Cheesecake myrtilles, mangue, rose

Les Gourmandises passent septembre en Amérique avec Titine et Aux pays des contes avec Bidib.

Vous découvrirez des recettes chez…
Sandrion – Apple pie (Amérique)
Isabelle –Cookies aux barres chocolatées snickers, Buns et Mini burgers poulet-tomate-mozzarella (Amérique)
Rosa – Glace de pastèque

 

Cheesecake myrtille-mangue-rose

 

Ingrédients pour la génoise :
– 4 œufs
– 150 g de sucre
– 150 g de farine
– 1 sachet de levure
Ingrédients pour la garniture :
– 100 g de sucre glace
– 250 g de fromage blanc à 40%
– 250 g de fromage frais (Saint-Moret)
– 300 g de compote de myrtilles
– 8 feuilles de gélatine ou de l’agar-agar
– 1 bouteille de 160 g de coulis de mangue
– 10 cuillères à soupe de sirop de rose

Préparation la veille :
– Pour la génoise, mélangez tous les ingrédients, avec les blancs des œufs montés en neige.
– Versez la pâte dans un moule préalablement beurré et enfournez pour environ 20 minutes. Laissez-la refroidir avant de continuer…
– Chemisez la génoise avec du papier sulfurisé sur une auteur de 10 cm environ.
– Mélangez le sucre glace, le fromage blanc, le fromage Saint-Moret, la compote de myrtilles et 5 feuilles de gélatine déjà diluées dans un sirop. Si vous n’avez pas de sirop de myrtille, vous pouvez utiliser un sirop de grenadine.
– Versez le tout sur la génoise et mettez au frigidaire afin que cela prenne.
– Lorsque le cheese est pris, ajoutez le coulis de mangue préparez avec 2 feuilles de gélatine. Mettez une deuxième fois au frigidaire environ 1 heure.
– Une fois gélifié, ajoutez la dernière étape avec le sirop de rose et 1 feuille de gélatine.
– Laissez au frigidaire jusqu’au lendemain, où vous enlèverez le papier sulfurisé et décorerez le cheesecake.

 

 

 

Bagels bien garnis…

Septembre américain avec Titine

Vous trouverez d’autres plats chez les marmitonnes :
Asphodèle – Muffins aux myrtilles
Sandrion – Aubergines farcies
L’Irrégulière – Flan aux champignons et aux courgettes
Enna – Cobbler pommes-myrtilles
Hilde – Coffee cake

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Dimanche dernier, les bagels vus chez Hilde et Enna ont séduit ma gourmandise ! J’ai donc essayé la préparation de Hilde… En cliquant sur son nom, vous accèderez à la recette.

Ces petits pains ont une origine polonaise et ont été importés par les Juifs d’Europe de l’Est en Amérique dans les années 1900.

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Ingrédients :
Pour les petits pains – Farine, levure, sucre, eau, sel, épices et graines
Pour la garniture – Fromage blanc à tartiner, salade, chèvre (crottins de Chavignol), magret de canard, tomates, oignon rouge, ciboulette, poivre 5 baies

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Préparation :
– Faites les petits pains avec la recette « ici ». J’ai mis de l’huile d’olive et j’ai passé un jaune d’œuf sur le dessus avant de mettre des graines de sésame et de pavot.
– Ouvrez les bagels et tartinez l’intérieur de fromage blanc ; les deux parts. Ajoutez de la ciboulette ciselée, puis par couche sur la base… de la salade, des lamelles d’oignon rouge, des moitiés de petites tomates, le magret de canard et le crottin de Chavignol.
– Refermez et écrasez légèrement.
– Pour les crottins de Chavignol, je les ai coupés en deux. Je les ai placés sur une feuille de papier sulfurisé sur un plat. J’ai ajouté un filet d’huile d’olive, j’ai poivré avec les 5 baies et je les ai mis quelques minutes au four.

Verdict : Plus que bon !

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Ils vont tuer Robert Kennedy

Un livre offert par les Éditions Gallimard dans le cadre des partenariats Babelio

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Ils vont tuer Robert Kennedy
Marc Dugain

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Mark O’Dugain, un professeur universitaire de soixante ans, retourne avec sa jeune compagne sur l’île de Vancouver, dans la maison familiale héritée de ses parents lorsqu’il avait quatorze ans. A travers cette maison, dressée sur une falaise de roches noires face au Pacifique, ce sont les souvenirs d’une enfance tourmentée, ponctuée par des moments heureux et insouciants de sa prime jeunesse et ceux qui ont scarifié le reste de sa vie. Il nous raconte les origines de sa famille, une mère Irlandaise et un père d’ascendance juive qui a quitté la France en 1951 pour s’installer au Canada. Il nous raconte le dévouement inconditionnel de l’une, qui vient à contre-courant du sérieux et de la réserve de l’autre, un éminent psychiatre reconnu pour ses travaux sur l’hypnose et les traumatismes endurés par les survivants des camps de concentration.

