Une étude en rouge

logo keep-calm-and-readlogo british mysterieslogo XIXème 2«Victorien» d’Aymeline, «God save the livre» d’Antoni, «British Mysteries» de Lou et Hilde, « XIX siècle » de Fanny et Kheira et « Classique » de Stéphie


Une lecture commune avec Bleue et Violette, Nahe, Shelbylee, Fanny, dans le cadre de Oh, Sherlock you are merveilleux !

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une étude en rougeUne étude en rouge
Arthur Conan Doyle

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Londres, 1881,

Bombay, Kandahar, Maiwand, Peshawar, et… Portsmouth.
Le docteur Watson du 5ème régiment de fusiliers de Northumberland, est rapatrié sur le sol anglais. Sa blessure à l’épaule aurait pu lui être fatale sans le dévouement de son ordonnance.
A Londres où il a décidé de poser ses valises, il se met en quête d’un logement ; sa solde de démobilisé ne lui permettant pas d’extravagances. C’est par le plus grand des hasards, mais aussi par l’entremise d’une vielle connaissance, qu’il rencontre Sherlock Holmes. Ce passionné en chimie cherche un colocataire pour un appartement sis au 221b, Baker Street, chez une logeuse Mrs. Hudson.
La transaction se conclut rapidement et Watson, le narrateur, se retrouve à déballer ses malles en compagnie de ce nouveau compagnon. Aux premières observations, la personnalité de Holmes, toute étrange soit-elle, lui convient. Elle aimante sa curiosité et son admiration.

« Sherlock Holmes ne paraissait certes pas difficile à vivre ! C’était à sa manière un homme tranquille, avec des habitudes invariables. Il était rarement debout après dix heures du soir, et le matin, immanquablement, avant que j’eusse quitté mon lit il avait pris son petit déjeuner et était sorti. Tantôt il passait la journée au laboratoire de chimie, tantôt dans les salles de dissection ; de temps à autres, il faisait une longue marche qui, semblait-il, le conduisait parmi les quartiers les plus mal famés. Dans ses accès de travail, il déployait une énergie à toute épreuve ; puis venait la réaction : pendant de longues journées, il restait étendu sur le canapé sans rien dire, sans remuer un muscle, depuis le matin jusqu’au soir. Alors son regard devenait si rêveur et si vague, que j’aurais pu le soupçonner de s’adonner à quelque narcotique… »

Un matin, Holmes reçoit le courrier d’un inspecteur de Scotland Yard, collègue de Lestrade, qui vient fréquemment lui rendre visite. En effet, Holmes se targue de solutionner quelques intrigues sans se déplacer, seulement grâce à ses capacités d’analyste. Dans ce cas précis, l’affaire nécessite un déplacement. Un cadavre a été découvert dans une maison déserte, lugubre, sans blessure apparente et sans indice pour débuter l’enquête, si ce n’est une bague de femme dans un coin, au sol.
Watson n’hésite pas à emboîter les pas de Holmes, intrigué par le comportement et les procédés de son ami.
Sur place, les déductions s’imposent. Le visage tordu par une agonie prouve que l’empoisonnement est la cause du décès, de plus, le mot « vengeance » en allemand apparaît sur un mur, écrit avec le sang de la victime.
L’investigation patine, mais au grand soulagement de Scotland Yard, un coupable est trouvé… ce qui rend sceptique Holmes.

Le récit de Watson s’interrompt pour laisser place à une autre histoire qui démêlera cette triste affaire ; l’acharnement et la fidélité d’un homme pour la femme qu’il a aimé.
Une trentaine d’années plus tôt en Amérique, John Ferrier se prépare à mourir avec sa fille adoptive de cinq ans, Lucy, lorsque des mormons les sauvent et leur offrent l’hospitalité de leur communauté, à Salt Lake City…

