Bombastica naturalis

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Bombastica-Naturalis 4 Bombastica naturalis
Iban Barrenetxea

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« … un infini potentiel pour le bien de l’humanité. »… Bombaltus Dulcimer est un botaniste-inventeur anglais de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe. Scientifique un peu fou, il invente et transforme des engins, avec les végétaux. Dans son album, nous pouvons admirer des colonnes corinthiennes avec des feuilles d’acanthes, des buis labyrinthes, une montgolfière-poire, un carrosse-citrouille…
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Bombastica-Naturalis 1… une partition-marguerite

Bombástica-Naturalis-2 un olivier-catapulte,

Bombastica-Naturalis 3

… et bien d’autres ! En tout, seize créations originales et oniriques, illustrées superbement, qui nous font voyager dans un monde toujours en mouvement. L’impulsion est donnée par un vélo, des bourrasques de vent, un pas dynamique, une danse, une montre à gousset… L’histoire est plus visuelle que contée, elle laisse part à notre inspiration.

En quatrième de couverture, il est précisé que cet album s’adresse aux enfants à partir de 7 ans et ça me laisse dubitative. Je ne dis pas que les enfants de cet âge manquent de fantaisie et d’imagination, mais je crains qu’ils ne soient pas sensibles à ces chimères.
Je recommande tout de même ce livre pour ses illustrations vraiment très belles.

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Bombastica-Naturalis 5

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l’Irlande, un art de vivre

l'irlande un art de vivre

L’irlande
Un art de vivre
Walter Pfeiffer

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Des petits cottages aux demeures les plus somptueuses, de la campagne aux landes sauvages, des lacs profonds  jusqu’aux bord des mers, de la sobriété, de la rusticité au raffinement et au faste… l’air est empreint de romantisme, de mystère et de passion.

« La mer omniprésente, des centaines de lacs romantiques, des rivières saumoneuses, des landes sauvages, des jardins splendides et des pubs accueillants font le charme de ce pays où il fait bon prendre son temps. Un pays original, fier de ses traditions, à découvrir de cottage en château, au gré des chemins détournés qui le sillonnent. Surprenantes images d’une île verte où vibrent le rose des forêts de rhododendrons et le pourpre des bruyères, et où l’art de vivre rime avec nature et traditions. »

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L'irlande 1 L'irlande 2

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Alice au Pays des Merveilles

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Une semaine d’illustrations, du 08 au 13 février

 

 

alice 0Alice au Pays des Merveilles
Texte de Lewis Caroll
Illustrations de Rébecca Dautremer

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« Alice commençait à se sentir fatiguée de rester assise sur l’herbe à ne rien faire. A côté d’elle, sa sœur lisait un stupide livre sans images ni dialogues.
« Quelle drôle d’idée ! pensait Alice. Peut-on vraiment s’amuser à lire un livre où il n’y a ni images, ni dialogues ? »

Petite, je n’ai jamais aimé les aventures d’Alice au pays des merveilles. Ce n’était pas tant l’histoire folle qui me faisait peur, ni le manque d’imagination (j’en ai eu toujours beaucoup trop), mais plus les illustrations du livre qui m’inquiétaient. Seul le lapin qui courrait après le temps me semblait sympathique ! La reine, par contre, m’inspirait les plus grandes frayeurs.  La petite Alice sombrait dans un univers cauchemardesque, seule, happée dans une autre dimension, de l’autre côté du miroir… et je ne voulais pas l’accompagner !
Prisonnière du pays des merveilles… souffrant de claustrophobie, je comprends aujourd’hui cette sensation d’oppression…


Sur le texte original de Lewis Caroll, Rébecca Dautr
emer nous présente le portrait d’Alice Liddell, celle qui fut une muse pour l’écrivain. Ce n’est pas une blonde Alice, mais une petite brunette portant les cheveux courts au carré.
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Alice 4Toute la poésie de l’illustratrice s’exprime dans les dessins. Nous retrouvons ses couleurs, pigments certainement pilés avec de la poudre de rêves, son univers fantasque, sa mélancolie, sa délicatesse et les petits détails qui nous enchantent. Ses personnages ne paraissent pas aussi sévères que les dessins de John Tenniel. Plus ronds, plus doux, ils ont une sensibilité qui raconte bien l’histoire.

