Les orphelins Baudelaire, Tome XIII

Une semaine de romans pour la jeunesse – 1

 

T1 – Tout commence mal – T2 – Le laboratoire aux serpents – T3 – Ouragan sur le lac
T4 – Cauchemar à la scierie – T5 – Piège au collège – T6 – Ascenseur pour la peur

T7 – L’arbre aux corbeaux – T9 – La fête féroce – T10 – La pente glissante
T11 – La grotte Gorgone – T12 – Le pénultième péril

 

La fin, Tome XIII
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

 

Je me suis enfin décidée à lire la fin de cette série très originale et la lecture de ce dernier épisode ne fut pas des plus simples ! On en ressort les méninges épuisées. Mais comment a fait l’auteur pour s’y retrouver ? Soit l’intérieur de sa tête est bien compartimenté, soit c’est complètement azimuté !

Dans le dernier opus, nous avions laissé les orphelins Baudelaire avec le Comte Olaf à bord d’un bateau ; toujours sous l’emprise de ce diable d’homme ! Le narrateur Lemony Snicket en est dépité et compare leur histoire à un oignon, avec plusieurs couches de pelures et des torrents de larmes. Donc… en pleine mer et ne pouvant fuir ailleurs, les enfants sont obligés de voir le Comte Olaf se gargariser d’avoir détruit le VDC, heureux et rêveur sur un petit nuage… Mais dans le ciel, des nuages bien moins confortables annoncent une tempête qui va les secouer et pousser le bateau vers une île en le faisant échouer.
Rescapés de leur naufrage, les Baudelaire encombrés d’Olaf, sont accueillis par une petite fille qui s’appelle Vendredi. Elle raconte alors qu’à chaque tempête, un membre de leur communauté part en repérage sur la plage pour voir les objets que les vagues ont ramenés. Dirigée par un ancien, Ishmael le Grand Falcificateur, la société vit en autarcie depuis des années sans pouvoir regagner le continent.
Après une énième « bêtise », le Comte Olaf est banni et laisse Klaus, Violette et Prunille découvrir seuls ce nouveau monde régi par des règles très strictes. Malgré les sourires et les politesses de bienvenue, Ishmael leur fait bien comprendre qu’aucun écart n’est permis, sous peine de représailles.
Contraints de suivre les us de la communauté, les enfants essaient de s’acclimater et de profiter pleinement de cette quiétude toute nouvelle car on peut dire que depuis la mort de leurs parents, les péripéties et les tragédies se sont enchaînées ! Mais… (il y a toujours un « mais » dans leurs aventures)… leur répit ne sera que temporaire ; le Comte Olaf est toujours là !

 

Ce dernier tome est comme une récompense, comme si l’auteur tapotait le lecteur sur le dessus de sa tête en disant : « C’est bien ! tu as tenu le coup jusqu’ici. ». Parce que ce ne fut pas toujours une sinécure avec des épisodes de qualité variable.
Donc, même si l’écriture est farfelue et qu’elle demande beaucoup d’attention, on comprend petit à petit l’origine du VDC et l’implication des parents Baudelaire au sein de cette organisation secrète. Qui sont les Baudelaire, les Snicket et le Comte Olaf. Quant à la dernière page, la fin de « La fin », elle clôt une saga hors norme tout en laissant à l’auteur la possibilité d’en continuer une autre avec nos jeunes héros.
« Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire » n’ont pas été toutes désastreuses… alors je pourrais les recommander à un petit lecteur, lectrice, qui a le goût de la fantaisie, de l’alambiqué, du grotesque, et qui curieux cherchera à poursuivre vaillamment la lecture de ces treize volumes.

 

 

 

Les orphelins Baudelaire, Tome XII


Septembre en Amérique avec Titine

 


T1 – Tout commence mal – T2 – Le laboratoire aux serpents 
T3 – Ouragan sur le lac
T4 – Cauchemar à la scierie – 
T5 – Piège au collège – T6 – Ascenseur pour la peur
T7 – L’arbre aux corbeaux – T9 – La fête féroce – T10 – La pente glissante
T11 – La grotte Gorgone

 

Le pénultième péril, Tome XII
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

