Thomas Ward l’Epouvanteur

Une année en Angleterre avec Titine, et le
Mois anglais avec Lou et Cryssilda

 

 

Thomas  Ward, l’Epouvanteur
Tome XIV
Joseph Delaney

 

Depuis le décès de son mentor John Gregory et le départ d’Alice (Tome XIII), il y a un an, Tom Ward, dix-sept ans, se retrouve seul pour faire le travail d’un épouvanteur.
Dans le village de Kirkby Lonsdale à la frontière du comté, il a été appelé par un aubergiste pour chasser le fantôme d’une jeune fille qui, depuis sa mort, hante la chambre qu’elle habitait. Myriam a été retrouvée morte vidée de son sang, sur son lit, sans aucune égratignure ou piqûre. Alors avant de renvoyer son spectre vers la lumière, Tom se doit d’enquêter sur sa mort mystérieuse.
Lorsqu’il parvient à échanger avec elle, il apprend que régulièrement dans son sommeil elle voyait une créature aux yeux rouges, au corps velu, ni homme, ni bête, qui la vampirisait. Cette fois-ci, la créature avait bu jusqu’à plus soif.
Myriam étant la troisième victime, Tom sait qu’il ne devra pas attendre longtemps pour voir réapparaître le monstre.
C’est une fille de quinze ans, Jenny Calder, qui le met sur la piste du tueur. En échange de ce qu’elle sait, elle désire devenir son apprentie épouvanteur. Septième fille d’une septième fille aux yeux vairons, dotée de quatre dons,  elle a toutes les capacités pour le devenir.
Sans trop lui accorder sa confiance, Tom décide de la suivre vers un arbre où se terre la bête, et là, il découvre que le vampire n’est autre qu’un Kobalos venu dans la région pour faire des expériences sur les humains.
Les Kobalos sont entre l’animal et l’homme. Ils sont venus pour conquérir le pays. Un an auparavant dans le Nord, Tom  les avait combattus avec Grimalkin la sorcière, mais rien n’avait été conclus et aujourd’hui, la menace s’étend…

Il avait fallu à Tom beaucoup d’énergie pour battre le Malin, et dans cette guerre contre les Kobalos, il se pourrait bien que Tom doive aller jusqu’au don de soi, jusqu’au sacrifice.

Ce quatorzième tome est en fait le début d’une trilogie qui raconterait la guerre contre les Kobalos. Il peut être une introduction à une nouvelle saga, ou la suite de l’Epouvanteur avec la tueuse Grimalkin et une nouvelle apprentie, Jenny.
Jenny a quatre dons qui font d’elle une personne bonne et généreuse. Elle est empathique, télépathe, elle transmet des ondes positives et a la possibilité de devenir invisible. Nous en saurons certainement plus sur elle dans les épisodes à venir.
Dans ce roman, le récit se partage entre elle et Tom. Lorsque Tom est en action et qu’il n’a pas la possibilité de narrer l’histoire, d’en être le rapporteur sur son journal, c’est Jenny qui prend le relai. Dans la maison de Chipenden avec Kratch le chat gobelin, les débuts de son apprentissage se calquent sur celui qu’avait reçu Tom avec John Gregory ; la tenue d’un journal et du bestiaire, des exercices physiques éprouvants, l’étape pour la maîtrise du courage dans la maison à la cave hantée, jusqu’à la capture des sorcières pernicieuses.

La lecture se scinde en des temps de gravité, de légèreté et de nostalgie des années passées, et des temps d’héroïsme et d’action. L’action dans cette saga est toujours très intense, très sanglante… très surprenante. Bien des choses ont changé, tant pour les personnages principaux que pour l’atmosphère du comté. On lit les Kobalos, mais aussi l’Inquisition qui intimide tout le monde.

J’ai beaucoup aimé ce tome même si la dernière page m’a laissée bouche bée et rageuse. J’ai hâte de lire la suite. Une suite qui j’espère me conviendra, parce que sinon… cher Monsieur Delaney, je viendrai vous tirer les oreilles.

Comme pour tous les autres tomes, je vous recommande ce livre et je préviens le jeune lecteur que ces histoires peuvent faire très peur !

 

 

 

Publicités

L’interprète Grec

Challenge Polars de Sharon,
une année en Angleterre avec Titine, et le
Mois anglais avec Lou et Cryssilda.

