Le couteau sur la nuque


Le mois anglais avec Cryssilda et Lou

Littérature anglaise avec Titine
Policier avec Sharon

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Le couteau sur la nuque
Agatha Christie

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Cette fois-ci, le capitaine Hastings nous rapporte une affaire bien retorse dont le dénouement avait donné beaucoup de mal à Hercule Poirot. « Le petit détective Belge » s’était fourvoyé dans ses déductions et avait orienté l’inspecteur Japp de Scotland Yard sur de mauvaises pistes. La tragédie mettant en scène de grands noms de l’aristocratie et du monde du théâtre, l’intérêt du public avait été maintenu par les nombreux actes qui avaient ponctué l’histoire ; trois meurtres et une pendaison…

Je vais juste vous raconter les premières pages et vous situer dans la chronologie. Hastings est revenu d’Argentine pour quelques temps et Poirot semble un peu s’ennuyer. L’histoire se passe au début de l’été, à Londres, mais il est aussi question de la France et de l’Amérique au fil de l’enquête.

Tout commença au théâtre où Poirot et Hastings étaient venus voir Carlotta Adams, une actrice Américaine à la carrière prometteuse. Ses multiples talents allaient du comique à la tragédie, en passant par des imitations. Parmi tous les portraits qu’elle proposait avec plus ou moins de mordant, il y avait la caricature d’une célèbre comédienne, Jane Wilkinson. La jeune femme en question avait quitté momentanément la scène pour épouser le baron Edgware et, après trois ans d’une union houleuse faite de séparations, elle s’apprêtait à le quitter, clamant à tout le monde qu’elle aimerait en être débarrassée. Ce soir d’avant-dernière représentation, elle était dans la salle à rire des pitreries de Carlotta et à saluer son intelligence et sa finesse.
C’est plus tard dans la soirée au restaurant de l’hôtel du Savoy que Poirot et Hastings rencontrèrent Jane, Lady Edgware, qui était à une table voisine de la leur. Invités à la suivre dans sa suite, elle leur fit part d’une requête en réitérant son vœux le plus cher : « Se débarrasser » définitivement de son mari qui lui refusait toute rupture. Lorsque Poirot avait sursauté en lui faisant la remarque que le terme « débarrasser » définissait une suppression bien plus radicale qu’un divorce, Jane avait répondu en riant qu’elle en avait tout à fait conscience…
La demande voulait que Poirot intercède auprès de son mari pour qu’il lui accorde le divorce le plus rapidement possible car elle était amoureuse du duc de Merton qui était prêt à l’épouser.

Pour les beaux yeux de Jane, pour la sympathie qu’elle suscitait, pour l’extravagance de la mission, ou tout simplement pour se divertir, Poirot accepta et prit rendez-vous avec Lord Edgware qui ne tarda pas à le convier.
De cette rencontre, il en était reparti satisfait et troublé par tant de facilité, car Lord Edgware avait lui aussi émis le souhait d’une séparation définitive et avait parlé d’une lettre qu’il aurait envoyée à sa femme, six mois auparavant à Hollywood, pour lui confirmer son accord. La lettre se serait-elle égarée ?
Cette lettre disparue qui avait dès le début intrigué Poirot, avait été l’un des nombreux points à élucider.

Une enquête ? Le lendemain de l’entrevue, Poirot était sollicité par l’inspecteur Japp pour l’assister dans une enquête. On venait de découvrir Lord Edgware assassiné, un coup de poignard dans la nuque. Ainsi commence l’affaire…

Si les soupçons des policiers désignent la frivole et infidèle Jane, très vite, ils doivent lister d’autres suspects car Jane a une pléthore de témoins irréprochables qui lui servent d’alibi. A qui profite le crime ? Il faut préciser que le défunt était détestable ! Manipulateur et sadique, il était haï par toutes les personnes qui l’entouraient. Sa fille, son neveu héritier du titre et des biens, sa secrétaire, son majordome, l’amant de sa femme ? Il y a de quoi faire ! jusqu’à imaginer la comédienne Carlotta Adams dans le rôle de l’assassin et peut-être même, son ami le comédien Bryan Martin.
Les petites cellules grise d’Hercule Poirot vont beaucoup réfléchir au machiavélisme de l’affaire, le capitaine Hastings essaiera de suivre ses raisonnements et l’inspecteur Japp va en perdre son latin, surtout qu’un deuxième et un troisième meurtres suivront.

