Une affaire d’identité

logo XIXème 2logo british mysteriesUne lecture commune avec Caro, Shelbylee et Aymeline « Challenge XIXème siècle » de Fanny
« Challenge British Mysteries » de Lou et Titine

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une-affaire-d-identiteUne affaire d’identité
Les aventures de Sherlock Holmes
Conan Doyle

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« – La vie, mon cher, est infiniment plus étrange que tout ce que l’esprit humain pourrait inventer ! Il y a certaines choses que nous n’oserions pas concevoir, et qui sont pourtant de simples banalités de l’existence… »

Quand Holmes parle de ces « choses » à son ami Watson, il ne pouvait pas trouver mieux pour justifier ses dires que l’affaire qu’on allait lui proposer… banale et tortueuse.
Mary Sutherland, une jeune femme désespérée, souhaite retrouver son fiancé Hosmer Angel qui a disparu juste avant le mariage, en lui faisant promettre fidélité… quoi qu’il devait arriver. La promesse ne fut pas difficile à donner car Mary voit en Hosmer le preux chevalier de ses rêves. Habitant toujours sous le même toit que sa mère et son beau-père, James Windibank, un homme très sévère qui lui interdit les sorties, elle n’avait jusqu’à présent jamais eu l’opportunité d’être vraiment courtisée. Encouragée par sa mère lors des absences de ce dernier, Mary put mener à bien cette idylle qui devait aller jusqu’aux noces.
Watson se doute bien que tout commence à s’imbriquer dans l’esprit de son ami qui résoudra l’affaire très rapidement… le lendemain.

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Troisième nouvelle des Aventures de Sherlock Holmes, « Une affaire d’identité » est comme les précédentes, courte et machiavélique. Les supercheries, toutes bêtes, médiocres soient-elles, sont le début des affaires criminelles les plus importantes. Le scélérat qui se joue des sentiments de Mary est promu à un avenir des plus noirs. C’est le constat prononcé par Holmes à la fin de l’intrigue.
Si cette affaire n’a pas de panache, elle souligne une fois de plus du formidable raisonnement de notre détective ! Le plus petit indice raconte une histoire… On découvre également dans cette enquête qu’il est prêt à déclarer forfait par compassion. Il ne veut surtout pas révéler la vérité à Mary pour ne pas la peiner davantage.

Toujours aussi séduites par le personnage, enchantées par cette époque, nous continuons notre lecture commune avec « Le mystère du Val Boscombe »… avec Caro, Shelbylee et Aymeline.

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Blacksad, Amarillo – Tome V

« Petit BAC » d’Enna, et « Animaux du monde » de Sharon

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Quelque part entre les ombres – Tome 1 – Artic Nation – Tome 2
Ame rouge – Tome 3 – L’enfer, le silence – Tome 4
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Amarillo – Tome 5
Texte de Juan Diaz Canales et illustrations de Juanjo Garnido

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Blacksad souhaiterait trouver un autre emploi car il est fatigué de la violence qui l’entoure. Il envisagerait même de devenir photographe comme son grand-père… Mais en ramassant le portefeuille d’un voyageur et en le lui rendant, il fait preuve d’honnêteté, surprend son propriétaire et ainsi, décroche un petit job. On lui propose de ramener une belle Cadillac à Tula en Oklahoma.
Ça ressemble presque à des vacances, mais sur sa route, Blacksad rencontrera des problèmes…

Deux amis écrivains, un romancier et un poète, se chamaillent sur leurs proses. Leurs querelles, teintées de jalousie, de rancunes, mènent leur agressivité jusqu’à la mort de l’un des deux.
John Blacksad revêt l’habit de détective en partant à la poursuite du meurtrier qui avait précédemment volé la Cadillac avec son comparse.

Étrange histoire ! Blacksad sera de nouveau confronté à des âmes perdues de la Beat Génération.

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Cinquième tome de la série, il a été longtemps attendu ! J’ai aimé au premier regard cette couverture bouton d’or, la Cadillac des années 50 et la posture décontractée de Blacksad, jusqu’à ce ciel jaune et bleu.

J’ai attendu et j’ai eu une déception. Je vais d’abord vous parler de mes regrets…
Ce n’est pas l’intrigue qui cloche mais plus les dessins et la colorisation. Je pensais trouvais les mêmes tonalités, la lumière, les profondeurs, qui donnaient une atmosphère particulière et intense. Dans cet album, les couleurs paraissent ternes. En ce qui concerne les vignettes, elles sont petites et denses. Du coup, j’avais une sensation un peu brouillonne du tout. Il est dommage que certains dessins ne soient pas assez mis en valeur. La chevauchée avec les motards méritait un bel espace. Dernier point, je me suis sentie quelques fois égarée ! Les connexions d’une page à l’autre ne se faisaient pas naturellement.
Passons à l’enchantement… Cette série est une de mes préférées et le reste à ce jour. Blacksad est moins taciturne et aborde souvent un petit sourire qui le rend « follement » séduisant. Sa compassion pour les êtres en détresse, sa générosité, sa malice, se développent, donnant un ton plus léger au scénario. Pour revenir aux dessins, je tiens à souligner qu’ils sont nombreux.
J’ai également apprécié de retrouver le jeune Weekly. L’amitié entre John et lui est un beau fil conducteur avec les autres épisodes.
J’ai aimé tout en étant un peu déçue… mais je continuerai à plébisciter notre célèbre détective, John Blacksad. Sa vie est assez mystérieuse, mais une petite part se dévoile dans ce tome…

