Un automne à Paris (2) – Elisabeth Vigée le Brun au Grand Palais

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« L’art dans tous ses états » de Shelbylee
D’autres billets chez Eliza,

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bannvigée1Exposition au Grand Palais jusqu’au 11 janvier 2016
Elisabeth Louise Vigée le Brun

Tableau de droite (détail) : Elisabeth exécutant un portrait de la reine Marie-Antoinette,
1790, huile sur toile, 100 x 81 cm

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Pastelliste, Louis Vigée décèle rapidement en sa fille Elisabeth le talent. Mais il sera peu de temps son maître car il meurt en 1767 alors qu’elle a 12 ans. A cet âge, elle est déjà décidée à devenir peintre. Trois ans plus tard
, elle est peintre professionnelle. Belle, d’une élégance naturelle, intelligente…, elle a vite du succès et devient la portraitiste de la reine Marie-Antoinette qui apprécie son style et sa façon de la représenter. Elisabeth gomme certains traits disgracieux hérités des Habsbourg et lui donne la grâce, la majesté qu’elle souhaite.
L’Ancien Régime et ses fastes… elle se marie à
Jean-Baptiste-Pierre Lebrun, un marchand de tableaux et peintre, avec qui elle a une fille, Julie.
La Révolution et l’exil… Elisabeth fuit en Italie et est invitée en Russie.
L’Empire et le retour… Elle n’est plus une immigrée, elle peut revenir en France.

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vigée5Portrait dit « aux rubans cerise », vers 1782, huile sur toile, 64,8 x 54 cm
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vigée6Louis Jean-Baptiste Etienne Vigée, 1773, huile sur toile, 61,6 x 50,5 cm
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vigée11La Paix ramenant l’Abondance, 1780, huile sur toile, 102,5 x 50,5 cm

bannvigée2La reine Marie-Antoinette
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vigée10A gauche : Jeanne Bécu, comtesse Du Barry en peignoir, avec un chapeau de paille, 1781, huile sur toile marouflée sur isorel, 86 x 66 cm
(elle fut guillotinée en 1793)
.vigée7Autoportrait, 1800
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vigée14La baronne Henri Charles Emmanuel de Crussol Florensac,
née Bonne Marie Joséphine Gabrielle Bernard de Boulainvilliers,
1785, huile sur panneau de bois, 112 x 85 cm
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bannvigée3 bannvigée41.
2. Lady Hamilton en bacchante dansant le Vésuve, 1792, huile sur toile, 131 x 104 cm
3. Comtesse Skavronska, 1796
4. Comtesse Varvara Nicolaïevna Golovina, 1796, huile sur toile, 135,5 x 102 cm
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6. Lady Hamilton en Sibylle de Cumes, 1792, huile sur toile, 73 x 57,2 cm
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vigée15Julie

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Une très belle exposition que je vous recommande.
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« A quoi bon un livre sans image… »

Un livre offert par Anne
Rencontre chez Flo, pour le projet Non Fiction
L’art dans tous ses état de Shelbylee


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« A quoi bon un livre sans image… »
Françoise Mussel

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Le titre de la brochure est une citation de Lewis Carrol,
dans son livre « Alice au pays des merveilles ».

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Une exposition a été présentée à La Piscine de Roubaix, de février à mai 2012. Trop tard, trop loin, pour rencontrer les oeuvres de Françoise Mussel, je peux le faire par l’intermédiaire d’Anne, notre copine blogueuse, qui m’a généreusement offert ce livre.
En direct, je vous livre mon ressenti… Je suis comme une conteuse.

Avant de lire et de comprendre la technique, les idées, je feuillette les pages et je m’attarde sur le travail de l’artiste.

Un monde étrange, de têtes et de corps, défile. Aux couleurs chaudes de terre, ocres, bronze, sienne, bruns, corail, vernissées, l’ignorante que je suis trouve une note médiévale et primitive.
C’est spécial, fantasque. On dirait que l’on a taillé dans la masse et que l’érosion a donné une patine avec des incrustations fossilisées sur certaines sculptures. Les têtes sont expressives, patriciennes ou grotesques, des joues rosies apportant la vie au teint ivoirin, des coquillages font sortir des visages comme des gargouilles et des coupelles sont des vasques pour des corps alanguis…

Je veux lire des explications. Comment et pourquoi ? Je trouverai peut-être une réponse dans l’introduction écrite par Sylvette Botella-Gaudichon…

Françoise Mussel est céramiste. Depuis trente ans, elle émaille son grès et invente un univers inspiré par la nature, la Renaissance et des artistes comme Picasso, Claudel et Piero Della Francesca. Les objets les plus usuels sont là pour être admirés avant de servir. Ils se transforment et prennent des identités chimériques ou celles de personnages de romans. De l’imaginaire, vraiment ? Pas toujours, car parfois ses têtes sont des autoportraits.

Sur la terre, elle dispose des couches d’oxydes de cuivre, de fer, de cobalt… et d’émaux pour rendre ces couleurs particulières. Elle fait monter la température à 1300°. Mutine, elle s’amuse à raconter son intuition et ses délires, pour nous abandonner par la suite à nos propres visions.

Les pages se tournent…
Nous découvrons son atelier, une théière, des plats, des coupes, des têtes soutenues d’une main, des masques ricanants, des pots, des boîtes à tabac… des corps qui se contorsionnent dans une « guigandélire » et d’autres qui subissent « le châtiment de Dieu ».
Du texte parle et mêle des contes, comme « Barbe Bleue », « Alice au pays des merveilles », des légendes, comme celles d’Angkor, et des damnés de la Bible.

J’aime ce que je vois et je voudrais les toucher. Mon doigt glisserait-il sur un aspect lisse, rugueux, froid, tiède ? Je pense qu’il caresserait l’émail en imaginant chaque tache comme des excavations à pénétrer.

Françoise Mussel est née en 1943 à la Chapelle-en-Vercors, dans la Drôme. Elle expose de façon permanente son univers en Bourgogne à Mont-Saint-Vincent.

Le billet d’Anne

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