Pancake en forme de wrap… au poulet

logogourmandises2Nos gourmandises
et « Septembre en Amérique » de Titine

Cette semaine dans notre cuisine :
Croustade de pommes au sirop d’érable – HildeNathChocoSyl.Nahe
Glace au sirop d’érable et aux noix caramélisées – NathChoco
Pancakes au sirop d’érable – Béa la Comète
Quiche à la courgette, menthe et chèvre – Nathalie
Salade à la courgette – Nathalie
Muffins à la banane et au chocolat – Estellecalim

Ce dimanche :
C’est Louise qui propose une entrée, chaude ou froide, qui nous fera voyager en Amérique. Avec Louise, Hilde, Sandrion et NathChoco. Nous nous sommes inspirées du site « Délices du monde ».

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Pancake-wrap au poulet

Ingrédients :
Pour les pancakes :
– 1 grosse pomme de terre ou de la semoule de riz
– 250 ml de lait
– 2 œufs
– 1 sachet de levure
– huile, sel, poivre et muscade
Pour la garniture :
– Poulet (lamelles)
– Salade
– Poivron rouge
– Carré frais
– Chedlar ou mimolette vieille
– Citron, ciboulette, piment, huile d’olive, sel, poivre, épices pour guacamole

Préparation :
– Faites cuire la pomme de terre et écrasez en purée. Ou pour la semoule de riz, la cuire dans le lait chaud.
– Mélangez avec le lait, les œufs, la levure, un peu d’huile, sel, poivre et muscade.
– Faites des crêpes épaisses et assez grandes pour pouvoir les former en wraps.
– Réservez
– Coupez en petits morceaux le poulet et faites le revenir. Mettez un jus de citron, salez, poivrez et pimentez avec les épices pour guacamole.
– Écrasez les carrés frais en ajoutant la ciboulette.
– Coupez finement le poivron rouge et dorez les lamelles dans la poêle. Si vous pouviez enlever la peau, ça serait mieux ! Faites les confire.
– Sur les pancakes-crêpes, badigeonnez de la mixture fromagère, mettez des feuilles de salade ciselées (et huilée-vinaigrée), le poulet, les filaments de poivron confit, des petits copeaux coupés avec l’économe de chedlar ou de mimolette… Vous pouvez mettre aussi des petits grains de maïs.
– Fermez en rouleau et entourez le wrap de film plastique alimentaire.
– Mettez au frigidaire… attendez… et dégustez !

Verdict : Bon ! facile à faire et parfait pour un pique-nique. La prochaine fois j’y glisserai une petite échalote coupée finement.

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Allers-retours entre Amérique et Québec

Ils se croisent, nombreux, aboutissent parfois au bout d’une impasse, continuent leurs petits chemins, prennent des allées royales, traversent des mers, des époques, des styles… ils, ce sont mes challenges.

Pour notre rentrée, j’ai deux logos supplémentaires à vous présenter. Ils vont se partager septembre. Sur cette page, je mettrai à jour mes lectures au fil de mes envies.

Bons voyages !

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Voyage en Amérique de Titine

Recettes
Pancake en forme de wrap au poulet
– Fish burger
– Hot dog aux légumes
– Scones aux oignons et aux noix
– Salade Cesar and Cobb

Livres et bandes dessinées
« Journal intime » de Chuck Palahniuk
« Ne t’éloigne pas » d’Harlan Coben
« M. Pénombre, Libraire ouvert jour et nuit » de Robin Sloan
« H.H. Holmes, White City » de Fabuel et Le Henaff – BD
– « Le chardon et le tartan » de Diana Gabaldon
« La fête féroce » de Lemony Snicket

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Voyage au Québec de Karine et YueYin

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Recettes
– Beignes

Croustade de pommes au sirop d’érable

Livres et bandes dessinées
« Paul au parc » de Michel Rabagliati – BD
« Paul a un travail d’été » de Michel Rabagliati – BD
« Québec » de Maurice Sand

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H. H. Holmes

logo thriller 13logo XIXème 2Logo BD Mango NoirMercredi BD chez Mango

« Thrillers et polars » de Liliba et « XIXème siècle » de Fanny

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Englewood, Tome I
Texte d’Henri Fabuel – Dessins de Fabrice Le Hénanff

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En prenant cet album, je me suis bel et bien fourvoyée… Je croyais prendre une histoire avec Sherlock Holmes et j’ai pris « l’histoire vraie du premier serial killer américain ».