Japp désespéré de la tournure de l’enquête se plaint à Hastings du comportement de Poirot :
« – Je l’ai toujours trouvé un peu bizarre, dit Japp. Il a une façon très particulière et très étrange d’envisager les choses. C’est une espèce de génie, je le reconnais, mais on dit bien que le génie se situe à la frontière de la folie et qu’il est susceptible d’y basculer à tout moment. Il a toujours aimé les choses compliquées. Une affaire simple ne le satisfait jamais. Non, il faut qu’elle soit tortueuse. Il n’adhère plus à la réalité. Il joue son propre jeu. Comme une vieille dame qui fait des patiences. Si elle ne réussit pas, elle triche. Lui, il triche au contraire si cela vient trop facilement pour rendre les choses plus difficiles. C’est ainsi que je le vois… »

Ce roman publié en 1933  est la huitième des enquêtes d’Hercule Poirot dont les lectures sont de réels plaisirs ! L’intrigue passionnante est relatée par Hastings et sa personnalité franche, ingénue, bonne et fidèle, donne le ton. Lorsque John Watson rapporte les déconvenues de Sherlock Holmes, il le fait avec beaucoup moins d’indulgence. Hastings vénère Poirot et n’hésite pas à nous le témoigner.
Le dénouement surprend moins que la trame qui est tissée de façon à nous perdre. Il est difficile de sonder les personnages car les apparences sont toujours trompeuses.
Une histoire de plus à recommander !

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La maison du péril

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Mois anglais avec Cryssilda et Lou

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la maison du péril

La maison du péril
Agatha Christie

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Pour le capitaine Hastings, St Loo est une station balnéaire de Cornouailles qui vaut la Riviera. Quant à Poirot, la Côte d’Azur le renvoie à sa dernière enquête, un meurtre commis dans le Train Bleu. Descendus tous deux à l’hôtel du Majestic pour des vacances, ils font la connaissance de Nick Buckley, une charmante jeune fille propriétaire d’une vieille demeure construite sur la falaise, face à l’océan, « La maison du péril ».
Par sa vivacité, sa fraîcheur, Nick attire aussitôt la sympathie des deux amis et les convie à venir lui rendre visite dans sa maison où elle reçoit des amis. La principale raison qui va pousser Poirot à accepter, c’est que lors de leur conversation Nick leur confie que dans le courant de la semaine, à trois reprises, elle a failli mourir. Si la jeune fille le dit en riant, prenant ces accidents comme des facéties de la providence, le célèbre détective, lui, les prend très au sérieux. Surtout quand il est témoin d’une quatrième tentative… avortée comme les précédentes.

Estimant qu’il est de son devoir de la protéger, Poirot va mener l’enquête et découvrir les secrets des uns et des autres qui, sous des faux-semblants, cachent leurs vraies personnalités.

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Hercule Poirot n’a pas une retraite des plus paisibles et ce n’est pas pour lui déplaire, même s’il refuse les dossiers du Ministère de l’Intérieur. Lors de sa précédente affaire, il avait pour compagnon son valet George, un homme taciturne et beaucoup moins volubile qu’Hastings. Dans celle-ci, il avoue que le retour d’Argentine du capitaine lui fait très plaisir. L' »imagination » de son fidèle ami est un complément presque indispensable à ses petites cellules grises… Hastings, le narrateur de cette enquête, n’hésite pas à le rapporter dans ses écrits (comme il souligne aussi le manque de modestie de Poirot).
Ils sont tous les deux en villégiature dans un luxueux hôtel, les pieds dans l’eau, et l’aspect sauvage et escarpé des Cornouailles qu’on retrouve dans les romans de Daphné du Maurier, s’illustre avec cette maison qu’ils distinguent au loin ; la maison du péril. C’est l’été, l’ambiance est légère, pétillante, baignée de désinvolture, mais petit à petit au fil des pages, l’atmosphère devient funeste, gothique. Il y a une fracture entre ce que voit Poirot et ce que vit Nick Buckley. Le premier est visionnaire, la seconde a l’insouciance de la jeunesse et se refuse à envisager le pire… jusqu’à la mort de sa cousine Maggy.
Agatha Christie tisse une trame des plus compliquées et surprend le lecteur dans le dénouement. Les personnages secondaires, tous intéressants, alimentent le récit dans son suspense.
J’ai beaucoup aimé ce roman policier, il est dans le top des enquêtes de Poirot, alors je vous le recommande !

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La mort exquise

logogourmandises 16logo-polarUne recette faite dans le cadre du mois du polar de Sharon

Aujourd’hui, nous allons procédé au tirage au sort pour le jeu anniversaire ! Dans la soirée, je vous indiquerai qui aura remporté la box mystère… un nom pioché par la fille de Louise.

Aujourd’hui, nous souhaitons aussi la bienvenue à Marion.

Louise – Biscuits aux dattes et aux noix et lasagnes aux aubergines et scones
Marion – Velouté de poivrons, rouge et vert et Velouté de champignons au Chablis
Asphodèle – Moelleux à l’orange sanguine
Nahe – Crumble pomme-pain d’épices et fondant au chocolat
Sandrion – Crumble pommes-poires-chocolat

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Un gâteau au chocolat,
recette extraite du livre « Crèmes et châtiments  » d’Anne MARTINETTI
Un billet chez Clarabel

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Ingrédients :
– 100 g de raisins secs
– 4 cl de Grand Marnier
– 250 g de chocolat noir
– 6 œufs
– 150 g de sucre
– 150 g de beurre
– 50 g de farine

Préparation :
– Dans un bol, faites tremper les raisins secs dans du Grand Marnier.
– Faites fondre le chocolat et le beurre au bain-marie.
– Dans le saladier, battez les jaunes d’œufs avec le sucre. Quant aux blancs, montez-les  en neige, pour la suite.
– Avec le mélange jaunes-sucre, ajoutez le mélange chocolat-beurre et mélangez.
– Versez les blancs en neige délicatement.
– Mettez la farine et les raisins secs.
– Versez dans un moule beurré et enfournez 20 à 30 minutes.