Les trois enfants Baudelaire qui s’étaient échappés des griffes du comte Olaf, une énième fois, ont été retrouvés par Mr. Poe, l’exécuteur testamentaire, et Kit Snicket, une femme qui avait bien connu leurs parents.
A bord du taxi qui les ramène dans leur ville natale, là où tout avait commencé, les enfants se remémorent de tristes instants et apprennent que la communauté VDC continue activement à rechercher le sucrier qui contient un échantillon de l’amanite médusoïde.
Pour cet épisode, Violette, Klaus et Prunille doivent participer à la quête du saint sucrier car la menace est imminente. Le comte Olaf est toujours déterminé à commettre le pire…
Alors, pour la branche honnête du VDC, ils doivent travailler dans un palace, Le Grand Hôtel Dénouement, en tant que grooms. A tous les services, à tous les étages, ils vont espionner et rapporter fidèlement ses machiavéliques desseins…

Avant-dernier tome de la série, je suis au regret de vous dire que ce livre est celui que j’ai le moins aimé. L’auteur nous perd très rapidement, c’est interminable, brouillon, incompréhensible, avec une multitude de personnages qui font référence aux tomes précédents. Lassée, j’ai fini par lire en diagonale. C’est très dommage…
A suivre pour le dernier périple.

 

Image de la série

 

 

Les orphelins Baudelaire, Tome XI

Septembre en Amérique avec Titine

 


T1 – Tout commence mal – T2 – Le laboratoire aux serpents 
T3 – Ouragan sur le lac
T4 – Cauchemar à la scierie – 
T5 – Piège au collège – T6 – Ascenseur pour la peur
T7 – L’arbre aux corbeaux – T8 – T9 – La fête féroce – T10 – La pente glissante


La Grotte Gorgone, Tome XI

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

 

Passage relevé dans mon deuxième billet :
Après le tragique incendie de leur maison qui a fait mourir le couple Baudelaire, leurs trois enfants, Violette, quatorze ans, Klaus, douze ans et bébé Prunille ont été placés chez le comte Olaf, un cousin éloigné. La fortune des parents étant gérée par le banquier Monsieur Poe, il revenait à un membre de la famille de s’occuper de la tutelle des malheureux enfants. Cependant, la cohabitation fut très malheureuse car le détestable comte Olaf, un être vil, n’avait qu’un but… s’emparer de la fortune des Baudelaire.


Après avoir échappé au comte Olaf et tenus pour responsables de ses méfaits, les trois enfants Baudelaire sont enfin réunis ! Mais leurs mésaventures continuent sur une luge transformée en radeau, malmenée par un fleuve bouillonnant.
Sauvés in-extremis par le Queequeg, un sous-marin commandé par le capitaine Virlevent, Violette, Klaus et Prunille ont alors l’agréable surprise de rencontrer des amis de la confrérie secrète, le VDC, et ennemis du comte Olaf. Ils apprennent aussi qu’ils ont une quête commune, à savoir… la recherche d’un sucrier.
A bord, le capitaine Virlevent les embauche et distribue les rôles. Violette assistera sa belle-fille Fiona, une mycologue, Klaus lira les cartes des marées et bébé Prunille se chargera de la cuisine.
Un peu de répit ? Oh que non ! Très vite, voilà que Prunille est entre la vie et la mort pour avoir mangé une amanite et que le comte Olaf se manifeste à bord de son sous-marin, genre poulpe tentaculaire géant, en les faisant tous prisonniers.

« Yap-yap Esculape ! »… Comme l’écrit Lemony Snicket, depuis la mort tragique de leurs parents, la roue de la destinée ne tourne que dans un sens, un cycle très infortuné…
Vont-ils s’échapper ? Vont-ils enfin élucider tous les mystères ?… Soupirs !!! Les eaux sont dangereuses et les profondeurs encore plus.

Cet épisode est une déception. Il ne résout rien, il est une énième aventure malheureuse qui ne surprendra pas le jeune lecteur. Une trame assez brouillonne, déjà lue, et beaucoup de complexités, l’histoire n’est en fait qu’une transition qui mène vers les derniers tomes.
On apprend quand même une chose ! L’auteur rabâche presque à tous les chapitres que le cycle de l’eau repose sur trois phénomènes : évaporation, précipitations, ruissellement.
A suivre !