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Alice 3.
Édité pour les 150 ans du conte, cet album lui rend un superbe hommage. Je vous le conseille…

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Alice 5

 

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Dautremer… et vice-versa

JBMongeb
Les beaux livres à offrir

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Dautremer et vive-versaDautremer (et vice-versa)
Rébecca Dautremer
et Taï-Marc Le Thanh

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Il y a Elle et Lui dans ce vice et versa, un magnifique artbook « avec deux entrées ».
Rébecca et son mari, l’auteur et graphisteTaï-Marc Le Thanh, dialoguent, jouent, et nous dévoilent des petites parcelles de leur intimité ; tendresse, humour, admiration, émotion. On les découvre à travers des photos personnelles, l’atelier, des dessins, des croquis, des costumes, les personnages qu’ils ont créés, des projets pour des livres, des films, du théâtre, des affiches et plein d’autres travaux encore… 160 pages et plus de 400 illustrations.

Rébecca1

Date : juin 2011 – Support : livre – Technique : gouache
Projet : couverture d’un recueil de Contes de Noël aux Éditions Gautier-Languereau
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Rébecca2Pudiques et généreuses, les confidences de la belle et talentueuse Rébecca montrent sa famille et retracent des souvenirs singuliers comme l’enterrement de sa grand-mère, des selfies pris dans des chambres d’hôtel pour « tuer l’ennui », de vieilles photos dont une très belle d’elle et de son père en 1972…, et des œuvres ébauchées qui représentent ses mondes où « elle aime se perdre ». Comme elle le raconte, le monde est vaste et ses desseins aussi. Elle a un appétit créatif intense.

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Rébecca4(une étape de la réalisation)
Date : 2013 – Support : Décor en volume – Technique : sculpture de bois et de papier
Projet : installation au théâtre Amstramgram de Génève

Sa maison, Les années d’insouciance, Ceux qui veillent, La complexité du genre humain, Les masques, L‘infiniment grand… Une profusion de superbes dessins illustrent les ambiances. On retrouve sa délicatesse, sa fantaisie, sa poésie, ainsi qu’une certaine fragilité qui tend vers l’éphémère. On comprend aussi que ses capacités sont infinies !

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Date : printemps 2015 – Support : livre – Technique : gouache
Projet : illustration de l’album Yéti de Taï-Marc Le Thanh aux Editions Gautier-Languereau

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Ce vice-versa, vice-vertu ?, est un ouvrage de belle qualité, riche et original. Il est de ces livres qui se savourent sur la mesure d’un adagio, il est de ces livres que l’on recommande avec une belle fougue, il est de ces livres que je vais chérir…

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 Date : octobre 2011 – Support : affiche – Technique : gouache
Projet : affiche de la manifestation Cartoon Movie de Lyon au printemps 2012

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la mythologie grecque

JBMongeb

Les beaux livres à offrir

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la mythologie grecqueLa mythologie grecque
Illustratrice : Rita Petruccioli
Textes : Jean-Michel Billioud
Ingénieur papier : Eric Singelin

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Rentrez dans la mythologie grecque avec ce livre pop up et ses huit histoires réécrites pour les jeunes enfants ; « Le cheval de Troie », « Ulysse et le Cyclope », « Le Minotaure », « Icare », « Hercule et le lion de Némée », « Atlas », « Orphée et Eurydice » et « Narcisse ».

Illustrés et découpés pour donner un perçu tridimensionnel, les tableaux représentés sont mis en scène comme au théâtre, encadrés par des tentures, des colonnes et des bas et hauts-reliefs.
La découpe au laser rend un ouvrage précis, très soigné, et les illustrations de Rita Petruccioli, bien qu’assez naïves, sont très jolies. Elles rappellent les dessins antiques que l’on voit sur les céramiques.

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Sur ce même concept, les éditions Auzou nous proposent « Les fables de la Fontaine » et « Les plus beaux contes », des histoires moins héroïques, certes, mais qui trouvent des fins plus heureuses.

