Atelier dessin avec une Sorcière…

Halloween en octobre avec Hilde et Lou
Tous les jeudis sont atelier de bricolage
Bille
t n° 26
Autres bricolages du jour chez Chicky Poo

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Atelier dessin avec la Sorcière Anne

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Matériel :
– 1 crayon, 1 gomme, 1 feutre noir fin, 1 feuille de dessin et éventuellement, une palette d’aquarelle ou de gouache.

Consignes :
Vous trouverez le pas à pas sur le blog des Sorcières « ici ».
Anne a bien détaillé ses coups de crayon pour nous simplifier la tâche…
C’est presque facile et surtout plaisant à dessiner.

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HalloweenSouris

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La princesse qui ne riait jamais

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la princesse qui ne riait jamaisLa princesse qui ne riait jamais
Adaptation d’un conte traditionnel
Illustré par Gennadij Spirin

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La princesse d’un royaume a été surnommée La Princesse Triste. Pourtant belle, sage et riche, elle n’esquisse aucun sourire et fait le désespoir de son père, le roi.
Un jour, il propose d’offrir une récompense irrésistible à celui qui arrivera à la faire rire et… profite de l’annonce pour ajouter une autre condition. Dans son écurie, un cheval blanc magnifique, fougueux, ne supporte pas qu’on le ferre…

« – Tambour, voici mille pièces d’or. Va dans tout le pays et proclame que l’homme qui réussira à faire rire la Princesse Triste et qui réussira à ferrer le Cheval Briseur de fers, sera mon gendre et mon héritier… »

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Un forgeron, fier jeune homme plein d’entrain, décide de relever le défi. En route, il croise des petites créatures et sympathise avec elles… un grillon, un petit rat et une puce. Elles promettent de l’aider dans sa tâche et l’accompagnent au palais royal.

Monsieur de la Fontaine disait qu’on avait toujours besoin d’un plus petit que soi. Cela va se révéler être vrai.

Le conte finit comme tous les contes, dans la fête et les rires…

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Cet album m’a été offert par Asphodèle pour Noël ; il enrichit ma collection…
L’histoire est issue des contes et légendes russes. Ce n’est pas une des plus captivantes (cette adaptation semble avoir été épurée), mais les illustrations de Ginnadij Spirin donnent l’émerveillement que l’on attend d’un récit tel que celui-ci. Les dessins peints à l’aquarelle sont lumineux, très travaillés et empreints de gaieté. Ils rappellent les enluminures du Moyen-Âge avec des encres sépia, bleu lapis-lazuli, rouge pourpre, jaune poudre d’or… et des bordures décoratives.
C’est un très beau livre illustré qui n’est hélas plus édité. Cependant, vous pouvez le trouver sur des sites d’occasion.
Du même illustrateur, j’ai lu « La princesse Grenouille » (un coup de cœur) et « Philipok ». Il me reste dans mon escarcelle encore deux autres… « L’arche de Noé » et « Kachtanka »… j’en suis ravie !

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Vous trouverez d’autres albums chez Hérisson sur le thème de l’amour… « ici »

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La Provence, de village en village

« L’art dans tous ses états » de Shelbylee, « Région de France » de Lystig, « Beaux livres » d’Eiluned, et Rencontre « Non Fiction » de Flo

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La Provence, de village en village
Aquarelle de Pierre Pellet
Texte d’Yvan Audouard

