Vermeer, l’Égypte et Béa… un séjour à Paris

Prendre le train de 07h15 pour Paris. Nappes blanches sur la campagne, filaments laiteux qui longent la rivière ; ce lever du jour est promesse d’un magnifique week-end. Le soleil éblouit le compartiment ; des stores se baissent, déjà.
Ce dimanche, j’ai rendez-vous avec Vermeer et la veille de mon départ, j’ai reçu de la part de Mind « Vermeer entre deux songes ». Pour « Un petit avant-goût » me dit-il, avec une dédicace de Gaëlle Josse, l’auteur, dans laquelle le mot « partage » revient deux fois.

Ce blog connaît le mot « partage ». J’aime partager. Je partagerai avec vous cette lecture très vite, mais là, sur ce billet, je partagerai des photos de mon escapade.

 


Nous n’avons eu aucune attente avec le coupe-file pour l’exposition. Le billet donnait droit à Vermeer et à Boulogne, avec une entrée libre dans le musée. Mais comme dans de nombreuses expos, nous n’avions pas le droit de prendre des photos.

Du siècle d’or, Johannes Vermeer est un peintre Néerlandais, né à Delft, qui a peint moins d’une cinquantaine de tableaux. N’étaient exposés qu’une dizaine de ses œuvres, des scènes de genre et une allégorie, qui étaient mises en parallèle avec d’autres tableaux de peintres de son époque. La comparaison était impressionnante car sans conteste Vermeer est le maître !… la lumière, les couleurs, la profondeur, une aura de mystère, la finesse des détails…
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« La dentellière » de Johannes Vermeer, 1669-71
24,5 × 21 cm – Musée du Louvre

« La laitière » de Johannes Vermeer, 1658
45,5 × 41 cm – Rijksmuseum d’Amsterdam
(Remarquez la trace de bronzage du bras…!)

« Jeune Femme écrivant une lettre » de Johannes Vermeer, vers 1665-1666
45 × 39,9 cm – National Gallery of Art, Washington


J’ai également eu un coup de cœur pour « Le jeune homme écrivant une lettre » de Gabriel Metsu.

« Jeune homme écrivant une lettre » de Gabriel Metsu, v.1662-1665
National Gallery of Ireland, Dublin

Après Vermeer, nous avons vu l’expo de Valentin de Boulogne. J’aurais dû faire l’inverse car j’étais toujours imprégnée des peintures que je venais de quitter lorsque je déambulais dans les salles… Scènes de genre et peintures religieuses.

« Samson » de Valentin de Boulogne, 1630
Musée de Cleveland

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L’après-midi, toujours dans les couloirs du Louvre, nous avons flâné dans le Département des Antiquités Égyptiennes. Le soir, nous avons dîner au restaurant Laouz, une adresse à retenir qui propose une délicieuse cuisine algérienne ; tagine poulet-olives-citron confit, couscous royal et pâtisseries…136 rue St Honoré – 75001 Paris – 01.42.86.85.23.
Le lendemain, j’avais rendez-vous avec Béa la Comète pour un pique-nique sur les pelouses du Louvre. Soleil, humeurs joyeuses et bavardes, pour la fin de ce court séjour.
A refaire !

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La malédiction de la momie

logohalloween14
Dans le vaisseau fantôme d’Halloween avec Hilde et Lou

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la malédiction de la momieChair de poule
La malédiction de la momie
R.L. Stine

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Être à la traîne derrière ses parents, souffrir de la chaleur, manger du sable, avoir toujours soif et se sentir comme ces chameaux qui peuplent le désert, fatigué et mou, absorber la tonne d’informations rendues par les guides touristiques qui racontent les pyramides… Gabriel, douze ans, ronchonne. Passer des vacances de Noël en Égypte n’a pas le même attrait pour lui que pour ses parents. Et lorsque pour leurs affaires professionnelles, ceux-ci sont obligés de le confier à la garde d’oncle Ben, Gabriel peste encore plus ! Il va devoir cohabiter avec sa cousine Sari, la fille la plus pimbêche qu’il connaisse.

Oncle Ben est un éminent archéologue qui continue à faire de fabuleuses découvertes. Un peu fantasque et très pris par son travail, il propose à Gabriel de venir avec lui sur le lieu de ses fouilles. Leur dernière trouvaille est un tunnel inexploré qui pourrait être une galerie menant à la chambre funéraire du pharaon Khéops.
Accompagné de Sari (qui l’agace de plus en plus), Gabriel (surnommé Ga-Ga par sa tendre cousine) surmonte ses peurs et pénètre un décor tombal, secret, ténébreux, empreint de poussière et de mystères.

De vieilles légendes parlent des malédictions des pyramides, des momies qui se réveillent en colère, des sortilèges jetés sur les profanateurs… Gabriel y songe… surtout lorsqu’il croise le regard noir, perçant et menaçant d’un ouvrier de l’équipe, Ahmed… lorsqu’il se perd dans les dédales souterrains, poursuivi par une présence fantôme… et lorsqu’il se fait attaquer par une armada de scorpions.

« Stop ! pyramide hantée ! » Que vont rencontrer Gabriel et Sari ?