 

 

 

Les orphelins Baudelaire, tomes VI et VII

Lecture commune avec Vilvirt

Tome 1 – Tout commence mal – Tome 2 – Le laboratoire aux serpents
Tome 3 – Ouragan sur le lac – Tome 4 – Cauchemar à la scierie
Tome 5 – Piège au collège

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Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

Lemony Snicket

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Passage relevé dans mon deuxième billet :

Après le tragique incendie de leur maison qui a fait mourir le couple Baudelaire, leurs trois enfants, Violette, quatorze ans, Klaus, douze ans et bébé Prunille ont été placés chez le comte Olaf, un cousin éloigné. La fortune des parents étant gérée par le banquier Monsieur Poe, il revenait à un membre de la famille de s’occuper de la tutelle des malheureux enfants. Cependant, la cohabitation fut très malheureuse car le détestable comte Olaf, un être vil, n’avait qu’un but… s’emparer de la fortune des Baudelaire.


Tome 6

Ascenseur pour la peur

L’auteur continue de nous prévenir… Si nous sommes trop anxieux de connaître la suite des aventures des orphelins, vaut mieux reposer le livre…

Monsieur Poe trouve les enfants un peu « éteints ». Sont-ils craintifs ? fatigués ? déjà désabusés ? Dans cette nouvelle maison, où ils sont attendus par le couple Eschemizerre, le comte Olaf ne risque pas de venir !
Toutefois, le lecteur sait que ce tortionnaire, qui séquestre le frère et la soeur Beaudraps, va revenir sous une nouvelle identité.

Au boulevard Noir, l’immeuble a 667 étages. C’est au dernier appartement que les enfants sont hébergés par des lointains cousins.
Dans ce quartier huppé, fréquenté par des gens fortunés, des « lubies » dictent la conduite des habitants. La mode est au « in » et le ringard est au « out ». Un jour, le noir est « in » et la lumière est « out »… et le lendemain, suivant l’humeur, une nouvelle extravagance peut enrayer les usages en pratique.
Chers lecteurs, ne cherchez pas à comprendre ! Ainsi va la vie en ces lieux… au rythme du « in » et du « out ».
Pour reprendre le fil de notre triste histoire, en ce jour d’abandon des enfants Baudelaire chez un couple inconnu, non seulement l’électricité ne fonctionne pas, mais en plus l’ascenseur est arrêté. Imaginez… 667 étages à monter ! Face au périple, Monsieur Poe déclare forfait et laisse Violette, Prunille et Klaus à leur destin.

Esmé et Jérôme accueillent les Baudelaire avec gentillesse. Leur appartement est immense. Après les présentations et les directives sur les choses à faire et ne pas faire, le temps d’adaptation évolue dans un certain confort. L’atmosphère est étrange, voire folle, mais agréable. Violette découvre un musée dans une pièce et Klaus est subjugué par la bibliothèque.
Tout semble aller pour le mieux dans cet univers luxueux lorsqu’on arrive à suivre les caprices du « in » et du « out », quand Esmé annonce une nouvelle fantaisie… il faut vendre les vieilles choses. Un commissaire priseur, Gunther, doit venir expertiser le contenu de l’appartement…

Vous savez quoi ou QUI ? et oui… vous voyez juste ! Esmé qui désire vendre les Baudelaire à la prochaine vente aux enchères !!! et Gunther-Olaf qui disparaît dans l’immeuble…
Il y a magouille en la demeure et l’ascenseur devient des oubliettes.

Une lecture toujours aussi abracadabrante où  il ne faut pas chercher le bon sens ! Même si l’histoire nous livre des surprises attendues et que le scénario est conforme aux autres épisodes, j’ai eu plaisir à retrouver les Baudelaire dans une de leurs désastreuses aventures. Le loufoque et l’absurdité sont les maîtres mots. Au début de la série, étonnée par le style et le thème, j’étais réfractaire. Pour ces derniers tomes, une sympathie s’est développée et la curiosité m’incite à poursuivre. Que va-t-il advenir de ces « pauvres » enfants ? et qui est véritablement Esmé ?

Esmé

Tome 7
L’arbre aux corbeaux

Qui souhaite recevoir les orphelins Baudelaire ? Monsieur Poe est très embarrassé car les tragiques évènements et les catastrophes que les enfants suscitent, entraîne dans leur sillage une notoriété maudite.
Pour la septième fois, ils se retrouvent sous la coupe d’étrangers. Tout un village, V.D.C., aura la responsabilité de les protéger.
Un autocar les dépose à l’arrêt. Une brume épaisse les enveloppe et rend l’hospitalité désolante. Seuls des corbeaux les saluent du haut de leur arbre.

