Le destin de l’Epouvanteur, Tome VIII

. Tome 1 – L’apprenti EpouvanteurTome 2 – La malédiction de l’Epouvanteur Tome 3 – Le secret de l’EpouvanteurTome 4 – Le combat de l’Epouvanteur Tome 5 – L’erreur de l’EpouvanteurTome 6 – Le sacrifice de l’Epouvanteur Tome 7 – Le cauchemard de l’Epouvanteur

. DESTIN-DE-L-EPOUVANTEUR-LE-T8Le destin de l’Epouvanteur
Tome 8
Joseph Delaney

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Introduction tirée du premier billet : Thomas Ward est un jeune garçon de treize ans dont les parents habitent une ferme ; le père est paysan, la mère, d’origine grecque, est accoucheuse. Etant le septième fils d’un septième fils, Tom peut prétendre recevoir l’éducation d’un apprenti Epouvanteur. Sa mère, consciente de ce fait, a envoyé une missive à Monsieur Gregory, l’Epouvanteur de Chipenden. Prophétie, aspiration ou conviction, elle souhaite que Tom quitte sa famille et soit initié à une autre vie. « J’ai donné le jour à un petit garçon. Il est le septième fils d’un septième fils. Son nom est Thomas J. Ward, et c’est le cadeau que je fais à ce comté. Dès qu’il aura l’âge requis, je vous enverrai un mot. Je compte sur vous pour le former. Il sera le meilleur apprenti que vous ayez jamais eu, et le dernier. »

Qu’est-ce qu’un jaboteur ? L’Epouvanteur John Gregory, Tom son apprenti et Alice la fille aux souliers pointus se sont échappés de l’île de Mona et se sont réfugiés en Irlande. Le comté est toujours en guerre et cette terre verte est un nouvel asile. A Dublin, un hôtelier est prêt à les recevoir si l’Epouvanteur accepte de chasser un jaboteur qui loge depuis six mois dans une chambre, faisant fuir les clients.

« Un jaboteur apparaît le plus souvent dans la semaine suivant un suicide. C’est ce qui est arrivé ici, nous appris l’homme. La femme de chambre était à mon service depuis plus de deux ans. Une gentille fille, travailleuse et – pour son malheur – jolie comme un coeur (…) – D’où vient ce nom de jaboteur ? demandais-je. – C’est à cause des bruits qu’il produit, petit. Il ne cesse de jacasser sur un ton sarcastique, il s’adresse à lui-même dans un babillage incessant. Il émet des sons incompréhensibles, mais dont l’effet est terrifiant. »

Effets de magie noire, les jaboteurs envahissent les villes et les campagnes, terrorisant les habitants les plus faibles comme les plus puissants. Ces êtres ont été conviés par les Mages Caprens de Kerry qui vouent un culte au dieu Pan. Alice, encore très sensible à son éducation de sorcière, perçoit dans le jaboteur une âme hantée. Elle serait captive d’un sortilège, la condamnant à des supplices effroyables, et la forcerait à se manifester. Sa délivrance dans le pardon serait le seul moyen pour elle de disparaître. Une mission qui s’accomplit avec toute l’habileté de l’Epouvanteur, d’Alice et de Tom… Ce fait ne passe pas inaperçu auprès des grands propriétaires terriens qui sont inquiétés par les mages. Farrell Shey, Chef de l’Alliance pour la Terre, demande une aide. Bientôt, un rassemblement doit se faire pour célébrer la venue de Pan. Il est donc impératif de contrer cette cérémonie. La tâche sera rude car les forces de l’obscur s’allient et d’autres créatures que l’on croyait définitivement anéanties, reviennent en force. Ainsi, la Morrigan rejoint les tourmenteurs…

Toujours menacé par son pacte avec le diable, Tom prend peur lorsque la fiole de sang qui le sécurise se fissure légèrement, mais Alice veille sur lui avec toute la générosité et la fidélité qui la caractérise. Comme le dit Grimalkin qui s’invite aux réjouissances, le temps joue en leur défaveur et il serait bon de précipiter les évènements… Une épée, la Lame du Destin est confiée à Tom pour l’affrontement. Grimalkin, la sorcière tueuse, sera son maître.

Des mondes nouveaux s’ouvrent à eux dont les portails sont les tumulus des Collines Creuses. Des mondes qui ne sont pas plaisants à visiter… Tom et Alice le sauront.

  . Je conçois que le billet de ce jour est pour les initiés… ou comme Asphodèle le dit… pour les fans des épouvanteaux ! Ce huitième tome fait progresser l’histoire d’un petit pas d’escargot. Cependant, l’auteur nous intéresse avec une part de la mythologie celtique irlandaise en laissant participer le « Chien de Culann », Cuchulain. Dans l’Autre Monde, le sidh, le combat légendaire avec Morrigan la sorcière corneille et le héros fait revivre les Tuatha Dé Dânann, le peuple mythique. Cela occasionne une petite parenthèse pour effectuer des recherches et se passionner sur les légendes celtiques… Eternellement mouvementée, sombre, l’histoire place Tom au bord d’un précipice qui s’éboule au moindre mouvement. La fin de ce tome n’accorde aucun « relâchement », aucune joie, elle est une rampe pour le prochain que l’on imagine encore plus funeste. Dans ma lecture, je n’étais rassurée que quand Grimalkin intervenait ! Quelle femme !!! avec ses dents pointues et acérées, ses lèvres noires et ses lames et ciseaux prêts à couper les pouces de ses victimes (et pas que les pouces…).

J’apprécie toujours autant cette série. Elle est une source d’informations pour les petits curieux et une base de recherches sur les mythes et légendes. Elle a aussi toutes les singularités des livres héroïques.

. cuchulainCuchulain . . . .