Un bel album qui est à recommander !

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Le petit théâtre de Rébecca

JBMongeb
Les beaux livres à offrir

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le-petit-theatre-dautremerLe petit théâtre de Rébecca

Rébecca Dautremer

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Lorsque j’ouvre ce théâtre, j’entends les trois coups tapés sur la scène. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Ladys and Gentlemen… et le rideau se lève.

théâtrerd1Assise en tailleur, le théâtre posé sur les genoux, délicatement je vais tourner les pages. Dans le centre du livre, un creux révèle une profondeur mystérieuse d’où se détachent dans une découpe aussi fine que de la dentelle, des personnages croisés dans les livres de Rébecca.
Derrière des croisillons de fils de papier, j’en reconnais… Babayaga l’ogresse, la petite Maricrotte à l’air toujours aussi rêveur… et j’en rencontre d’autres, qu’il me tarde de découvrir.
Il n’y a aucun conte à lire, seulement des histoires à imaginer ou à se rappeler.

théâtrerd2Chaque page est une scène et si vous prenez le livre par la fin, en le feuilletant, les superpositions de découpes s’animent.

D’une extrême finesse, cet ouvrage n’est pas pour les très jeunes enfants ; sa fragilité étant de l’ordre de l’éphémère. Et pourtant… je suis sûre que toutes les petites filles apprécieraient de l’avoir !

Une très belle pièce d’orfèvrerie pour un monde doux, poétique, fantasque et mélancolique. Tout l’univers de l’artiste. Plus qu’un théâtre, c’est un jardin secret.

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Mon herbier du Berry

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mon herbier du berryMon herbier du Berry
Anne Richard

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Spécialiste en botanique, l’auteur a réuni dans son herbier les « herbes » de la campagne berrichonne, cultivées ou sauvages, à partir d’anciennes planches de la fin du XIXè siècle. Près d’une centaine servent de support à son répertoire.
Au début du livre, elle nous explique (brièvement en deux pages) son approche, sa façon de les présenter et sa passion qu’elle veut nous faire partager. Elle insiste aussi sur le fait qu’il n’est point besoin d’être un grand spécialiste pour aborder cet ouvrage. Un amoureux de la nature, des belles illustrations, un observateur, trouvera forcément son plaisir à le feuilleter.

coquelicot
Chaque fiche a sa gravure ; une identité à gauche, une illustration à droite.
La flore qui borde nos routes, qui tapisse les sous-bois, les champs, ces herbes folles qui envahissent nos jardins, elles ont un nom latin, appartiennent à des familles, elles sont utilisées à des fins particulières… elles ont une histoire.

Leurs noms… Clématite des haies, renoncule bulbeuse, réséda jaune, lobélie brûlante… des noms de fées !

Je vous conseille cet herbier, beau livre, qui à ce jour a un avantage : Il est proposé à un tout petit prix. Amoureux de la nature, vous ne devez pas vous en priver.

nymphéa.

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Madame le Lapin Blanc

logo asphoLogo-SharonLes animaux du monde de Sharon
A tous prix d’Asphodèle
Un album offert par Somaja
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madame le lapin blancMadame le Lapin Blanc
Texte et illustrations de Gilles Bachelet

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« En retard comme d’habitude… ». Le Lapin Blanc qui court toute la journée dans le conte d’Alice au Pays des Merveilles, on se le représente avec une montre à gousset et une veste en tweed. Mais a-t-on un jour imaginé sa famille ?