Verdict : Vraiment très bon, moelleux à souhait, parfumé, chocolaté… Je vous conseille cette recette.

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Les quatre

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« British Mysteries » d’Hilde et Lou
et « Agatha Christie » de George

« Le mois anglais » avec Titine, Lou et Cryssilda – 12ème billet

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Un billet particulièrement long ! 12 nouvelles…
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Agatha Christie

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Cette histoire n’a pas une construction ordinaire. Agatha Christie a écrit plusieurs nouvelles sur une organisation criminelle appelée « Les Quatre », puis les a rassemblées en un livre. Chacune de ces histoires, qui sont au nombre de douze, a son intrigue propre avec des chapitres et un dénouement. Se mêle aux enquêtes policières, tout le suspens des romans d’espionnage…

Juste avant la seconde guerre mondiale…
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1. L’hôte imprévu et L’homme de l’asile

Après une absence de près d’un an et demi, le capitaine Hastings revient à Londres pour quelques mois. Il se fait une joie de retrouver son ami Hercule Poirot, le célèbre détective, mais alors qu’il débarque chez lui à l’improviste pour lui faire la surprise, il découvre Poirot sur le point de partir pour Rio. Les retrouvailles sont joyeuses, turbulentes (des gamins !) et assez expéditives car le train qui doit le mener au bateau n’attendra aucun retardataire…

En pleine conversation sur le nom d’un groupuscule qui intrigue Poirot, les « Quatre Grands », ils entendent un bruit dans la chambre d’à côté et découvre un homme groggy qui est passé par la fenêtre. L’inconnu, d’après le médecin qui arrive en urgence, souffre d’un choc nerveux. Il répète sans discontinuer qu’il doit voir Hercule Poirot au 14, Farraway Street. Dans l’impossibilité de communiquer avec lui, on lui donne un crayon et un papier sur lequel il trace le chiffre « 4 »… ce qui n’explique rien. Poirot, maintenant très en retard, continue à préparer ses bagages et laisse l’intrus aux bons soins d’Hastings, quand soudain, il est interrompu… L’homme se met à réciter… « Li Chang Yen peut-être considéré comme le cerveau des Quatre Grands. Il en est la force motrice, le maître. C’est pourquoi je l’appelle le Numéro Un. Le Numéro Deux est rarement désigné par son nom. Il est représenté par un S barré d’un double trait vertical – le symbole du dollar – ou encore par deux bandes horizontales et une étoile. On peut donc en conclure que c’est un citoyen américain et qu’il incarne la puissance financière. Le Numéro Trois est, sans aucun doute, une femme, de nationalité française. Peut-être est-elle de ces courtisanes du demi-monde, mais on ne sait rien de précis sur elle. Le Numéro Quatre… Le « Destructeur »... pour retomber aussitôt en catalepsie.
Il est certain que cette tirade a de quoi intéresser Poirot, lui qui justement voulait se renseigner sur la bande des Quatre, mais bousculé par le temps, il ne prend pas la peine de faire certains rapprochements et se fait mener à la gare.

C’est à ni rien comprendre ! Un homme rentre par effraction chez lui et débite des paroles qui n’ont ni queue ni tête. Il le laisse en transe à sa logeuse et prend le train pour une affaire dont il ne sait strictement rien si ce n’est qu’elle est « royalement payée ». Son obsession étant de ne pas arriver en retard et de ne pas se désavouer en rompant la promesse qu’il aurait faite à ce milliardaire du bout du monde, Abe Ryland. On pourrait croire que ses petites cellules grises se sont disloquées, mais… Dans un sursaut de lucidité, Hercule Poirot réinterprète le tout et fait demi-tour pour découvrir, trop tard, l’inconnu décédé.

Hastings nous raconte cette étrange histoire en essayant de ne rien omettre. Le début qui paraît compliqué ne l’est que si peu en comparaison de la suite qui va se révéler extrêmement plus complexe. Lorsqu’ils constatent le décès, Poirot fait intervenir l’inspecteur Japp qui apporte des éclaircissements à cet embrouillamini. Car un nouveau personnage se faisant passer pour un gardien d’Hanwell, un asile d’aliénés, est rentré sur la scène pour réclamer le cadavre. C’est Le Destructeur de la bande des Quatre, celui qui ratisse le terrain.