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D’autres billets chez Lasardine,
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Le croque-mort enfonce le clou

Lecture commune avec Manu

Tome 1 – Le croque-mort à la vie dure
Tome 2 – Le croque-mort préfère la bière
Tome 3 – Le croque-mort à tombeau ouvert
Tome 4 – Le croque-mort est bon vivant

Le croque-mort enfonce le clou
Tim Cockey


Rappel du premier billet :

L’entreprise des Pompes Funèbres Sewell et fils, dans les quartiers de Baltimore, près du port, est dirigée par un sémillant croque-mort, Hitchcok Sewell, trente-quatre ans, un mètre quatre-vingt dix, corps d’athlète, visage d’ange, et sa tante Billie, une dame douce et malicieuse.

Pas très futé le Sisco. C’est ce qu’on se dit en faisant sa connaissance.
Un vieux copain de lycée, du temps des Metaphysicals, contacte Hitch. Il a besoin de son aide pour débarrasser de la cuisine de sa maîtresse, le cadavre du mari poignardé. Ahurissant ! A-t-il contacté la police ? Non. Est-ce lui qui l’a tué ? Doublement non !!! Pourquoi a-t-on tiré dans la gamelle du chat ? Mystère ! Où est passé la femme ? Elle lance des balles de golf dans la piscine.

« Comme son mari, elle était pieds nus, mais contrairement à lui, elle était encore dans le circuit O2-CO2. C’était une blonde canaille avec des cheveux de terrier, masse de boucles compactes dotée d’une vie propre, si dense que l’on devait pouvoir y planquer de petits zinzins et les perdre à tout jamais. »

Jake Weisheit est mort. Hitch repart en faisant le constat et en refusant de faire disparaître le corps. Cela ne serait pas sérieux ! La veuve, encore en état de choc et sous calmants, promet d’appeler la police. Cette idée ne venait pas d’elle, c’est Sisco qui était inspiré.

Un corbillard est une voiture qui ne passe pas inaperçue. Le lieutenant Kruk s’invite chez Hitch pour le lui dire. Que faisait-il sur les lieux du crime ? De sérieux soupçons menacent le croque-mort et son ami Sisco. Entre défiance, questions, exaspération et impatience, Kruk se laisse séduire par tante Billie qui lui offre thé et petits biscuits, mais soumet Hitch à une pression inquisitrice. On lui interdit d’effectuer l’enterrement de Weisheit et surtout on lui intime l’ordre de ne pas se mêler de l’enquête.

Lors d’un dîner avec son ex-femme Julia, Hitch raconte les dernières nouvelles et arrive à la conclusion que la veuve est une blonde de quarante ans, froide, calculatrice et… éventuellement… meurtrière.
Ce même soir, il reçoit une intimidation musclée : « T’approche pas de Polly Weisheit ». Ce sbire serait-il envoyé par la veuve non éplorée ?

Quand on connaît bien le croque-mort, on sait que ce genre de chantage l’émoustille. De plus, des soucis s’enchevêtrent. Madame Papadakis décède, son fils Spiro se balade tout nu dans le jardin sous la pluie et massacre une vasque avec un banc (une manière de faire son deuil), une vieille connaissance Madame McNamara est dans la même maison de retraite que Madame Papadakis et a des problèmes, Sisco se retrouve derrière les barreaux et beaucoup de personnes lui demandent : qui a bien pu tuer Jake ?

Péniblement mais sûrement, Hitch essaiera de répondre à la question.

Dernier volet des aventures enquêtrices de notre croque-mort de Baltimore et je suis au regret de laisser un avis mitigé. Triste, parce que j’aime le personnage. Il séduit les femmes avec sa galanterie, sa douceur et sa générosité. Il a gardé son humour croustillant, sa dérision et son obstination. Il est toujours beau, grand, félin, disponible… enfin, jamais trop longtemps… Comment alors résister ? Non, si je suis chagrin, c’est que j’ai la nostalgie des premiers livres. J’ai trouvé une faiblesse dans l’intrigue et de nombreuses longueurs. Déjà, dans le tome précédent, je n’avais pas eu satisfaction et j’avais reporté sur ce dernier volume, toute la foi accumulée dans les trois premiers. A part Hitch, sa tante, le chien Alcatraz, les autres personnages qui font la singularité de cette série sont simplement esquissés. De plus, je n’aime pas trop sa dernière petite amie (et ce n’est pas une jalouse qui parle !).
Alors pour conclure, je vous conseille cette série pour son style drôle, son extravagance, ses scènes vaudevillesques, ses personnages azimutés, farfelus, pour la joie et les sourires qu’elle apporte, pour son héros Hitch au grand cœur. Quant aux intrigues policières, elles sont un sous-chapitre des livres.

J’ai lu cette saga en compagnie de la charmante Manu. Ce fut un plaisir et j’espère que nous trouverons un autre personnage au tempérament de feu pour alimenter nos lectures communes. Etant une inconditionnelle du fringant fossoyeur, je sais qu’elle a été ravie par cette dernière lecture et je vous invite à aller lire son avis

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Magritte – Miroir de poche

Les billets de Manu : Tome 1Tome 2Tome 3Tome 4 Tome 5
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