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Londres 1888,
Mary Jane Kelly, une jeune prostituée, a été retrouvée assassinée, éviscérée. Ce meurtre horrible perpétué à Whitechapel, un quartier de l’East End de Londres, est le cinquième d’une série. Un nom circule… Jack l’Éventreur.
Alors que les enquêteurs cherchent désespérément le moindre indice, l’assassin rejoint un autre continent ; quinze jours de traversée à bord d’un bateau, arrivée à Ellis Island, New-York puis Chicago.
Soupçonnant ce fait, Scotland Yard prévient l’agence Pinkerton de Chicago du danger et leur demande une investigation.

Chicago 1886, 1889…
Jack l’Éventreur serait le machiavélique Docteur Henry Howard Holmes, un vulgaire apothicaire qui élabore d’atroces scénarios pour parvenir à ses fins et qui assouvit ses folles pulsions par le poison et le scalpel.
Assistant à la pharmacie de M. Holden, puis propriétaire à la mort de celui-ci, Holmes s’enrichit de façon malhonnête et achète un terrain à Englewood. Il y fait construire un grand immeuble qui regroupe une pharmacie, des boutiques et un hôtel, tout cela pour l’Exposition Universelle de 1893. Seul le diable sait ce qui se trame dans les profondeurs du bâtiment, véritable atelier des enfers. Son ascension sociale le mène à reconsidérer sa vie familiale car il voudrait se libérer de sa femme et de son fils qui sont dans le New Hampshire. Plus rien ne l’arrête.

Chez les Pinkerton, Charles Angelo Siringo est mandaté pour retrouver le dangereux criminel. Avec l’aide de la secrétaire de l’agence, Hélène, il se lance dans l’enquête…

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Comme je vous le disais précédemment, j’ai pris cet album par hasard. Ma déception passée, j’ai vite été intéressée par le graphisme et l’histoire, même si l’intrigue est scénarisée de manière surprenante. La chronologie des vignettes change fréquemment et nous passons du présent au passé sans annonce préalable, ce qui donne un rythme embrouillé à la lecture. J’avoue que cette anarchie m’a beaucoup dérangée.
H.H. Holmes est un « tueur en série américain » qui assassina près de deux cents personnes. Ce premier tome, d’une série qui en prévoit quatre, le montre sans âme et prêt à tout dans ses projets. En parallèle, les agents de la Pinkerton commencent leurs recherches et nous rencontrons le célèbre justicier Angelo Siringo qui sera assisté d’Hélène Martinelli, une secrétaire audacieuse.
En ce qui concerne les dessins, je les ai trouvés superbes. Une atmosphère sombre, épaisse, sécrète une angoisse qui trouve son apogée dans la dernière page, une fin en suspension.
J’ai hâte de lire le second tome.

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Pinkerton, Dossier Jesse James, 1875 – Tome I

logo-glenatlogo babalioUne bande dessinée offerte par Babelio et les éditions Glénat, dans le cadre des Masses Critiques

logo bac14Logo BD Mango NoirLa BD du mercredi chez Mango, « Petit BAC » d’Enna



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PINKERTON T1 FR[DRU].indd.pdfPinkerton – Tome I
Dossier Jesse James – 1875
Scenario de Rémi Guérin – Dessins de Damour
Couleurs de Paolo Francescutto
Couleurs de couverture de Sébastien Gérard



Missouri, le 26 janvier 1875,

Après la guerre de Sécession, l’état du Missouri se développe. L’ère est à l’industrialisation et au commerce. Le gouverneur voudrait se représenter aux prochaines élections et envisage de changer certaines choses qui le dérangent…

Allan Pinkerton est l’homme qui a créé la Pinkerton National Detective Agency. Mandaté par le gouverneur pour arrêter Jesse et Franck James, il fait surveiller leur maison de famille par son équipe qui, prête à tout pour les appréhender, projette de les assiéger et de leur envoyer de la dynamite. Les méthodes employées sont celles de mercenaires sans foi ni loi.
Cette nuit du 26 janvier 1875, les frères James n’étaient pas et l’attaque fit d’autres victimes… leur mère Zerelda et leur petit frère Archie.