V.D.C…. connaissez-vous un village qui se nomme par initiales ? Les enfants sont curieux et leur intérêt croît en rencontrant les habitants et leurs dirigeants, le Conseil des Anciens.

« – Silence ! répliqua la vieille dame. Oui, enfants Baudelaire, je suis sûre que vous vous tracassez, à propos du comte Olaf. Mais nous sommes vos tuteurs et nous vous protégerons. D’ailleurs, nous avons promulgué une nouvelle règle, la règle n° 19833. Elle précise clairement qu’aucun criminel n’est admis dans l’enceinte de notre cité. »

Cachés dans ce bourg, ils devront payer leur hébergement en travaillant. La bienvenue est austère et les directives sont dictatoriales. Hector, le cantonnier, est leur hôte. La première image de cet homme, le montre un peu niais et soumis, mais bien vite, les enfants sont charmés par sa gentillesse et son ingéniosité. Hector a un rêve… celui de s’élever au-dessus de l’arbre aux corbeaux, de V.D.C., de l’autorité despotique, et de fuir dans le ciel à bord de son ballon dirigeable.

Si le village se targue d’être un lieu sûr, à l’abri de toute agression et maraudage, les enfants, qui sont soumis à l’esclavage, n’ont qu’une idée… partir. Néanmoins, il faudrait élucider un mystère… Des vers écrits sur des bouts de papier sont remis aux enfants par les corbeaux. Ces phrases ressemblent aux poèmes d’Isadora Beaudraps. Où sont-ils ? Sont-ils toujours prisonniers d’Olaf ?
Lorsque le chef de police, Miss Luciana, arrête à tort un homme en le prenant pour Olaf et que le châtiment est le bûcher, Violette, Klaus et Prunille essaient de le défendre. En vain… car leur plaidoyer se retourne contre eux. D’événements en catastrophes, d’une justice arbitraire à un meurtre, les enfants voient l’arrivée d’un nouveau… le détective Dupin.

Le temps est compté… Cette fois-ci, arriveront-ils à s’en sortir ?

Dans ce septième épisode, l’histoire prend un tournant. Ce n’est qu’à la fin que certains personnages se placent sur l’échiquier de l’auteur. Il serait presque souhaitable de dresser une liste, comme une sorte d’organigramme généalogique. Seulement à la moitié des aventures baudelairiennes, l’attention est maintenue pour la suite. Après avoir lu la pugnacité des enfants, puis leur découragement et leur affliction, nous retrouvons leurs esprits belliqueux et intelligents.
Cette série est définitivement à conseiller aux enfants de moins de 10 ans, même si parfois les situations sont délicates et tristes. Le comte Olaf et sa bande sont de vrais méchants…

Bientôt avec Vilvirt, nous vous parlerons du huitième et neuvième tomes…

Billets de Vilvit : Tome 1Tome 2Tome 3 Tome 4 – Tome 5Tome 6 – Tome 7 –

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Film

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Les orphelins Baudelaire, tome IV et V

Lecture commune avec Vilvirt

Tome 1 – Tout commence mal – Tome 2 – Le laboratoire aux serpents
Tome 3 – Ouragan sur le lac
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Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

Passage relevé dans mon deuxième billet :
Après le tragique incendie de leur maison qui a fait mourir le couple Baudelaire, leurs trois enfants, Violette, quatorze ans, Klaus, douze ans et bébé Prunille ont été placés chez le comte Olaf, un cousin éloigné. La fortune des parents étant gérée par le banquier Monsieur Poe, il revenait à un membre de la famille de s’occuper de la tutelle des malheureux enfants. Cependant, la cohabitation fut très malheureuse car le détestable comte Olaf, un être vil, n’avait qu’un but… s’emparer de la fortune des Baudelaire.

Tome 4
Cauchemar à la scierie

« Par la vitre encrassée du train, les orphelins Baudelaire regardaient défiler les troncs de la forêt de Renfermy, noire et lugubre à faire frémir, et se demandaient si leur vie allait enfin prendre un tour meilleur. »

Nouvelle destination perdue dans une forêt noire de sapins et de mousse… Les enfants Baudelaire sont plongés dans une méditation mélancolique que Monsieur Poe brise avec son monologue. Légèrement embarrassé, il essaie de détendre l’atmosphère en essayant de persuader les orphelins qu’ils seront très heureux à La Falotte.