 

 

L’interprète Grec
Les mémoires de Sherlock Holmes

Arthur Conan Doyle

 

« J’en étais arrivé à croire qu’il était orphelin et sans famille, mais un jour je fus tout étonné qu’il se mit à me parler de son frère. »

Un soir d’été, John Watson apprend que son ami Sherlock Holmes a un frère plus doué que lui pour l’observation, et qu’il est peut-être encore plus froid, secret et insociable. A la suite de cette révélation, tous deux partent pour le club Diogène où Mycroft les attend avec son voisin, Monsieur Melas, un interprète Grec qui doit leur relater une étrange histoire.
Embauché par un certain Harold Latimer qui se montre rapidement menaçant quand il lui intime la plus grande discrétion sur cette affaire, Melas est chargé de traduire une conversation entre trois hommes ; Latimer, un comparse à lui et un homme qui semblerait être tenu prisonnier, le visage caché par des bandelettes. Melas, entre les questions des uns et les réponses de l’autre, comprend que l’homme est en fait Paul Kratidès, un Grec venu d’Athène pour voir sa sœur Sophie. Pourquoi le séquestre-t’on ? et qui sont ses geôliers ?
Renvoyé à Londres après qu’un incident ait interrompu la traduction, Melas ne tarde pas à confier à Mycroft les faits qui continuent à le bouleverser et à le maintenir dans l’angoisse.

Pour Watson, Holmes et Mycroft, les déductions vont bon train et toutes les mènent vers la même conclusion. Paul Kratidès court un grand danger ! et peut-être bien que Melas, aussi…

Cette petite nouvelle extraite des mémoires de Sherlock Holmes donne la part belle à John Watson et Mycroft Holmes. Elle n’est pas une histoire très passionnante, même si le dénouement se montre cruel pour l’un des personnages. On ne retiendra que le début lorsqu’on découvre que Holmes a un frère aîné qui est aussi intelligent que lui et bien plus bourru. Il voue à son égard de l’admiration et dit franchement que ses facultés d’observation sont supérieures aux siennes. Cependant, Mycroft est beaucoup moins intrépide que son cadet et moins réactif. Leurs caractères se sont forgés dès leurs enfances, dans une famille conservatrice de petits propriétaires de campagne. A leur arbre généalogique, ils comptent une grand-mère française qui fut la sœur du peintre Vernet.
A travers les chroniques et l’intimité rapportée, il est intéressant de dresser petit à petit le portrait de Sherlock Holmes. Le cher détective prend alors une dimension plus humaine…

Des enquêtes à lire et à relire !

 


Scène extraite de la série télévisée Sherlock Holmes – Granada Télévision

 

 

Trifles

Un mois chasse l’autre ! et c’est au tour de juin et de l’Angleterre avec Lou et Cryssilda

Vous trouverez des recettes chez…
Sandrion – Vin et sirop de sureau
Nahe – Hot cross buns chocolat-noisettes (Angleterre)
Bidib – Scones (Angleterre)
Rosa – Salade fraîche d’avocat
Isabelle – Scones au lait ribot (Angleterre)
Fondant Grignote – Tourte à la viande (Angleterre)
EstelleCalim – Banana bread (Angleterre)
Hilde – Cocktail Pimm’s (Angleterre)

 

 

Pour ma part, j’ai ouvert le livre de recettes « Tea times à Londres » de Laure Siriex pour m’inspirer de ses trifles aux fraises, en une préparation simplifiée et rapide. Je n’ai pas fait ma génoise… ni la crème anglaise !

 

Ingrédients pour 4 coupelles :
– Boudoirs
– 4 grosses pêches ou 6 brugnons
– 1 jus de citron
– 1 mascarpone ou 1 briquette de crème fleurette pour faire la chantilly
– Sucre glace, sucre en poudre
– Gelée de fruits ou sirop + feuilles de gélatine (dans cette recette : coulis de mangue)
– 1 briquette de crème anglaise
– 1 petit verre d’une liqueur
– Feuilles de menthe fraîche

 

Préparation :
– Préparez les pêches, pochez-les dans une eau bouillante citronnée et sucrée deux minutes et réservez.
– Dans les coupelles, tapissez le fond de boudoirs et arrosez-les par une liqueur.
– Disposez les pêches sur le dessus, en réservant quelques morceaux pour la décoration, puis la gelée pour qu’elle nappe le tout. On peut faire sa gelée avec du sirop et 2 feuilles de gélatine ou de l’agar-agar. Réservez au frigidaire 3 à 4 heures.
– Après le temps imposé… versez la crème anglaise et chapeautez avec de la chantilly au mascarpone. Crème fleurette ou mascarpone au fouet avec du sucre glace.
– Décorez de feuilles de menthe, de fruits et autres pépites…  Placez au frigidaire avant de servir.