Ce retour dans le passé s’articule surtout autour de deux évènements tragiques et traumatisants qui détermineront l’avenir de chacun, car le narrateur lie à la chronologie de son histoire, les assassinats des Kennedy, John (1963) et Robert (1968). Les années soixante dans leurs différentes sphères, citent un répertoire de noms fascinants et dévoilent tous les désordres politiques, les névroses et les passions de l’époque. La base sur laquelle tout repose est chancelante et gangrénée.

Élevé par sa grand-mère Maine après les décès mystérieux et suspects de ses parents (suicide de sa mère en 1967 et accident de la route pour son père en 1968), Mark a orienté ses études sur le clan Kennedy. D’un chapitre à l’autre, il alterne les confidences sur sa famille et les informations collectées pour sa thèse qui retracent le parcours et la personnalité obscure des deux frères. Par des concordances et des suppositions étayées de témoignages indiscutables, il nous fait part de ses recherches et de ses conclusions qui fusionnent petite et grande Histoire, ponctuée par un chapelet de morts singulières. Enquête policière, immersion dans le monde de l’espionnage, entre CIA, IRA et MI6, il doit être vigilant et ne pas dépasser la frontière d’une « paranoïa complotiste », comme le souligne dès le début, Madsen, son directeur de thèse…

Intense, inquiétant, manipulateur, le roman maintient le suspense jusqu’à la dernière page et la fiction s’arrange avec l’Histoire, tout en accentuant et démasquant des faits troublants qu’on s’empresse de vérifier sur le net. Si cet enchevêtrement compliqué ne facilite pas notre lecture, il la rend aussi captivante. Quant à la violence, elle est froide, latente, comme une ombre menaçante.
Mark O’Dugain, Marc Dugain, le jeu des noms place l’auteur dans le rôle du narrateur.

Un livre très intéressant de la rentrée, à noter ! Je vous le recommande…

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Cupcakes à la banane et aux noix

Bonjour les Gourmands !

Nous reprenons en ce jour nos rendez-vous du dimanche et nous passerons un septembre américain avec notre hôtesse Titine.

Cliquez et découvrez des idées de recettes chez :

Béa – Lasagnes
Sandrion – Cake aux courgettes
Hilde – Bagels au saumon et à la sauce au fromage, Grimoires de sorcières pour Halloween, et Gâteau au fromage blanc

 

Cupcakes à la banane et aux noix

Ingrédients :
– 150 g de farine
– 80 g de beurre
– 2 œufs
– 70 g de sucre
– 2 bananes
– 1 sachet de levure
– 2 cuillères à soupe de miel
– 1 poignée de cerneaux de noix
Pour la chantilly : Mascarpone, sucre glace, colorants alimentaires et d
écorations.

Préparation :
– Mélangez dans une terrine la farine, les œufs, le sucre, la levure et le miel.
– Faites fondre le beurre et ajoutez-le à la pâte.
– Écrasez grossièrement les cerneaux de noix, écrasez à la fourchette les bananes et mélangez à la pâte. N’oubliez pas d’épargner des cerneaux pour la déco.
– Versez dans des petits moules et mettez au four environ 15 à 20 minutes.
– Sortez les cupcakes et laissez-les refroidir.
– Pour la chantilly, battez au fouet électrique le mascarpone avec le sucre glace et versez quelques gouttes de colorant.
– Mettez la préparation dans une poche avec douille et décorez le dessus de vos gâteaux…
– Mettez au frigidaire vos cupcake pour la bonne tenue de la chantilly.
Vous pouvez également parfumer le mascarpone avec un arôme ; vanille, pistache, citron, café, cannelle…

Verdict : Très bon, mais je dois vraiment apprendre à manipuler les poches avec les douilles sans en mettre partout !
Dans le jaune, j’ai mis du citron. Dans le vert, c’est de la pistache. Et dans le bleu, de la vanille.

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Henry Caro-Delvaille

logo_babelioUn livre offert dans le cadre des Masses Critiques Babelio avec le partenariat des Éditions Faton

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henry-caro-delvailleHenry Caro-Delvaille
Peintre de la Belle Époque, de Paris à New York
Christine Gouzi

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Il est difficile de résister aux livres d’art ! surtout lorsqu’on vous les offre… N’ayant jamais été déçue par les publications des Éditions Faton, j’ai opté pour ce choix lors des Masses Critiques Babelio, séduite avant tout par la couverture et le sous-titre « Peintre de la Belle Époque ». Fin XIXe siècle, début XXe, c’est une période riche, fourmillante, élégante, prometteuse ; l’industrie, les sciences, les arts sont en plein essor.