Seuls, sur le quai de la gare, comme toujours, les enfants avancent vers le centre ville, vide, moribond et la scierie Fleurebon-Laubaine. L’entreprise offre un aspect repoussant. Le logo de l’enseigne ressemble à un œil… Un œil comme le tatouage du comte Olaf.
A l’entrée, à leur intention, un plan de la scierie est affiché, détaillant les lieux et les invitant à se présenter le lendemain matin à l’atelier pour travailler. La chose est surprenante ! Personne ne leur a dit qu’ils venaient ici pour trimer.

Un homme, Phil, leur fait l’honneur de la visite et les présente aux ouvriers. Dans le dortoir qui les hébergera, tout est moisi et poussiéreux.
Le lendemain, réveillés aux sons de deux casseroles fracassées l’une contre l’autre, les enfants font connaissance du contre-maître, Monsieur MacFool, « une peau de vache… une charogne ».

Au déjeuner, on leur sert du chewing-gum, et surtout qu’ils ne se plaignent pas ! car c’est toujours mieux que rien. Pas d’argent pour payer la nourriture, seulement pour la pitance du soir, un infect gruau. A la question des enfants … Mais vous êtes bien payés ?… Phil répond qu’ils sont rétribués en bons de réduction.
Après cette première journée, le patron les fait demander. Il est bien dommage que la personne qu’ils rencontrent en premier ne soit pas leur tuteur. Charles d’Ulcy, son associé, est un homme affable qui ne conçoit pas que des enfants de leur âge travaillent. Tout l’inverse de Monsieur le Directeur qui veut du « donnant-donnant ».

Charles leur montre aussi la bibliothèque de la scierie. A cette idée, les enfants se sentent réconfortés. Les livres sont un soutien dans leur quotidien. Mais au seuil de la pièce, la stupéfaction est grande ! Les rayons sont vides… Pas de sous.

Affamés, épuisés par le labeur, les enfants se conduisent en petits robots, effectuant les tâches machinalement. Jusqu’à ce que Klaus ait un accident. Le détestable MacFool lui a fait un croc-en-jambe. Après avoir été chez le médecin, Klaus revient auprès de ses sœurs, transformé. Ne répondant que par des monosyllabes ou des phrases incohérentes, il inquiète Violette qui envisage l’hypothèse d’un lavage de cerveau, une hypnose.

Bien vite, avec la malveillante assistance du contre-maître, l’opportunité s’offre aux Baudelaire d’aborder le docteur Georgina Orwell. Cette femme est charmante mais sa réceptionniste-secrétaire l’est beaucoup moins. Shirley a une morphologie masculine, des sourcils bien fournis, des poils aux jambes et… et… elle est le sosie du comte Olaf.

Et dire que quelques heures avant, ils se demandaient où il pouvait bien être passé !
La réponse est devant eux en jupe…
Quelle pitoyable existence ! Les méninges des Baudelaire vont devoir concocter des plans pour un épilogue décent et honnête.

Le comte Olaf


Tome 5
Piège au collège

Institut J. Alfred Prufrock
Collège-Lycée privé – Pensionnat
Devise : « Memento mori »

Monsieur Poe l’avait dit, « Si vous ne vous comportez pas correctement à la scierie, vous irez au pensionnat ».
Dans cette école, le comte Olaf ne se risquera pas à venir. Le proviseur a enregistré son signalement dans l’ordinateur qui régit son institut et si le scélérat devait se manifester, ils seraient aussitôt avertis.
A leur arrivée, les enfant doivent se présenter à l’adjoint du directeur, Monsieur Nero. L’homme, à la corpulence impressionnante, les accueille avec dureté et les répartit dans différentes classes. Mais bébé Prunille, trop petite pour étudier, sera reléguée au secrétariat. L’ahurissement est total pour les Baudelaire ! Prunille secrétaire !!! Et pas de rébellion ! sinon les sanctions seront sévères…