Verdict : C’est plus que bon ! et c’est joli…

 

 

 

La maison dans les bois

Juin en Angleterre avec Lou et Cryssilda
Un album illustré avec Hérisson

 

 

 

La maison dans les bois
Inga Moore

 

Suzie Truie et Simon Cochon sont voisins. Un jour d’automne, après leur promenade dans la forêt, ils découvrent que leurs logis ont été pris par Léone Oursonne et Vincent Élan.
Les deux amis ne refusent pas l’hospitalité aux intrus, mais leurs tanières avaient été construites pour eux et pas pour de grands gabarits.
Les abris détruits, ils se retrouvent donc sans logement, à cogiter. Et c’est Vincent Élan qui propose d’appeler l’équipe des Castors, d’excellents bâtisseurs, pour qu’ils leur fassent une grande et solide maison où ils pourront loger tous les quatre.
Les murs, le toit, les fenêtres, les portes, les cheminées, l’escalier, la nouvelle maison se construit vite. Une belle maison qu’il faut aussi aménager, décorer, et remplir les placards de la cuisine de nourriture… Quelle journée ! quelle magnifique journée !
Le soir, après être allés chez les Castors pour les payer en sandwichs au beurre de cacahuète, Suzie, Simon, Léone et Vincent peuvent enfin se reposer chez eux. Une soupe et au lit ! ou plutôt, une soupe, la vaisselle, une veillée à la cheminée… et au lit !

Cette petite histoire classique, joyeuse et très joliment illustrée, raconte le plaisir de vivre ensemble, l’amitié, la générosité et la solidarité. Le texte court est parfait pour la lecture-câlins du soir, et les beaux dessins, aux doux coloris, nous embarquent dans un monde animalier heureux, plein de sérénité.
On peut retrouver l’auteur et ses dessins dans une adaptation du roman animalier « Le vent dans les saules » de Kenneth Graham.
Un très bel album tout mignon à recommander !

 

La-maison-dans-les-bois 3

 

 

 

Un mois en Angleterre ; voyage 2018

Comme tous les ans, depuis quelques années, nous passons le mois de juin en Angleterre. Romans, albums jeunesse et recettes de cuisine auront donc un accent et un goût très britannique !

Nous embarquons pour un programme un peu fou avec nos accompagnatrices Lou et Cryssilda.

A bientôt, en Albion !
Décollage immédiat…

01 –
02 – Illustrations, « La maison dans les bois » d’Inga Moore
03 – Cuisine, Trifles aux pêches
04 – Policier, « L’interprète Grec » d’Arthur Conan Doyle
05 – Fantastique, « Thomas Ward, l’Epouvanteur » de Joseph Delaney
06 – Roman, une région…
07 –
08 – Nouvelle, « Le traité naval » d’Arthur Conan Doyle
09 – Illustrations, « Petit Gruffalo » de Julia Donaldson et Axel Scheffler
10 – Cuisine, Tourte à la viande
11 – Victorien,
12 – Policier,
13 –
14 – Jeunesse, « Les aventures d’Alex Rider – Stormbreaker » d’Anthony Horowitz
15 –
16 – Illustrations,
17 – Cuisine, Pudding aux cerises
18 – Policier vintage,
« A l’aveuglette » de Patricia Wentworth
19 –
20 – Anna Hope,
21 – Humour british,
22 – Suzan Hill,
23 – Illustrations,
24 – Cuisine,
25 – Roman historique,
26 – Kate Morton,
27 – Classique, « Le dernier problème » d’Arthur Conan Doyle
28 – Virginia Woolf,
29 – Peter Ackroyd,
30 – Roi, reines…,

 

Ensaimadas

Dernier jour du mois, nous clôturons le voyage en Espagne de Sharon avec une recette prise chez une copine. Pour cela, je suis allée fureter du côté de chez Nahe et Sandrion pour des brioches espagnoles qu’on appelle Ensaimadas.

Vous trouverez d’autres recettes chez
Nahe – Brioche au mascarpone

Isabelle – Risotto aux artichauts (Italie) et Pavlova aux fraises
Sharon et Nunzi – Gâteau aux pommes et aux bananes
Sandrion – Verrines aux fraises de Rosa

L’Or – Extrait du livre « J’ai toujours ton cœur avec moi » de Soffia Bjarnadottir

 

Ingrédients : (Vous trouverez la recette véritable chez Nahe)
et sinon…
– 300 g de farine avec levure intégrée
– Eau tiède
– Fleur d’oranger
– 100 g de beurre fondu
– Sucre en poudre
– Sucre glace

Préparation :
– Pétrissez la pâte et dosez l’eau, la fleur d’oranger et le sucre en fonction de la quantité de farine pour que la pâte soit homogène, équilibrée et non collante.
– Faites-la reposer une petite heure.
– Étalez-la et badigeonnez de beurre fondu. Vous pouvez ajouter du sucre en poudre sur le dessus. Gardez un peu de beurre pour après la cuisson.
– Divisez la pâte en bandeaux d’environ 4 cm de large et 20 cm de long, puis roulez-les comme des petits pains aux raisins.
– Placez les brioches sur un plat tapissé de papier sulfurisé et enfournez !
– La cuisson est rapide et doit être surveillée. Comptez environ 10 à 15 minutes dans un four chaud. Retirez les brioches alors qu’elles sont souples sur le dessus.
– Passez un pinceau beurré sur le dessus et ajoutez du sucre glace et éventuellement des grains de sucre.