Le cauchemar de l’Epouvanteur, Tome VII

Voyage en Angleterre organisé par Lou, Cryssilda et Titine7ème billet
Lecture commune avec Eiluned et Somaja

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Tome 1 – L’apprenti EpouvanteurTome 2 – La malédiction de l’Epouvanteur
Tome 3 – Le secret de l’EpouvanteurTome 4 – Le combat de l’Epouvanteur
Tome 5 – L’erreur de l’EpouvanteurTome 6 – Le sacrifice de l’Epouvanteur

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l'apprentiépouvanteur7Le cauchemar de l’Epouvanteur
Tome 7
Joseph Delaney

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Petite introduction tirée du premier billet :
Thomas Ward est un jeune garçon de treize ans dont les parents habitent une ferme ; le père est paysan, la mère, d’origine grecque, est accoucheuse. Etant le septième fils d’un septième fils, Tom peut prétendre recevoir l’éducation d’un apprenti Epouvanteur. Sa mère, consciente de ce fait, a envoyé une missive à Monsieur Gregory, l’Epouvanteur de Chipenden. Prophétie, aspiration ou conviction, elle souhaite que Tom quitte sa famille et soit initié à une autre vie.
« J’ai donné le jour à un petit garçon. Il est le septième fils d’un septième fils. Son nom est Thomas J. Ward, et c’est le cadeau que je fais à ce comté. Dès qu’il aura l’âge requis, je vous enverrai un mot. Je compte sur vous pour le former. Il sera le meilleur apprenti que vous ayez jamais eu, et le dernier. »

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La guerre qui sévissait au sud du pays, progresse impitoyablement vers le nord. Des villages en feu périssent et sont désertés. Les villageois cherchent des terres d’accueil et s’éparpillent sur tout le territoire du Comté et même au-delà des rives…
Depuis son retour du voyage en Grèce, avec Alice, John Gregory et les chiens de Bill, Griffe, Sang et Os, Tom a conscience que les temps paisibles font place à une époque coléreuse et guerrière.

Alors qu’ils marchaient vers Chipenden, des soldats les surprennent et ils sont obligés de fuir vers une forêt où ils se terrent toute la nuit. Un cauchemar tourmente l’Epouvanteur. Il rêve que Lizzie l’Osseuse, la mère d’Alice et la plus dangereuse des sorcières de Pendle, arrive à s’échapper de la fosse où elle est maintenue prisonnière depuis près de trois ans.
Le lendemain, on lui annonce la terrible nouvelle… Une troupe ennemie a pillé et incendié plusieurs maisons dont celle de John Gregory ; la demeure avec son inestimable bibliothèque…
« La bibliothèque de mon maître était détruite ; tous ces mots écrits par des générations d’épouvanteurs, héritage d’innombrables années de lutte contre l’obscur, avaient été dévorés par les flammes.
Je perçus un sanglot. Je me détournai, gêné. Lui ? Il pleurait ? »
Dans la poussière des cendres encore chaudes, ils découvrent seulement le bestiaire à la couverture roussie. C’est une désolation, une vie de recherches détruite. Mais le plus dramatique, c’est la tombe de Lizzie vide. Le cauchemar de l’Epouvanteur prend vie dans la réalité.

Ils doivent trouver refuge ailleurs et la décision est prise d’aller au vieux moulin de Bill. Cependant, les campagnes et les villes sont assiégées et des troupes débarquent par la mer continuant l’invasion du nord.
C’est dans l’île de Mona, qu’ils pensent trouver l’hospitalité. Sur cette terre, l’Epouvanteur commence à énumérer les créatures qu’ils pourront étudier, dont une cruelle qui glace les sangs… le buggame.
« Le buggame est une catégorie de démon qui fréquente les ruines. Il prend le plus souvent la forme d’un taureau ou d’un homme velu, bien qu’il puisse choisir une autre apparence en fonction de ses besoins. On a observé que, sur les sols marécageux, il se transforme en énorme ver. »

Après avoir débarqué, ils reçoivent sur la plage un accueil peu chaleureux car les réfugiés sont rejetés et parfois tués. Toutefois, ne pouvant aller autre part, il est impératif de trouver un asile et c’est en le recherchant qu’ils retrouvent le capitaine de La Céleste. Les retrouvailles sont vite abrégées car Alice et Tom sont faits prisonniers. Les îliens ont découvert une embarcation avec des cadavres aux pouces coupés, laissant supposer qu’une sorcière rode dans les parages.

Au Fort de Greeba Keep, la tour Tynwald tient lieu de prison. On y enferme les sorcières et les supposées-sorcières,Pernicieuses, Bénévolentes, Inconscientes et Faussement Accusées, pour leur faire subir des tests.
L’eau, la presse, le tonneau, puis le bûcher ou le buggame, appelé aussi le broyeur car il dévore les chairs, boit le sang, broie les os et aspire l’âme du supplicié.
Ce démon est sous la férule du gouverneur de l’île, lord Barrule, un homme cruel et possédé par le jeu. Transformant sa forteresse en arène, il force des chiens, des hommes et des femmes à combattre jusqu’à la mort.

Barbare, inhumain, sanguinaire… mais pas autant que Lizzie l’Osseuse ! C’est ce que les résidents de l’île de Mona découvriront pour leur plus grand désespoir !
Alors qu’à quarante ans Lizzie voit ses pouvoirs croître, ceux de l’Epouvanteur s’amenuisent avec l’âge. Tom, aidé d’Alice, devra délivrer Mona de la domination de Lizzie, se surpasser et solliciter les puissances de l’obscur sans que cette influence le détruise.

J’ai beaucoup aimé cette série.
Je n’ai pas pu attendre pour lire la suite du sixième. Ce tome est le dernier traduit de la série, et d’après Sharon, il y en a encore trois autres en plus des hors-séries.
C’est en tripotant le livre pour une dernière fois (jusqu’à la prochaine, qui j’espère ne tardera pas trop), en caressant les reliefs de la couverture et son grain particulier, que j’ai remarqué les annotations… « Pour lecteurs avertis… Cet ouvrage comporte des scènes susceptibles de heurter la sensibilité de trop jeunes lecteurs. » C’est certain ! J’ai encore dans la tête des images bien dégoûtantes… supplices, puanteur, bave, hémoglobine…

L’histoire cette fois-ci est moins grave que la précédente, mais tout aussi captivante et animée. Lizzie, sortie de sa fosse, est en pleine forme et toujours friande de sang, de pouces et de maléfices implacables ! Les créatures ? Supeeer ! bien écumeuses, effrayantes, avides de grignotage humain… J’aurais été déçue du contraire !
L’auteur sait saisir le lecteur et l’appâte avec une belle composition d’épouvante.

Tom et Alice sont inséparables, dépendants l’un de l’autre et le duo est de choc ! John Gregory persifle sur cette tutelle de façon goguenarde, mais c’est à la fin du roman qu’il connaîtra la raison. Cette justification changera ses convictions et lui fera prendre une décision surprenante… contacter Grimalkin et lui proposer une association.
C’est dans cette expectative que je me retrouve en rangeant mon dernier volume de la saga, bien malheureuse de quitter le Comté, Alice, l’Epouvanteur et son apprenti.

