseille les deux premiers tomes. Jérôme dit qu’il faut patienter jusqu’en mars 2015 pour lire le troisième ; l’attente va être longue.

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Des billets chez Noukette, Jérôme, Argali, Sandrine(YS), Moka, Lasardine, Stéphie, Sabariscon, Caro,

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lulu Hans Hardoc
Peinture de Hardoc, son site.

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La guerre des Lulus, La maison des enfants trouvés – Tome I

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« Vivent nos régions » de Lystig
« A tous prix » d’Asphodèle

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la-guerre-des-lulus-1 La guerre des Lulus
La maison des enfants trouvés, 1914 – Tome I
Scénario de Régis Hautière
Dessins de Hardoc
Couleurs de David François et Hardoc

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A Valencourt en Picardie, le narrateur revient et se rappelle le village, une campagne morcelée de champs, une douceur de vivre, une époque, et l’abbaye, un orphelinat…

1914,
Le professeur part pour la guerre et espère revenir bientôt. A l’abbaye, ils ont préféré le taire aux enfants pour ne pas les effrayer. Ce conflit ne durera pas longtemps…
Dans la maison des Enfants Trouvés, ils ne sont plus que deux religieux pour s’occuper des enfants et ce n’est pas pour déplaire aux Lulus.
Les Lulus sont quatre garçons, Ludwig, Lucas, Luigi et Lucien, complices, inséparables et toujours en accord pour commettre des bêtises. De personnalités différentes, souvent en bisbilles, ils sont pourtant unis et se témoignent une belle solidarité. Quand la nuit réveille des cauchemars et que des reniflements trahissent les peines, dans la chambre des Lulus, ils sont « tous pour un ».

Alors que les Lulus se retrouvent dans la forêt qui cerne l’abbaye, à chercher l’aventure et à bâtir une cabane dans un arbre, les prêtres reçoivent l’ordre d’évacuer de toute urgence les lieux car les Allemands ont annexé la Belgique et vont bombarder la région. En peu de temps, tous les habitants de Valencourt désertent le village vers des lieux plus sûrs.
Lorsque les Lulus rentrent de leur escapade, ils retrouvent une abbaye abandonnée… Ils ont été oubliés !
A eux la liberté ! les pots de confiture du cellier, le café du village avec son billard, ses limonades et son journal. C’est ainsi qu’ils prennent connaissance de la terrible actualité.
« La guerre est partout et on n’était même pas au courant. »
La liberté des premiers instants, la joie de la goûter, de la partager avec Luce, une jeune réfugiée de leur âge qu’ils découvrent à errer dans le village et très vite les claquements des bottes sur la route… L’ennemi arrive, s’installe et annexe l’abbaye. Les Lulus et Luce doivent se replier dans leur forêt, à l’abri dans leur cabane, et attendre… Les Lulus ne sont plus quatre, mais cinq désormais !
A l’orée des « premiers frimas de l’hiver », le ventre creux… comment vont-ils s’en sortir ?

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Les Lulus sont des galopins adorables et leur histoire, si elle est présentée comme une extraordinaire aventure n’en est pas moins grave. La scène de fond est angoissante, la légèreté et l’humour ne la masquent pas, nous sommes en août 1914, au début des grandes batailles. Téméraires, animés d’une belle candeur, plein de ressources, ils forment une bonne équipe… des résistants en culottes courtes. Ce tome raconte avec truculence leur survie en forêt, l’approche de l’hiver et surtout le manque de nourriture. Ça pourrait être un épisode à la Jules Verne comme dans « Deux ans de vacances », mais l’ennemi est derrière le rideau d’arbres.
 » Luce  : – Les ours ?! Vous avez déjà vu des ours ici ?!…
Luigi     : – Nan… Mais jusqu’à aujourd’hui on n’avait jamais vu d’Allemands non plus…
Lucien  : – C’est quoi ton nom au fait ?
Luce     : – Luce Papernick
Lucas   : – Pour de vrai ?! T’es comme nous alors !
Luce     : – Comme vous ?
Lucien  : – Il veut dire une Lulu.
Lucas   : – Peut-être que c’est un signe que le Bon Dieu nous envoie !
Lucien  : – Un signe ? Un signe de quoi ? Et pourquoi veux-tu que le Bon Dieu nous
envoie des signes ?…

Lucas   : – Ben… je sais pas peut-être pour qu’on la prenne avec nous.
Ludwig : – Qu’on la protège…
Luigi     : – Qu’on lui donne à manger… »

Les dessins, personnages et paysages, sont superbes, la colorisation aussi ! Cet album est un petit bijou, il s’en dégage une belle émotion qui mêle à la douceur et au plaisir, de la mélancolie. Il a reçu le Prix des jeunes lecteurs de l’Oise, Palmarès 2013-2014 de la 6ème édition.
Je vous recommande cette série… elle plaira aux grands comme aux petits. Elle est un excellent support pour aborder la Première Guerre mondiale.
Le deuxième tome a pour titre « Hans »…

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lulus 2.

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