« Si vous arrivez en classe après l’heure, ou si Prunille arrive en retard au bureau, vous aurez les mains attachées dans le dos à l’heure du repas ; vous mangerez comme les poules et les canards. Naturellement, Prunille n’aura jamais ni cuillère, ni fourchette, ni couteau, puisqu’elle travaillera dans le bâtiment administratif où elle n’est pas censée entrer (…) Dans le bâtiment sur la gauche, vous avez le réfectoire. les repas y sont servis aux horaires affichés, que je vous conseille de respecter. Une minute de retard et nous vous retirons verres et bols ; les boissons vous sont versées en flaques sur votre plateau. Le bâtiment à droite, c’est le grand auditorium – la salle de concert, si vous aimez mieux. J’y donne tous les soirs un récital de violon d’une durée moyenne de cinq à six heures ; obligation absolue d’y assister… »

« Ogrif ? » dit Prunille, traduction : « Peut-on imaginer pire ? »

Monsieur Nero se régale des déconvenues que subissent les pauvres orphelins. Relégués dans un cagibis de taules, avec de la paille pour couchage, ils ne bénéficieront pas des avantages qu’offrent le pensionnat… chambres individuelles, salle de jeux, bibliothèque… Dans leur nouveau logis, ils cohabiteront avec des crabes.
Tant d’infamies éprouvées depuis le décès de leurs parents et là encore une épreuve à endurer ! Peut-on dénicher dans ce marasme une petite satisfaction ? Certes. Ils vont étudier et rencontrer des enfants de leur âge.
Le premier contact avec les élèves se passe au réfectoire. Il y a Carmelita Spats, l’odieuse pimbêche, insupportable, méchante, que l’on déteste immédiatement et toute sa clique de groupies, puis Isadora et Duncan Beauxdraps qui seront pour les Baudelaire de merveilleux amis.
Du côté enseignant, les professeurs Romora et Alose se partagent l’inintelligence et une cruelle sévérité. Puis, bien vite, apparaît Monsieur Gengis, le professeur de sport ; longues jambes osseuses, turban et regard… impitoyable.
La surprise n’est plus de mise, le comte Olaf a habitué Violette, Klaus et Prunille à ses apparitions !
Monsieur Nero est charmé par Monsieur Gengis qui loue son talent de violoniste dans des phrases dithyrambiques.
Il sera difficile aux orphelins de dénoncer l’usurpateur… même avec la précieuse assistance de Duncan et Isadora.
Cinq contre un… et le match sera serré.

Pour une fois, mon avis sera un peu plus élogieux. Des personnages entrent dans les histoires, cassant l’ambiance close des trois premiers épisodes. Dans le cinquième, j’ai eu plaisir à lire les péripéties au pensionnat. On retrouve le schéma habituel, des adultes peu crédibles, l’arrivée du comte Olaf grimé et costumé, la résignation des enfants face au déni et à l’immaturité des grandes personnes, la démystification, la fuite du perfide Olaf… mais le petit plus que j’ai apprécié cette fois-ci, est l’arrivée des deux enfants Beauxdraps qui s’allient aux Baudelaire pour contrer les fourberies du cousin dégingandé, tatoué, à l’unique sourcil… Olaf.
Lecture bien sympathique pour ces deux livres qui m’incitent à poursuivre en compagnie de Vilvirt, les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire.

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Violette

Billets de Vilvit : Tome 1Tome 2Tome 3 Tome 4 – Tome 5
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Les orphelins Baudelaire, tome III

Lecture commune avec Vilvirt

Tome 1 – Tout commence mal
Tome 2 – Le laboratoire aux serpents.

 Les orphelins Baudelaire
Tome 3
Ouragan sur le lac

 

Passage relevé dans mon deuxième billet :
Après le tragique incendie de leur maison qui a fait mourir le couple Baudelaire, leurs trois enfants, Violette, quatorze ans, Klaus, douze ans et bébé Prunille ont été placés chez le comte Olaf, un cousin éloigné. La fortune des parents étant gérée par le banquier Monsieur Poe, il revenait à un membre de la famille de s’occuper de la tutelle des malheureux enfants. Cependant, la cohabitation fut très malheureuse car le détestable comte Olaf, un être vil, n’avait qu’un but… s’emparer de la fortune des Baudelaire.


Les pauvres orphelins Baudelaire sont à nouveau en quête d’une maison d’accueil. Sur le quai du Port Damoclès, en bordure du lac Chaudelarmes, Violette, Klaus et Prunille attendent le taxi qui les mènera à leur tante Agrippine.