N’attendez plus ! Rentrez dans l’univers de Tom Ward et combattez les forces du Malin.
A bientôt…

Eiluned : Tome 1Tome 2Tome 3Tome 4
Somaja : Tome 1 – Tome 2Tome 3 – Tome 4

Billets chez Sharon,
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 Mithra
Mithra, peinture murale
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Le sacrifice de l’Epouvanteur, Tome VI

Lecture commune avec Eiluned et Somaja

Tome 1 – L’apprenti EpouvanteurTome 2 – La malédiction de l’Epouvanteur
Tome 3 – Le secret de l’EpouvanteurTome 4 – Le combat de l’Epouvanteur
Tome 5 – L’erreur de l’Epouvanteur

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l'apprentiépouvanteur6Le sacrifice de l’Epouvanteur
Tome 6
Joseph Delaney

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Petite introduction tirée du premier billet :
Thomas Ward est un jeune garçon de treize ans dont les parents habitent une ferme ; le père est paysan, la mère, d’origine grecque, est accoucheuse. Etant le septième fils d’un septième fils, Tom peut prétendre recevoir l’éducation d’un apprenti Epouvanteur. Sa mère, consciente de ce fait, a envoyé une missive à Monsieur Gregory, l’Epouvanteur de Chippenden. Prophétie, aspiration ou conviction, elle souhaite que Tom quitte sa famille et soit initié à une autre vie.
« J’ai donné le jour à un petit garçon. Il est le septième fils d’un septième fils. Son nom est Thomas J. Ward, et c’est le cadeau que je fais à ce comté. Dès qu’il aura l’âge requis, je vous enverrai un mot. Je compte sur vous pour le former. Il sera le meilleur apprenti que vous ayez jamais eu, et le dernier. »

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Maison de John Gregory, Chipenden,

Une nuit, Tom est réveillé par un éclair et le tonnerre. Le sentiment d’être menacé le perturbe et c’est en regardant dans le miroir de sa chambre qu’il s’aperçoit que son amie Alice le met en garde : « Danger ! Ménade vient te tuer ».
Par l’intermédiaire du tain, il peut communiquer avec celle qu’il ne doit plus fréquenter. Suite à une révélation sur Alice, une descendante des sorcières de Pendle, il a fait la promesse à l’Epouvanteur de ne plus la contacter. La séparation est bien difficile, mais Tom honore son serment avec obéissance.
Vaillamment, il s’aventure à l’extérieur, dans une nuit froide et sombre, prêt à affronter la créature qui l’attend. C’est une femme aux longs cheveux, au visage grimaçant peint en rouge, aux dents acérées, harnachée de cuir et armée d’un couteau. Le combat est féroce, bestial, et la ménade crache dans une haleine putride, des mots en grec comme si elle jetait des poisons ou des poignards.
A la fin de l’assaut, Tom l’enchaîne dans de l’argent et la paralyse. Il souhaiterait attendre le retour de l’Epouvanteur pour commencer à poser des questions, mais c’est sans compter la fureur du gobelin responsable de la garde du territoire qui se précipite sur la ménade pour la vider de son sang. L’interrogatoire n’aura pas lieu !

C’est John Gregory qui informera Tom de la nature des ménades…
« – Les ménades ne s’aventurent presque jamais en dehors de leur pays d’origine, la Grèce. Elles vivent en petits groupes dans des lieux sauvages. Elles vénèrent une déesse assoiffée de sang appelée l’Ordinn. Elles tirent leur pouvoir d’un mélange de vin et de chair crue qui les fait entrer dans une transe meurtrière jusqu’à ce qu’elles trouvent une victime (…)
– Mais pourquoi a-t-elle traversé la mer et fait un tel voyage jusqu’au Comté ?
– Elle est venue te tuer mon garçon, c’est évident. Ce que je ne saisis pas, c’est en quoi tu représentes une menace pour sa tribu, en Grèce. Quoique… Ta mère combat l’obscur là-bas. Ceci explique peut-être cela. »
Depuis trois ans d’apprentissage, Tom continue de découvrir le métier d’Epouvanteur. Il semblerait que son éducation soit sans fin. De nouvelles créatures se manifestent, toutes plus rusées, démoniaques et sanguinaires. Ainsi le bestiaire qui les recense, se met à jour au fil des aventures. L’encyclopédie s’étoffe avec l’arrivée de la ménade et d’autres noms apparaissent, les vangires, les fondamentaux et Ordinn.

Le pays toujours en guerre, souffre de la famine et des pillages. Depuis quelques mois, le Malin a été appelé sur Terre pour régner en maître éternellement et pour supprimer Tom. La tâche n’est pas si aisée car il ne peut le faire que par l’intermédiaire d’un sbire ou convaincre le jeune apprenti de passer du côté obscur en vendant son âme.
Tom doit rester vigilant et ne faire confiance à personne.

En recevant une lettre de sa mère qui le convie à la retrouver pour le solstice d’été, Tom se doute que des troubles sont à conjecturer.
Avec son mentor, il découvre sa mère revenue de Grèce, plus jeune, plus belle et plus sauvage, qui leur confie ses plans… Elle veut s’allier aux sorcières de Pendle, affréter un navire et se rendre en Grèce pour combattre la déesse Ordinn qui commence à ressurgir du néant. La ferme familiale voit fleurir des camps de sorcières parées pour la lutte et John Gregory refuse cette coalition, ne voulant pas de compromission, mais laissant à Tom le choix d’accepter ou de refuser le voyage.
L’ancien élève Bill Arkwright, devenu Epouvanteur, accepte la mission de les accompagner. Tom retrouve aussi Alice, Grimalkin, la sorcière la plus guerrière, Mab et ses sœurs.
L’étrange association avec les sorcières, des ennemies indomptables, se fait dans une relative unité. Chaque clan est bien décidé à combattre le Malin, ses démons et la déesse Ordinn.

Sans attendre, tous sont embarqués à bord de La Céleste pour traverser l’océan, rejoindre la Méditerranée et arriver sur le sol grec, berceau des anciennes divinités et des lamias…
Le navire quitte l’estuaire de la rivière pour les côtes du sud vers Liverpool, s’engage vers les Colonnes d’Héraclès, le rocher de Gibraltar en Méditerranée, jusqu’au port d’Igoumenitsa… Là-bas, des mercenaires sous l’autorité de Seleinos forment une armée de soutien pour aller au monastère de Meteora, portes de l’antre d’Ordinn. De cette délégation Tom sera le Cheval de Troie.

Dans cette croisade, Tom aura d’énormes surprises. John Gregory, toujours sceptique sur le rôle des sorcières, sacrifiera ses jugements pour le rejoindre, Grimalkin lui offrira deux présents qui lui seront indispensables, il s’apercevra que l’utilisation des forces de l’obscur est parfois nécessaire pour le combat, il apprendra des vérités sur sa mère et il sera forcé de faire un pacte avec le diable.

