Les épines – Tome IX

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Challenge de la Rome Antique de Soukee

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La pourpre et l’or – Tome I –  De sable et de Sang – Tome II
La meilleure des mères – Tome IIICeux qui vont mourir… – Tome IV
La déesse noire -Tome  VLe sang des bêtes – Tome VI
Vie des feux – Chapitre VII – Revanche des cendres – Chapitre VIII

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Les épines – Chapitre IX
Texte : Jean Dufaux – Dessins : Philippe Delaby
Couleurs : Sébastien Gérard

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La cité de Rome a disparu sous les flammes.
Dans les débris, Lucius Murena œuvre à sa reconstruction. Toujours poursuivi par ses démons, il vit en repenti, loin du palais de l’empereur. La haine est ancrée en lui, sans pardon.

De son côté, Néron s’émerveille de la maquette qui représente la nouvelle Rome. Il doit aussi se prononcer sur le châtiment des incendiaires. Tigellin l’oriente vers le peuple Juif qui honore la mémoire d’un Nazaréen. Les prisons se remplissent de chrétiens et les exécutions s’enchaînent. Des tombereaux portent des corps suppliciés en grand nombre. Des croix se dressent, clous et épines martyrisent les chairs.
L’apôtre Pierre, témoin des persécutions, ne peut se résoudre à quitter Rome, malgré les conseils de Néron. Il ne renie pas sa foi et rejoint ses frères dans les geôles.
« … César a décidé de nettoyer Rome d’une secte immonde qui adore un poisson ! Des Juifs qui ont subi l’ascendant d’un mage en Judée. »
Murena ne peut rester indifférent à tant de violence et d’injustice, il est prêt à dénoncer le véritable coupable et par ce fait, rencontrer Néron.

Dans les bas-fond de la ville, dans des couloirs praticiens, sourdement des scénarios machiavéliques se trament. De nombreux personnages en seront les victimes…

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Ce tome est le premier volume du « Cycle de la mort », le troisième, qui fait suite à celui de la mère et celui l’épouse. Après l’incendie de Rome, la mort cernera Néron sur une durée de quatre ans. La transition d’une époque à une autre se fait à travers ce début.
Nous retrouvons les personnages qui entourent Néron et Murena ; Pétrone, Balba, Massam, Ruffalo, Popée… Pour certains, juste le temps de quelques vignettes. Et d’autres figures, nouvelles ou secondaires, s’immiscent dans le décor étayant l’histoire de leurs rôles.
La violence et les tragédies donnent à cet épisode une atmosphère macabre. Les dessins révèlent parfaitement la cruauté et la barbarie.
L’histoire continue à se construire autour des deux personnages principaux. Murena n’a plus la prestance d’un praticien, il paraît usé et bien plus viril. Néron semble résolu, plus réfléchi et moins malléable. Alors qu’une amorce de folie pointait dans les autres tomes, il semble complétement investi dans son rôle de souverain et moins tourmenté.
Entre eux deux, la rancune est vivace et il est presque impossible de les voir se réconcilier.
Outre les exécutions des chrétiens et un combat à mort entre deux gladiateurs, il y a une belle part de sensualité entre Murena et la belle Claudia, fille de Ruffalo le préfet de la garde prétorienne. Les dessins de Delaby sont aussi reconnus pour leur petite part d’érotisme…
Un album qui comble mes attentes et qui me laisse à nouveau admirative.
Les dessins, la colorisation, sont superbes.

Un glossaire très intéressant est en annexe. Il reprend des passages et les explique.
Une série à recommander !

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Double masque, L’Archifou, tome III, et Les deux sauterelles, tome IV

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BD Chez Mango, Animaux du monde de Sharon

La Torpille , Tome I
La Fourmi, Tome II

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Double masque

L’archiduc, Tome III et Les deux sauterelles, Tome IV
Scénariste, Dufaux Jean
Dessinateur et coloriste, Jamar Martin

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Paris, 1803,
Napoléon songe à l’Angleterre, Chateaubriand part à Rome, Cambacérès pose problème…

Napoléon interroge son secrétaire particulier, Monsieur Lecanet, sur les états d’âme de son ami Monsieur Cambacérès, membre de l’Académie Française, deuxième consul et futur Archichancelier de l’Empire. Les affaires de coeur de ce dernier agacent Napoléon. Il ne voudrait pas que les moeurs de « Tante Turlurette », appelé aussi « L’Archifou », déstabilisent les affaires politiques, voire même l’armée.
« – Cela ne se peut ! Notre pays livré aux barbares par la faute de sodomites copulant dans les bivouacs alors que l’ennemi s’approche… Mais… ce serait la fin du monde !!
– Je ne vous le fais pas dire ! J’ai besoin d’hommes debout ! Pas couchés les uns sur les autres en groupes, en grappes, en pagaille ! »

… Alors que Napoléon pense sérieusement à sermonner Cambacérès, « L’Archifou » presse son cocher d’aller plus vite. Son jeune amant Friquet l’attend ; il n’a que trop tardé auprès du citoyen consul ! Dans la rue des Mauvaises Paroles, il se précipite fou d’amour dans l’appartement, s’étonnant que les meubles et les objets soient fracassés. Au second coup d’oeil, il découvre son jeune éphèbe poignardé dans une mare de sang.