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Conan Doyle commence ainsi les enquêtes de Sherlock Holmes, rapportées par son ami John Watson. Il partage son roman en deux parties.
La première relate la rencontre de Watson et Holmes. Sous la plume de l’un, le portrait du célèbre détective prend forme ; son physique, son caractère, son comportement. Holmes, homme de science, mélomane, sportif, sensitif, est très intelligent ! Watson, parfois dubitatif, finit par lui trouver du talent et une certaine magie car son intuition est diabolique ! On décèle à travers ses confidences tout son intérêt et sa considération.
Leur relation se ponctue d’humeurs très variées ; enthousiasme, gaité, morosité. Holmes est un personnage fantasque, brouillon, qui souffre parfois de mélancolie. Watson le découvrira plus tard…
Nous croisons aussi les inspecteurs de Scotland Yard, Lestrade et Gregson. On détecte une rivalité, de la jalousie, de leur part envers Holmes. Ce dernier n’a aucune pitié pour la bêtise et manque de diplomatie. Son arrogance est exaspérante.
La deuxième partie est un retour en arrière. Nous quittons Londres pour l’Utah en Amérique. Watson est le scribe qui recueille une confession ; on ne le sait que dans les dernières pages, d’une conclusion amère et tragique. L’histoire conte les premiers pionniers mormons, leurs préceptes rigides, et l’amour de deux malheureux.

Une affaire différente des suivantes, moins hardie mais émouvante, plus intime, elle est un prélude aux enquêtes de Holmes, détective privé.
Ce fut une relecture et un véritable plaisir.

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Des billets chez Nahe, Manu, Fanny, Bleue et Violette, Céline, Soukee, Coccinelle, Morgouille, Méloë,

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Oscar Wilde et le jeu de la mort

Lecture commune avec Eiluned, Edith et Aymeline
Victorien d’Aymeline Inspiration Littéraire de George et SharonGod save the livre d’Antoni

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Tome 1  – Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles
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Oscar Wilde et le jeu de la mort
 Tome 2
Gyles Branreth
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Londres, du 1er mai au 14 mai 1892,

Deux ans après la première enquête racontée, Robert Sherard reprend la plume pour relater les évènements qui ont précédé la soirée au Club Socrate…

Sherard, d’un coin de la pièce, voit les différentes personnes invitées à partager la table d’Oscar Wilde, son ami, qui, à cet instant, se fait lire les lignes de la main par Mrs. Robinson, une chiromancienne. Au sursaut brusque d’Oscar, les prédilections ne semblent pas être heureuses ! Chaque premier dimanche du mois, dans une salle à manger du Cadogan Hôtel, Oscar Wilde retrouve quelques amis pour combler le vide et la monotonie qui l’étreint de plus en plus. Nommé « Le Club Socrate », cette réunion compte six membres, alliant les Lettres à la Science ; Oscar, Conan Doyle, Bram Stoker, Walter Sickert, Lord Alfred Douglas et Robert Sherard.
Ce soir-là, chaque membre a convié une personne ; ami, connaissance, parent. Avec Mr. Byrd, le secrétaire du club et son invité, la table compte quatorze couverts.
Après un repas riche en mets et en paroles, Oscar, inspiré par les présages funestes de Mrs. Robinson, propose un jeu, « le jeu de la mort ». Sur un papier, chacun devra écrire le nom de la personne qu’il souhaiterait voir mourir.
Seul Conan Doyle ne trouve pas goût au jeu et l’atmosphère se charge de malaise à chaque tirage, car si certains ont choisi un dieu, une métaphore ou un personnage fictif, d’autres ont pris des cibles bien trop présentes…

. Miss Elizabeth Scott Rivers, ancienne fiancée du révérend George Daubeney,
présent à la soirée, invité de Robert Sherard
. Lord Abergordon, parrain de Lord Drumlaring,
présent à la soirée, invité de son frère Lord Alfred Douglas, dit Bosie
. Capitain Flint, le perroquet de l’hôtel
. Sherlock Holmes, personnage fictif de Conan Doyle,
. Mr. Bradford Pearse, un acteur, présent à la soirée, invité par Walter Sickert
. David McMuirtee, un boxeur dont le nom a été inscrit sur quatre papiers,
présent à la soirée, invité par Mr. Byrd
. Le temps
. Eros
. Une feuille vierge
. Oscar Wilde et
. Constance Wilde, sa femme.

Le jeu ayant dépassé ses limites, tous souhaitent se retirer. Mais en tant que président, Oscar insiste. Il veut approfondir la question. La plaisanterie vire à la farce macabre et le nom de sa femme sur un bout de papier lui laisse un sentiment amer, bien plus que pour le sien.
« Ce qui est dit dans l’ivresse a été pensé dans la sobriété. »

Cette soirée ne fut au final, pas une réussite et comme Oscar le clame à ses compagnons, il faut l’oublier et passer à autre chose… Donner à manger aux canards, faire de la sculpture… L’ennui est un terrible ennemi car il ponctue le temps qui passe.

