Bienvenue à Griffstone


Octobre, challenge Halloween avec Lou et Hilde

 

 

Bienvenue à Griffstone
Eva Ibbotson

Madlyn Hamilton est une jeune fille très belle et surtout très gentille. Toujours à l’écoute de son prochain et prévenante, elle a de nombreux amis. Dans sa famille, c’est elle qui gère le quotidien et qui s’occupe de son petit frère Rollo, de deux ans son cadet. Rollo, quant à lui, apprécie plus les amis qu’il trouve dans les bois, dans les greniers et dans les caves. Les bestioles rampantes et grouillantes ne lui font pas peur ! D’ailleurs, son animal de compagnie est un scinque à langue bleue qu’il a appelé Courtaud.
Un jour, juste avant les grandes vacances, leurs parents leur annoncent qu’ils ont été conviés à aller enseigner en Amérique pour deux mois et que les enfants ne sont pas invités. La rétribution de ce travail étant conséquente et leurs finances n’étant pas au beau fixe, il serait dommage de ne pas en profiter, alors, Madlyn et Rollo seront envoyés chez un vieil oncle, dans une campagne en bordure de la frontière écossaise.

Le château de Griffstone a tous les apparats d’un beau et vieux château ; douves, remparts, oubliettes, lits à baldaquin, armures, vieille bibliothèque… Mais il en a aussi toutes les altérations ; érosion, pas d’eau chaude, humidité, mites… Si sir George aime beaucoup sa demeure ancestrale, il a toutefois une préférence pour son troupeau de vaches, des bêtes racées, rares, venues des temps druidiques. Homme bourru, appréciant la solitude, il se verrait bien vivre en ermite, mais afin d’entretenir l’un et l’autre, il est obligé d’ouvrir le château au public quelques jours dans la semaine, même pour une petite poignée de touristes.
Quand il reçoit une lettre de son neveu Londonien lui demandant l’hospitalité pour ses deux enfants, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’il accepte, mais peut-il faire autrement ?

A leur arrivée, Madlyn et Rollo découvrent un château magnifique et rencontrent pour la première fois oncle, tante et cousin. Sir George, l’oncle grognon, sa sœur Mademoiselle Emily, la tante douce et un peu à l’ouest, et Howard Percival, le cousin qui par timidité vit reclus dans ses appartements entouré de livres. A ce trio, on ajoute Madame Grove, la gouvernante qui tient aussi le rôle de femme de ménage et de cuisinière, et son jeune fils Ned qui l’aide dans ses tâches.
Très vite, à la grande joie de leurs hôtes, Madlyn et Rollo veulent s’investir dans la vie du château et s’enthousiasment pour cette belle campagne. De toutes façons, que faire lorsqu’on n’a ni télévision, ni ordinateur ? Ainsi, l’un et l’autre se partagent. Madlyn accueille les visiteurs pour les portes-ouvertes, et Rollo s’occupe des vaches sacrées… Toutefois rien ne va être facile.

A une douzaine de kilomètres de là, vit Lord Trembellow, un arriviste qui a fait fortune dans l’industrie. Fortuné, il a annexé petit à petit des appendices à une construction pour en faire un imposant et pompeux château. Dans la vie, il a deux objectifs. Il rêve d’en faire le plus somptueux d’Angleterre et de dégommer son voisin Griffstone. Quand Sir George n’aura plus d’argent pour maintenir son domaine, Lord Trembellow pourra le racheter et tout raser pour faire bâtir à la place des lotissements, des centaines de pavillons. Cette vision de grandeur ravit sa fille Olive, qui comme Ned la décrit à Madlyn, est une petite snobinarde, pincée et méchante. Les manigances vont aller bon train !

A Griffstone, Madlyn ne tarde pas à comprendre qu’il faut rapidement réagir car peu d’argent rentre dans la caisse au grand désespoir de ses habitants. Une idée va faire l’unanimité, une idée farfelue, mais une super idée ! Pourquoi ne pas faire un château des horreurs pour appâter les visiteurs ?
C’est chez une vieille dame que le casting va être passé… Miss Lee-Perry a l’immense honneur de recevoir des fantômes. Elle soumet donc son choix : Brenda la mariée qui fut trucidée par son mari, Ranulf  le gentilhomme qui vit avec un rat dans sa poitrine, Sunita la petite fille coupée en deux suite à la bévue d’un magicien, et les Pieds, des pieds amputés qui se trouvent sans corps.