Poe, chauffeur-livreur pour ce genre d’occasion, mais aussi banquier-tuteur, confie cette fois-ci les enfants à une parente veuve, belle-sœur du cousin issu de germain. La parentèle est éloignée, mais la famille Baudelaire n’a point de parent proche.

Avant de découvrir la demeure, la voiture passe devant une ville désertée, vide et barrée. Hors-saison, les touristes ont fui les lieux et ceux-ci se présentent, aux regards des enfants, fantomatiques.
La maison qui les reçoit est semblable à un mollusque agrippé à son rocher. Faite de cubes, patchwork décousu, elle est en équilibre sur la falaise et s’offre au lac.

La tante Agrippine est une femme gentille mais fantaisiste. Feu son mari, mort dévoré par les sangsues du lac, l’a laissée sans descendance. Ravie d’héberger des neveux, elle souhaite les combler d’attentions maternelles, mais sa bienveillance n’est pas toujours bien raisonnée.
Alors, comme les enfants le disent, il faut maintenant s’habituer à cette nouvelle vie, répondre à la sollicitude de leur tante avec le sourire et manger sa soupe au concombre avec appétit.
Le plus désolant, peut-être, est la bibliothèque… Pour des enfants épris de lectures, de sciences, les rayonnages, du sol au plafond, sont essentiellement composés d’ouvrages sur l’orthographe et la grammaire. Tante Agrippine est passionnée par ces deux matières et se montre inflexible sur la manière de parler et d’écrire.

Le lendemain, lors des courses alimentaires, Violette se retrouve face à un marin. Etrangement la silhouette ne lui est pas inconnue. L’homme est grand, a une jambe de bois, un bandeau sur l’œil gauche. En regardant plus attentivement l’œil droit, elle perçoit une noirceur. L’arc du sourcil souligne une prunelle désagréable, méchante, inquiétante… Serait-ce celui qu’elle croit reconnaître ? Non !!! Mais si, c’est lui !!! Le comte Olaf est revenu.
Les présentations se font. Il est le capitaine Sham et son charme séduit tante Agrippine qui rougit à ses compliments fleuris.

Comment faire ? Monsieur Poe, avant de partir, avait raconté que les enfants étaient si traumatisés par ce cousin, qu’ils le voyaient partout. Une stratégie est à élaborer et il semblerait qu’il faille la conceptualiser le plus rapidement possible.

Cependant, durant la nuit, la tante disparaît. Elle laisse une lettre et abandonne les enfants à la garde du capitaine Sham. Il est flagrant que ce message est un leurre, confirmé par une particularité flagrante… il est bourré de fautes !

« Chers Violette, Klaus et Prunille,
S’il vous plait, quelque soit votre surprise à la vue de ce message, lisez-le attentivement.
Quand vous l’aurez entre les mains, je ne serai plus de ce monde. La vie m’est devenue insupportable. A l’évidence, vous autres enfants ne pouvez pas comprendre, mais ces temps-ci je trouvais cette vie constamment plus fatigante. Surtout ne soyez pas tristes, je vais retrouvé mon cher Ignace et ma viduité prendra fin.
Pour dernière volonté, je vous confie tous trois au capitaine Sham, , un homme bon et honorable. Soyez sages et respectez bien la grammaire et l’orthographe.
Votre dévouée
tante Agrippine. »

La destinée des enfants prend la couleur du ciel. Des nuages menacent le repos du lac et présagent une déveine inévitable.

Ce livre est la troisième « désastreuse aventure » des enfants Baudelaire. Dans ce tome, nous les retrouvons un peu désemparés mais pas résignés et toujours inventifs. Le comte Olaf est un adversaire redoutable, mais face à l’ingéniosité de Violette et Klaus, aux crocs de Prunille et à des pastilles de menthe… ce démon est un poids plume.
Cette lecture s’adresse vraiment à de jeunes enfants. Il est certain qu’ils trouveront beaucoup de plaisir à leurs histoires car elles sont bien écrites. Pour cela, je ne dirai pas que je me suis embêtée. Quant à savoir si je poursuis la série, je laisse à Vilvirt cette décision. A elle de dire si je dois prendre le quatrième volume ou si je le laisse reposer sur les étagères dans sa poussière… Je reste partagée… et pourtant, je voudrais bien savoir la suite…

Je tiens à ajouter que les illustrations de Brett Helquist sont très belles et que les photos du film sont un soutien à mon imagination. Je me figure des images aux teintes fanées.