Le lendemain, ce désoeuvrement va vite être enrayé. Le bon révérend George Daubeney déboule chez Oscar dans une panique de larmes et de balbutiements.
« – Miss Elizabeth Scott-Rivers !… cria-t-il. La jeune femme qu’hier soir j’ai déclaré vouloir assassiner… elle est morte ! Brûlée vive. »
Parfois la coïncidence offre des perspectives malheureuses. Mais peut-on parler de hasard, lorsque un synchronisme s’enclenche dans une deuxième mort, celle de Lord Albergordon ?
Si le meurtrier s’applique à éliminer les quatorze noms tous les jours, cela sous-entend que le vendredi 13, le tour sera pour Oscar Wilde.

Assisté de ses amis, Doyle et Sherard, et avec la complicité de l’inspecteur Archy Gilmour, Oscar se livre à une de ses passions… les déductions.
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Voici alors, entre nos mains, la deuxième enquête du brillant Oscar Wilde !
Depuis bientôt neuf ans que le narrateur connaît Oscar, une amitié fidèle et fraternelle, mais  il est toujours surpris par le personnage. Familier du ménage des Wilde, il voue une admiration pour la belle et dévouée Constance. Constance qui est constante dans son amour pour son illustre mari. Cependant, lui, l’est beaucoup moins… C’est en confidence qu’il avoue à Robert que leurs sept années d’union commencent à le désenchanter. Oscar recherche le beau, la jeunesse et le mouvement et, tout en aimant sa femme, il la délaisse pour d’autres distractions.
Cette intrigue est peut-être moins puissante que la précédente, mais elle a son rôle dans un décor historique riche de ses personnalités ; notables, politiciens, comédiens, peintres, écrivains… et je l’ai lue avec une belle attention. J’aime recueillir après mes lectures, des recherches sur l’époque et sur les protagonistes.
J’ai donc apprécié cette fin de siècle lorsque l’auteur écrit les débuts du téléphone et autres inventions, j’aime lorsqu’il décrit les tenues d’Oscar, fleurs de boutonnières incluses, la peinture de la société, ses mondanités, ses richesses et ses misères, je suis toujours sensible aux élucubrations wildiennes, son humour et sa noirceur et je suis ravie d’avoir retrouvé Doyle et Sherard.

Je vous conseillerais cette lecture si vous avez aimé le premier volume, sinon…
Pour ma part, je continue avec mes amies, l’aventure !

Eiluned : Tome 1Tome 2 – Aymeline : Tome 1Tome 2

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constance wilde et son fils cyril
Constance Wilde et son fils Cyril

D’autres billets chez Adalana, Sharon, Morgouille,
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Oscar Wilde et le meutre aux chandelles

Lecture commune avec Eiluned, Blod et Aymeline
Petit BAC d’EnnaVictorien d’Aymeline – Inspiration Littéraire de George et SharonGod save the livre d’Antoni 

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Oscar-Wilde-et-le-meurtre-aux-chandelles Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles
Tome 1
Gyles Branreth

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Londres, août 1889,

Au club L’Albemarle, Oscar Wilde a rendez-vous avec son ami, écrivain et journaliste, Robert Sherard, notre narrateur.
Son accoutrement défie son élégance habituelle. Oscar paraît mélancolique et son exubérance ne cache pas l’embarras, la peine, qu’il tente de dissimuler.
Lorsque Robert lui demande si tout allait bien, Oscar, sibyllin, répond par une affirmative et une négative. Il est ravi d’avoir fait la connaissance de Conan Doyle, un médecin écossais auteur de récits policiers et père du détective Sherlock Holmes, mais cette rencontre est accablée par le décès d’un jeune garçon, Billy Wood.
Oscar a un regard perdu. Dans ses pensées, il monte un escalier, impatient et heureux, il tape discrétement à une porte, l’ouvre et voit…

« – J’ai vu une toile lacérée. J’ai vu une chose de toute beauté détruite par des vandales.
– Je ne comprends pas.
– J’ai vu Billy Wood dans une chambre de Cowley Street.
– Billy Wood ?
– L’un des garçons de Bellotti. Assassiné à la lueur de bougies. Dans une chambre au premier étage d’un garni. J’ai besoin de savoir pourquoi. Pour quelle possible raison. Je veux découvrir qui a pu faire une chose pareille. »

Oscar se fait la promesse de retrouver le meurtrier. Un engagement qu’il veut tenir aussi pour la mère effondrée qui réclame le corps de son fils. Il faut préciser que ce crime a deux particularités. La scène de l’assassinat qui ressemble à un rituel ésotérique ou initiatique avec de l’encens et des bougies et la disparition du cadavre. Lorsque Oscar retourne dans la petite chambre avec ses amis pour constater le drame, tout a été lessivé, encaustiqué et aéré.