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Cet épisode clôt un pan de l’histoire de Tom mais amorce aussi le véritable duel de la saga. Le Malin commence à s’énerver de l’endurance d’un petit jeune de seize ans.
Sixième tome d’une série qui à ce jour n’en compte que sept (traduites), l’auteur nous présente une histoire bien plus complète, par ses confidences et son dépaysement, que les précédentes. Dans mon dernier billet, je vous disais ma préférence pour le livre que je venais de quitter. Je peux déjà vous annoncer que c’est la première fois, pour une série, que mon enthousiasme va en crescendo, dans une constante régularité. Les aventures de Tom ne sont pas répétitives et lassantes. Elles surprennent le lecteur dans leurs brutalités et leurs fins, même victorieuses, ne sont pas toujours heureuses.
Nous voyageons en Grèce et des images sont portées à notre imagination par quelques mots… mer, lumière, oliviers, huile, chaleur, maisons blanches, cigales, sables, caillasses, plaines, monts, monastère, prières, dieux, mythologie, batailles épiques…

Comme les cinq dernières fois, je vous conseille vivement cette série qui comblera les jeunes adolescents et les moins jeunes…
PS. : A lire aussi pour connaître les origines d’Alice, la fille aux souliers pointus, et celles de Madame Ward, la mère mystérieuse de Tom.

 

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lesmétéores
Peinture des Météores par Jean Dulac
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Le siège de MacIndaw, Tome VI – L’apprenti d’Araluen

Lecture commune avec Scor13 ,
Défi « Kiltissime » de Lou et Cryssilda

Tome 1Tome 2Tome 3Tome 4Tome 5

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2448_gLe Siège de MacIndaw
L’apprenti d’Araluen – Tome 6
John Flanagan

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Dans le tome précédent, nous avions laissé Will et Alyss sur les terres du château de MacIndaw. Le baron Syron se meurt, le traître a été découvert mais il occupe en force le domaine…

Will souhaiterait prendre le château d’assaut et demande au capitaine du drakkar « Le Loup nuageux », Gundar Hardstriker de l’aide. Celui-ci aurait une vengeance à prendre. John Buttle, avant de s’échapper, a assassiné Ulf Oakbender.
De son côté, Horace, envoyé pour assister son ami Will, se fait passer pour un chevalier errant et prend le nom de Hawken Watt.
Quant à Alyss, elle est toujours prisonnière du félon… Dès que la nuit tombe, elle émet des signaux lumineux, à la façon des messagères et révèle quelques secrets.
Dans les bois de Grimsdell, Malcom, le sorcier Malkallam, se tapit avec ses compagnons et attend les nouvelles directives de Will.

L’offensive se prépare. La véritable menace se profile… Des Scotti arrivent en renfort au château, sous le commandement du général MacHaddish. Les clans des MacFrewin, MacKentick et MacHaddish se sont unifiés pour envahir Norgate avec le soutien des Pictes. La guerre que cela engendrerait, serait terrible et durerait de longues années.

Pour Will, les augures ne sont pas favorables.Alors, sur une idée génialissime de Malcom, et après avoir fait prisonnier le général MacHaddish, ils essaieront de soutirer à celui-ci des informations capitales. Malgré le courage et l’endurance du valeureux guerrier, ils arriveront tout de même à prendre l’ascendance sur lui, grâce aux superstitions et aux croyances en la magie. Dans les bois retirés, aux sons lugubres de la nuit, dans une brume épaisse, en traçant un cercle de cendre au sol, en invoquant les esprits les plus démoniaques… ils apprendront que des bataillons de soldats Scotti ne tarderont pas à rappliquer pour servir l’usurpateur. Si une action doit être menée, c’est avant leur venue.
« Une série d’éclairs et de flammèches rouges, qui projetaient des ombres immenses et déformées sur le sol, encercla la clairière. C’est alors qu’ils entendirent Serthrek’nish parler enfin, d’un voix profonde, à glacer le sang.
– Les flammes sont mortes. Le triangle a perdu de ses pouvoirs. J’obtiendrai le sang de l’un d’entre vous.
L’un des Skandiens s’apprêtait à se dresser, la hache brandie, mais le sorcier leva la main et l’homme s’immobilisa. La voix de Malkallam fouetta l’air :

– Ne bouge pas d’ici, espèce d’idiot ! Il n’en veut qu’un seul. Qu’il prenne donc le Scotti.
– Noooon ! hurla MacHaddish, comme à l’agonie.
Pour les loups des mers, le visage démoniaque n’était qu’une apparition. En revanche, pour le général, c’était une créature qui personnifiait la terreur même et que tous les Scotti avaient appris à craindre dès l’enfance. Un mangeur de chair humaine, un équarrisseur, un boucher… »
Artifices, subterfuges, prestidigitation, ignorance… ou véritable sorcellerie ? La question restera sans réponse car elle ne sera pas posée ! Laissons à Malcom ses petits mystères…

Sixième tome de la saga, ce livre est à ce jour, mon préféré. On retrouve les ingrédients qui font de cette série son charme mais en plus, j’ai été captivée par plusieurs personnages… celui du géant Trobar, Malcom qui est aussi le sorcier Malkallam, le capitaine Skandien Gundar, et même le traître scélérat qui garde au fond de son cœur une once de conscience. L’histoire est très bien construite et les quatre cents pages se lisent sans lassitude. J’ai imaginé les lieux, la neige, et c’était féerique. Il y a toujours de l’humour, de l’amitié, de la vaillance et aussi de l’amour… Will, le Rôdeur, a le cœur qui frétille…
A recommander pour les jeunes adolescents.

Lectures communes avec Scor13, Billet des tomes 1, 2, 3, 4, 5 et ce dernier !

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Peinture de Louis-Claude Mallebranche
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L’apprenti assassin, Tome I

Lecture commune avec Touloulou

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9782857045601FSL’apprenti assassin
Robin Hobb

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L’histoire du Royaume des Six-Duchés devrait être écrite. Mais le vieil homme surplombant son pupitre, a bien du mal à aligner les mots. L’encre s’étale et tache le précieux papier, l’hypnotisant et le renvoyant dans ses souvenirs.

La famille régnante est les Loinvoyant et leurs ancêtres étaient des Outrîliens venus de la mer. Le premier roi était Preneur ; « c’est avec ce patronyme qu’est née la tradition d’octroyer aux filles et aux fils de sa lignée des noms qui devaient modeler leur vie et leur être. » L’histoire de cette mémoire se passe au temps du roi Subtil dont la forteresse se nomme Castlecerf. En premières noces, le roi Subtil a eu deux garçons, Chevalerie et Vérité. Après le décès de sa première épouse, il a pris en deuxième noce, Désir, et a eu un troisième fils, Royal.