Griffstone, musée des horreurs, Griffstone l’unique, Griffstone vous souhaite la bienvenue… Mais que va-t-il se passer ?

Ce livre est une charmante lecture qui ravira les jeunes enfants du primaire en âge de lire des romans de plus de 200 pages. Au-delà de l’intrigue amusante, pleine de rebondissements et de mauvais desseins, il se dégage de ce roman une atmosphère douce et heureuse. C’est l’été, la campagne est belle, les enfants sont libres, il y a de bons sentiments, beaucoup d’amitié et de solidarité. Quant aux causes à défendre, elles sont justes et nobles ; un château menacé par la ruine et un promoteur peu scrupuleux, ainsi que la sauvegarde d’une espèce de vaches, rare, voire unique.
Au début, si Madlyn et Rollo partent de Londres un peu tristes, si l’oncle George les attend en ronchonnant, à la fin tout sera inversé ! Tous auront le cœur lourd de se séparer…

Livre et auteur à recommander !

 

 

 

Les orphelins Baudelaire, Tome XII


Septembre en Amérique avec Titine

 


T1 – Tout commence mal – T2 – Le laboratoire aux serpents 
T3 – Ouragan sur le lac
T4 – Cauchemar à la scierie – 
T5 – Piège au collège – T6 – Ascenseur pour la peur
T7 – L’arbre aux corbeaux – T9 – La fête féroce – T10 – La pente glissante
T11 – La grotte Gorgone

 

Le pénultième péril, Tome XII
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

Les trois enfants Baudelaire qui s’étaient échappés des griffes du comte Olaf, une énième fois, ont été retrouvés par Mr. Poe, l’exécuteur testamentaire, et Kit Snicket, une femme qui avait bien connu leurs parents.
A bord du taxi qui les ramène dans leur ville natale, là où tout avait commencé, les enfants se remémorent de tristes instants et apprennent que la communauté VDC continue activement à rechercher le sucrier qui contient un échantillon de l’amanite médusoïde.
Pour cet épisode, Violette, Klaus et Prunille doivent participer à la quête du saint sucrier car la menace est imminente. Le comte Olaf est toujours déterminé à commettre le pire…
Alors, pour la branche honnête du VDC, ils doivent travailler dans un palace, Le Grand Hôtel Dénouement, en tant que grooms. A tous les services, à tous les étages, ils vont espionner et rapporter fidèlement ses machiavéliques desseins…

Avant-dernier tome de la série, je suis au regret de vous dire que ce livre est celui que j’ai le moins aimé. L’auteur nous perd très rapidement, c’est interminable, brouillon, incompréhensible, avec une multitude de personnages qui font référence aux tomes précédents. Lassée, j’ai fini par lire en diagonale. C’est très dommage…
A suivre pour le dernier périple.

 

Image de la série

 

 

Un mari idéal

Un livre offert par Babelio et les Éditions Albin Michel

 

Un mari idéal
Leah McLaren

 

Nick et Maya sont très enviés par leurs amis car tout semble leur réussir. Mais dans l’intimité de ce couple rien ne va depuis trois ans. La naissance de leurs jumeaux a bouleversé leur quotidien, leurs désirs, et leurs aspirations qui ne sont plus les mêmes prennent des voies opposées. Maya a perdu son aura d’amante et se consacre à ses enfants, pleinement, charnellement. Fusionnelle, elle continue à les allaiter et à les garder toutes les nuits dans son lit. Quant à Nick, évincé de ses rôles de mari et de père, il souhaiterait s’échapper de cette cellule exclusive et tout remettre en question en divorçant.
Lorsqu’il en parle à son meilleur ami qui est aussi son avocat, il lui explique que s’il est prêt à se séparer de sa famille, il l’est beaucoup moins pour accorder à sa femme la moitié de sa fortune. La dureté du dilemme est à son point culminant quand tous deux trouvent la solution, la plus cynique qui soit. Si Nick se comporte en mari et père idéal durant quelques temps, soulagée de ses responsabilités, sa femme aurait peut-être l’envie de reprendre son métier d’avocate et ainsi, diminuer l’exorbitante pension qu’il devrait lui verser.