Aidé par Sherard et sa troupe de jeunes sauvageons, des rues et d’Oxford, Oscar s’entête à rechercher le corps de l’éphèbe. Sans preuve, l’enquête ne peut s’instruire. Dans toutes les morgues de la capitale, les petites venelles obscures, les lieux de réjouissance, il va user sa persévérance durant des jours et des mois.

Alors que commence l’écriture du « Portrait de Dorian Gray », que Noël chante des cantiques, que le Jour de l’An rassemble les amis et la famille, un présent est apporté chez les Wilde. Pour cette période de fêtes, tous sont présents ; le couple Arthur Conan Doyle et Touie, l’inspecteur Aidan Fraser de la Police Métropolitaine, sa fiancée Mademoiselle VeronicaSutherland et Robert Sherard. Dans un carton enrubanné, est placée une forme lourde et ronde. La tête de Billy Wood roule du carton et vient percuter le parquet de Constance Wilde.

La décapitation offre l’argument tant attendu. Le dossier ouvert s’oriente vers un réseau de prostitution masculine où des gentlemen sont impliqués.

« Tempus fugit irreparabile », Oscar célèbre ses trente-cinq ans dans une tenue endeuillée, mais ses années écoulées n’altèrent pas sa force qu’il puise dans la jeunesse et la beauté. Billy Wood en était la quintessence. En sa mémoire, il confondra le criminel sans pitié.

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Premier livre d’une série de quatre tomes, j’ai beaucoup aimé lire cette histoire ; époque et personnages. Un trio d’amis qui ont vraiment existé : Oscar Wilde, Conan Doyle et Robert Sherard, écrivain, journaliste et biographe d’Oscar Wilde.
Le narrateur reprend par écrit les histoires qu’il a vécues avec son ami et mentor. A la veille de la guerre de 40, il est le greffier de ces années d’insouciance. Admiratif de l’Irlandais, il met alors en évidence toute la singularité et le génie de l’écrivain, le poète, l’esthète et… l’enquêteur. A coup de déductions faciles ou alambiquées, l’intrigue ressemble à celles qu’élucident Sherlock Holmes et le Docteur Watson. « Elémentaire mon cher Robert ! » une petite phrase qui traduit toute la complexité des raisonnements et laisse ébahi l’assistant.
On traverse la fin du XIXème siècle avec des personnages, des peintures, des expositions, des oeuvres… Oscar Wilde est peint avec amitié, vénération, amour.
Quant à l’écriture de Gyles Brandreth, elle a su me captiver, me surprendre, me faire sourire. Il semble que l’auteur se soit inspiré de Conan Doyle et d’Agatha Christie. La truculente verve du personnage principal, Oscar, oscille entre pitreries et facéties dramatiques, c’est à mon avis la moelle de ce livre.
Nous continuons très prochainement la série et j’espère retrouver le même esprit.
Un livre à recommander.

Billets de la LC : Eiluned, Tome 1,  Aymeline, Tome 1, Blod, Tome 1

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Oscar_WildeOscar Wilde

Des billets chez Adalana, Sharon, Le Papou, Ys, YueYin, Cryssilda, Morgouille,
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Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Défi STAR II de Liyah, Challenges « Summer PAL » de Bleue et Violette, « Animaux du monde » de Sharon, et « God save the livre » d’Antoni
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Le bizarre incident du chien pendant la nuit
Mark Haddon