Poirot solennel déclare à Hastings : « C’est un duel à la mort, mon ami. Vous et moi d’un côté, les Quatre de l’autre. Ils ont gagné la première partie, mais ils ont échoué dans leur plan pour m’éloigner. Désormais, ils auront affaire à Hercule Poirot ! ».
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2. Où nous en apprenons davantage sur Li Chang Yen et De l’importance d’un gigot

Sa susceptibilité étant largement égratignée, Poirot s’investit dans l’enquête et décide de rencontrer Monsieur John Ingles, un fonctionnaire à la retraite, bien informé des affaires chinoises. En commençant par se renseigner sur le cerveau de cette structure criminelle, Li Chang Yen, il pense pouvoir rassembler les nombreuses ramifications qui se rattachent à lui et démanteler la bande.
Monsieur Yen est un puissant mandarin qui tire les ficelles économiques et politiques de son pays. Son empire s’étend également en Russie, où l’on dit qu’il avait une emprise sur Lénine et Trotski. Son but suprême est de tout contrôler.

Cette visite enrichit le dossier et va déboucher sur un autre protagoniste qui a vécu à Shangaï, Jonathan Whalley, un « vieux loup de mer » très affranchi. Ce dernier a écrit une lettre à Ingles pour lui faire part de ses craintes sur les Quatre et de son désir de quitter l’Angleterre. Menacé, il est cloîtré chez lui et ne peut retirer de l’argent pour fuir.

Sans plus tarder, Poirot, toujours assisté d’Hastings, accompagne donc Ingles à Hoppaton pour rencontrer le vieil homme. Avant même d’arriver sur les lieux, on leur demande s’ils viennent pour le meurtre. La cuisinière de ce pauvre Whalley l’a découvert mort dans une flaque de sang. Une fois encore, Le Destructeur a une avance sur Poirot qui va devoir prouver l’innocence de l‘homme à tout faire, ancien repris de justice qu’on vient d’inculper.

3. Disparition d’un savant et La Femme dans l’escalier

Cette enquête qui n’en finit pas de s’étaler, prend une autre envergure quand l’inspecteur Japp présente à Poirot le capitaine Kent des services secrets américains venu questionner un savant sur ses théories concernant un raz de marée qui a fait naufrager au large des côtes américaines de nombreux destroyers et torpilleurs. Le savant ayant disparu, on confie à Poirot le rôle de le retrouver… C’est en France auprès de Madame Olivier une chimiste de grande renommée que Poirot continue l’investigation. Il aura la surprise également de revoir deux personnes connues ; l’inspecteur Giraud et la Comtesse Vera Rossakoff.
Comme il l’annonce à Hastings, l’étau se resserre. et les menaces d’intimidation qu’il reçoit en attestent.

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4. Les Voleurs de radium

Les Quatre décident de sortir de l’ombre en essayant d’intimider Poirot. Mais le fin limier sait qu’en tissant une toile et en se montrant patient, il aura plus de chance de les capturer.
Dans le laboratoire de Madame Olivier, des cambrioleurs ont voulu s’emparer d’un morceau de radium qu’ils n’ont pas découvert. Anticipant sur leur prochaine visite, Poirot se tient sur ses gardes et organise un stratagème pour les contrer. Toutefois, rien ne va se passer comme prévu… et tel est pris qui croyait prendre.
(Cette nouvelle est excellente !)

5. Dans la maison de l’ennemi

A ce stade, Poirot découvre l’intelligence de cette organisation qui le devance sur tous les points. Sur un échiquier, ses pions seraient en mauvaise posture.
De retour à Londres, il a dans son courrier une lettre de Abe Ryland où il écrit son mécontentement sur son désistement pour Rio. Depuis quelques temps déjà, Poirot soupçonne ce multimilliardaire d’être le numéro deux des Quatre Grands, et quand il apprend sa venue en Angleterre pour rencontrer des politiciens, il songe à une nouvelle stratégie. Ryland recherche un secrétaire capable de lui décortiquer l’étiquette de la haute société britannique… c’est très bien car Poirot en a un sous la main ! Hastings va jouer le rôle, et pour cela, il va devoir, au préalable, passer entre les mains d’un maquilleur….
Dans cet épisode, Hastings, sous le nom d’Arthur Neville, va être livré « dans la maison de l’ennemi » et être les yeux de Poirot, mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il va servir d’appât pour l’un et pour l’autre !

6. Le Mystère du jasmin jaune et Notre enquête à Croftlands

Ça ressemble de plus en plus à une guerre, et jusqu’à présent les batailles sont toutes remportées par Les Quatre, désespérant Hastings qui se montre moins confiant que son ami Poirot. Comme c’est lui qui narre les histoires, il ne s’en prive pas de le dire.
« Poirot prenait mes récriminations à la légère :

– Pour le moment, Hastings, ils rient, c’est vrai. Mais comme dit le proverbe : « Rira bien qui rira le dernier ».
Obsédé par Les Quatre Grands, Poirot se donne corps et âme à son Graal. Dans un accord tacite avec Japp, il élucide pour lui quelques enquêtes et l’inspecteur lui fournit des informations sur Les Quatre, comme l’affaire du « Mystère du jasmin jaune ».
Monsieur Paynter, homme fortuné de cinquante-cinq ans, grand voyageur qui écrivait un livre « La main occulte de la Chine », a été retrouvé mort dans son bureau. Le décès toujours inexpliqué, Poirot et Hastings retrouvent Japp sur les lieux pour mener l’enquête. Accident, suicide, meurtre ? Des suspects… l’héritier, le valet de chambre chinois Ah Ling… Poirot voit une fois de plus la marque des Quatre, et il n’a pas tort !
Comment et qui ? On retrouve dans cette petite histoire toutes les subtilités des plus grandes.