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La couverture que je vous propose n’est pas celle de mon livre. Le mien a une couverture mobile qui se glisse dans un cadre. Livre-objet, il est un présentoir des aquarelles de Pierre Pellet que l’on retrouve dans une enveloppe ; dix vues de la Provence.
J’ai reçu ce livre pour mon Noël dernier. Nous avancions, ma mère et moi,  sous des bourrasques de vent, dans les rues de Salon-de-Provence, nous étions frigorifiées. C’est une ville venteuse, à croire que le Mistral s’est réfugié dans cette petite ville pour aider les avions de la base aérienne à décoller (c’est ce que l’on aime se rabâcher !). Dans une petite rue, une galerie de peintures nous offrait un beau répit contre la froidure. Aux murs, de très belles aquarelles racontaient la région. L’artiste présent se faisait discret et c’est plus qu’évident que notre admiration devait le réjouir… Il proposait son livre de façon modeste. Elémentaire mon Cher Watson… nous sommes reparties avec notre livre dédicacé et enrubanné. Ma mère pour moi, moi pour elle…

« O fan, on se croirait aux Goudes. »
Ainsi commence Yvan Audouard qui rapporte un souvenir de voyage, dans la rade de Stockholm. Les Goudes… il faut le dire avec l’accent. Les Goudes de Marseille, tout un poème ! On y va se jeter, malheureusement bien souvent de force que de gré.
Donc, Yvan Audouard, dans ce rappel anecdotique, veut conter sa Provence. Il dit qu’il la vit depuis près d’un siècle.
On lui a demandé cette préface, alors qu’il ne connaissait pas l’artiste. Tous deux habitaient le coin, Pellet à Salon, lui à Fontvieille. La rencontre se fait d’abord par les aquarelles. Des sites que notre auteur connait bien. On ne peut pas lui mentir ! Le dessin pour l’un et les mots pour l’autre… le pays d’Arles est à l’honneur, puis Marseille, son nord, son est… jusqu’aux Alpes.
L’homme des mots parle de pierres, de terres et d’Histoire. Il sait que ce terroir a été façonné « plus à la volonté des hommes qu’à la bienveillance de Dieu ».

Isle-sur-Sorgue

Je retiens quelques mots, quelques idées qui font écho aux dessins.
Ombre et lumière, au pluriel si vous le désirez car je pense que c’est plus complexe. Pays sans frontière aux multiples facettes ; forteresses, oliveraies, cyprès, platanes, vignes, petits chemins de pierres, collines, gorges, marais, cultures, petits villages, petites crèches, ports… Poésie, parfums et gourmandises…
Lorsqu’il écrit Marseille, il dit que c’est la salle d’attente de la Provence. C’est si vrai !
Fables, galéjades, on sent l’anis et l’huile d’olive, on entend les cigales, on est bousculé par le Mistral, on trébuche sur la caillasse, la sueur colle, la poussière du soleil s’incruste. L’Antiquité nous salue, la Méditerranée nous éclabousse d’embruns, les poissons arrivent seuls dans la marmite de la bouillabaisse… Ne vous gaussez pas ! Je lis le texte, je vois tout cela et même plus. La truculence du verbe est un charme à la lecture et leste les images qui s’organisent dans notre esprit… Ça mérite un peu plus de discipline !
Audouard a assez causé, il laisse la plume et contemple avec nous, notre Provence.

Salon, la fontaine moussue et la porte de l’Horloge

La douceur des couleurs et le serti teinté sépia rendent aux paysages beaucoup de quiétude, comme s’ils avaient été faits à l’heure de la sieste, ou, pour les ciels du soir, juste avant l’apéro (ressentis très personnels !). Le touriste voyage, le Provençal revoit avec joie son pays ; les monuments, les cours intérieures, les places des villages, les rues pavées, la garrigue et des vignobles, des toitures orangées et des pierres blanches, ocrées, la côte et l’intérieur des terres. Soixante-quatorze vues qui nous baladent…

Alpilles, château d’Estoublon-Mogador

Un beau livre, source d’inspiration, que j’aime feuilleter.
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Yvan Audouard est décédé à l’âge de 90 ans en 2004. Vous trouverez des informations sur Wikipédia.
Pierre Pellet était à Salon l’année dernière. J’ai lu qu’il avait vécu à La Réunion et qu’il est en Provence depuis une vingtaine d’années.
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