Dans son journal, Madame Le Lapin Blanc se confie… car elle est un peu la Lynette de « Desperate Housewives », une mère de famille qui a enfoui ses rêves pour s’occuper de ses enfants et gérer une maisonnée hyperactive. Elle aurait aimé écrire des histoires, elle ne fait que raconter son quotidien dans son journal.

  img466Six enfants. Il y a l’aînée Béatrix, une adolescente anorexique qui se voit plus tard mannequin (qu’elle était mignonne quand elle voulait être pompière, scaphandrière, trapéziste… la belle époque !), les jumeaux Gilbert et George, complices en tout et si sages dans leurs bêtises (hum…), Betty qui rentre à l’école dans la classe de Madame Lelièvre (elle y va en reculant), Eliot l’avant-dernier qui se plaît à être encore le petit (tout en étant curieux des choses des « grands »), et la benjamine, le bébé Emily qui a un joli timbre de pleurs (faut bien qu’elle se fasse entendre !!!).
Six enfants et un mari toujours absent, dévoué aux affaires du royaume. Ah ! j’oubliais le chat du Cheshire (un chat transparent) qui s’est invité un jour pour ne plus partir, et une étrange fille, Alice, qui grandit et se ratatine sans manière.
Six enfants, un mari toujours absent, un chat du Cheschire, Alice et… la vaisselle, le repassage, l’aspirateur, la cuisine…

Madame Le Lapin Blanc est bien occupée, un peu triste, fatiguée, et si seulement Le Lapin Blanc voulait bien de temps en temps lui accorder un peu de son attention…

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Tout au long des confidences, on désire tirer les oreilles de Lapin Blanc, mais l’histoire a une belle fin, tendre, amoureuse, et c’est avec le sourire qu’on retourne à la première page car une lecture ne suffit pas ! L’histoire et sa morale sont dans tous les petits détails.

Il faut relire et s’attarder avec plus de concentration sur les illustrations. Des dessins très expressifs (les regards ahuris sont tordants !), fins, intelligents, riches, avec un humour éloquent parfois piquant et fantaisiste, comme quand Madame essaie d’attirer l’attention de Monsieur. L’auteur apporte au XIXème victorien notre modernité et cet anachronisme a de quoi faire sourire. On découvre dans ce deuxième temps des petits clins d’œil comme un livre de Beatrix Potter ouvert sur Pierre Lapin, une photo de mariage où Madame Lapin Blanc regarde son mari avec un regard langoureux lorsque celui-ci regarde… sa montre, on s’arrête sur les « 100 façons d’accommoder les carottes » (donuts, entremet, pièce montée…), on admire la double page qui représente la classe de Madame Lelièvre, une classe qui nous plonge dans l’univers d’Alice au Pays des Merveilles et dont le personnage mis à l’honneur dans un cadre n’est pas Lewis Caroll mais John Tenniel, l’illustrateur du conte… On frémit d’indignation pour ce malotru Lapin Blanc, on soupire d’exaspération avec Madame… on compatit… on pense que la répartition des tâches dans une maison, c’est aussi pour les lapins… militons !… et on souhaite que toutes les copines puissent voir cet album !

Petite (même grande), je n’ai jamais pu apprécier le personnage d’Alice mais j’ai toujours eu une affection pour ce lapin si désordonné, toujours en retard. Désormais, il partagera cette estime avec sa famille.

Un auteur à noter, un livre à conseiller ++
Primé au salon jeunesse de Montreuil en 2012.

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D’autres billets chez Louise, Jérôme, Alice (Ça sent le book), Noukette, Clarabel, Sandrion, Bianca,

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Le petit Tōkaidō

logo L'art dans tous ses états
L’art dans tous ses états de Shelbylee

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Le petit Tōkaidō
Hiroshige
Présentation par Nelly Delay
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C’est en sortant de l’expo Okusai que je me suis offert ce superbe recueil d’estampes présenté dans un coffret. Les illustrations, chacune sur deux pages, se déploient en accordéon et racontent le voyage en cinquante-six stations, de la route du Tōkaidō ; de Tokyo à Kyoto. C’est une des voies les plus importantes qui était fréquentée en toutes saisons. 

« LeTōkaidō fut pour Hiroshige ce que le Fuji était pour Hokusai : une passion. »

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Hiroshige
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Hiroshige admire la nature et la dessine sur tous ses aspects. De caste élevée (son père était un officier de la brigade des pompiers), il a pu choisir à vingt-sept ans de se réaliser dans sa passion, le dessin. Toutefois, héritier de la charge de son père, il n’a pas pu abandonner ses responsabilités qui le menèrent à voyager...