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Christopher John Francis Boone, un jeune garçon âgé de « quinze ans, trois mois et deux jours »,  retrouve Wellington, le chien de la voisine Madame Shears, mort sur la pelouse. Le caniche a été transpercé par une fourche. Aussitôt, Christopher le rejoint et le prend dans ses bras pour le bercer. Lorsque la police arrive, elle pense qu’il en est l’auteur.
« – Putain de merde, qu’est-ce que tu as fait à mon chien ?
Je n’aime pas qu’on crie contre moi. J’ai toujours peur qu’on me frappe ou qu’on me touche, et je ne sais pas ce qui va se passer.
– Lâche ce chien, a-t-elle crié. Nom de Dieu, tu vas lâcher ce putain de chien ?
J’ai reposé le chien sur la pelouse et j’ai reculé de deux mètres. Elle s’est penchée. J’ai cru qu’elle allait ramasser le chien, mais elle ne l’a pas fait. Elle a peut-être remarqué tout le sang qu’il y avait et elle a eu peur de se salir. Elle s’est remise à hurler. Je me suis bouché les oreilles, j’ai fermé les yeux et je me suis laissé tomber en avant, roulé en boule, le front dans l’herbe. Elle était mouillée et froide. C’était agréable. »

Christopher n’est pas un enfant comme les autres, il est autiste et vit avec son père dans une petite maison au sein d’un lotissement. Quant à sa mère, elle est morte d’une maladie cardiaque ; partie un jour, elle n’est plus jamais revenue.
Elevé dans une école spécialisée, il est un enfant surdoué, passionné par les mathématiques, les nombres premiers, les sciences et les enquêtes policières. Il voue une admiration envers Sherlock Holmes qui a su élucider l’enquête du chien des Baskerville avec brio. Par contre, il n’apprécie pas Conan Doyle… adepte de spiritisme, son esprit n’étant pas cartésien. Lorsqu’il repense à Wellington, il trouve inadmissible que le meurtrier reste impuni. Il décide alors de mener son enquête et pourquoi pas… d’écrire un livre !

Bravant l’interdiction de son père qui essaie de le  protéger, surmontant ses phobies du monde extérieur et ses problèmes comportementaux, il va chercher des réponses « claires et nettes » et résoudre l’énigme comme il le ferait d’un exercice de mathématique. Avec Toby, son rat, il se lance dans l’inconnu terrifiant, dépassant ses frontières, jusqu’à Londres, et apprendra quelques nécessités lors de ce voyage initiatique.
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Un livre très agréable à lire. Il contient de la poésie, de la tendresse, de l’amour, de l’humour et du suspens… Christopher, enfant différent mais brillant, espère être astronaute lorsqu’il sera grand. L’idée fait sourire le lecteur car nous avons tous un jour voulu être… hôtesse de l’air (c’est moi !), Claudette (ma cousine), vendeuse de laine (ma voisine), pompier (un petit garçon devenu grand)… Puis, au fil de l’histoire, l’enfant craintif se transforme en un jeune téméraire, énergique et hardi. Nous suivons la progression de son enquête avec curiosité, espoir et réflexion. Christopher raconte avec ses mots les cheminements qui s’offrent à lui et les connections qu’il établit avec les indices. Cela ressemble dans sa tête à des schémas. Il compartimente tout, l’école, son avenir, ses examens, son père, les personnes qu’il côtoie, les difficultés qu’il rencontre, et il analyse et consigne tout dans un cahier avec des phrases concises, sans superficialité, brutes, arithméticiennes. Si Madame Shears ne veut pas porter plainte, si la police ne veut pas faire son travail, lui, se sent investi, en mémoire de ce chien affectueux, de résoudre le problème ; qui et pourquoi ? La réponse sera intéressante…
Cette histoire est une aventure, un passage, une transition et nous souhaitons que plus tard, elle puisse le mener vers son rêve… l’univers, celui des étoiles ou celui sur terre.
A conseiller !!!
PS : Ce livre m’a rappelé « Moi » de Sabina Berman, un livre de Liliba.

« – Combien font 251 fois 864 ?
J’ai réfléchi et j’ai dit : « 216 864 ». C’était une opération vraiment facile, parce qu’il suffit de multiplier 864 par 1 000, ce qui fait 864 000. Puis de le diviser par 4, ce qui fait 216 000, et on a déjà 250 x 864. Il suffit ensuite d’ajouter 864 au total pour obtenir 251 x 864. Ce qui fait 216 864.
J’ai dit : « C’est juste ? »
Rhodri a dit : « Je n’en sais foutrement rien », et il a ri. »

Vous avez aimé ? J’ai pire…

« Un triangle dont les côtés peuvent s’écrire sous la forme n2 + I, n2 – I et 2n (sachant que n > 1) est un triangle rectangle. » Démontrez, au moyen d’un contre-exemple, que l’inverse est faux. »

et ça continue !

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Albert Einstein

Billet chez Eiluned, Liliba, Karine,
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