« – Qu’est-ce qu’il faudrait que je fasse ?
Gray tire une grande bouffée sur sa cigarette électronique et exhale, tel un dragon, un nuage de fumée. « Tu dois devenir un homme meilleur. »…
– Tu dois changer et devenir un meilleur mari, espèce de connard égoïste ! Tu devras bien la traiter pendant un certain temps (…) Tu lui dis que tu l’aimes. Redonne-lui confiance en elle, encourage-la à reprendre son travail d’avocate. Veille à ce qu’elle le fasse. Encourage-la aussi dans ses loisirs. Et pas seulement le sport. Emmène-la en vacances, distrais les enfants quand elle est occupée. Fais une pause avec tes sorties à vélo du samedi matin et passe du temps avec ta famille. Propose-lui de lui vernir ses ongles de pieds, ou un truc dans le genre. Assure-toi juste que lorsque tu finiras par lâcher ta bombe, elle ne pourra plus t’accuser d’être un mauvais mari. Non seulement cela affaiblira son cas d’un point de vue financier, mais en plus, inconsciemment, elle se sentira redevable. Le jugement te sera favorable… »

Le processus s’enclenche et Nick met tout en œuvre pour surprendre et re-séduire Maya. Il met un terme à ses petits rendez-vous avec la sculpturale Shelley et reprogramme ses activités et son travail en fonction de sa famille. Invitations au restaurant, sorties au parc et vacances à Belize sont planifiées.
Sur la défensive au début, Maya ne tarde pas à succomber à la nouvelle personnalité de son mari. Elle redéfinit ses priorités elle aussi et retrouve sa féminité qu’elle avait mise en marge. Mais peut-on reconstruire sur des faux-semblants et ira-t-elle jusqu’à reprendre une vie professionnelle comme l’espère Nick ?


Ce livre n’est pas une gentille romance  comme pourraient le supposer le titre et la couverture, car il distille des émotions plus acides que douces. La malhonnêteté de Nick, sa goujaterie, son égocentrisme ne peuvent pas susciter la sympathie. Ni le tempérament de Maya qui est obsessionnel, névrosé et inquiétant. Ni une romance… ni un thriller, of course !… ce roman se lit bien et vite, mais sans grande passion également. Je n’ai pas pu éprouver de compassion pour l’agonie de ce couple qui oublie bien souvent que leurs enfants sont des êtres fragiles et vulnérables. Leur transformation à chacun, même « vertueuse » n’arrivera pas à me réconcilier avec eux.
Certaines lectrices pourront trouver l’histoire rafraîchissante et plaisante, mais pour ma part, j’ai un peu grincer des dents… Désolée !

 

Couple, Picasso

 

 

le voyageur de Noël


Il éta
it cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian
Challenge Polars de Sharon

 

Le voyageur de Noël
Anne Perry

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Décembre 1850, Les Lacs,

Henry Rathbone revient dans la région des Lacs chez son ami Judah Dreghorn, juge à Penrith, sur la demande de sa femme Antonia qui a de nombreuses choses à lui confier, car son ami Judah est décédé huit jours auparavant. Antonia, qui se trouve être également la filleule d’Henry, le désire à ses côtés pour la soutenir dans son immense peine, mais aussi pour lui faire part de ses doutes sur les circonstances étranges de la mort de Judah qui se serait noyé par accident dans une rivière en voulant passé le gué en pleine nuit.

