Végétarien facile et quotidien


Challenge des Gourmandises

Un livre offert par Babelio et les Editions de la Martinière
à l’occasion des Masses Critiques

 

 

Végétarien facile et quotidien
80 recettes, 80 idées pour cuisiner sans viande et sans poisson
Jean Montagnard, premier chef végétarien engagé
Magali Solodilow, diététicienne
Anthony Lanneretonne, photographe

 

Le chef cuisinier Jean Montagnard promeut depuis 1978 une cuisine végétarienne en essayant de la valoriser et d’en extraire tous les préjugés négatifs. Avec ce livre, il propose des recettes pratiques, rapides et variées en mettant à l’honneur les céréales, les légumes, les épices et les aromates.
En réduisant les protéines animales ou en les supprimant, la diététicienne Magalie Solodilow insiste sur une cuisine plus équilibrée, saine et simple. Elle explique dans la partie qui la concerne les qualités nutritionnelles qu’il faut, entre les macronutriments (protéines, lipides, glucides) et les micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments).


Vers un même objectif, ces deux personnalités présentent 80 recettes (70 salées et 10 sucrées)…
Avant de se mettre aux fourneaux, il est bon de lire la première partie du livre qui délivre dans un esprit concis, un mode d’emploi sur la nutrition. En quelques lignes, nous apprenons à connaître les macronutriments, les micronutriments, les céréales, les fibres… et à comment bien les cuisiner. Les conseils s’étendent sur le respecter des saisons pour les fruits et les légumes, et vont jusque dans nos placards pour détailler ce qu’il est bon d’avoir toujours en réserve.
La deuxième partie fait place à la pratique avec des instructions simples, mais aussi détaillées. Sur la page de gauche, la recette avec des recommandations et le « petit + » diététicien qui dévoile les propriétés de certains aliments, et sur la page de droite, les plats photographiés par Anthony Lanneretonne. Ces plats mis en valeur dans un esthétisme mat, sobre et rustique, sont avant tout axés sur les produits utilisés et servis dans leur élégance naturelle.

Une cuisine végétarienne qui rappelle les assiettes gourmandes de nos grand-mères et qui joue avec les tendances et les envies actuelles : blanquette de blettes, fricassée de petits légumes, bourguignon de légumes et nouilles fraîches, potée flamande, daube de carottes et polenta… mais aussi une cuisine végétarienne qui dépasse nos terroirs et qui voyage avec les épices : croustillant de brick aux parfums de la Méditerranée, curry d’aubergines et riz créole, tortillas à la paco, fondue chinoise…, les plats suggérés par le chef sont tous très tentants, sans artifices ou raffinés.


Poêlée de légumes

Je vous recommande ce beau livre qui est une excellente base à toute expérimentation culinaire. Quelques soient vos pratiques alimentaires (consommation de chair animale ou pas), il est un outil intéressant qui vous permettra de parfaire vos prouesses culinaires, de mettre un peu d’originalité dans vos plats, de séduire les papilles de vos convives ou tout simplement d’équilibrer votre nourriture pour manger plus sainement…

 

Gâteau de semoule aux pruneaux

 

 

 

 

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Pudding aux pommes

Mars est consacré au British mysteries… et avec Lou, nous allons vous proposer des plats que l’on trouve dans les polars anglais.

Vous trouverez des recettes chez…
Rosa – Moelleux au chocolat « Mort exquise » (Syl.)
et crème à la mandarine
Les Conteuses – Quiche aux épinards (Isabelle)
Hilde – Les scottish biscuits de Mrs Hudson (Syl.)
Isabelle – Gratin de fenouil et pommes de terre (Béa) , Galettes au beurre du Petit Chaperon Rouge et pâte à tartiner aux noisettes de Casse-Noisette… (Contes et légendes)
Sandrion – Scones anglais (Nahe et Hilde)

 

Aujourd’hui, nous nous inspirons des recettes des copines. C’est Nahe qui m’a donné la mienne, prise dans son livre « Crèmes et châtiments » d’Anne Martinetti. Je l’ai adaptée en fonction de ce que j’avais dans le placard.