Pour son doctorat d’histoire, encouragée par l’historien d’art Jacques Thuillier, Christine Gouzi a pris pour sujet le peintre Henry Caro-Delvaille. Elle livre à travers ce magnifique livre, vingt ans de recherches et plus d’une centaine de tableaux. La plupart de ses œuvres ont disparu. Né en 1876 à Bayonne dans les Basses-Pyrénées, fils d’un riche banquier Juif, son avenir était déjà établi dans la banque paternelle, mais ses ambitions étaient autres. Certainement peu sûr de lui, encore trop jeune, ce n’est pas vers ses sensibilités artistiques (danse et peinture) qu’il s’oriente, mais vers l’armée, chez les hussards. Cependant, après un accident de cheval, il est obligé de faire autre chose et se dirige vers la peinture. Dans un premier temps à l’École des Beaux-Arts de Bayonne où il obtient un prix en 1897, puis dans un second temps à Paris où il devient l’élève de Léon Bonnat. Indépendant, il ne se sentira jamais un disciple du maître, aspirant à se sentir « libre ». Libre comme le vent ? Il se plaisait à dire qu’il avait des origines gitanes. Ses cheveux, sa carnation, son regard noir et sa passion pour le flamenco devaient en attester !
Suite à l’avant-propos, l’auteur nous offre un passionnant entretien mené sur plusieurs années, de 1992 à 2005, avec le célèbre ethnologue Claude Lévi-Strauss qui fut le neveu du peintre. Les souvenirs sont riches, la conversation informelle ; le peintre, la famille, l’art et ses différents mouvements, Paris, la société artistique… le témoignage est captivant.


leon-bonnat-et-ses-eleves-de-marie-garayTableau de Marie Garay, « Léon Bonnat et ses élèves »
Huile sur toile, 2,16 x 2,59 m, 1914, Bayonne, musée Bonnat-Helleu
(Henry Caro-Delvaille est placé au bord du cadre.)

Ni de l’impressionnisme, ni du nabisme, rejetant le cubisme et le dadaïsme, sa peinture dite figurative et intimiste, raconte des histoires de son époque, rendant ainsi ses compositions attrayantes auprès du public. Les chapitres « Peinture mondaine et peinture du monde », « L’intimisme », « Les portraits mondains », découvrent les rituels d’une vie bourgeoise ou demi-mondaine (chez la modiste, une partie de cartes, au jardin public, un thé l’après-midi…) et célèbrent l’élégance de la femme qui rayonne aussi dans son rôle de mère. On retrouve ses modèles dans différentes scènes du quotidien qu’il aime peindre. Sa femme et ses belles-sœurs sont souvent représentées. L’auteur dit « des instantanés de vie ».

portrait-de-madame-landry-henry-caro-delvailleDétail du portrait de Madame Landry et de sa fille Hélène
Huile sur toile, 1,21 x 1,61 m, 1902, Amiens, Collection du musée de Picardie


Les commandes pour les portraits affluent. Il pare ses modèles de grâce et de douceur en gommant certaines imperfections. Il n’en délaisse pourtant pas le nu… Dans ce chapitre, l’auteur dit qu’il a commencé tôt à être attir
é par cette étude, influencé par les artistes Grecs. Ses nus ne sont pas statiques, ils accaparent l’espace ; le mouvement en rapport avec la danse (Isadora Duncan, dont il a été l’amant, a été portraiturée nue sous un voile grec en 1917).

la-robe-mouchetee-caro-delvaille« La robe mouchetée »
Huile sur carton, 0,755 x 0,515 m, Paris, Petit Palais

La deuxième partie raconte la communauté juive de Bayonne et les racines de sa famille. Il épouse, en 1900, Aline Lévy, fille aînée du rabbin Émile Lévy… Les trois filles du rabbin ont épousé des artistes peintres ; se joignent à Caro-Delvaille, Gabriel Roby et Raymond Lévi-Strauss (petit-fils du compositeur et chef d’orchestre Isaac Strauss et père de Claude).
En troisième partie ce sont ses voyages en Amérique et son installation. La guerre fait des ravages, traumatise et annihile tout élan. Réformé, il peut honorer des contrats en Amérique et part en 1916 où il reste seul durant un an. Sa femme et ses deux enfants le retrouvent en 1917. Là-bas, il fait des portraits pour renflouer les caisses, mais ce qu’il préfère peindre ce sont des fresques murales… Le succès est moindre, les critiques sont parfois assassinent, les temps changent et l’art célèbre d’autres genres beaucoup moins « classiques ».