« La nature était aussi vivante que les êtres humains. »

A l’âge de trente-six ans, il décide de reprendre les routes qu’il a prises lors de ses périples officiels. Les estampes s’accumulent et parlent essentiellement du Tōkaidō.
Le livre, « œuvre considérable », prendra forme sous le titre « Le grand Tōkaidō », paru entre 1833-1834. Le petit Tōkaidō, avec une sélection de dessins, a été édité en 1840 par Sanoki ; chaque station étant accompagnée d’un poème.

Peintre paysagiste, il célèbre la nature et l’anime par des voyageurs qui la sillonnent.
On voit sur la première station le mont Fuji au loin et au premier plan, le pont Nihonbashi qui enjambe la rivière Sumida. C’est un matin, rose de son aube, déjà en activité.

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tokaido3Nihonbashi – 1ère station

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Sur les autres peintures, toutes les vues sont égayées par une effervescence qui témoigne des passages incessants. Commerçants, cortèges, porteurs, itinérants…, sur terre et sur eau, les processions semblent s’accommoder de la pluie, du vent, de la neige et de la nuit.
Les couleurs sont lumineuses, variées, des dégradés bigarrent les tons, les bleus sont superbes, mais aussi les verts et les ocres. Les traits sont bien dessinés, précis, les compositions sont magnifiques !

 .tokaido2Mishima – 12ème station

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Je vous incite à noter ce livre
des Editions Hazan. Son originalité pourrait faire un beau cadeau. La couverture est toilée d’un tissu moiré, riche, sobre, ses dimensions sont 120 x 176 mm, les reproductions sont de belles factures, et un petit livret écrit par Nelly Delay, historienne d’art et spécialiste d’art japonais ancien, nous permet de comprendre et de situer les planches.
N’hésitez pas !

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Ishiyakushi – 45ème station

 

 

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Les recettes amoureuses d’une sorcière

 logogourmandises2Les gourmandises de la semaine

Boeuf bourguignon – LylouAnne
1. Ronde des recettes fétiches de LylouAnne

2. Ronde des recettes fétiches de LylouAnne
Cailles aux fruits rouges sur canapé – Natiora
Goulash – Nahe
Lapin au cacao – Nathalie
Orecchiette al gorgonzola e noci – L’Irrégulière
Poulet thaï au citron vert – Syl.
Tarte aux pommes cachées – Syl.
Livres

« Le Larousse des recettes du monde » – Nahe
« Les recettes amoureuses d’une sorcière » de Brigitte Bulard-Cordeau – Nathalie, Natiora et Syl
« Une cuisine grande comme un jardin » d’Alain Serre et Martin Jarrie – Syl.
En passant sur les blogs
Concours sur le club des recettes par correspondance – Un chocolat dans mon roman
« Mes secrets de sorcières » de Brigitte Butard-Cordeau – Zoé
« La cuisine des fées » de Christine Ferber et Philippe Model – Zoé

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Une lecture commune avec Nathalie et Natiora

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les recettes amoureuses d'une sorcière 1Les recettes amoureuses d’une sorcière
Le grimoire enchanté
Brigitte Bulard-Cordeau

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« Par Éros et Satanas, vive l’amour et ses délices ! »

Soufflez la poussière et retirez délicatement la toile d’araignée qui recouvrent ce grimoire. Vous trouverez pour vos enchantements cent recettes pour élaborer des plats, des gelées et des élixirs.
Les herbes et les fleurs s’insèrent dans notre cuisine et offrent une nouveauté pour ravir les papilles de l’être aimé.
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Le panier de la sorcière se remplit en accord des saisons et des lieux qui l’entourent. Il est recommandé de prendre des précautions et de respecter la cueillette, la nature. Tôt dans la matinée, à l’heure de la rosée, les vertus des plantes n’en seront que bonifiées.
Pas toutes les plantes sont comestibles, certaines sont même des poisons virulents. Elles sont alors tentantes dans leurs formes et leurs couleurs ; séductrices mais toxiques !

img364 Chaussez vos binocles (c’est écrit tout petit) et apprenez « La magie des fruits ». Écrases, compotée ou tranchés, cuits, secs ou crus, mariés à du sucré ou du salé, ils ont des saveurs étonnantes. Leur acidité, leur sucre, leur texture, sont « un éventail fantastique » pour des découvertes gustatives.

