Crevettes à l’asiatique

Chez Les Gourmandises aujourd’hui, vous trouverez des recettes chez
Béa – Galettes de patates douces
Nahe – Galettes de Wallonie
Hilde – Poulet à l’indienne

Sandrion – Apéro soleil
Enna – Cake sucré à la butternut

Isabelle – Spéculoos, crème d’érable, banane et chantilly, et Cupcakes chocolat-cannelle, café-gingembre et café-menthe

 

Janvier, bientôt le Nouvel An dans les pays asiatiques…

Ingrédients pour 2 personnes :DSCN0046
– 10 grosses crevettes (Tiger) ou 20 langoustines
– 100 g de nouilles chinoises
– 1 jus de citron vert
– 2 cuillères à soupe de sauce soja
– 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
– 100 g de petits pois
– 100 g de haricots verts
– 1 piment
– Coriandre fraîche, citronnelle, ciboulette, ail, sel, poivre
– 3 cuillères à soupe d’huile de tournesol

Préparation :
– Cuisez les crevettes jusqu’à ce qu’elles rosissent, puis décortiquez-les en gardant la queue.
– Mélangez le jus du citron vert, la sauce soja et l’huile de sésame. Versez ce mélange sur les crevettes et réservez environ 1 heure.
– Pendant ce temps, préparez les haricots verts et les petits pois en les cuisant soit à la vapeur soit dans un bouillon. Attention à ne pas trop les cuire. Préparez également les pâtes.
– Dans un wok, faites dorer dans de l’huile de tournesol les crevettes, sans le jus de la marinade. Ajoutez les pâtes (égouttées), la citronnelle, l’ail, la ciboulette et faites sauter le tout environ 3 minutes à feu vif.
– Versez le jus de la marinade et ajoutez les légumes. Laissez sur le feu pour saisir le tout.
– En dressant l’assiette, parsemez de feuilles de coriandre et de graines de sésame.

Verdict : Facile, bon, parfait pour un repas amoureux… Prévoyez des gants fins pour le décorticage des crevettes. L’odeur est tenace !

 

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Ragoût de crevettes

MOD_13642-14_4xC’est notre dernier dimanche du mois espagnol avec Sharon et nous entamerons juin en Angleterre avec Lou, Cryssilda et Titine.

Vous trouverez des recettes chez :
Sandrion – Crème catalane
Sharon – Salade composée et poivrons farcis

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Quant à moi, j’ai voulu reprendre la recette de Béa, mais ce ne fut qu’une inspiration car je n’ai pas trouvé tous les ingrédients pour sa Moqueca de camajo.

Ragoût de crevettes

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Ingrédients :
– 2 kilos de grosses crevettes
– 1 brique de lait de coco
– 2 poivrons (1 rouge et 1 orange)
– 3 tomates
– 1 oignon
– 1 gousse d’ail
– Coriandre fraîche
– 1 piment rouge
– 1 boîte d’ananas ou mieux, un ananas frais
– Huile d’olive, sel, poivre, mélange d’épices (cumin, paprika, gingembre)

Préparation :
– Pour des crevettes déjà cuites… les décortiquer et ne garder que la queue.
– Faites revenir les queues de crevettes dans un wok.
– Nettoyez, coupez les poivrons, l’oignon, l’ail, et ajoutez-les aux crevettes. Cuisez en remuant sur feu vif entre 5 et 10 minutes. Joignez le piment que vous pouvez laisser entier ou coupé très finement.
– Coupez les tomates. Ne gardez pas le jus et les pépins. Ajoutez dans le wok. Remuez.
– Laissez un peu évaporer l’eau.
– Ajoutez la brique de lait de coco, salez, poivrez et épicez.
– Goûtez.
– Laissez mijoter 15 minutes.
– Ciselez la coriandre fraîche, coupez vos tranches d’ananas en petits morceaux, et ajoutez… Vous pouvez mettre un peu de jus d’ananas en cours de cuisson pour que la sauce ne s’épaississe pas trop.
– Voyez si c’est assez relevé.
– Préparez l’assortiment… riz ou boulgour…

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crevettes.

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De Virginie à Indiana

Challenge femmes de lettres du XIXème siècle, challenge proposé par Céline
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INDIANA

George Sand

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L’île Bourbon – la Brie – Paris – L’île Bourbon – vers 1830…

« Par une soirée d’automne pluvieuse et fraîche, trois personnes rêveuses étaient gravement occupées, au fond d’un petit castel de la Brie, à regarder brûler les tisons du foyer et cheminer lentement l’aiguille de la pendule ».