L’opinion publique, la presse et certains hommes politiques, s’indignent des agissements criminels des sbires de Pinkerton. Il faut préciser que les hors-la-loi ont su conquérir une certaine bienveillance en redistribuant leurs rapines aux pauvres et en donnant d’eux une image de justiciers…

Pour Allan Pinkerton, sa fierté mise à mal, l’affaire prend une dimension plus stratégique. Il tisse alors un plan comme peut le faire une araignée, un joueur d’échecs, et place un pion traitre dans l’entourage des James avec un gain pour appâter ; 10.000 dollars de récompense pour la capture.
Il saura patienter des années pour vaincre sa guerre.

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Cet album raconte la machiavélique ruse d’Allan Pinkerton pour arrêter les frères James. La violence engendrée est sans miséricorde et révèle la hargne et l’obstination qui le hantent ; ni honneur, ni justice.
L’histoire bien sombre mêle réalité et fiction avec intelligence, se lit sans ennui et nous donne une vision peu glorieuse de la célèbre agence de détectives. Les enjeux politiques, l’orgueil, gangrènent ses ambitions.
Les dessins et la colorisation traduisent l’âpreté de ce western. La noirceur des regards, les couleurs froides, sont des impacts impitoyables.
En tournant les pages, j’avais en mémoire des images du film « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » avec Brad Pitt… ma compassion avait déjà trouvé son camp !

« Une vraie légende de l’Amérique » que je vous recommande, que j’ai appréciée lire (armée de lunettes), et je remercie Babelio et Glénat qui m’ont fait ce beau cadeau.

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Demande à la poussière

logo mois americainLe mois américain avec Noctenbule
1er billet

Une lecture commune avec Jérôme, Manu et Nahe

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Bandini, 1er tome
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demande à la poussière Demande à la poussière
John Fante

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Dans l’Amérique de la Grande Dépression,

Arturo Bandini, fils aîné de Svevo et Maria, a laissé son Colorado natal. A vingt-ans, il déambule dans les rues de Los Angeles avec des rêves de gloire plein la tête. Il se dit écrivain et s’imagine des scénarios où sa renommée serait saluée, applaudie. De beaux costumes, de belles voitures, l’hôtel grand luxe et des femmes (estampillées Amérique) toutes énamourées. A la bibliothèque municipale où il passe son temps, il rêve de voir son futur livre côtoyer les plus grands. Lorsqu’on est désargenté et qu’on ne peut rien faire, ce lieu est un bon refuge.
Arturo aurait pu rester dans sa famille et suivre les traces de son père. Là-bas, même si le travail et l’argent font défaut, il y a toujours un plat de pâtes en sauce au centre de la table. Cependant, il aime écrire et sa première nouvelle a été éditée. « Petit chien qui riait » a été le déclencheur de cet envol et la confirmation de ses espérances sur son devenir.

Les doutes sont fréquents quand on a le ventre vide et que le loyer de la chambre reste impayé. Il recherche l’inspiration dans l’apprentissage de la vie, mais partagé entre son éducation religieuse et sa soif d’expérience, il tâtonne sans décrocher d’idées. La liberté n’est pas si facile à acquérir.
Alors que ses incertitudes le démoralisent et qu’il  projette de retourner chez lui, il reçoit de sa mère quelques dollars qui lui permettent de rester encore dans la cité. Ses pas le mèneront vers un bar où Camilla, une jeune mexicaine, travaille comme serveuse.
Elle n’a pas la peau blanche d’une Américaine, elle est trop voluptueuse, mais elle devient sa princesse Maya et l’objet de ses fantasmes.
C’est peut-être à travers elle qu’il trouvera la grâce des mots ou qu’il se perdra.