7. Un problème d’échecs

Un mois est passé depuis le crime de Croftlands et Hastings inquiet voit Poirot douter de ses capacités. Pour le distraire et le sortir de ses « idées fixes », Japp lui parle de sa nouvelle affaire qui capte aussitôt l’attention des petites cellules grises belges. Lors d’une partie d’échecs entre deux champions, un Russe et un Américain, l’un des deux joueurs s’est écroulé mort sur le plateau. Crise cardiaque ou empoisonnement, l’autopsie doit le révéler…
Serait-ce si surprenant d’apprendre que derrière tout ça, Le Destructeur œuvre une fois de plus ? A croire que
Les Quatre. sont à l’origine de toutes les affaires criminelles qui passionnent Poirot.

8. L’Appât et La Souris prise au piège

C’est l’hiver… Déjà six mois qu’Hastings est aux côtés de Poirot, délaissant sa femme restée en Argentine. Mais il ne peut abandonner son ami, seul face aux Quatre Grands.
Le temps paraît long à attendre une quelconque manigance, toutefois, chose rassurante, Poirot semble confiant. Mais un jour, alors que Poirot s’absente pour une course, Hastings reçoit un télégramme signée d’un « 4 » qui lui annonce que sa femme, la douce Cendrillon, a été kidnappée. On lui demande de suivre le messager du mot, sans informer Poirot.
Hasting va servir d’appât.

9. La Blonde oxygénée

Poirot établit une liste de jeunes gens qui pourraient correspondre au Destructeur, fils de bonne famille, aventuriers, comédiens et sans aucune morale, et fait paraître une annonce pour obtenir des informations. De cette liste, quatre noms l’intéressent, dont celui de Claude Darell.
A l’étude de son notaire, il rencontre Miss Monro, une vieille amie de Darell, comédienne au chômage, qui lui parle longuement de Darell. Bavarde, elle ne se fait pas prier pour décrire son physique, son caractère, ses petites manies, son talent pour interpréter tous les personnages… Elle est même prête à leur donner une photo…
L’étau se resserre.

10. Le Terrible Malheur

Les Quatre Grands ne sont pas des personnages des contes et légendes. Poirot décide de tout raconter au ministre de l’Intérieur de sa Majesté et, profitant de la visite du président du Conseil français, il demande une entrevue. Sur le ton de la plaisanterie, il dit à Hastings que s’il venait à mourir, d’autres personnes seraient au courant…
Ce que Poirot présage n’est pas de bonne augure. Il en arrive même à vouloir contacter son frère jumeau qui habite à Spa en Belgique. Et c’est pour nous, et Hastings, l’occasion de connaître cette parenté qu’il dévoile pour la première fois.
A peine rentrés, ils reçoivent la visite d’une infirmière qui soupçonne la femme infidèle de son patient de vouloir la mort de son mari qui, lui même, se sent menacé par les quatre. Les quatre ? Femme, médecin, fils, dame de compagnie ? ou… Les Quatre Grands ? Poirot et Hastigns sont invités au domaine pour enquêter et découvriront bien trop tard le traquenard, une grande tragédie…
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11. Le Chinois agonisant
12. Le Numéro Quatre gagne une manche et Dans le Felsenlabyrinth

Sans trop raconter le dénouement de l’épisode précédent, il faut préciser qu’Hastings se retrouve seul pour continuer la traque des Quatre. Mais les avertissements, qu’ils soient amicaux ou inamicaux, puis les chantages, ne l’intimident guère, obnubilé qu’il est par sa vengeance. Poirot a fait de cette affaire sa croisade, Hastings la reprend à son compte.
Dans ces deux dernières nouvelles, les évènements s’enchaînent et tout est détaillé pour maintenir captif le lecteur. Hastings, narrateur un peu naïf, nous débite les faits à travers sa vision des choses, bien souvent tronquées pour notre plus grand plaisir !