Pour comprendre ses suspicions, elle lui raconte que depuis sa sortie de prison, Ashton Gower, un homme jugé coupable par Judah de faux en écriture et condamné à onze ans de réclusion, accusait Judah d’avoir ourdi un véritable complot pour le spolier de son héritage. Gower avait hérité de son père d’un domaine, le plus magnifique de la région, qui générait de grands profits. Mais une autre branche de la famille le revendiquait et avait apporté la preuve que Gower avait trafiqué les actes notariés. Après l’emprisonnement de Gower, Judah avait acheté la propriété aux nouveaux héritiers.
Cette propriété dont les revenus permettaient aux frères de Judah de vivre leurs passions et leurs professions aux quatre coins de la planète, était devenue leur terre d’exil lorsqu’ils revenaient en Angleterre. Ce Noël devait tous les rassembler.
Judah avait été l’aîné d’une fratrie de quatre garçons. Benjamin, ancien pasteur, vivait en Palestine où il faisait des recherches en archéologie biblique. Ephraïm était botaniste en Afrique du Sud. Et Nathaniel, mort de maladie, avait été un géologue parti étudier les grands territoires en Amérique. A présent, des Dreghorn, il ne reste que Benjamin, Ephraïm, Naomi, la femme de Nathaniel, Antonia, la femme de Judah, et leur fils Joshua.

Henry qui souhaiterait réhabiliter l’honneur de son ami, un homme intègre et estimable, devra attendre l’arriver de Benjamin et Ephraïm avant d’entamer la moindre enquête. A la demande d’Antonia, c’est lui qui ira les chercher à la gare et qui leur annoncera la mort tragique de leur frère tant aimé…

Dans les contes de Noël d’Anne Perry, devenus un rendez-vous incontournable, ce titre est le deuxième de la série. Il a pour héros Henry Rathbone, le père du brillant avocat Oliver Rathbone qu’on retrouve dans les histoires du détective William Monk. En général, l’intérêt de ces livres se trouve bien plus dans les atmosphères des Noëls victoriens que dans les intrigues policières, sauf pour ce roman. Le cadre enchanteur de la belle région enneigée des Lacs, n’allège en rien l’ambiance lourde du deuil et relègue Noël au dernier plan. Dans un enchevêtrement de témoignages et de vieux papiers, Henry et les frères de Judah font tout pour découvrir le mystère de sa mort et innocenter sa mémoire.
Je vous invite à cette lecture, de l’épaisseur d’une nouvelle, avec un thé et des crumpets…

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Peinture de John Atkinson Grimshaw
Lake District

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Sous la glace


Novembre au Québec avec Karine et YueYin
Challenge Polars de Sharon

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Sous la glace
Louise Penny

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Le lendemain de Noël, le rituel préférée de l’inspecteur chef Armand Gamache du Quartier Général de la Sûreté de Montréal, est de pique-niquer dans son bureau avec sa femme Reine-Marie et de ressortir les vieux dossiers qui n’ont jamais été élucidés. Parmi les enquêtes, une affaire récente de seulement quelques jours attire leur attention. C’est celui d’une SDF qu’ils croisaient depuis quelques années, toujours à la même place, et qu’on a retrouvé morte étranglée dans un quartier qui n’était pas le sien. Ils en étaient à décortiquer la chronique du dossier quand Armand reçoit un appel pour un crime commis dans les Cantons-de-l’Est. Cette région, il la connait bien pour avoir mené une enquête un an auparavant, dans le petit village très pittoresque de Three Pines. (voir 1er tome « En plein cœur »)

Avec son adjoint Jean-Guy Beauvoir, il y retourne et retrouve certaines personnes du village avec qui il avait sympathisé. Toutes étaient présentes lors du drame et toutes avaient tenté de secourir CC. de Poitiers, une femme d’affaire, adepte des philosophies du bien-être, qui venait d’acheter la vieille demeure des Hadley. On pourrait croire que la mort fut due à un stupide accident d’électrocution alors qu’elle assistait à un match de curling sur le lac gelé, mais en se penchant d’un peu plus près, on découvre qu’il y a bien eu un assassinat.
En écoutant les témoignages des uns et des autres, il en ressort que la défunte était une
femme amère, mesquine, cruelle et égocentrique. Tous la détestaient. Elle trompait son mari avec un photographe, humiliait sa fille sans émotion particulière et se montrait méprisante avec tout le monde. Triste personnage…
Alors, qui a voulu tuer CC. de Poitiers ? Les suspects sont nombreux !