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J’ai lu précédemment « Bandini », chronique familiale qui mettait en scène les parents d’Arturo. Les personnages avaient le piquant et le charme de leurs origines italiennes. Malgré leurs faiblesses et leurs manquements, j’avais eu de la sympathie pour eux.
Déjà Arturo se détachait du lot et ne m’inspirait que peu d’attirance. Dans cette évolution, je le trouve toujours désagréable, plein de défauts, et pourtant il a cette lumière héritée de ses parents.
Livre semi-autobiographieque, l’auteur se fond en Arturo. De cette époque, il n’avait pas encore son arrogance et ses vices (« jouisseur, menteur, joueur, alcoolique… »). Il avait la passion de l’écriture, une hérédité de conteurs, et un appétit énorme pour les choses de la vie.
Dans une ville touchée par la crise, des quartiers pauvres, des gens nécessiteux, Arturo continue à rêver. Il a la jeunesse et l’inconscience. Sans le sou et dépensier dès qu’il en a, il vit dans l’instant sans jamais s’inquiéter vraiment du lendemain ; folie ou ignorance, naïveté ou simple incapacité à être autonome.
Vingt ans et toute l’instabilité, les angoisses, de son âge, il vacille entre des scrupules dus à son éducation catholique et une grossière insolence. Arturo se montre timoré pour les affaires amoureuses et se comporte bêtement ; macho, goujat, fabulateur…
C’est dans les moments où il trahit une candeur qu’il est le plus attendrissant… quand il veut faire lire ses écrits, lorsqu’il veut séduire…
Avec Camilla, il découvre un univers méconnu. L’amour, la générosité, la bienveillance, embellissent son âme. Elle devient sa muse. Mais la passion a aussi ses failles, violentes et dévastatrices. L’expérience sera inoubliable et amère car si Camilla représente une part de la quintessence qu’il recherche, elle est aussi faite de ténèbres et de mystères. Elle est une jeune femme éphémère…

Une lecture sur l’initiation et la naissance d’un grand écrivain. Sensualité et émotions…
Je vous invite à la lire.

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D’autres billets chez Jérôme, Nahe, Manu, Mango, Gwordia, Morgouille,

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Image du film « Demande à la poussière »
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Le voyage continue…

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Ainsi s’achève le mois québécois de Karine et Yue-Yin. Je les remercie et leur donne rendez-vous l’année prochaine.
J’ai découvert des auteurs, des expressions, un état d’esprit, vu de beaux paysages, j’ai ri et pleuré. Mon dernier coup de cœur n’a pas été chroniqué, il ne le sera peut-être jamais, mais je tiens à l’insérer dans ce bilan.
Nous avons lu, cuisiné, parlé, c’était convivial, un beau partage.
Vive le Québec !

1. « Cartes postales de l’enfer » de Neil Bissoondath

2. « La petite fille qui aimait trop les allumettes » de Gaétan Soucy 
3. « Gabrielle » de Marie Laberge, suivi de « Adélaïde » et « Florent » 

4. « Magasin général t5″ de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp 
5. « Magasin général t6 
6. « Magasin Général t7 

7. Pouding chômeur
8. Tourte québécoise

9. Des expressions pittoresques
10. Vidéoblog sur une lecture québécoise

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Septembre laisse sa place à octobre.

Durant ce mois, je vais effectuer deux voyages. L’un en Amérique avec Noctenbule, l’autre en Halloween avec Lou et Hilde. Vous pourrez nous imaginer dans une maison hantée, au fond d’un bois… mais n’ayez aucun crainte pour nous, nous sommes bien équipées ! et nous avons de nombreuses courges à manger.
Voilà… j’espère que les tentations seront nombreuses… Il y aura des livres, des albums illustrés, des bandes dessinées, de la cuisine, du bricolage et toujours du plaisir.

A bientôt ! le calendrier est chargé et n’oubliez pas le RAT d’automne pour le 12 et 13.10.
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