Qui aura le dernier mot ? Poirot, bien sûr !
« La grande affaire de ma vie est terminée. Après celle-ci, n’importe quelle autre me paraîtrait insipide. Non, je vais prendre ma retraite. j’irai peut-être planter des courges ! Je pourrais même me marier et m’installer ! »
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Vous n’avez certainement pas lu ce billet interminable, le plus long de ce blog, mais sachez que j’ai pris plaisir à l’écrire et à m’attarder sur chacune des nouvelles. Elles sont toutes indispensables au scénario, un tissage finement monté.
Conan Doyle utilise John Watson pour raconter Sherlock Holmes et sa narration, très concrète mais un peu austère, amène une subtile distance entre lui et le lecteur. Avec Hercule Poirot, Agatha Christie a choisi pour quelques aventures le capitaine Arthur Hastings, un homme foncièrement bon, spontané, vaillant et candide. Ce que je peux reprocher à Watson, je ne peux le faire à Hastings qui a une approche plus fantaisiste, pleine d’humour et de dérision.
Il faut donc lire ce roman pour l’intrigue, son genre, mais aussi pour ces deux vedettes qui sont irrésistibles ! … Je vous le recommande, il est captivant.

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Vous trouverez d’autres avis chez Sharon, Alice, Shelbylee,

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27-01-10

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Le Noël d’Hercule Poirot

« Il était deux fois Noël » avec Chicky Poo, Samarian et Petit Spéculoos
Challenge Agatha Christie de George

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le noel d'hercule poirotLe Noël d’Hercule Poirot
Agatha Christie

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22 décembre… Londres,

Stephen Farr, un bel homme de quarante ans qui arrive d’Afrique du Sud, voudrait être ailleurs qu’à Londres, un ailleurs où il y a du soleil… mais il a une mission et il est décidé à l’accomplir. Dans le train qui le mène dans la région du Middleshire, il fait la connaissance d’une jeune Espagnole, Pilar Estravados. Il se réchauffe à son regard, elle est la chaleur et la passion qu’il désire ; il la trouve sublime, piquante, un peu cruelle, très chatte, et si différente de ses congénères.
Aux premiers échanges, la séduction passe, mais ce que tous deux ne savent pas encore, c’est qu’ils ont une même destination et des objectifs bien déterminés…

A Gorston Hall,

Alfred et Lydia Lee ne comprennent pas pourquoi Siméon, le patriarche de la famille, souhaite réunir tous ses enfants pour les fêtes de Noël, alors que deux de ses fils ne l’ont pas revu depuis une vingtaine d’année. Homme despotique, machiavélique, ayant fait fortune en Afrique du Sud avec des mines de diamants, Siméon se délecte des ambiances haineuses et s’amuse à humilier ses enfants. Tous des mauviettes, ils ne sont pas de sa trempe dit-il !
Alfred, un ancien militaire, marié à Lydia, a été obligé de démissionner de l’armée pour reprendre l’affaire familiale. Demeurant dans le manoir avec son père, il est son vassal et subit tous les jours son autorité.
George, un député, marié à une jeune femme de dix ans sa cadette, trouve son père trop mesquin sur la pension qu’il lui octroie. Il aimerait bien avoir une avance sur son héritage…
David, un artiste peintre, marié à Hilda, n’a pas revu son père depuis la mort de sa mère. Il lui reproche sa méchanceté, ses infidélités, tout un passé tyrannique et mortifiant.
Harry, la brebis galeuse… Après avoir escroqué l’entreprise, il s’est enfui à l’étranger et depuis n’est plus revenu. Les nouvelles qu’il envoyait étaient toujours suivies de demandes d’argent.
Quant à la seule fille de la famille, Jennifer, à présent décédée, elle a fait sa vie en Espagne et n’a eu qu’une fille que personne connait. Ces fêtes seront l’occasion de présenter la jeune Pilar qui a fait le voyage pour rencontrer sa parenté.

Lydia en tant qu’hôtesse doit composer avec cette dynastie si disparate. Et lorsque le fils d’un ancien associé d’Afrique du Sud se présente et accepte l’invitation de Siméon à partager avec eux les festivités, on pense aussitôt à… plus on est de fous, plus on rit… Il faut préciser que le cynique Siméon a annoncé vouloir changer son testament.

La veille de Noël, alors que chacun se prépare pour le réveillon, l’esprit encombré des cruautés assénées par Siméon, des bruits de bagarre et des cris provenant de sa chambre se font entendre. Quand ils arrivent à forcer la porte fermée à clef, ils découvrent une pièce dévastée et le corps du vieil homme baignant dans une mare de sang. Égorgé.
C’est le surintendant Sugden, qui avait rendez-vous avec lui, qui constate le crime et le vol des précieux diamants. Ces cailloux étaient vénérés par Siméon car ils étaient à l’origine de sa richesse.

Près de Gorston, Hercule Poirot réveillonne avec le colonel Johnson, chef de la police du Middleshire. Leur repas est interrompu par un appel téléphonique… Siméon Lee a été assassiné.
Est-ce à cet instant précis que les petites cellules grises du célèbre détective se sont mises à gamberger ?… car l’enquête ne se fera pas sans son assistance…
Qui  a commis le crime ?