Verdict : De très bonnes brioches ! J’ai mis de la fleur d’oranger mais j’aurais aussi pu mettre de la badiane pour aniser. La levure intégrée à la farine facilite grandement le travail et l’absence d’œuf n’est pas dommageable. A refaire !

 

 

Rendez-vous avec le crime

Un livre offert par Babelio et les Éditions Robert Laffont
Une année en Angleterre avec Titine
Challenge polars avec Sharon

 

 

Rendez-vous avec le crime
Une enquête de Samson et Delilah,
les détectives du Yorkshire
Julia Chapman

 

De retour dans sa petite ville natale après quatorze ans d’absence, Samson O’Brien redécouvre Bruncliffe ; les vallons, la campagne bordée de murets en pierre, les falaises crayeuses, les manufactures abandonnées et l’animosité des habitants. Au premier coup d’œil, il semblerait que peu de choses aient changé, sauf que son père a vendu la vieille ferme pour habiter une résidence pour le 3ème âge et qu’il ne reverra pas son meilleur ami Ryan mort au combat en Afghanistan.
Lorsqu’il pénètre le pub, un uppercut l’accueille et le laisse inconscient quelques petites minutes. C’est un direct droit de Delilah Metcalfe, la petite sœur de Ryan, qui ne lui a pas pardonné de les avoir abandonnés sans une explication et de ne pas avoir donné de nouvelles durant toutes ces années. (La liste des rancœurs qu’elle partage avec le reste des Metcalfe est longue !)
Depuis son divorce, Delilah essaie de maintenir son agence de rencontre que la banque risque de saisir. Ensevelie sous les dettes de son ex-mari et pratiquement ruinée par le rachat de ses hypothèques, elle se voit obliger de louer une pièce de ses bureaux pour renflouer la caisse. La surprise est totale, lorsqu’elle apprend par son banquier que son nouveau locataire n’est autre que Samson qui souhaite ouvrir une agence de détective… A.R.V. l’agence de rencontre des Vallons, devient aussi l’agence de recherche des Vallons.

Leur cohabitation fait taire pour quelques temps tout un passif de reproches et de secrets. Si Samson n’est pas le bienvenu à Bruncliffe, il est quand même sollicité pour mener une enquête. On a découvert le cadavre de Richard Hargreaves. La police locale annonce un suicide, mais la mère du défunt est persuadée qu’il s’agit d’un crime.
Ancien flic de Londres, aux intuitions acérées, Samson relève immédiatement les incohérences des premières investigations et le doute n’est plus permis quand on lui annonce une deuxième mort… Tom Alderson meurt tragiquement écrasé par son quad. Un suicide, un accident, Samson ne tarde pas à lier les deux morts qui le mènent à l’agence de rencontre de Delilah, car les deux hommes venaient de participer à une soirée de speed-dating organisée par la jeune femme.
De son côté, Delilah, qui a fait le parallèle, ressort les dossiers de ses clients et commence à chercher le moindre petit indice.

Après des retrouvailles houleuses, Samson et Delilah s’associent le temps de l’enquête, et leur complicité renaît. Deux morts suspectes et bientôt une troisième… le meurtrier n’a pas l’air de vouloir s’arrêter ! La petite ville de Bruncliffe n’a rien à envier aux grosses métropoles ; on ne s’ennuie guère. En arpentant la campagne sur sa Royal Enfield, Samson va vite le reconnaître !

Premier tome d’une série, je découvre avec plaisir un duo de nouveaux enquêteurs qui officieront dans la campagne du Yorkshire. Suspense, humour, action, amitié sont les composants d’un sympathique roman policier, auxquels pourrait bien se greffer de la romance… Avec des personnages attachants, aux caractères bien affirmés (Samson, Dalilah, les habitants de Bruncliffe, Calimero le chien) et le sombre passé de Samson dans son rôle de flic intégré dans la mafia, l’intrigue bien amenée et dynamique nous tient captif. Dans ce premier épisode, l’auteur qui prend le temps d’implanter le décor, l’ambiance et la société typiquement anglaise, nous laisse présager à la fin que la suite des aventures sera pleine de tempérament.
Je vous recommande donc ce roman qui j’espère tiendra ses promesses…

Vous trouverez d’autres avis chez Hilde, Sharon, Bianca, Alex

 

Une image prise « ici »