Kachtanka, un conte russe

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« Animaux du monde » de Sharon, « Des contes à rendre » de Coccinelle, « Il était une fois… » de Bianca et « Il était deux fois Noël » avec Chicky Poo, Samarian et Petit Spéculoos

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kachtankaKachtanka
Un conte russe
Une histoire d’Anton Tchekhov
Des illustrations de Gennadij Spirin

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Dans le froid et la neige de l’hiver, après son travail, le menuisier Louka Alexandritch a besoin d’un petit remontant, et à la nuit tombée, dans son monde éthylique, il oublie qu’il n’est pas venu seul…
Boule de poils, roux comme un renard, saisie par le froid, apeurée par une fanfare et son régiment militaire, sa petite chienne Kachtanka fait un écart et se retrouve perdue sur les trottoirs enneigés. Abandonnée dans les rues, craintive, elle se blottit contre une porte. Cette entrée est celle d’un homme rondouillard qui en rentrant chez lui, prend pitié de la petite forme grelotante.
Reconnaissante, Kachtanka suit l’inconnu et pénètre un intérieur bien différent de celui de la menuiserie. Alors qu’elle se repose sur un tapis confortable, elle repense à Louka et à son fils Fédotchka, celui qui aime tant l’embêter ! Finalement, elle est bien ici !
Après une belle nuit, au petit matin elle se décide à visiter ce nouvel univers. C’est en pointant le bout de sa truffe dans une pièce de l’appartement qu’elle fait la connaissance des autres hôtes de son logeur… Fiodor Tomoféitch, un chat blanc, et Ivan Ivanitch, un jars gris. Le tohubohu est tel qu’il réveille son nouveau maître.
Pour commencer la journée, celui-ci, ne connaissant pas le véritable nom de la petite chienne, la rebaptise Tiotka et lui présente ses nouveaux compagnons. Une truie fait alors son apparition, Madame Khavronia.
Kachtanka va découvrir une ambiance étrange et une animalerie prête à réaliser toutes les pirouettes qu’on lui demande ; sauter, faire la révérence, la pyramide égyptienne… une vraie école !

Sera-t-elle prête à intégrer la ménagerie savante et suivre les consignes de son nouveau propriétaire qui travaille dans un cirque ? Car dans ses rêves, Kachtanka a la nostalgie de ses anciens amis, des bruits de rabots et des odeurs de sciures.
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Cet album est à lire, à feuilleter, pour les illustrations de Gennadij Spirin.
Le conte de Tchekhov, datant de 1887, est une courte et belle histoire car on partage avec émotion l’aventure de Kachtanka, mais la fin laisse un curieux sentiment. Où veut nous mener l’auteur ? Il souligne dans le dénouement la fidélité de la petite chienne pour son ancien maître. Avec le menuisier, elle était plus libre, mais moins choyée, plus chahutée par le fils qui se conduisait comme un tyran… un gamin impétueux. Avec le cirque, la petite chienne est contrainte à un travail de performances, mais elle est câlinée, gâtée, et a été adoptée sans difficulté par toute l’équipe. Alors, pourquoi donner à son aventure l’impression d’avoir été « un long cauchemar confus »  ? J’aimerais bien connaître l’avis d’un enfant !
Côté illustrations, c’est un vrai plaisir de découvrir les dessins de Spirin. Ils sont toujours aussi beaux, expressifs, détaillés, empreints de couleurs douces, riches, chaudes, slaves.
Un album qu’on pourrait déposer au pied du sapin…

Vous découvrirez d’autres dessins de Spirin avec « La princesse Grenouille », « Philipok » et « La princesse qui ne riait jamais ».

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La princesse qui ne riait jamais

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la princesse qui ne riait jamaisLa princesse qui ne riait jamais
Adaptation d’un conte traditionnel
Illustré par Gennadij Spirin

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La princesse d’un royaume a été surnommée La Princesse Triste. Pourtant belle, sage et riche, elle n’esquisse aucun sourire et fait le désespoir de son père, le roi.
Un jour, il propose d’offrir une récompense irrésistible à celui qui arrivera à la faire rire et… profite de l’annonce pour ajouter une autre condition. Dans son écurie, un cheval blanc magnifique, fougueux, ne supporte pas qu’on le ferre…

« – Tambour, voici mille pièces d’or. Va dans tout le pays et proclame que l’homme qui réussira à faire rire la Princesse Triste et qui réussira à ferrer le Cheval Briseur de fers, sera mon gendre et mon héritier… »

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Un forgeron, fier jeune homme plein d’entrain, décide de relever le défi. En route, il croise des petites créatures et sympathise avec elles… un grillon, un petit rat et une puce. Elles promettent de l’aider dans sa tâche et l’accompagnent au palais royal.

Monsieur de la Fontaine disait qu’on avait toujours besoin d’un plus petit que soi. Cela va se révéler être vrai.

Le conte finit comme tous les contes, dans la fête et les rires…

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Cet album m’a été offert par Asphodèle pour Noël ; il enrichit ma collection…
L’histoire est issue des contes et légendes russes. Ce n’est pas une des plus captivantes (cette adaptation semble avoir été épurée), mais les illustrations de Ginnadij Spirin donnent l’émerveillement que l’on attend d’un récit tel que celui-ci. Les dessins peints à l’aquarelle sont lumineux, très travaillés et empreints de gaieté. Ils rappellent les enluminures du Moyen-Âge avec des encres sépia, bleu lapis-lazuli, rouge pourpre, jaune poudre d’or… et des bordures décoratives.
C’est un très beau livre illustré qui n’est hélas plus édité. Cependant, vous pouvez le trouver sur des sites d’occasion.
Du même illustrateur, j’ai lu « La princesse Grenouille » (un coup de cœur) et « Philipok ». Il me reste dans mon escarcelle encore deux autres… « L’arche de Noé » et « Kachtanka »… j’en suis ravie !

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Vous trouverez d’autres albums chez Hérisson sur le thème de l’amour… « ici »

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