Les fêtes de fin d’année chez George Sand

Pour les fêtes, le collectionneur Jean-Yves Patte a mis en scène la demeure de George Sand à Nohant dans le Berry. Animée avec des objets de son temps, fleurie, en attente de ses convives, la maison prend vie.

Des photos sans flash, des photos un peu floues par une matinée d’hiver sans soleil, il est donc difficile de rendre un bel hommage à ma visite, mais voici un petit aperçu…
Toc, toc, toc… Entrez !

 

 

 

 

Gargilesse

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Un di
manche avec du soleil et des amis, nous avons pris la route du Boischaut Sud, dans l’Indre, pour le charmant petit village de Gargilesse. Traversé par la rivière Gargilesse et nanti d’un château dont la construction fut commencée au Xè siècle, ce village pittoresque est connu pour ses activités culturelles offertes à la belle saison et pour l’une de ses petites maisons qui a appartenu à George Sand. Maison de campagne, « refuge » qu’elle partageait avec Alexandre Manceau, elle est sans prétention, nichée dans un coin. Agencée comme à l’époque de George, avec des souvenirs récoltés par sa petite-fille Aurore, elle est aujourd’hui un musée qu’on peut visiter.
Flânerie en photos…

Gargilesse 1.gargilesse1   banngar1 banngar2gargilesse5Église Saint-Laurent et Notre-Dame

IMGP6165banngar3Au sous-sol, une crypte décorée de fresques – XIIIe, XVe et XVIe siècle

banngar4Maison de George Sand

gargilesse7Le château

banngar5banngar6gargilesse11gargilesse12Maison du peintre Henri Jamet et et de son fils, le harpiste Pierre Jamet

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Confiture au potiron

logocuisinehantéeVoyage de Lou et Hilde,
destination Halloween
6ème billet

Cahier des confitures
Un partage avec Nath, « Un chocolat dans mon roman »,
et d’autres amies cuisinières
logocarte-Nath

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La semaine dernière, mon amie Do m’a offert ce magnifique livre…

Les carnets de cuisine de George Sand
Dans ma cuisine, j’avais des potirons. Je ne savais pas encore à quoi j’allais les cuisiner… En ouvrant le livre du carnet de cuisine de George Sand, j’ai vu que j’allais les préparer en confiture…
Et cela convenait également au cahier voyageur de « Un chocolat dans mon roman ».

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Confiture de potiron

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Voici la recette pour une qu
inzaine de pots :
– 1 kg d’abricots secs
– 3,5 kg de potiron
– 2 citrons
– 2 kg de sucre
– 1 gousse de vanille

– Deux jours avant, mettez les abricots dans un récipient, versez 2 litres d’eau bouillante et laissez macérer 48 heures.
– Épluchez les potirons et coupez-les. Laissez-les macérer avec le sucre 48 heures également.
– Le jour de la cuisson, mélangez les abricots et les potirons. Ajoutez les 2 citrons coupés en 4 et la vanille. Cuisez en remuant régulièrement durant 1 heure.
– Cuite, retirez de la confiture les citrons et la gousse de vanille et mettez dans les pots.

C’est simple, c’est original et c’est surtout de saison… Vive l’automne !

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Pauline

Challenges… George Sand de George, Challenge Petit BAC d’Enna et Classique de Cécile
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Pauline
George Sand

Naufragée dans une campagne sombre et reculée, Laurence, une jeune comédienne de vingt-cinq ans, demande l’hospitalité à un aubergiste, le temps des réparations de sa voiture.

Le hasard, joueur et malicieux, l’a ramenée dans le petit village de Saint-Front, un lieu qu’elle souhaitait oublier. Laissant les souvenirs vieux d’une dizaine d’années affluer, elle se remémore l’amitié qu’elle avait pour Pauline et l’époque où elle était une sous-maîtresse ; la nostalgie la conduit à la maison de son amie…

Pauline est devenue une belle jeune femme, qui s’occupe de sa mère aveugle. Entre les deux amies, les gestes, les confidences et l’affection renaissent aussitôt, renouant les liens rompus. Durant trente-six heures, le village s’anime, fier de recevoir une célèbre comédienne adulée par les grands de ce monde. La défiance et les mauvaises considérations font place au respect, à l’admiration, et chacun essaie d’avoir l’exclusivité d’un sourire, d’une parole.
Laurence, toujours prévenante, aimable, reçoit ces hommages avec beaucoup de simplicité, mais c’est auprès de Pauline qu’elle se sent authentique. A l’heure de partir, tristes de se quitter, elles se font la promesse de s’écrire régulièrement ; la correspondance durera une année.