Les premières images de la mémoire sont celles d’un enfant de six ans. Abandonné par son grand-père aux portes d’un poste de garde érigé dans une petite ville, il se souvient de son effroi…
« – Ça fait six ans que je le nourris à ma table et aucune nouvelle de son père, jamais une pièce d’argent, jamais une visite, alors que d’après ma fille il sait parfaitement qu’il lui a fait un bâtard. Alors, terminé de le nourrir et de me briser l’échine à la charrue pour lui mettre des vêtements sur le dos !… J’ai assez à faire avec la femme qui prend de l’âge et la mère de celui-ci à nourrir !… Alors prenez-le et refilez-le à son père.
Le garde baissa les yeux sur moi…
– De qui il est ?
– De Chevalerie, répondit le vieil homme… Le prince Chevalerie. Celui qu’est roi-servant. »
Sur les ordres du prince Vérité, qui voit une forte ressemblance avec son frère, l’enfant est confié à Burrich, un homme-lige du prince Chevalerie en charge des possessions animales. Lorsqu’on lui demande son nom, l’enfant répond d’une voix éteinte « petit ». Burrich l’appellera Fitz (fils illégitime d’un prince, en anglais).

Dans la journée, Fitz suit le Maître d’écurie dans ses tâches et la nuit, il se blottit sur une paillasse, lové contre un chiot qu’il appelle Fouinot. Avec lui, il communique par le Don et ce rapprochement le réconforte. Il fut un temps où les personnes qui avait le Vif, la faculté de correspondre avec les animaux, étaient chassées et brûlées. On disait que l’homme attiré par sa part animale, se transformait et prenait goût au sang. Cette entité, Fitz devra la taire, la cacher et, sur les conseils un peu brutaux de Burrich, l’oublier.
Un jour, on lui apprend que le roi Subtil, son grand-père, souhaiterait qu’il vienne s’installer à Castelcerf. La décision n’enthousiasme pas certains car la venue du bâtard, seul descendant du prince héritier au trône, pourrait occasionner des troubles de succession. Ce qui est sûr, c’est qu’elle interfère dans les projets inavouables de personnes trop ambitieuses.
C’est alors que le prince Chevalerie, par amour pour sa femme et peut-être aussi pour protéger la vie de son fils qu’il n’a jamais vu, renonce à la couronne et part s’exiler avec la princesse Patience, sur d’autres terres.
A Castelcerf, toujours logé avec Burrich à l’écurie, Fitz est livré à lui-même et rencontre d’autres enfants, Dirk, Kerry, Pique-Filet et Molly appelée Brise-Pif. Avec sa petite bande, suivi de Fouinot, pour la première fois, il se sent intégré et plus solitaire. Les enfants commettent des bêtises avec la joie et l’insouciance de leur âge, jusqu’au jour où Burrich le surprend dans un chapardage ; la punition engendrera des séquelles… « C’est à cette époque que la graine de la solitude absolue fut plantée en moi, et elle enfonça de profondes racines dans mon être. »

Un matin, Fitz, âgé de dix ans, est surpris dans les cuisines par le roi et le prince Royal. Le père fait remarqué au fils qu’il serait très utile d’éduquer ce jeune bâtard et que sa loyauté serait un bienfait pour le royaume.
« – Viens ici.
Je m’avançai avec circonspection. Une fois que je fus devant lui, il tomba sur un genou pour se mettre à ma hauteur… A l’époque, je ne me rendis pas compte de l’ironie de la situation : le roi à genoux devant son bâtard de petit-fils !… Il tira une épingle des replis de soie de son col et, d’un geste auguste, la piqua dans l’humble laine de ma chemise.
– A présent, tu m’appartiens, dit-il, rendant ainsi sa prétention sur ma personne plus importante que tous les liens du sang qui nous unissaient. Dorénavant, tu ne seras plus obligé de manger les restes de personne. Je m’occuperai de toi, et je m’en occuperai bien.  Si un homme ou une femme cherche à te retourner contre moi en t’offrant plus que je ne te donne, viens me voir, expose-moi l’offre et je la surpasserai. Jamais tu ne trouveras en moi un ladre et jamais tu ne pourras alléguer de ma part un mauvais emploi de tes talents comme prétexte à me trahir. Me crois-tu mon enfant ?
– Oui, Sire. »

Le temps est venu pour Fitz de prendre une chambre au château, de se vêtir d’atouts de son rang, de faire son apprentissage des armes avec Dame Hob, de la sellerie et de la monte avec Burrich et de l’écriture, durant les saisons froides, avec le scribe Gearepu. Plus tard, sur l’insistance d’une personne, le roi Subtil envisagera aussi de le confier à Galen pour la maîtrise de l’Art. L’Art est l’élément qui équilibre le corps et l’esprit, un pouvoir télépathe qui lit les pensées d’autrui, qui communique avec les personnes sans la parole, qui peut influencer ou rendre la confusion et la folie. L’Art n’est transmis qu’après un long enseignement endurant et douloureux. Il est l’apanage des familles royales et des gens de hautes lignées.

Puis une nuit, Fitz reçoit la visite d’un homme mystérieux. Le roi Subtil a demandé à Umbre de former le jeune garçon. Cette instruction restera confidentielle et seul le roi sera tenu informé tous les trimestres. L’apprentissage cette fois-ci sera nocturne, « les heures ténébreuses du monde ». Il est celui des arcanes de la vie et de la mort. Fitz apprendra le secret des plantes, l’art du mensonge et de la dissimulation, la prestidigitation, se déplacer sans bruit, devenir inexistant, la manière pour lier connaissance avec les gens du peuple, observer, rentrer dans les confidences, être les yeux et les oreilles du royaume.
« – N’oublie pas que tu sers le roi. On te confie une mission, tu l’exécutes. Et sois heureux de l’avoir menée à bien ; c’est tout ce que tu dois savoir. Seul Subtil est habilité à prévoir les coups et à organiser son jeu. Toi et moi, nous sommes des pions, si tu veux. Mais aussi ses meilleurs pointeurs, sois-en assuré. »
Une autre existence se révèle à Fitz-Chevalerie Loinvoyant. A l’ébauche de sa vie, il va être programmé et utilisé. Il va devenir un assassin royal.
« – Il s’agit de t’enseigner le meurtre… L’art raffiné de l’assassinat diplomatique ; ou bien comment rendre aveugle ou sourd ; ou encore comment affaiblir… Je vais t’apprendre la manière furtive, sournoise, polie de tuer les gens… »

Les intrigues pour le pouvoir, la lutte avec les Pirates Rouges qui vandalisent les côtes, les Forgés des âmes fantômes et sanguinaires, les Six-Duchés à maintenir… le Royaume est en équilibre et Fitz apprend à être une arme redoutable.

