Rebelles

 

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Anna Godbersen

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« C’était ainsi dans ce vieux New York, où l’on donnait la mort sans effusion de sang ; le scandale y était plus à craindre que la maladie, la décence était la forme suprême du courage, et tout éclat dénotait un manque d’éducation, excepté de la part de ceux qui le provoquaient. »
Edith Wharton – Le temps de l’innocence

Des funérailles sont célébrées en l’église épiscopale Grace. Mademoiselle Elizabeth Adora Holland, jeune fille de dix-huit ans, belle, vertueuse et de très bonne lignée, va être enterrée. Ses anciens amis d’enfance, ses soupirants et son fiancé portent son cercueil au sein de la nef. Tous sont terrassés par la douleur ; ce deuil est une forme d’amputation. Unis en cette dernière homélie, ils ne pensent pas que cette cérémonie sera aussi un adieu à leur jeunesse.

Quelques temps, quelques mois, quelques heures avant…
Pour l’élite des jeunes filles de New York, la vie est arachnéenne, aussi fine et éthérée qu’un voile de mousseline. Entre les bals, les sorties au parc, les essayages chez les plus grands couturiers, les leçons de savoir vivre, les sorties en yacht, les thé-party et les minauderies, l’essence de cette génération s’agace de futilité, d’ennui et de mondanité. Et comme dans toutes les sociétés, sous un vernis civilisé et aristocratique, ce fleuron se distingue aussi par des manipulatrices machiavéliques, des naïves, des jalouses et des éprises de liberté. Condamnées à la rigidité, le conservatisme, de leur caste, elles paraissent soumises, guindées et superficielles. Mais, lorsque les apparences craquellent, nos belles et riches héritières se confrontent et joutent. L’amour est disputé.
Elizabeth et Will s’aiment, Will est aimé de Caroline, Elizabeth doit épouser Henry, Pénéloppe voudrait s’accaparer Henry, Diane aime Henry qui l’aime aussi…
Les jeux de l’amour deviennent une bouffonnerie dramatique et les surprises afflues…

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Ce livre facile à lire, ne m’a que « moyennement séduite ». La narration du début fut ennuyeuse. Il y a une foule de personnages qui se présente et il m’a été un peu difficile de les situer au fil des pages. Chaque individu a son chapitre, donc nous passons de l’un à l’autre promptement sans éveiller en nous la sensibilité, l’affection ou l’antipathie qu’il suscite. De plus, certains sont fades, indécis et sans piquant, mais là je pense que c’est souhaité par l’auteure qui nous prépare crescendo vers une suite en 3 volumes et une intrigue aux rebondissements plus imprévisibles et théâtraux. Lirai-je le deuxième tome ? Non, je ne pense pas.

Différents billets sur les blogs de Sandy, Clarabel

   TOULMOUCHE - Vanité  -  fin XIXè s.Vanité d’Auguste Toulmouche
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