Un jour, Laurence apprend la mort de la mère de Pauline qui se retrouve seule et désargentée. Compatissante, soucieuse, pour son amie, elle lui demande de la rejoindre à Paris et de venir vivre avec elle, sa mère et ses sœurs, dans son hôtel particulier.
La cohabitation se révèle vite heureuse et plaisante, même si Pauline s’attribue l’allure d’une gouvernante, tenant à garder une certaine distance sur cette vie fortunée.
Dans une ambiance mondaine mais chaste, arrive Mr. Montgenays, « un homme d’esprit, un homme de goût » et héritier d’une famille de riches banquiers. Séduit depuis de nombreuses années par Laurence, il souhaiterait vaincre son indifférence et la rendre amoureuse. C’est avec un esprit calculateur qu’il ourdit un canevas menteur et, immoral vicieux, pervertira une belle amitié. 

Petit livre de George Sand, cette lecture est comme une nouvelle. Même si elle s’est lue facilement et rapidement et qu’elle offre une belle écriture, je n’ai pas été séduite. J’ai trouvé les personnages peu intéressants, ternes, malgré que l’auteur les ait pourvus de beaux rôles.
Laurence a de belles qualités ; respectueuse, pudique, fidèle, maternelle envers sa famille et son amie, modeste, spirituelle, talentueuse et solaire…
J’ai détesté Pauline dès les premières pages. On devine sa jalousie, son orgueil, dans sa mise en retrait et son caractère se dévoile petit à petit…
Mr. Montgenays est un filou qui noie ses victimes sous de belles et fausses paroles. Enfant capricieux, il veut ce qu’il n’a pas, acteur roué, il joue le vertueux, le maladroit avec ses silences poseurs et des aveux timides…
Il faut donc lire le roman, non pas avec une âme romanesque, mais avec ironie. Le tableau, ou la pièce, est une caricature et George Sand joue avec le lecteur. Il ne faudra s’attendre à aucune morale car la fraîcheur et  l’innocence sera souffletée.

Cette pantomime est une histoire écrite en 1832 et terminée en 1839. Vingt ans plus tard George Sand la redécouvre et lui trouve la subtilité, la noblesse et la « spontanéité » des premiers écrits.

Pour une découverte, si je dois vous conseiller un livre d’elle, je vous orienterais vers ses romans qui racontent la campagne et les êtres qui la arpentent… Le Meunier d’Angibault, La Petite Fadette, François le Champi,  La Mare au diable, Les Maîtres sonneurs… Ils ont été mes premières lectures.

George Sand

D’autres billets chez ClaudiaLucia, Ankia, Clémentine, Cynthia,
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Mauprat

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Mauprat
George Sand

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Quelques années avant et après la Révolution.

« … sa santé robuste, sa taille droite, sa démarche ferme et l’absence de toute infirmité annoncent quinze ou vingt ans de moins. Sa figure m’eût semblé extrêmement belle sans une expression de dureté qui faisait passer, malgré moi, les ombres de ses pères devant mes yeux. »

Bernard Mauprat, vieil homme de quatre-vingts ans, reçoit dans sa demeure près de Châteauroux, dans l’Indre, un jeune homme qui souhaiterait entendre, par le dernier des Mauprat, l’histoire de cette famille légendaire.
Cette curiosité est teintée des peurs enfantines…

« C’est que dans mon enfance, j’ai placé le nom de Mauprat entre ceux de Cartouche et de Barbe Bleue, et qu’il m’est souvent arrivé alors de confondre, dans des rêves effrayants, les légendes surannées de l’Ogre et de Croquemitaine avec les faits tout récents qui ont donné une sinistre illustrations dans notre province, à cette famille des Mauprat. »

Bernard devient orphelin à sept ans. Sa tutelle est disputée par les deux branches de la famille, l’aînée et la cadette. C’est son grand-père Tristan qui l’emmène dans le Château de la Roche-Mauprat, un repère féodal lugubre, malsain, tenu par un pont-levis. Dans cet antre pernicieux, il fait la connaissance de ses huit oncles, tous plus vicieux, méchants et dégénérés les uns que les autres. Seul enfant dans ce cloaque, il est confié à la garde de l’oncle Jean, un handicapé, qui lui fait subir des sévices et des vexations. Traité comme un animal, il endure des tortures physiques et morales sans pouvoir s’en échapper. Au fil du temps, son caractère se forge, et sans être aussi immoral que sa parenté, Bernard devient dur et calque son tempérament sur celui de ses oncles, cachant son humanité sous un masque ignoble.
La vie et leurs subsides sont faits de larcins, de taxations, de brigandages et de viols. Les seigneurs d’autrefois sont devenus des tourmenteurs, des charognards et des voleurs.
Bernard a quinze ans lorsque le grand-père décède, il en a dix-sept quand pour la seconde fois sa vie bascule…
Un jour, oncle Laurent qui s’était absenté toute la journée, rentre en compagnie d’une jeune fille. Perdue, elle pense pénétrer dans la demeure de Madame Rochemaure, une dame dévote de la région, et accorde bien innocemment sa confiance.
Bernard succombe à sa beauté et, dans un conciliabule, arrive à soutirer à ses oncles la permission d’être le « forceur ». S’enfermant avec elle dans une pièce, il commence à se faire pressant. La belle ne tarde pas à comprendre le piège et se présente aussitôt… Elle est Edmée, fille de Monsieur le chevalier Hubert de Mauprat, frère cadet de son grand-père. Petit à petit, dans le bref temps qui leur est imparti, l’un essaie de lui voler un baiser, l’une tente de le raisonner, l’un est poursuivi par le sang bouillonnant des Mauprat et de dix années d’une éducation sauvage, l’une ne murmure que deux mots « Sauve-moi, sauve-moi ! ».