J’ai beaucoup aimé ce livre. J’ai été sensible au petit garçon solitaire, à son évolution, ainsi que sa relation avec certains personnages, Burrich (homme bourru, loyal et fidèle, pudique dans ses sentiments, il s’est attaché à Fitz, il l’aime mais ne le montre pas), le prince Vérité, Umbre, le Fou du roi et Molly. L’histoire est prenante, elle se forge petit à petit pour être révéler (comme on s’en doutait) dans les derniers chapitres. J’ai aimé aussi la période des apprentissages, du plus simple au plus sombre et mortel avec Umbre. J’appréhendais un peu une écriture obscure et compliquée (ce livre étant mon premier du genre fantasy et je ne compte pas celles de « L’apprenti d’Araluen » dans la littérature jeunesse, lues avec Scor13, ni des quelques pages grappillées dans la série « Le Seigneurs des Anneaux ») et j’avais tort car j’ai lu les 566 pages dans une journée. Je peux dire même « dévoré »…
Dans quelques jours, j’attaquerai la suite. Ce roman, un prélude aux autres histoires, laisse notre jeune héros dans l’adolescence, sa vie ne fait que s’amorcer.
Si Touloulou a apprécié, je lui demanderai de poursuivre avec moi.

Billet chez Touloulou, AcrO,

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Peinture « Chasse sur la falaise » de Michel Emile

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Le guerrier des steppes, Tome IV – L’apprenti d’Araluen

Lecture commune avec Scor13

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Tome 1Tome 2Tome 3

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livres-les-guerriers-des-steppes-320-4Les guerriers des steppes
L’apprenti d’Araluen – Tome 4
John Flanagan

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Prisonniers et esclaves des Skandiens, Will et Cassandra ont pris la fuite. Depuis trois semaines, Will combat sa dépendance pour le pavot avec courage et ce, grâce aux soins de la jeune fille. A présent, ils commencent à voir la période de dégel fondre la neige et métamorphoser les bois ; il est temps pour eux de quitter l’asile de la cabane.
Comme tous les matins, laissant Will à son état de lassitude, Cassandra part chasser.

Pendant ce temps, Halt et Horace, toujours à la recherche du jeune apprenti et de la princesse, se retrouvent enfin face aux montagnes qui les séparent de Skandie. Un passage s’offre à eux entre les deux monts. Cette frontière est gardée par des Skandiens, mais à leur arrivée, ils ne trouvent que des cadavres. Le Maître rôdeur récupère une flèche oubliée, toutes les autres ayant été récupérées, et comprend l’enjeu qui se prépare. Les Temujai, un peuple guerrier venu des steppes orientales, semblent avoir repris les armes dans un but conquérant et envahisseur.

Will s’inquiète du retard de Cassandra et décide de partir à sa rencontre en suivant ses traces de pas. Sur la neige, il distingue d’autres empreintes ainsi que des marques de lutte. Angoissé et fiévreux, il poursuit la piste et arrive sur un campement d’hommes armés. Cassandra est recroquevillée au sol et attachée. Ne pouvant rien faire dans l’immédiat, il décide de patienter et  essaie de trouver une solution… C’est l’aube, Will est réveillé par des bruits. Scrutant le bivouac, il s’aperçoit que Cassandra est menacée par un homme qui lève son épée sur elle. Aussitôt, Will arme son arc et lance une flèche désarmant l’agresseur. Mais seul contre tous arrivera-t-il à sauver son amie ?…
C’est alors, qu’une flèche décochée avec puissance, perce le cuir et les fourrures des ravisseurs…
« Soudain, un bruit que Will n’avait plus entendu depuis des mois lui vint aux oreilles. Un son qui lui rappela les heures passées dans la forêt qui entourait le Château de Montrouge, quand il n’était qu’un jeune apprenti inexpérimenté. Une vibration, suivie d’un sifflement qui fendit l’air…  La flèche noire, à l’empennage de plumes grises, parut surgir comme par miracle dans la poitrine du guerrier, qui tomba à la renverse dans la neige. Sans attendre, suivirent une nouvelle vibration, un sifflement, puis un second tchac ! et un autre homme s’écroula… Le garçon, l’esprit en ébullition, osait à peine croire à ce qui venait d’arriver. Pourtant, il savait qui était l’archer posté derrière lui, même s’il ne comprenait pas encore comment un tel miracle était possible… »

Le temps des retrouvailles est entre rires et larmes. Le Maître rôdeur a tenu sa promesse. Il a retrouvé son apprenti. Mais l’aventure est loin d’être finie, ce n’est que le début !
Sur la route du retour, une question se posera : Que font les cinq ou six mille hommes Temujai qui attendent dans un camp ?
Les quatre amis devront aider le peuple de Skandie car leur terre est menacée d’invasion et Araluen peut être en danger. « Les ennemis d’hier deviendront les alliés de demain ».

Ce quatrième volume raconte l’engagement de Halt, Horace, Will et Cassandra. Tous les personnages sont à l’honneur et nous retrouvons le Jarl Erak. L’histoire est celle des stratégies militaires, des entraînements de bataillons d’archers, du courage, de la persévérance et d’une bataille épique. Cette partie a été captivante. Comme dans les autres tomes, c’est aussi un hymne à l’amitié et aux valeurs chevaleresques. Cette belle équipée est à conseiller aux jeunes, garçons et filles. Je souscris pour une autre lecture commune et comme d’habitude, je pense connaître l’avis de ma partenaire. Mais voyons, sait-on jamais…

Billet de ce tome chez Scor13
Ses autres billets : Tome 1Tome 2Tome 3

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Drakkar
Image prise sur google
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La promesse du Rôdeur, Tome III – L’apprenti d’Araluen

Deuxième lecture commune avec Scor13

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Tome 1, L’ordre des RôdeursTome 2, Le chant des Wargals

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L’apprenti d’Araluen – Tome 3
John Flanagan
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Halt s’était fait une promesse. Il retrouverait Will et le ramènerait à Araluen.

Will et Evanlyn ont été faits prisonniers par des Skandiens. Sur le drakkar « Le Loup des Vents », ils voguent en direction du Cap des Abris, au nord-est d’Araluen. Le capitaine du navire Jarl Erak s’inquiète. Au loin, une nébuleuse noire arrive de plus en plus vite sur eux. L’ouragan qui s’annonce, va être impitoyable.