Lors de sa soirée d’anniversaire, la belle Rosemary meurt. Suicide ou meurtre par empoisonnement ? Dans le champagne ou dans le dessert ? Le colonel Race va enquêter… (« Meurtre au champagne » d’Agatha Christie)

Ingrédients :
– 3 grosses pommes
– 250 g de pain au lait
– 200 g de confiture de poires williams Georgelin (bio) ou de la compote
– 2 gros œufs
– 1/2 de lait
– 150 g de raisins secs
– 1 briquette de crème fraîche ou de crème soja
– Cannelle
– Jus de pommes
– Pour le sirop : 1 sachet pour nappage et 2 cuillères à soupe de jus de pommes

Préparation :
– Faites gonfler les raisins secs dans dans du jus de pommes, longtemps avant.
– La cuisson se faisant au bain-marie, préparez deux moules qui peuvent rentrer l’un dans l’autre.
– Beurrez les parois du moule à manquer (le plus petit) et mettez un papier sulfurisé sur la partie du fond. Vous aurez avant pris l’empreinte et aurez découpé le rond.
– Tapissez le fond, comme pour une tarte, avec les pommes.

Dans un saladier, mélangez, écrasez ou mixez, les pains au lait, la confiture compotée de poires, le lait et les 2 jaunes d’œuf. Puis, après avoir battu en neige les blancs, incorporez-les à la préparation.
– Ajoutez les raisins secs gonflés, mélangez, et versez dans le moule sur les pommes.
– Cuisez au bain-marie environ 45 minutes suivant les fours.
– Lorsque vous le sortirez, assurez-vous qu’il est bien cuit dans son centre en plantant la lame d’un couteau.
– Faites un sirop avec la préparation pour nappage et du jus de pommes, versez sur le dessus du pudding et laissez refroidir… Éventuellement, vous pouvez saupoudrer de cannelle.

 

Grosse grosse déception ! j’ai cramé mon gâteau ; oublié au four.
A refaire très vite pour remplacer cette photo.

pudding pommes moche

La chorale des dames de Chilbury


Challenge « Une année in England » de Titine
Un livre offert par Babelio et les Éditions Albin Michel

 

 

La chorale des dames de Chilbury
Jennifer Ryan

 

Mars 1940, des maris et des fils sont partis à la guerre depuis six mois, et d’autres s’apprêtent à le faire. L’Angleterre s’engage avec la France à ne pas signer d’armistice et Churchill, qui n’est pas encore Premier ministre, essaie de galvaniser le gouvernement et le peuple britannique ; la « guerre totale » ne fait que commencer.

Dans le petit village de Chilbury, dans le Kent, tout le monde se réunit pour l’enterrement du fils et héritier du général Winthrop. Edmund Winthrop, jeune homme de vingt ans, mort dans un sous-marin en mer du Nord, avait le tempérament violent de son père, alors les bonnes âmes qui se sont rassemblées autour de son cercueil n’ont que peu de peine et pensent plus à ce que le pasteur leur a annoncé : Les hommes n’étant plus, la chorale de la paroisse est dissoute.


Dans son journal intime, Mrs. Tilling raconte la chorale, la guerre, son fils David qui part en France, son emploi d’infirmière qui va beaucoup l’occuper, et passe en revue certains habitants de Chilbury, dont la pauvre Mrs Winthrop qui pleure son fils, entourée de ses deux filles, Venetia, Kitty, et de son mari le général, toujours aussi rigide, insensible et rageur.
Nous apprenons à les connaître un peu plus avec les lettres de Miss Edwina Paltry, la sage-femme de Chibury, qu’elle adresse à sa sœur, les lettres de Venetia à sa meilleure amie qui a quitté le village pour Londres et les écrits dans leurs journaux intimes de Kitty et Silvie. A chacune son ton, des confidences sur leurs situations, leurs amours, leurs attentes, leurs visions de la guerre, des commérages avec les petits secrets honteux des uns et des autres et les problèmes de la chorale. Elles ne peuvent vivre que l’instant présent, sans trop oser se projeter vers l’avenir. Et lorsque Miss Primrose Trent arrive pour enseigner la musique à l’université de Litchfield, c’est comme si Mary Poppins venait pour tout régler… Une Mary Poppins fantasque et pleine d’entrain qui se désole de voir qu’il n’y a plus de chorale : « Ah, mais c’est très dommage, enfin ! Dissoudre une chorale ! Dans un instant pareil ! »… Une chorale insufflerait de la joie et unirait les femmes dans…

un instant pareil.

Le 15 avril, une note affichée à la mairie annonce que la chorale reprend du service sous la direction de Miss Trent et toutes répondent présentes. Même Mrs. B., pompeuse et condescendante, qui reste scandalisée de voir que le pasteur a cédé trop facilement à tant d’enthousiasme ! L’épicière Mrs. Gibbs, Hattie la jeune institutrice qui va bientôt accoucher, l’organiste Mrs. Quail, des dames du SVF, le Service Volontaire Féminin, Mrs. Tilling, Miss Paltry, Venetia, Silvie et Kitty. Toutes là, à chanter et à faire vibrer la voute de l’église dans un même élan.