Et si en la sauvant, Bernard s’affranchissait en même temps ? L’évasion serait une double délivrance. L’enfant grossier et barbare, bien souvent cruel, voit son avenir près d’Edmée qu’il aime déjà passionnément. Avant de partir, une promesse est scellée…

« – Jurez que vous serez à moi d’abord, et après vous serez libre ; je le jure. Si je me sens trop jaloux pour le souffrir, un homme n’a qu’une parole, je me ferai sauter la cervelle.
– Je jure, dit Edmée, de n’être à personne avant d’être à vous.
– Ce n’est pas cela, jurez d’être à moi avant d’être à qui que ce soit.
– C’est la même chose, répondit-elle, je le jure.
– Sur l’Evangile ? sur le nom du Christ ? sur le salut de votre âme ? sur le cercueil de votre mère ? »

J’ai aimé ce roman, entre aventure et amour. Il est une saga fragmentée en plusieurs épisodes. L’introduction est celle d’un vieil homme qui se retourne sur son passé. Sa nostalgie n’est pas remplie de rancœur, elle est douce pour celle qu’il a aimée, voire vénérée.
« Elle fut la seule femme que j’aimai ; jamais aucune autre n’attira mon regard et ne connut l’étreinte de ma main. Je suis ainsi fait ; ce que j’aime, je l’aime éternellement, dans le passé, dans le présent, dans l’avenir. »
La première partie raconte la pitoyable moralité de sa famille, le château La Roche-Mauprat, les bois, l’ermite philosophe Patience, la tour Gazeau, Marcasse « le preneur de taupes »… Bernard est un sauvageon dont l’attitude est avant tout une fanfaronnade tirée de l’orgueil, de la peur et de l’inculture. Jusqu’au jour où il rencontre celle qui le fera évoluer. Plus qu’une amante, Edmée sera une mère. Dans cette deuxième partie, Bernard se retrouve à Sainte-Sévère dans la maison de son grand-oncle où il recevra l’éducation, les bases, qui lui font défaut. Ces leçons seront données par l’abbé Aubert, ami d’Edmée et de Patience. Troisième partie, c’est Paris et les salons littéraires, philosophiques, les poseurs, les précieux, le ridicule, mais aussi un début de modernité. La Fayette enrôle pour les Etats-Unis… Quatrième partie, l’Amérique et une ouverture sur un autre monde ; l’amitié fraternelle avec un scientifique-herboriste, Arthur. Cinquième partie… et dernière ; le procès.
A l’aube de la Révolution, George Sand nous présente les années d’un « siècle éclairé ». L’esprit est libre et commence à se défaire des carcans familiers. Elle donne aussi un beau rôle à Edmée qui est l’initiatrice, la femme qui tait sa passion pour faire grandir un homme.

Bernard dit…
« Ne croyez à aucune fatalité absolue et nécessaire… et cependant, admettez une part d’entraînement dans nos instincts, dans nos facultés, dans nos impressions qui ont entouré notre berceau, dans les premiers spectacles qui ont frappés notre enfance… Admettez que nous ne sommes pas toujours absolument libres de choisir entre le bien et le mal… L’homme ne naît pas méchant ; il ne naît pas bon non plus, comme l’entend Jean-Jacques Rousseau, le vieux maître de ma chère Edmée. L’homme naît avec plus ou moins de passions, avec plus ou moins de vigueur pour les satisfaire, avec plus ou moins d’aptitude pour en tirer un bon ou un mauvais parti dans la société. Mais l’éducation peut et doit trouver remède à tout ; là est le grand problème à résoudre, c’est de trouver l’éducation qui convient à chaque être en particulier… »
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Tableau de Corot

Billets de la lecture commune Somaja, Céline
D’autres billets chez George, Canthilde,
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