Ce livre est le deuxième tome d’une série qui en compte à ce jour douze. J’ai retrouvé dans le tableau qui nous est dressé les ambiances des petits villages anglais décrits par Agatha Christie. Un Noël, froid et joyeux, en prime. L’enquête se construit comme celles que mènent Hercule Poirot : un mort, tous présumés coupables, et des suspicions à donner le vertige.
Outre l’histoire qui est bien composée, cette série séduit le lecteur avec son inspecteur, un homme intègre, rassurant, bienveillant, proche des gens.
Emmitouflez-vous sous des couches de laine et de duvet et allez passer les fêtes à Three Pines… on vous attend !

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Photo prise sur Pinterest

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La naissance de la sorcière Camomille

Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les samedis sont albums illustrés
Billet n°28

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La naissance de la sorcière Camomille
Enric Larreula
Roser Capdevita

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La sorcière Camomille raconte sa naissance et son enfance.
Elle vint au monde pour tenir compagnie à sa mère Pissenlit qui s’ennuyait dans son château et qui désirait assurer une descendance à la longue lignée de sorciers et de vampires dont elle était issue. Elle avait tout prévu avec ses grands-tantes et avait sorti pour l’occasion les vieux grimoires… Minuit, dans un arbre, c’est ainsi qu’elles avaient programmé la naissance !
Cependant avant même de naître, Camomille avait déjà un caractère bien affirmé et elle décida d’arriver plus tôt, avec ses lunettes, son foulard et son chapeau pointu sur la tête. Imaginez un bébé Camomille avec tous les attributs de la sorcière que nous connaissons.
Camomille apprenait vite et expérimentait la magie sur toutes les personnes de son entourage, faisant de sa mère et de ses arrières-grands-tantes ses cobayes préférés. Alors, sans plus tarder, sa mère décida de lui offrir pour son premier anniversaire un petit compagnon. Un petit hibou qu’elle appela Gros Yeux !

Il était une fois la sorcière Camomille qui fut, elle aussi, un bébé…

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La série « La sorcière Camomille » est une charmante collection que je vous recommande. Le personnage n’est pas très glamour, mais quand elle sourit, elle devient très sympathique ! Cet épisode retrace sa venue au monde, ainsi que celle de son compagnon d’aventure, Gros Yeux le hibou.
Des illustrations très expressives, aux douces couleurs, accompagnent un texte court et impératif. C’est Camomille la narratrice et elle ne s’embarrasse pas de phrases alambiquées.

Dans d’autres albums, vous la découvrirez à Paris, à Venise, dans un château hanté, en vacances, sur le point de se marier… dans des tas d’aventures drôles et gentilles.
A suivre !

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Camomille 1

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Le secret du quai 13


Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°23
Une lecture commune avec Nahe

 

Le secret du quai 13
Eva Ibbotson

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J.K. Rowling raconte que pour quitter le monde des Moldus et pénétrer dans le monde fantastique des Hautes-Terres en Écosse, il faut prendre le chemin de traverse de la plateforme 9 3/4 de la gare de King’s Cross. Dans son roman « Le secret du quai 13 », Eva Ibbotson reprend le même lieu pour nous transporter sur l’Île d’Avalon. Tous les neuf ans, durant neuf jours, sous l’un des quais de la gare, avec l’aide d’un faiseur de brume, le Chunnel s’ouvre pour le voyage.
Le faiseur de brume est un animal qui ressemble à une petite hermine.

L’Île d’Avalon, ou Terre de Saint-Martin, ou Pays des Brumes, est habitée par toutes les créatures imaginaires ; ogres, dragons, sorciers, fées, fantômes, sirènes, trolls… Et comme dans tous les mondes des contes, elle a sa famille royale, un roi, une reine et un petit prince.
L’histoire débute en 1983. Les nounous qui sont au service du petit prince, sont trois sœurs adorables et dévouées qui viennent du monde des humains. Très attachées au bébé, elles feraient tout pour lui ! Mais lorsque Violette, Lilas et Rose, voient arriver le grand jour de l’ouverture du Chunnel, elles ne songent qu’à faire un saut dans leur ancienne vie et ainsi mettre un baume sur leur nostalgie qui commence à poindre. C’est avec la permission de la reine, qu’elles embarquent sur le bateau en compagnie du petit prince alors âgé de 3 mois, pour une journée dans le Monde du Haut, la dernière de la période des neuf jours…
Le bébé est très sage, la journée passe vite, les trois sœurs sont ravies de leur excursion, et le retour se fait sous de bons hospices. Mais, alors que le passage se referme pour neuf ans, les sœurs découvrent que le couffin royal est vide. Le petit prince a été kidnappé…Tragédie suprême !
C’est par les fantômes qui sont les seuls à pouvoir franchir le Chunnel en dehors de la période, qu’ils apprennent que le petit prince a été pris par Mme Trottell, la femme du banquier et qu’il s’appelle désormais, Raymond.