Avec des personnalités si complexes et affirmées, et des priorités différentes, il y a beaucoup à dire !
Mrs. Tilling est une veuve que tout le monde apprécie, honnête et bienveillante, à la fois forte et fragile, qui se partage entre le dispensaire de la paroisse et l’hôpital. Son fils David vient de partir, la laissant seule et angoissée. Pour loger le personnel militaire, une chambre de sa maison a été réquisitionnée et elle loue une petite chambre au colonel Mallard, le nouveau responsable du centre de Litchfield. Dans son journal, elle narre leur cohabitation qui débute bien froidement. Elle le trouve glaçant, il la trouve petite souris grise.
Miss Paltry est la sage-femme du village, une femme aigrie et de peu de foi. Dans la correspondance qu’elle entretient avec sa sœur, pour qui elle a une grande affection, elle parle d’un pacte qu’elle a passé avec le général Winthrop, qui pourrait leur assurer un meilleur avenir et une revanche sur leur passé.
Venetia Winthrop est une jeune fille de dix-neuf ans. Elle profite de sa beauté en jouant les séductrices auprès de la gente masculine et charme tous ses amis d’enfance. Égocentrique, elle narre surtout à son amie Angela les efforts qu’elle fait pour capter l’attention de Mr. Alastair Slater qui semble insensible à ses appâts. Plus qu’un simple badinage venant d’une gamine effrontée, c’est le jeu d’une tigresse qui a fait le pari de le conquérir. Artiste peintre, poète et philosophe, venu en villégiature à Chilbury, Mr. Slater est un homme étrange qu’on pourrait considérer de lâche et peut-être même de malhonnête. Alors que tous les jeunes gens se montrent patriotes en partant combattre les Allemands, lui se contente d’arpenter la campagne et de jouir des mondanités. Mais comme Venetia le précise à plusieurs reprises, Mr. Slater est un être obscur, à multiples facettes.
Kitty est la benjamine de la fratrie Winthrop, une fille franche, un peu frondeuse, qui se voudrait être un esprit libre. Assez mûre pour son âge, elle aime dire à tout le monde qu’elle a déjà quatorze ans, alors qu’elle n’en a que treize. Amoureuse depuis longtemps d’Henry, un ami de sa sœur, elle s’imagine que ses sentiments sont partagés et se voit déjà mariée à lui. Rêveuse et romanesque, Kitty désire aussi devenir chanteuse. Dans son journal, elle découpe ses écrits par chapitres. La guerre, son horrible sœur Venetia, la chorale, sa famille et Chilbury. Intelligente, elle a assez de pertinence et d’intuition pour définir la nature humaine. Elle donne aux gens des couleurs qui vont des tons les plus doux aux tons les plus sombres avec des nuances ; « noir comme la suie, et noir comme un ciel sans étoiles ».
Silvie est une petite réfugiée de dix ans, d’origine juive, qui a fui son pays, la Tchécoslovaquie. Confiée aux bons soins de la famille Winthrop, elle est dans un premier temps, une enfant craintive et très malheureuse qui doit apprendre une nouvelle langue et faire confiance à des étrangers. C’est Kitty qui lui a conseillé de tenir un journal dans lequel elle pourrait s’épancher et libérer un peu du chagrin qui l’étreint. Moins bavarde que sa nouvelle amie, peu assurée, elle va petit à petit s’épanouir, rapporter son quotidien et parler de la guerre. Si elle sait déjà qu’elle ne reverra plus ses parents internés dans un camp, elle garde l’espoir de retrouver son petit frère.

De la première page à la dernière, nous passons sept mois à Chilbury. Tout est rationné, la nourriture, les vêtements, l’électricité. Les femmes se dévouent et souffrent des pertes qu’elles subissent. Et puis fin juillet, suivant les aspirations d’Hitler qui se voit envahir le Royaume-Uni, ce sont les opérations aériennes ennemies qui détruisent une partie de Chilbury… A compter de ce jour, pour certaines personnes, la solidarité ne sera plus un vain mot. C’est le moment de donner, de faire confiance et de pardonner.
« Ouvrez votre cœur et chantez ! » disait Prim…

C’est sur les souvenirs que lui racontait sa grand-mère, que l’auteur a travaillé. Elle a gardé sa jovialité et sa force pour décrire le plus dur de son histoire. Ce roman, un bel hommage, n’est donc pas un livre triste car il est fait de toutes les espérances, les convictions et le dynamisme des femmes de cette époque qui ont soutenu comme elles le pouvaient, leurs héros. Livre de plusieurs voix, beaucoup de sujets sont abordés qui rendent l’histoire passionnante et le fil conducteur de la chorale donne une belle vivacité. Romantique, intrigante, mâtinée d’humour anglais, tragique, j’espère que vous apprécierez cette lecture que je vous recommande.