Billets de Vilvit : Tome 1Tome 2Tome 3

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Les orphelins Baudelaire, tome II

Lecture commune avec Vilvirt, sous son égide,

Tome 1 – Tout commence mal
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Les désastreuses aventures des orphelins de Baudelaire

Tome 2
Le laboratoire aux serpents

Lemony Snicket
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« La route de Port-Brumaille à Morfonds est sans doute la plus lugubre au monde. Passé les derniers entrepôts, elle prend le nom de « route des Pouillasses » et longe interminablement des prés couleur de chou trop cuit, semés de pommiers rachitiques aux fruits si aigres que leur vue suffit à donner la colique. Puis elle franchit la Panade, aux trois quarts emplie de vase noire et peuplée de poissons peu engageants… »

Après le tragique incendie de leur maison qui a fait mourir le couple Baudelaire, leurs trois enfants, Violette, quatorze ans, Klaus, douze ans et bébé Prunille ont été placés chez le comte Olaf, un cousin éloigné. La fortune des parents étant gérée par le banquier Monsieur Poe, il revenait à un membre de la famille de s’occuper de la tutelle des malheureux enfants. Cependant, la cohabitation fut très malheureuse car le détestable comte Olaf, un être vil, n’avait qu’un but… s’emparer de la fortune des Baudelaire.

Cette fois-ci, les enfants sont accueillis par un autre cousin, encore jamais vu, le professeur Montgomery.
Dès leur arrivée, le jardin de la demeure se présente dans toute son étrangeté. Il avait la particularité d’avoir des arbustes taillés en forme de reptiles ; menaçant et inhospitalier. Cela ne présageait rien de bon…
Craintifs et désabusés, Violette et Klaus restent sur leurs gardes même si le professeur montre un visage amical et offre une bienvenue réjouie.
Point de formalité entre eux, le professeur désire se faire appeler Oncle Morty.
Avec gentillesse et patience, il explique aux enfants son métier et sa spécialité. Il est un scientifique expert en herpétologie.
Qu’est-ce cette science ? Comme le souligne Klaus, « ologie, c’est l’étude de quelque chose. »… et comme le re-souligne oncle Morty, « herpéton signifie « animal rampant ». »
Le professeur étudie les serpents.

Loufoque et fantaisiste, oncle Morty envisage d’emmener ses chers neveux au Pérou, destination de sa prochaine expédition. Ce voyage fait rêver Violette et Klaus !
Les jours passent, les enfants Baudelaire se plaisent à assister le professeur dans son laboratoire. Cette cathédrale de verre est l’antre des reptiles et les fascine. Pour des enfants curieux et avides de toutes connaissances, cette demeure est un paradis.
Mais l’auteur fait une incursion dans son récit et dévoile que les prochains chapitres ne seront pas aussi heureux.

Un matin, durant l’absence d’oncle Morty, le remplaçant de Gustav, l’assistant herpétologue, arrive et se présente. Il est Stephano.
Mais derrière la barbe, le nouvel arrivant ne tarde pas à être reconnu. Le comte Olaf est de retour ! Le cauchemar, alors, commence…
Il faut espérer que rien n’est désespéré pour des enfants courageux, astucieux et entreprenants.

Deuxième épisode des aventures de nos orphelins, l’auteur continue à leur faire des misères. Le répit aux côtés d’oncle Morty fut trop bref.
Pour le premier livre, je pense l’avoir lu avec l’esprit critique d’une adulte. Même si cette série peut paraître dure à certains moments, elle s’adresse à un public très jeune. Il faut alors la lire avec la naïveté et l’enthousiasme de l’enfance. Je peux dire, qu’avec ce regard, on ne s’ennuie pas et je comprends mieux l’engouement de mon fils, à l’époque, âgé de huit ans. Je suppose qu’il se mettait à la place de ces enfants perdus dans un monde cruel et sinistre. Il devait élaborer des systèmes ingénieux de pièges et imaginer les meilleures façons de dénoncer le fourbe, le meurtrier, le tourmenteur, le machiavélique comte Olaf.

Si Vilvirt le souhaite, je continue avec elle une troisième lecture…

PS : J’aurais bien aimé vous montrer le portrait d’une vipère mort-sûre du Bengale, mais la découverte du professeur n’a pas été homologuée !!!


Image du film

Billet de Vilvirt : Tome 1Tome 2
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