Cerise Griotte

Challenge des albums de Hérisson

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Cerise Griotte
Benjamin Lacombe

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« Cerise Sullivan vit seule avec son papa. »

De la fenêtre de sa chambre, elle observe la rue, les enfants qui jouent et l’entrée de la fourrière où son père travaille.
Cerise est une petite fille triste et solitaire. Elle a quelques passions et personne à qui en parler… le chocolat, les gâteaux, le gorgonzola, les oiseaux, les livres…
Cerise est un peu grosse aussi. Elle se cache derrière un pull à torsades et col roulé qui fait office d’armure. Souvent moquée par les enfants de sa classe, elle fuit dans les livres, aimerait parcourir le monde à bord d’une montgolfière et suivre la migration des oiseaux. Puis, si elle était un peu plus téméraire, elle irait parler à Angelo, un camarade de classe qui a beaucoup de succès auprès des filles.
Mais Cerise se camoufle et essaie de devenir invisible.
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Un jour, alors qu’elle aide son papa à la fourrière en faisant le ménage, elle voit derrière des barreaux, une petite chienne apeurée. Elle est toute ronde, courte sur pattes, plissée, avec un poil ras, doux et lustré. La petite fille a un coup de foudre et nomme sa nouvelle amie Griotte.
Lorsqu’elle demande à son père l’autorisation de la garder, celui-ci lui répond qu’elle devra attendre le délai d’un mois pour l’adopter.

En attendant, Cerise se promène avec Griotte, lui raconte beaucoup de choses, brave le regard railleur des gens sur leurs passages et se sent enfin heureuse.
Mais pour combien de temps ?
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Si vous désirez connaître la réponse, et surtout apprendre le vrai nom de Griotte, je vous invite à prendre cet album.
Je ne connaissais pas l’auteur et je l’ai découvert avec « L’herbier des fées ». Dans ce livre, j’ai retrouvé une atmosphère « Lacombe », pourtant différente de celle du professeur Bogdanovich. Les dessins sont superbes, émouvants et les teintes gardent un aspect de craies poudrées aux couleurs brunes, vertes et bleues antiques. Les expressions des personnages, leurs postures, peuvent suffire à nous raconter l’histoire. Les dessins ont cette valeur qui pourrait nous faire oublier les mots. Ceux-ci racontent les tourments d’une petite fille différente des autres. Cerise se distingue et ce contraste la distance des enfants qui l’entourent.

Je regrette que ce livre ne soit pas à moi, il appartient à la bibliothèque municipale. Alors vous savez quoi ? Il ne me reste plus qu’à…
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