Neuf ans plus tard : La petite sorcière Odge Gribbell veut faire partie de l’équipe de sauvetage. Peu expérimentée, mais très décidée, elle va tout faire pour participer au retour du prince Raymond.
Cornélius le sorcier, Cornichette la fée, Hans le géant et Odge vont faire une drôle de découverte… Raymond est un odieux gamin qui ne pense qu’à manger et à rabaisser le jeune Ben qui a été placé au service de sa famille pour faire les plus basses besognes…

Comment décider Raymond à les suivre ? « – Ça simple, dit Hans. Je tape lui sur tête, je jette lui dans sac, et on retourne dans le Chunnel. »… Mais ça ne sera pas aussi facile ! Il faudra demander de l’aide à toutes les créatures surnaturelles qui peuplent le Monde du Haut.

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Ce mois-ci dans le roman-fantastique-jeunesse, je découvre Eva Ibbotson et j’en suis ravie. Sa plume lie toujours humour et tendresse. Dans cette histoire, les mésaventures de nos sauveteurs vont faire sourire les jeunes lecteurs, car les rebondissements sont nombreux et désopilants. Si nous devinons la trame de l’aventure dès le début, ce n’est pas bien grave… la lecture se poursuit avec plaisir. Elle est aussi douce que le faiseur de brume.
Je vous recommande ce livre, ainsi que cette auteure.

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Illustration de Gianni de Conno

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La pâtisserie Bliss

Halloween à Poudlard avec Hilde et  Lou
Les lundis sont romans jeunesse
Billet n°16
Une lecture commune avec Nahe qui a lu le 2ème tome.

 

 

La pâtisserie Bliss
Kathryn Littlewood

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C’est à l’âge de dix ans que Rosemary Bliss apprend que ses parents mettent de la magie dans leurs pâtisseries.
Tout prend un sens quand elle surprend sa mère entrain de capturer un éclair pour l’intégrer dans la pâte d’un gâteau qu’elle destine à un petit garçon qui, suite à une électrocution, se retrouve dans le coma. A l’hôpital, Kenny est plus proche de la mort que de la vie, lorsque Céleste, la mère de Rosemary, lui met entre les lèvres une miette du gâteau. Le miracle se produit aussitôt… Kenny se réveille en réclamant un verre de lait !

Dans la petite ville de Calamity Falls, les gens ne sont pas à plaindre, ils ont la pâtisserie Bliss dont la réputation n’est plus à faire ! Leurs bienfaits et leur générosité sont tellement encensés que même les gens des villes mitoyennes viennent leur demander conseils. C’est ainsi que le maire de Humbleton vient demander de l’aide pour guérir ses concitoyens d’une méchante grippe qui fait des ravages. Un remède ? des croissants aux amandes et peut-être des cheesecakes à la citrouille…
Les parents de Rosemary devant partir une semaine, ils confient la pâtisserie à leurs enfants et à leur assistant pâtissier, Chip, un grand gaillard qui ressemble plus à un mercenaire qu’à un marmiton !

Rosemary se retrouve avec ses frères, Olivier et Origan, et sa sœur, Nini, aux commandes de la boutique. Vendre les gâteaux, c’est bien, mais les faire ça serait mieux. C’est alors qu’arrive de New-York, une petite-petite-cousine de la branche sulfureuse de la famille Bliss. Lily, très belle et très gentille, souhaite se rapprocher de sa famille qui lui manque. En l’absence de Céleste, elle se propose d’assister les enfants dans leur travail et devient très vite une aide précieuse.
C’est dans la chambre froide que Rosemary trouve le grimoire de sa mère. Avec ce livre, ils pourront garnir les étagères de pâtisseries et les paniers de viennoiseries… en commençant par confectionner des muffins de l’amour et des cookies de la vérité…

Calamity Falls va se régaler ! mais surtout Calamity Falls va connaître un vent de folie !
La semaine va paraître longue… et que trame réellement la petite-petite-cousine, Lily ?