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Un Noël particulier avec Hercule Poirot. Dans ce roman, les friandises, fruits confits, petits gâteaux, puddings flambés, les décorations pour le sapin, les crackers et tout ce qui fait un Noël anglais sont restés dans le placard. Il n’y a que le froid qui tétanise Hercule…
La mort est survenue le soir du réveillon et a figé l’ambiance. Comme dans tous les romans d’Agatha Christie, le scénario se développe en plusieurs plans. Le décor (un manoir anglais, une campagne), les personnages (une famille, des invités), l’atmosphère (des animosités, des rancunes, des mensonges, un style), un mort (un assassinat, une pléiade de supposés meurtriers avec leurs secrets) et l’arrivée d’Hercule Poirot. Dans cette histoire, ni son ami Hastings ni l’inspecteur Japp feront leur apparition. Si l’enquête est menée par un surintendant, Hercule ne peut s’empêcher de participer et de dénouer l’intrigue. La réunion rituelle avec tous les protagonistes qui clôture l’histoire, une véritable apothéose à son intelligence, sa finesse, nous laisse encore pantois car il est impossible de découvrir la trame avant le bouquet final ! Pourtant ce n’est pas faute d’avoir incriminé tout le monde (même le majordome)… sauf la bonne personne.

Je vous recommande cette enquête, une très bonne histoire pour retrouver l’homme aux moustaches cirées.
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D’autres billets chez Belette, Bianca, Titine, Karine,

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Tourte de Dartmouth

Logo bannière gourmandises anglaises« Les Gourmandises », « Des recettes britanniques » avec Dorothée et « Le mois anglais » avec Titine, Lou et Cryssilda

Cake de Cornouailles aux écorces confites – HildeLouiseNathChocoSyl.
Citrons confits – NathChoco
Clafoutis aux cerises – LylouAnne
L’art de servir le thé à l’anglaise – NathChoco
Pralines aux amandes – Sandrion
Trifles aux fraises – Asphodèle

Sur d’autres blogs :
Clafoutis aux cerises – Tesrathilde

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Ce dimanche… c’est NathChoco qui nous tente avec la tourte d’Agatha Christie. Et nous retrouvons l’équipe de choc avec une nouvelle arrivée… Sandrion, Louise, Hilde et NathChoco.

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Tourte de Dartmouth

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Agatha Christie, dans une autobiographie, raconte qu’elle aimait beaucoup pique-niquer. Elle garde des souvenirs tendres de ces moments qu’elle passait en famille et des repas qui se prenaient sur les plages de Torquay, le soir à la lumière d’un feu de camp. Les paniers étaient bien garnis et on peut penser que parmi les agapes, il y avait une belle tourte de Dartmouth.

Voici la recette comme elle est précisée dans le livre « Crèmes et châtiments » d’Anne Martinetti.

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Ingrédients
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– 500g de filet mignon de porc
– .2 pâtes brisées
– 150g de champignons
– 150g de lardons coupés fins
– 1 gros oignon
– 2 pommes
– 1 citron
– 1 petit verre de brandy
– 1 pot de crème épaisse
– 3 cuillères à soupe de beurre
– 1 jaune d’œuf
– Sel, poivre

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Préparation :

– Brossez et lavez les champignons, émincez-les finement et arrosez-les d’un jus de citron, salez et réservez.
– Coupez le filet mignon en lamelles. Faites chauffer le beurre dans une sauteuse et faites-y revenir les morceaux de viande.
– Épluchez l’oignon et les pommes, hachez l’oignon puis coupez les pommes en petits dés, puis mettez le tout à revenir avec le filet mignon, en ajoutant les lardons en dernier.
– Quand tout est bien doré, arrosez de brandy et laissez mijoter à deux doux 15 minutes. Passez alors le mélange dans une passoire en récupérant soigneusement le jus de cuisson.
– Dans un plat à tarte à hauts bords ou un plat à pie, étalez la pâte brisée en faisant dépasser les bords, puis disposez harmonieusement dessus le mélange poêlé avec les champignons crus.
– Ajoutez ensuite au jus de cuisson le pot de crème fraîche (idéalement de la crème du Devon, mais c’est assez difficile à trouver en de hors du territoire concerné…) et le jaune d’œuf. faites chauffer légèrement, salez, poivrez, puis versez cette sauce sur la préparation dans la tourtière. Gardez-en une cuillère à soupe.
– Fermez avec la deuxième pâte brisée en soudant bien les bords puis badigeonnez la pâte avec le fond de sauce et enfournez 40 minutes à four moyen 150°C (th. 5). Dégustez aussi bien froid que chaud.

Verdict : Très bon et à refaire ! A la place du porc, nous pouvons mettre du poulet ou du canard confit.
J’ai pris quelques libertés avec la recette de Dartmouth… je l’ai « provençalisée » en mettant des herbes de Provence dans mes pâtes et de l’ail, du persil et de la ciboulette avec la viande. J’ai également mis de la muscade pour relever les pommes. En ce qui concerne le brandy, n’en n’ayant pas trouvé, je me suis dispensée de mettre de l’alcool. J’aurais pu mettre du vin blanc ou du cognac ou du whisky, mais j’ai trouvé que ma tourte pouvait s’en passer…
J’ai eu des compliments qui m’ont bien fait plaisir !