Halt, rôdeur du roi, pourchasse des bandits et essaie de retrouver Foldar, un traître au royaume qui s’est vendu à Morgarath. Mais Halt n’a qu’une idée en tête, partir à la recherche de Will. Ses requêtes auprès du roi Duncan sont toutes refusées. Il élabore alors, un stratagème pour convaincre et forcer le roi de le libérer de toute mission…

La tempête a fait dériver le drakkar, sept jours de tourmente. Obligés de faire une escale à Skorghijl, un petit port pauvre et misérable, Will découvre une terre grise et noire. Le sel de la mer et la glace du nord grillent toute végétation. Ne pouvant pas traverser la Grande Ecumeuse, durant quelques semaines, ils se ressourceront et patienteront jusqu’à leur prochain départ pour Skandie. Même s’ils sont bien traités par le capitaine Erak et le reste de l’équipage, Will sait qu’ils seront vendus comme esclaves dès leur arrivée. Tous les jours, pour ne pas céder au découragement, il s’entraîne à faire des exercices de course, de musculation, et veut rendre honneur à l’ordre des rôdeurs, tout apprenti qu’il est. Dans son esprit, il garde courage et espoir ; bientôt, ils s’évaderont.

Halt, suite à sa petite astuce, se retrouve banni pour un an d’Araluen par le roi Duncan. C’était la mort ou l’exclusion… Dans sa mansuétude et surtout grâce à sa grande amitié envers lui, le roi a proclamé une sentence bien légère comparée à la gravité du délit du rôdeur.
Gilan se propose de l’accompagner, mais Halt refuse, préférant laisser le jeune homme à son poste. Halt part donc solitaire, silhouette sombre et invisible… Mais, avant de parvenir à l’Océan, il perçoit un bruit. Il somme l’inconnu de se montrer. C’est un chevalier avec une cotte de maille… Horace, l’apprenti guerrier, ami d’enfance de Will.
Horace a demander à son maître l’autorisation de suivre Halt et c’est sur sa bénédiction qu’il est parti.

Sur les terres de Skandie, Will et Evanlyn (qui se nomme en réalité Cassandra) devront s’armer de vaillance et de volonté. Will affrontera un « démon » qui pourrait l’amener à la déchéance, voire la mort et Evanlyn sera considérée comme la dernière des souillons… Quant à Halt et Horace, ils rencontreront bien des déboires dans les contrées qu’ils traverseront.

J’ai trouvé ce troisième épisode encore plus captivant que les deux précédents. Plus angoissant, plus psychologique, l’histoire dépasse le simple apprentissage du premier tome et les prémices guerriers du second. J’ai aimé lire le passage des premières pages traitant de la tempête en mer, les cimes et les creux des vagues, la peur des marins, celle de Will… J’ai admiré la tactique sournoise et subtile de Halt pour se dégager de ses charges auprès de son roi… J’ai apprécié l’amitié qui liait le roi à son rôdeur… J’ai été émue par Gilan et Horace, la solitude de Halt… J’ai encouragé Will dans ses élans d’évasion… J’ai souri lorsqu’ils ont avorté… J’ai apprécié de nombreux personnages secondaires… Et j’ai offert une mention spéciale à Evanlyn. Elle est le chevalier sans peur et sans reproche de ce livre. Vive la demoiselle !!!
Avec ce tome, l’histoire prend de l’envergure et devient de plus en plus passionnante. Je sais déjà que Scor13 a aimé. N’est-ce pas ? Nous vous donnons rendez-vous pour une troisième lecture commune du quatrième volume.

Billets de Scor13 : tome 1tome 2tome 3

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Le chant des Wargals, Tome II – L’apprenti d’Araluen

Deuxième lecture commune avec Scor13 pour cette saga

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Tome I – L’ordre des Rôdeurs
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lapprenti-daraluen-tome-2Le chant des Wargals
L’apprenti d’Araluen – Tome 2
John Flanagan

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Dans le premier tome, Will est devenu apprenti rôdeur. Avec son mentor Halt, il découvre un monde inconnu de mystère et de dissimulation. Pendant ce temps, le seigneur Morgarath élabore une vengeance qui anéantirait le Royaume.

Pistant quatre Wargals, Halt et Will se trouvent dans une situation périlleuse. Sous leurs yeux, les Wargals intimident un homme acculé qui essaie de se défendre. Halt le connaît, c’est Dirk Reacher, un traître au Royaume à la solde de Morgarath. Mais Halt, ne peut rester indifférent et lance une attaque. Will, tétanisé, ne peut que le suivre. Cette escarmouche se solde par le meurtre de Dirk et la mort des Wargals. Dans les affaires de Dirk, Halt trouve une carte qui représente les attaques de Morgarath. Le document est précieux et doit être immédiatement rapporté au baron de Montrouge.

Sous couvert, à quelques mètres de là, un guetteur sourit avec satisfaction. Le plan de son Maître a bien fonctionné…

Sur ordre du roi Duncan, trois ambassadeurs d’Araluen doivent partir sur les terres de Celtica pour proposer une alliance au roi Swyddned. Halt conseille trois noms ; Gilan, un rôdeur et ancien apprenti, Will et son ami Horace, apprenti guerrier. Malgré la jeunesse des deux adolescents, leur fougue, leur sagesse et leur bravoure pallieront à leur manque d’expérience.

Le temps est compté, ils doivent partir immédiatement.

En cours de route, les trois compères sympathisent et échangent des connaissances de combats et de stratégies, rivalisant de questions, d’humour et de patience… (car avec les jeunes, il faut en avoir !)

« – Ce truc de la double parade, c’est sûrement très utile. Mais pourquoi ne pas tout simplement abattre l’adversaire avant qu’il puisse s’approcher ?
– Oui, en effet, répondit patiemment Gilian. Mais suppose qu’au moment de tirer, ton arc se brise ?
– Je pourrais m’enfuir, ou aller me cacher, suggéra le garçon.
– Et s’il n’y a aucune cachette dans les parages ? Insista Gilan. Un précipice derrière toi. Nulle part où aller. Ton arc est hors d’usage et un guerrier enragé fonce sur toi. Que fais-tu ?
– Je suis obligé de l’affronter, j’imagine, répondit Will à contrecœur…
Horace se mit de la partie. Lui aussi avait une question :
– Et si l’autre guerrier est armé d’une hache ?
Quelque peu déconcerté, Gilan le regarda.
– Une hache ?
– Oui, une hache ! répéta Horace, se laissant entraîner avec enthousiasme par son sujet. Vous êtes face à un ennemi qui vous menace de sa hache d’armes ; vos couteaux serait-ils efficaces ?
Gilian hésita.
– Je ne souhaite à personne de se retrouver dans une telle situation, avec deux couteaux pour seules armes, dit-il prudemment.
– Alors que feriez-vous ? S’interposa Will.
Gilan observa les deux garçons ; ils venaient de le piéger.
– Je l’abats ; dit-il sèchement.
Will secoua la tête, un large sourire aux lèvres.
– Impossible, dit-il. Votre arc est brisé.
– Alors je cours me cacher, dit Gilan, les dents serrées.
– Mais il y a un précipice, observa Horace. Un gouffre à pic juste derrière vous et, devant vous, un guerrier enragé, armé d’une hache.
– Que faites-vous ? Reprit Will.
Gilan prit une profonde inspiration et les regarda tous les deux dans les yeux, l’un après l’autre.
– Je saute dans le vide. Pour en finir plus vite. »

Après avoir traversé les bois et la plaine, ils arrivent au premier poste de garde de la frontière. La guérite est déserte. L’angoisse étreint les trois amis. A Pordelath, cinq kilomètres plus loin, le village est vide. Aucune cheminée ne fume, aucun bruit ne s’entend, aucun corps, vivant ou mort, n’est présent. Comme par magie, la vie a été aspirée.