Napoléon convoque François dit La Torpille. L’affaire est grave car les lettres intimes de Cambacérès à Friquet, ont été volées. Un maître chanteur du nom de La Fourmi réclame une forte somme, « très conséquente », pour ne point divulguer les mots enflammés. François, dans une enquête précédente, celle du coffret de voyage de Napoléon, avait rencontré l’homme qui se fait appeler La Fourmi. L’histoire n’est pas à prendre à la légère car cet être machiavélique est le maître des bas-fonds de Paris.
Napoléon en fait une affaire personnelle. On intimide pas les consuls !

Avant même que François entreprenne son enquête, des hommes cagoulés massacrent les gens d’une maison de prostitution appartenant à La Fourmi, à la recherche d’une fille, La Canette… la soeur de Friquet.
Il semblerait que s’entremêlent différents personnages pour de différents intérêts. Il ne manque plus que l’intervention de L’Ecureuil, agent au service de Fouché…

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Troisième livre, nous retrouvons les acteurs des précédents tomes. Les masques commencent à tomber et la part de fantastique se profile dans les dernières pages. Le mystère de L’Ecureuil est dévoilé par Fouché lui même. Ci-après un minuscule spoiler : Camille de Lestac fut vendue par son propre père, à l’âge de douze ans à Fouché pour le remboursement de ses dettes de jeux.

Ce volume nous renvoie à un pan de l’histoire et à ses illustres sujets. Le Code Napoléon, en 1804, décriminalise l’homosexualité en France.
Le scénario, toujours animé, intéressant, avec ses touches d’humour, ses intrigues à la Vidocq, ses crimes crapuleux ou vengeurs, m’a vraiment captivée. Quant aux dessins, je les trouve plus attrayants que les premiers. Tout m’encourage à lire la suite…
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Paris, février 1804,
Les ambitions de Napoléon prennent tournure. Trois mois plus tard, il deviendra empereur…

Les princes de « l’ancienne maison royale » complotent un coup d’état. Des agents comme Jean-Charles Pichegru et le général Moreau ont été arrêtés. Un prêtre qui se fait appeler Sathanase débarque en France et rejoint les royalistes de la capitale. « Pour Dieu et mon roi », ils veulent la mort de Napoléon…
Le premier consul rappelle Fouché afin de les aider à
démanteler la conjuration. Cependant, doutant de cet homme cynique, il demande aussi à François de suivre l’affaire discrètement… « Vous agirez dans l’ombre, je laisse la lumière à Mr. Fouché ».

François, quant à lui, est obsédé par des questions sans réponse. Qui est cette femme africaine mystérieuse et voilée ? Quels sont les masques de Napoléon et La Fourmi ? Qui est Fer Blanc ? A ces interrogations, bien malheureusement, une vengeance va interférer. Il doit retrouver le meurtrier d’une douce amie et appliquer sa sentence.

Deux histoires s’entrecroisent, alors que trois cents dragons sont détachés pour aller arrêter à Rheinau le duc d’Enghien, prince Bourbon, pour le ramener à Vincennes.
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Ce quatrième tome conte le complot avorté de Pichegru, Cadoual, Moreau et le duc d’Enghien. Le scénario mêle à l’Histoire, les arcanes politiques, l’amour et la vengeance. Si j’apprécie de plus en plus les dessins et les couleurs, je me suis un peu ennuyée dans cet épisode. Il est certain que cette parcelle de l’Histoire est toujours très intéressante à lire, mais j’aurais préféré pour ce quatrième tome, qu’on nous dévoile un peu plus sur les mystères des masques. De plus, le chassé-croisé des affaires, personnelles ou d’état, perturbent un peu la lecture.
Napoléon apparaît comme un despote de plus en plus grossier et infatué. Fouché, individualiste et insensible, ressemble à une fouine. Joséphine paraît douce, intelligent et maternelle. La Torpille et l’Ecureuil sont toujours aussi sympathiques.
Je continuerai à suivre ce beau monde avec plaisir… Jean Dufaux raconte en 4ème de couverture…
« … L’Abeille va donc s’envoler tandis que les fourmis creusent des galeries de plus en plus profondes… »

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Des billets chez Lystig,

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