Philipok

logonoël« Je lis des albums » de Hérisson, « Contes à rendre » de Coccinelle, « Classique » de Stéphie
« Il était une fois Noël » avec Chicky Poo, Samarian et Petit Spéculoos

..
.


philipokPhilipok

Une histoire de Léon Tolstoï
Illustrée par Gennady Spirin
Adaptée par Ann Keay Beneduce et Françoise Rose en français

.
.
L’histoire débute comme tous les contes par « Il était une fois… »

Philipok, un petit garçon qui n’est pas encore en âge d’aller en classe, veut suivre son frère tous les matins. Prestement, il enfile son manteau, met son bonnet, et engage ses pas dans ceux de son aîné… Sa maman attendrit le retient par son paletot et lui dit d’un air navré que son temps est aux jouets et pas encore à l’étude.
Près de sa grand-mère, Philipok joue, regarde avec intérêt le livre sur les lettres et rêve. Lorsque sa babouchka ferme les yeux, son imagination le pousse vers la porte. Chaudement couvert, l’abécédaire sous le bras, Philipok prend le chemin de l’école.

Sur la route, il subit quelques mésaventures… mais que ne ferait-il pas pour aller voir l’instituteur ?!

.
img270.

img269Ce conte ne s’étend pas en palabres, il est bref. Dès les premières phrases, le conteur nous parle du rêve de Philipok qui veut aller étudier. Garçon sage, il parvient tout de même à désobéir et à poursuivre son idée. Si l’enfant paraît têtu et indiscipliné, il est heureux de le voir impatient d’apprendre ; le « savoir » est ainsi élevé au rang de la plus merveilleuse des aventures. Les périples qu’il rencontre lors de sa courte quête sont ses premières embuches.
Une propagande pour l’instruction…

L’histoire de Tolstoï est admirablement mise en valeur par les dessins à l’aquarelle de Gennady Spirin, un illustrateur Russe que j’ai récemment rencontré entre les pages de « La princesse Grenouille ».
C’est une magnifique poésie qu’il nous livre, si douce, si lointaine. Les couleurs sont des velours et des satins, de la fourrure et des fils de soie, une campagne enneigée et des isbas en bois.
Je conseille donc ce superbe petit livre, optimiste et heureux, pour les enfants et… nous les grands !

.

img271.
.
.
.
.
.
.

La princesse Grenouille

livres couronnes ana-rosa1logo ContesChallengelogo album1« Je lis des albums » de Hérisson,
« Contes à rendre » de Coccinelle
« A tous prix » d’Asphodèle

.
.
.
.
la_princesse_grenouilleLa princesse Grenouille
Texte de J. Patrick Lewis
Illustrations de Gennadij Spirin

.
.
« Il y a très longtemps, dans un royaume lointain, vivait un tsar qui avait trois fils. Quand ils eurent l’âge de se marier, le tsar appela les trois princes à ses côtés, et il leur dit : « Armez vos arcs de toutes vos forces et tirez chacun une flèche au loin, jusqu’au coeur de la Russie. Celle qui trouvera votre flèche, vous l’épouserez… »

.
img259
Ainsi commence l’histoire de la princesse Grenouille. Trois princes obéissants promettent à leur père d’accomplir ce dessein et orientent leur flèche dans des directions opposées.
La fille d’un homme noble découvre la flèche de l’aîné. La fille d’un marchand repère celle du cadet. Quant à la troisième, celle du benjamin, la stupeur est grande ! Lorsque le prince Ivan retrouve la sienne dans un marais, elle est la possession d’une grenouille.
Il sera désolant d’épouser ce quadrupède, mais se parjurer serait déshonorant ! C’est donc sous les moqueries de ses frères qu’Ivan présente à son père sa fiancée, une petite créature qui tient dans sa poche.
img262Les mariages sont célébrés et le tzar continue à imposer ses vœux… Il aimerait que les nouvelles épousées lui tissent un magnifiquement vêtement.
Comment la petite grenouille va-t-elle s’en sortir ? Elle ne semble pas partager le désespoir de son prince, au contraire, elle le rassure car « demain est un autre jour ».

Demain est un autre jour et les désirs du tzar sont toujours aussi impérieux. Après le vêtement, c’est une tarte qu’il voudrait goûter et pour célébrer ce royal gâteau, un bal sera donné.

« Ne crains rien mon prince » dit la grenouille. Confiante, elle rassure son époux. Dans la nuit, un orage annoncera sa venue et fera taire les persifleurs qui se gaussent de cette union. Le serment tenu, la nuit fut féérique pour Ivan et sa grenouille, qui est en réalité une merveilleuse princesse, Vassilissa la Sage.

img260
Mais l’histoire serait bien trop courte si elle s’arrêtait là. Le bonheur dura peu de temps. Sur un geste irréfléchi, Ivan détruisit ce qu’il ne fallait pas, faisant disparaître sa princesse.
Long, de deux années, et loin, au-delà du royaume, sera le chemin pour retrouver son amante. Sur sa route, il trouvera un vieil homme, un ours, un faucon, un brochet et la sorcière Baba Yaga qui le conseillera et lui racontera le triste sortilège qui a emprisonné Vassilissa, princesse sage et fille du cruel Kochtcheï.

Il était une fois…

.
Cette belle histoire superbement illustrée est un conte populaire dont on ne connaît pas l’origine, repris par Alexandre Afanassiev un auteur du XIXème siècle qui a enrichi le folklore russe de ses récits.
J. Patrick Lewis est Américain. Professeur d’économie, il se consacre pleinement à l’écriture depuis 1998 et écrit essentiellement des livres, des poèmes, pour enfants. Avec ce texte publié en 1994, il reprend la légende de Vassilissa.
Vassilissa a été racontée dans des histoires différentes. On la nomme la Belle dans une, la Sage dans une autre, elle est enfant ou jeune fille, et est aux prises des pouvoirs maléfiques des plus méchantes créatures des légendes slaves, sorcière, ogre, tyran, diable, dragons…
Dans ce conte, elle a été maudite par son père et Baba Yaga, la sorcière ogresse, aidera le valeureux Ivan à la retrouver. On parle alors d’un chemin initiatique (dixit un article sur Wikipédia).
Les illustrations magnifiques sont de Gennadij Spirin, un dessinateur Russe qui vit en Amérique. Il se distingue par la perfection de ses aquarelles qui représentent l’art russe dans toute sa beauté, sa magie, faisant référence aux icônes byzantines. Souvent primé, il a reçu pour cet album la médaille d’or de la Société des Illustrateurs de New York en 1994.

Cet album est à noter et à offrir. L’histoire est fascinante et, bien qu’à consonances orientales, rappelle certains contes, comme celui de Charles Perrault, « Cendrillon », ou « Les trois plumes » des frères Grimm. Pour les dessins, ils sont des joyaux et c’est ce qui motivera l’acquisition ! Le texte est enluminé par des frises qui ajoutent une opulence aux illustrations déjà très étoffées.
A l’approche de Noël, il ne vous reste plus qu’à…

.
img266

.
.
.
.
.