henry-caro-delvailleHenry Caro-Delvaille dans son appartement de l’avenue Mozart avec La femme à l’hortensia au-dessus de la cheminée et sur le mur à gauche Groupe païen
Photo de Maurice Louis Branger, 1910

En fin de livre, une chronologie reprend les lignes essentielles de son existence jusqu’en 1928, l’année de sa mort. Je ne m’étendrais pas sur la période à New York, très intéressante, plus moderne, moins idéalisée, car elle compte l’autre moitié du livre… je vous la laisse découvrir.
D’après l’auteur, ce peintre appartient à une génération perdue. Pourtant primé, médaillé, exposé dans les plus grandes villes, et ami des plus grands, l’engouement pour ses œuvres n’aura duré qu’un laps de temps. Elle sous-titre son introduction par « Une gloire déboulonnée ».
J’aime beaucoup les peintures qui illustrent cet ouvrage de qualité. Outre les toilettes élégantes avec manches gigot, mousseline blanche et autres falbalas de la Belle Époque, ce sont les postures des modèles, et leurs regards, qui me charment. L’innocence se mêle à la volupté. Il y a un peu de Proust…
Je vous recommande ce livre et vous convie à rencontrer cet artiste méconnu…

 

caro-delvaille-henry-women-reading-1910-1911Devant la maison blanche
Huile sur toile, 0,66 x 0,813 m, 1910-1911

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Cookies sucrés et salés

logogourmandisesaméricaines
La brigade des Gourmandises et septembre en Amérique de Titine.

avec Sandrion – Scones aux pépites de chocolat
Nahe – Soupe de maïs à l’américaine

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cookies sucrés salésCookies sucrés et salés
Stéphanie Bulteau
Photographies Valéry Guedes
Stylisme Natacha Arnoult

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Savez-vous que les cookies sont apparus en 1930 ? C’est dans le Massachusetts qu’une aubergiste a expérimenté la formule pâte à gâteau + éclats de tablette de chocolat. Elle pensait à tort que le chocolat allait fondre…
Depuis, le cookies est presque un emblème national !
Dans son petit livre, elle développe le goût sucré mais aussi le salé en 31 recettes. Cookies aux abricots et à la cardamome, gingerbread cookies à la nougatine, cookies miel et pistache… et…cookies pavot-romarin et ail confit, cookies olives et amandes fourrés au Saint-Marcellin…
Elle dévoile également ses astuces, son savoir-faire, un côté pratique, qui ravira toutes les cuisinières. De belles compositions, du naturel, de la simplicité et des recettes abordables. What else ?

Donc… l’inspiration est venue et j’ai bidouillé des cookies au chèvre, noix et pavot.

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Cookies au chèvre, aux noix et au pavot

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Ingrédients :
– 1 œuf moyen
– 100 g de beurre mou (salé)
– 200 g de farine
– 1/2 cuillère à café de levure
– Des cerneaux de noix
– Chèvre
– Pavot
– Sel, poivre 5 baies

Préparation :
– Préchauffez le four à 210° (th.7).
– Mélangez le beurre mou avec la farine, l’œuf, la levure, le pavot, le chèvre, les cerneaux de noix un peu écrasés… bref, mélangez le tout !
– Du bout des doigts, formez des boules et aplatissez-les avec la paume de la main.
(l’astuce de l’auteur… mettez au congélateur 30 minutes).
– Disposez les cookies sur une feuille de papier sulfurisé et enfournez environ 20 minutes.

Verdict : Très bon ! j’ai servi avec une petite salade d’endives-pommes-gingembre confit-graines de sésame et une vinaigrette au miel.
Mais à la maison, ils n’ont pas été courageux et n’ont pas voulu goûter.

« – Explique ! Tu as fait des cookies au fromage ??? et le chocolat alors ?
–  …
– T’as pas mis le chocolat ET le fromage, quand même !!!
– …
– Quoi ? pas de chocolat ! Mais un cookie c’est AVEC du chocolat. Sinon c’est pas un cookie !!! »
Et gnagna et gnagna… Je n’ai que des vieux schnocks à la maison !

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I love America

logomoisamericain.
Les mois passent et ne se ressemblent pas. Nous avons eu notre voyage ibérique, british, et nous voilà, septembre en Amérique avec Titine.
Comme à mon habitude, je vais mélanger lectures et recettes culinaires. Régalez-vous bien !

Au menu…

06 : Salade américaine, carottes-maïs – Cake aux myrtilles

 

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