Ainsi sont les premiers mots de l’histoire ; tableau charmant, rural, d’une veillée.
En fait, cela pourrait être la première scène du levé de rideau, acte 1, d’une pièce de Monsieur Molière ou de Monsieur Corneille pour la tragédie. On s’attendrait à lire « Le petit chat est mort ».

Acte 1 – Les personnages se présentent. Nous avons le mari Monsieur Delmare. Ancien soldat, titré, un colonel, l’homme est vieux, violent et jaloux. Il a épousé une jeunette. Il a beaucoup d’ambition pour sa maison. Près de la cheminée, sa femme, au doux nom qui fleure l’exotisme, Indiana. Elle a dix-neuf ans, est belle, douce, porte un regard de mélancolie presque éteint. C’est une figurante qui voit la vie s’échapper. A quoi songe-t-elle ? A l’île Bourbon ? Terre qui l’a vu naître. Près d’elle, se tient le baron Rodolph Brown que l’on nomme Ralph. Il est le cousin d’Indiana. Ce jeune homme de dix ans son aîné, a la prestance rigide. Ses traits sont pourtant beaux, mais son sérieux et son flegme le rendent comme inexistant.
Tristesse, désillusion, attente, temps mort, on se languit…
Vient alors comme un diablotin sortant de sa boîte, Raymond de Ramière. Il a la pétulance d’une jeunesse dorée. Son éloquence due à un esprit fin et lettré fait de lui un jeune « héros des salons éclectiques ». Secrètement, il est le doux ami de Noun, servante et soeur de lait d’Indiana. Elle lui abandonne son cœur et sa vertu.
Secouez le pochon, les acteurs vont se livrer à un chassez-croisez amoureux.

Noun aime Raymond, Raymond aime l’amour. Il a envers elle une reconnaissance, un besoin qui le flatte. Sans être libertin, il se ment à lui même et va mener cette innocente vers l’abîme. Monsieur Delmare aurait aimé être aimer. C’est un homme simple, qui malgré son autoritarisme, aurait pu se laisser attendrir. Ralph, figure de l’égoïsme pour la plupart, veille. Présent pour Indiana, il est à la fois son père, son frère, son ami, son médecin. Il est le ténébreux, le grave, le mystérieux. Quant à Indiana, vertueuse et candide, elle se fane, elle se meurt de ne pas avoir aimé.

Acte 2 – Paris et ses salons, ses bals, la vie est pétillante. C’est aussi un lieu de chasse. Indiana rencontre Raymond ; le chasseur va traquer la biche. Les armes sont des regards, des paroles, une onctuosité dans les gestes, un amour courtois. La vie est à portée d’un baiser. Retraite de la proie, persévérance et hypocrisie du traqueur, le jeu se mène.

Acte3 – Il existe plusieurs amours. Avec sincérité, on peut aimer avec ses sens, son âme, et les deux. Chacun se dévoile, même le portrait de Ralph, recouvert d’une fine baptiste, dans la chambre d’Indiana, raconte au lecteur l’hypothèse d’un sentiment refoulé. Les cœurs sont bridés, corsetés et amidonnés, enclos de préjugés et de carcans de l’époque.
Indiana se réveille.

Acte 4 et final – …  Je vais me taire et vous laisser les découvrir.

Chers amis lecteurs, vous avez dans ce livre un concentré de romantisme. Des amours perdus, des larmes de désespérance, des fuites tragiques, des âmes non comprises. On n’aime pas simplement ce roman, on le vit, on compatit, on s’en amourache.
Si j’ai mis « De Virginie à Indiana » en titre, c’est que Ralph aimait lire le livre « Paul et Virginie » à Indiana.

George Sand a écrit ce premier livre, alors qu’elle venait de s’affranchir d’un mari et d’un amant. Femme libre, elle devient celle que l’on connaît.

Préface de George Sand lors de la première parution du roman en 1842 :

« Ceux qui m’ont lu sans prévention comprennent que j’ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, il est vrai, mais profond et légitime, de l’injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l’existence de la femme dans le mariage, dans la famille et la société… La guerre sera longue et rude ; mais je ne suis pas le premier, ni le seul, ni le dernier champion d’une si belle cause, et je la défendrai tant qu’il me restera un souffle de vie. »

Beau plaidoyer.

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