Vous trouverez cette recette chez NathChoco, Hilde, Louise et Sandrion. Je crois bien qu’elles ont beaucoup aimé !

 

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Christmas pudding

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« Il était une fois Noël » avec Chicky Poo, Samarian et Petit Spéculoos, 9ème billet
« Classique » de Stéphie, « Agatha Christie » de George, « God save the livre » d’Antoni,
« British Mysteries » de Hilde et Lou et « Polars » de Liliba

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Agatha Christie

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En avant-propos, Agatha Christie raconte le plaisir qu’elle a pris à écrire la première nouvelle. Christmas pudding est un recueil de six histoires.
Les Noëls de son enfance étaient merveilleux. Au décès de son père, elle les passait chez son beau-frère à Abney Hall, une belle et grande demeure agrémentée d’un parc, une cascade, un cours d’eau, un tunnel végétal. Elle avait onze ans et les souvenirs de ce temps sont tous heureux. Elle retrouvait les enfants de la famille et jouait allégrement. Les repas étaient abondants et les desserts savoureux… plum-pudding, tartelettes aux fruits confits, diplomates… chocolats… Elle avait un solide appétit !
Elle nous souhaite un joyeux Noël et nous abandonne aux bons soins d’Hercule Poirot.

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« Un Noël à l’ancienne dans la campagne anglaise. » En disant ceci, Mr Jesmond croit séduire le détective. « Noël est une véritable institution à Kings Lacey. »
Vieille bâtisse, dont une partie date du XIVème siècle, la riche demeure peut faire rêver certains mais en ce qui concerne Hercule Poirot, elle ne le fait que frissonner. Pensez donc, une maison pleine de courants d’air ! Et si en plus on lui promet de la neige…
Dans son confortable appartement bien chauffé, Hercule reçoit deux messieurs.
Mr Jesmond accompagne un jeune homme d’une vingtaine d’année pour une histoire que l’on qualifie de délicate ; en aucune manière il ne faut l’ébruiter.
Héritier de la couronne d’un pays oriental, le jeune prince est venu célébrer son mariage. Mais, la jeunesse bouillonnante, et voulant passer du bon temps à Londres, il a commis une faute impardonnable. Séduit par une femme, il lui a prêté le temps d’une soirée un joyau destiné à sa promise, un inestimable rubis serti par Cartier. La pierre, d’une valeur irremplaçable par son passé sanglant, a été subtilisée par la tentatrice.
Si on ne retrouve pas le rubis, les drames seront multiples et tous à caractères politiques.
Jesmond et le prince s’en remettent à Hercule Poirot.
C’est à Kings Lacey que doit débuter l’enquête.

L’hôtesse Mrs Lacey est une charmante dame qui accueille l’illustre Hercule Poirot avec plaisir. Dans son salon en toute intimité, elle n’hésite pas à confier à Poirot ses soucis qui concernent sa petite fille Sarah. D’une nature un peu belliqueuse, en rupture avec l’étiquette désuète de l’ancienne génération, elle s’est amourachée d’un mauvais garçon, Desmond Lee-Wortley. L’homme est charmeur, attentionné envers sa sœur malade, mais Mrs Lacey ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour Sarah qui va bientôt hériter d’une fortune.
Tous les invités sont là pour le séjour, les derniers préparatifs s’organisent, une joyeuse émulsion s’impatiente, Noël va être fêté dignement dans la pure tradition anglaise… lorsque Poirot reçoit un message anonyme :
« Mangez pas une miette du plum-pudding.
Quelqu’un qui vous veut du bien. »

Le gâteau contiendrait-il autre chose que les surprises habituelles ?
Les petites cellules grises se mettent en branle… Qui en veut à la vie du détective ? et où chercher le rubis ?

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Cette histoire éditée en 1960 est comme un conte. Elle est la première des six ; on trouve par la suite « Le mystère du bahut espagnol », « Le souffre douleur », « Le mort avait les dents blanches », « Le rêve » et « Le policeman vous dit l’heure ».
D’une facture classique, sans panache dans l’intrigue, il semble qu’elle n’ait été construite que pour décrire l’ambiance de Noël. Agatha Christie narre le déjeuner avec délectation et s’éternise sur le clou du spectacle, le plum-pudding. Il faut faire des vœux, on découvre les sujets (le bouton, le dé à coudre, la bague…), on l’arrose de brandy… La cheminée est alimentée par de grosses buches, l’arbre s’illumine, la famille est réunie, il neige…
Le tableau est idyllique et Poirot semble sensible à l’atmosphère. Dans cet épisode, il n’a pas sa sévérité habituelle, on le sent plus simple, bienveillant et même malicieux dans le dénouement de l’enquête.
Christmas pudding n’a pas l’envergure des autres histoires mais elle est une de mes préférées.

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D’autres billets chez Enna, AliceSharon, Un chocolat dans mon roman, Cléanthe, George,
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