Les trois amis sont troublés et très inquiets. La réponse à leur angoisse sera donnée par une jeune fille travestit en garçon qui apparaît et qui demande protection. Elle s’appelle Evanlyn et serait la domestique d’une noble demoiselle. Les Wargals, ces créatures mi-hommes, mi-bêtes, sont venus piller le village et ont pris en captivité la plupart des habitants.

Gilan décide alors de partir seul sans perdre de temps, prévenir les barons, les chefs de guerre et le roi. Il laisse la responsabilité du groupe à Will… Horace, Evanlyn et deux misérables brigands Bart et Carney qui avaient essayé de les dépouiller…

Will, apprenti rôdeur, est face à sa première grande mission…

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Un livre d’aventure, d’amitié et de courage. Je pense que les jeunes adolescents se plairont à s’identifier à de tels héros ! Un nouveau personnage, la belle Avanlyn, vient se greffer à l’équipe. Elle a un tempérament frondeur et une apparence très séduisante ! Elle sera certainement une bonne partenaire dans les prochains épisodes…
L’histoire se forme et inspire tout un monde de péripéties ; cape, épée, arbalète, intelligence, sagesse, hardiesse et… quelques pincées d’idéalisme, de magie et de romance… pour contrer les ténèbres…
Prochain billet du tome 3, déjà programmé en lecture commune avec Scor13, pour vendredi de cette semaine. Il faut dire que la fin de ce deuxième tome nous laisse sur une berge avec Halt, regardant un navire partir au loin…
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Billet chez Scor13,

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97-017143Peinture de Delacroix – Le chevalier
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L’ordre des Rôdeurs, Tome I – L’apprenti d’Araluen

Suite à un billet chroniqué par Adalana, j’ai fait une virée sur les étagères d’un de mes fils.

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9782012013360FS L’apprenti d’Araluen
L’ordre des Rôdeurs – Tome 1
John Flanagan

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Araluen, Picta et Celtica, An 643

Quinze années se sont écoulées sur une terre de roches, sèche et stérile, des années d’exil dans cette prison escarpée et désertique. Morgarath, Seigneur des Montagnes de Pluie et de Nuit, ancien Baron du fief de Gorlan dans le Royaume d’Araluen, a l’âme vengeresse. Du haut de la tour de son château, solitaire, il regarde son armée se déchaîner dans des entraînements sanglants ; des bataillons de Wargals, des monstres sauvages mi-hommes mi-bêtes se préparent à la guerre. De ce coin perdu de l’île, Morgarath a attendu patiemment son heure, élaborant la stratégie qui le fera revenir et vaincre.

Sur les terres du Baron Arald, Seigneur de Montrouge, une journée particulière se prépare, c’est le Jour du Choix. A l’âge de quinze ans, les pupilles du château, des orphelins, se rassemblent dans la grande salle, face au Baron, pour choisir un apprentissage. Des maîtres de différentes écoles vont sélectionner leurs apprentis.

Cette année là, le jeune Will, un orphelin un peu chétif, est entouré de Horace, un garçon fougueux et fort, de Jenny, une fille toujours gaie et lumineuse, de George, un garçon érudit et discret et d’Alyss, son amie d’enfance, une jeune fille douce et instruite.
Chacun a décidé depuis longtemps leur spécialité. L’école des guerriers qui conduit à la chevalerie pour Horace, les cuisines pour Jenny qui est passionnée d’élaborations culinaires, l’école des scribes pour George qui est savant et méticuleux, le service de la diplomatie pour Alyss, la sage. Que reste-t-il pour Will ? L’école des palefreniers ? des armuriers ? des forgerons ? Will est un garçon assez petit, pour son âge et ses qualités qui sont l’agilité, la souplesse, la curiosité et l’honnêteté, ne peuvent être des aptitudes pour effectuer un apprentissage qui requerrait la force. Avant même de proposer sa candidature à l’école des guerriers, Will, qui rêve d’être chevalier, sait qu’il ne sera pas pris. On lui demande ses compétences.
« – Je suis bon grimpeur, Messire…
– Quelqu’un parmi vous saurait-il comment employer ce garçon ?
Bien malgré lui, Will ne put s’empêcher de tourner son visage vers les Maîtres et de les supplier du regard, tout en priant que l’un deux revienne sur sa décision et le choisisse. Mais à tour de rôle, sans aucun mot dire, ils secouèrent négativement la tête. »
C’est alors qu’un homme s’avance. C’est un Rôdeur. Depuis cent-cinquante ans, l’ordre des Rôdeurs protège et surveille le Royaume et sont répartis dans les cinquante fiefs. Toujours en alerte, ils sont des ombres, les yeux et les oreilles d’Araluen et c’est grâce à eux que le vil Morgarath a été vaincu, quinze ans auparavant. L’homme, du nom de Halt, est prêt à prendre sous sa tutelle le jeune Will.

Commence alors l’apprentissage… Discrétion, silence, camouflage, courage, tire à l’arc. Sur son poney Folâtre, Will suit scrupuleusement l’enseignement de Halt le Rôdeur, un homme secret, sérieux, inexpressif, mais dont les gestes, parfois, envers son élève, sont empreints d’amitié et de tendresse.

De l’autre côté du Royaume, les Wargals et les Kalkaras, sous la férule de Morgarath, s’apprêtent à combattre. La paix est précaire.

Ce livre qui retrace l’initiation de Will à l’ordre des Rôdeurs fut une lecture très agréable. L’histoire s’implante à travers l’apprentissage des jeunes personnages et se présente comme un prélude à plus de noirceur. L’amitié, la fraternité, la bravoure, l’endurance et l’obéissance sont des sentiments qui sont mis à l’honneur et qui exaltent les élans chevaleresques. Un beau conte pour les pré-adolescents… et leurs mamans !

Billets chez Adalana, Scor 13,

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Shanghai
Peinture de Wang Hui – Rivières et Montagnes vertes
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