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Ce premier tome de la collection Chair de Poule est un bon souvenir qui me renvoie à l’époque où je lisais des histoires à mes garçons, le soir. Parfois, ils aimaient s’endormir sur des images assez éloignées de l’univers de Souricette et Winnie l’Ourson. Ils grandissaient, ils étaient au CP, ils voulaient un peu frissonner (sans trop avoir peur). « La malédiction de la momie » est un bon tremplin. La lecture est facile, avec de l’humour et du suspens. L’archéologie, les pyramides, l’aventure, une certaine indépendance, le livre offre aux jeunes lecteurs ce qu’ils désirent… une part de leurs rêves.
Un livre à recommander !

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Momie

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Les Fleury-Nadal, Benjamin – 1ère partie

logo XIXème 2Logo BD Mango NoirLe mercredi chez Mango, c’est BD !

« XIXème siècle » de Fanny

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benjamin fleury nadalLes Fleury-Nadal
Benjamin, tome 1/2
Scénario de Franck Giroud
Dessins de Daniel Hulet

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Derrière les barricades avec les insurgés, Benjamin Fleury-Nadal, élève de polytechnique, participe à la révolution de juillet 1830 pour la destitution du roi Charles X. Jeune homme courageux, il n’hésite pas à porter secours à un inconscient qui s’était porté au devant des soldats pour les dessiner. C’est ainsi qu’il fait la connaissance d’Hippolyte Lecomte, artiste peintre…

img366 Dans l’atelier d’Hippolyte, Benjamin découvre ses œuvres et reste admiratif devant le portrait d’une jeune femme peint treize ans plus tôt. Fasciné par sa beauté, il voudrait tout connaître d’elle. Sous le feu de ses questions, il ne collecte que peu de renseignements. Ce tableau qui ne fut jamais réclamé, était une commande de Mr Beauchamp, le mari du modèle, Anna-Luna.
Anna-Luna, fière espagnole… Benjamin, hanté par son visage, la retrouve dans ses rêves, « sous les traits d’une princesse Égyptienne »…. Mais les recherches qu’il effectue sont hélas de mauvais augures.

L’Égypte n’était pas qu’un rêve. Quatre ans plus tard, Benjamin accompagne Barthélémy Prosper Enfantin et les Saint-Simoniens qui ont le projet de réaliser un canal, et c’est sur la demande du vice-roi qu’ils laisseront cette idée pour effectuer plutôt un barrage…
Sur les bords du Nil, les travaux commencent. Benjamin tient une correspondance avec son père, lui racontant ses « mille découvertes » et ses « mille sensations ». Le travail ne manque pas ! « L’Égypte est bien à la hauteur du rêve grandiose qui m’habitait ! », il se sent du pays, dévoué
Puis un jour, il aperçoit, le temps d’une fraction de seconde, une femme qui ressemble à Anna-Luna. Serait-ce une illusion ou son fantôme réincarné ? La question ne se posera plus… le soir même, dans la demeure de Hassan-Kachef, son mirage se matérialise une seconde fois… pour disparaître aussitôt.
Benjamin reverra-t-il son fantôme ? et sera-t-il toujours aussi charmé par l’Égypte ?

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Ma bibliothèque municipale est en travaux. Depuis deux semaines, je ne peux plus aller piocher dans les bacs à BD. Je me suis donc orientée vers les rayonnages de mes garçons où j’ai trouvé cette histoire.

Ce tome scindé en deux volumes fait parti d’une annexe au « Décalogue » de Franck Giroud. L’originalité de ce scénariste, c’est qu’il a invité pour chacun de ses tomes des dessinateurs différents.
L’annexe conte les histoires de certains personnages de la famille Fleury-Nadal, dont la première filiation sur l’arbre de la généalogie mène à Benjamin, fils de Ninon Nadal et Alexandre Fleury.
Même si l’histoire est distincte des autres, il est bon de connaître img367un peu ce lignage avant d’entamer la lecture. Sur deux pages, la descendance s’illustre de noms que nous retrouvons dans d’autres épisodes.

Cet opus commence un jour des « Trois Glorieuses » sur les barricades et par la suite, nous fait voyager en Égypte au temps des grands projets polytechniciens… canal, barrage…
L’immersion orientale se lit et se voit dans de beaux dessins.
Sur cette toile de fond, l’histoire raconte surtout l’obsession de Benjamin pour une femme qu’il voit à plusieurs reprises mais qu’il n’arrive pas à approcher. L’évolution du scénario, en deux tomes, montrera que la chimère n’est pas insaisissable…

Concernant les dessins, j’ai surtout apprécié les planches qui montraient l’Égypte. Par contre, je n’ai pas aimé les personnages dessinés pour Anna-Luna et Aurore. Leurs traits sont grossiers et grimaçants, presque effrayants !

Pour conclure, j’ai bien aimé cette découverte et je pense lire la suite bientôt… Il me semble que l’auteur va mêler ses personnages à quelques intrigues historiques. Mais, je peux me tromper !

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Akheraton

9782841967339Histoires du temps jadis, Akheraton
Texte de Emily Hawkins et Nick Belcher
Illustrations de Susanna Ronchi

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Dans les temps anciens de l’Égypte, vivait Akheraton, un grand pharaon (petites moustaches, petites oreilles, petit museau et longue queue). Un jour, un être pathétique vêtu de haillons se présente à lui et lui prédit de bonnes et de mauvaises choses…

Akheraton réfléchit… il est très intelligent… et il trouve une solution !

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Un livre pop-up, trois dimensions, tout mignon pour les enfants (soigneux). Les décors sont riches avec de belles illustrations aux couleurs toniques. L’histoire de l’Egypte ancienne paraît alors différente avec ses pyramides de gruyères…
Il était une fois des souris aux pays des pharaons.

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