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Premier tome de la série, ce livre installe le décor et les personnages dans une ambiance champêtre, exubérante et magique, quelque part dans un lieu préservé. Humour, taquineries, douceur, aventures et gourmandises sont au rendez-vous, ce qui ravira les jeunes lecteurs qui apprécieront la fratrie Bliss. La cuisine n’est pas à la portée de tout le monde, même avec un livre de recettes ! Les déboires ne tardent pas à arriver et donnent de bonnes saveurs à l’histoire. Et comme vous pouvez vous en douter, la cousine Lily n’est pas aussi sympathique…
Je recommande cette charmante lecture aux jeunes enfants, de 7 à 10 ans. Plus vieux… c’est à vos risques et périls !!! Il y a un cabinet de curiosités tout à fait incroyable ; nain en sommeil, œil de sorcier, lumière d’éclipse lunaire…

Vous trouverez des billets de ce 1er tome chez Nahe, Hilde,

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La famille Souris et le potiron


Hal
loween en octobre avec Hilde et Lou
Les samedis sont albums jeunesse
Billet n°7

 

 

La famille Souris et le potiron
Kazuo Iwamura

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Les mystères de la nature avec une graine de potiron à planter, « une étincelle de vie » !
Grand-père Souris rassemble ses petits-enfants pour planter la graine, et c’est l’occasion d’une leçon sur le jardinage, entre sarclage, binage… et attente…

La famille souris et le potimarron 1
Il va falloir se montrer patient car le premier germe se fait languir ! Mais lorsqu’il pointe son nez, c’est magique ! Et c’est alors que papillons, coccinelles et sauterelles convoitent les feuilles tendres qu’il faut vite protéger.


La plante s’étend, grandit, fleurit, sous le soleil, sous la pluie… le potiron se forme. La famille Souris est émerveillée et continue à lui donner tous les soins nécessaires à sa croissance.

La famille souris et le potimarron 2
A la bonne saison, à l’automne, il y aura de quoi faire en cuisine ! Soupes, gâteaux, pâtés et croquettes garniront la table de la famille. Puis, pour l’année suivante, il y aura encore des graines à planter !
Comme pour les autres albums, le quotidien est toujours une fête et le travail se fait en famille. C’est une ode à la nature, au courage et à la persévérance, c’est doux et poétique.

 

La famille souris et le potimarron 3

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La famille Souris et la mare aux libellules

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Challenge Animaux du monde avec Sharon

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La famille Souris et la mare aux libellules
Kazuo Iwamura

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C’est l’été, les enfants de la famille Souris vont s’amuser à la mare aux libellules.

En chemin, dans les herbes hautes, ils rencontrent une cigale et une grenouille. Une libellule leur montre le chemin.
A leur arrivée, sans perdre de temps, ils construisent des petits radeaux qui les mèneront au cœur de la mare, entre roseaux et nénuphars, entre libellules et autres habitants des lieux.
La journée s’annonce belle et insouciante !

Cette fois-ci, les enfants se retrouvent seuls, sous la tutelle du grand frère. L’aventure est comme un périple au bout du monde pour des petites souris. La mare devient une arène de jeux et de rires, perturbant la quiétude de la grenouille, du triton, des dytiques et des libellules qui viennent tous voir la joyeuse bande. L’histoire est toujours une ode à la famille et l’atmosphère toujours empreinte de poésie et de douceur. Chaleur, transparence de l’eau, chant des cigales, c’est comme si on y était !

La journée se termine au soleil couchant, lorsque les grands-parents viennent chercher les enfants… C’est l’heure de rentrer ! Et comme pour tous les albums de la série, la famille Souris se retrouve autour de la table pour le repas du soir où chacun raconte…

Une série à recommander ++

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