L’introduction passée, nous rentrons dans le vif du sujet.img363a
Par chapitre…

« des aromates et mises en bouche,
des entrées et salades,
des soupes et veloutés,
des desserts et des friandises,

des confitures et gelées,
des breuvages et potions. »

… nous nous initions à des envoûtements à base de confit de jacinthes, de beurre de rose, de confiture de piment, de menthe et bien d’autres épices ou condiments pour une entrée en matière faite de passion et d’attente. Nous continuons l’apprentissage avec des bouillons, des salades, des gaspachos, qui demandent des produits de la mer et de la terre. Chaque met nous entraîne vers des explorations en monde inconnu ; capucines, huîtres, gingembre, combawa, herbe royale… L’attente se fait douce langueur lorsque nous en arrivons à proposer les viandes et les poissons ; dinde à la diable, poulet aux primevères, lapin au cacao, requin du feu de Dieu, île de saumon à la lavande… Les desserts sont fleuris et fruités pour parfumer les baisers et les filtres bus dans des petits verres à liqueur accentuent les joues roses et comblent les émois amoureux ; lilas, orange, cassis, fenouil, violette, rose, fraises, pommes d’amour…

Chaque recette est un envoûtement avec une demande qu’il faut formuler en touillant le « chaudron », des conseils de sorcières sur la préparation du plat, des « parenthèses enchantées » et d’autres recommandations moins pratiques, plus « intellectuelles », qui pourraient animer le repas amoureux.

Curieux et ludique, avec des pointes d’humour, ce manuscrit développe l’imagination culinaire, nous fait rentrer dans l’univers des contes et des mille et une histoires de l’Histoire. Beau livre, avec des effets de dorures sur la tranche des pages et la couverture, il est illustré de papiers jaunis, de chromos du XIXème, de photos et de planches de botanique. Il rappelle un cahier-herbier ou un journal intime dans lequel on y glisserait des secrets… en l’occurrence nos potions secrètes pour « mettre l’eau à la bouche et ensorceler l’amoureux ».

Comme tous les dimanches, j’ai sélectionné une recette du livre présenté. Ça sera en hommage à ma mamie qui aimait les violettes…

1 IMGP1707Violettes en l’isle

pour l’envoûtement : L’aborder la toute première fois
« Toute première fois… tout-toute première fois… tout-toute première fois… »

« La violette est une des toutes premières fleurs de printemps. C’est peut-être pour cette raison qu’elle hésite à sortir sa corolle de son écrin de feuilles. Elle symbolise la pudeur, la timidité, le premier amour… Grâce à ce dessert de violettes en l’isle, vous saurez comment l’aborder la toute première fois ! »

Cueillettes ou emplettes pour 6-9 personnes
– 20 violettes fraîches
– 25 cl de laitimg361
– 25 cl de crème fraîche
5 œufs
– 150 g de sucre en poudre

L’œil de la pendule
Préparation : 25 minutes
Cuisson : 45 minutes
Temps total : 1 heure 10

Au chaudron !
* Préchauffer le four à 100°C (th. 2)
* Passer les violettes sous un filet d’eau et les déposer sur un papier absorbant.
* Dans une casserole, faire chauffer le lait et la crème à feux doux.
* Dans un saladier, fouettez 3 œufs entiers et 2 jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à e que le mélange blanchisse.
* Verser la préparation dans les ramequin. Déposer quelques violettes fraîches sur la surface.
* Cuire au four 45 minutes. Servir tiède.

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« Mille et une histoires
Napoléon Bonaparte séjourna sur l’île d’Elbe jusqu’au 26 février 1815. C’est-à-dire jusqu’aux premiers beaux jours qui voient fleurir la violette. Ses soldats le surnommèrent le Père La Violette. Cette fleur fut ensuite le signe de ralliement des Bonapartistes durant les Cent Jours. »

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