 


Photo prise « ici »

 

 

Les scottish biscuits de Mrs Hudson et chocolat chaud

Mars est consacré au British mysteries… et avec Lou, nous allons vous proposer des plats que l’on trouve dans les polars anglais.

Vous trouverez des recettes chez…
Hilde – Poulet au curry de Mrs Hudson (British mysteries)
Nahe – Scones en duo (British mysteries)
Isabelle – Muffins à la bière et au chocolat (Saint-Patrick) et
Pudding aux dattes et au caramel (British mysteries – Agatha Raisin)
Sandrion – Financiers aux framboises
Bidib – « Les recettes des contes de fées » de Charley Fouquet et galette du Petit Chaperon Rouge (Contes et légendes)

 

Aujourd’hui, je vous sers un goûter avec des biscuits de Mrs Hudson, la logeuse de Sherlock Holmes, et un chocolat chaud. La nouvelle nous embarque dans le nord de l’Angleterre pour retrouver l’héritier du duc de Holdernesse qui a été enlevé avec son professeur d’allemand, Heidegger…
Recettes extraites du livre « Alimentaire mon cher Watson ! » d’Anne Martinetti.

 

« Un instant plus tard, l’homme s’était redressé sur ses pieds, le visage cramoisi de honte.
– Pardonnez-moi cette faiblesse, Mr Holmes, je suis un peu surmené. Merci. Si je pouvais avoir un verre de lait ainsi qu’un biscuit, je suis certain que je me sentirais un peu mieux. Je suis venu en personne, Mr Holmes, pour m’assurer que vous repartirez avec moi. Je craignais qu’aucun télégramme ne vous convainque de l’urgence absolue de l’affaire.

Le retour de Sharlock Holmes,
« L’aventure de l’école du Prieuré », 1904

  Ingrédients :
– 150 g de beurre demi-sel
– 300 g de farine
– 80 g de cassonade
– 1 verre de lait ou d’eau
– 1 cuillère à café de whisky

Préparation :
– Faites fondre le beurre dans une casserole. Dans une terrine, versez la farine et la cassonade, puis ajoutez le beurre, le whisky et le lait.
– Pétrissez la pâte et étalez-la sur une épaisseur d’environ 1 cm.
– Réservez au frigidaire 1 heure.
– Avec un emporte-pièce, découpez des ronds et disposez-les sur une plaque avec du papier sulfurisé.
– Enfournez environ 30 minutes en surveillant la cuisson pour qu’ils ne dorent pas trop.

Verdict : Vraiment très bons… merci Mrs Hudson ! J’ai mis un peu plus de farine que la dose donnée.


« Le jour pointait à peine quand je m’éveillai pour décou
vrir la longue et mince silhouette de Holmes, debout à côté de mon lit, et habillé de pied en cap. Apparemment, il était déjà sorti.
– J’ai vu la pelouse et le cabanon à bicyclette, annonça-t-il. J’ai aussi fait un petit tour dans le bois de Ragged Shaw. Maintenant, Watson, il y a du cacao tout chaud dans la pièce voisine. je dois vous prier de faire vite, car nous avons une longue journée devant nous.
Ses yeux brillaient, et l’exaltation de l’artisan chevronné contemplant l’ouvrage qui l’attend lui empourprait les joues. »

Ingrédients :
– 1 litre de lait
– 250 g de chocolat à fondre
– 50 g de sucre
Pour la dégustation, j’ai ajouté de la cannelle à une noisette de chantilly…

 

L'école du prieuré

 « – Est-ce que c’est bon, Watson ?
– C’est dégoutant, Holmes ! »
Image du feuilleton télévisé Sherlock Holmes « L’école du Prieuré » – Granada Television

 

 

Dans le restaurant végétarien de Coburg Square dans le quartier de la City…

Mars est consacré au British mysteries… et avec Lou, nous allons vous proposer des plats que l’on trouve dans les polars anglais.

Vous trouverez des recettes chez…
Les Conteuses – Scones anglais (British mysteries)
Fondant – Scones anglais (British mysteries)

Hilde – Scones anglais (British mysteries)
Rosa – Pudding au citron (British mysteries)
Béa – Gratin aux pommes de terre et au fenouil
Nunzi – Cake au chocolat au lait
Enna – Choux de Bruxelles au chorizo et à la coriandre
Sandrion – Pirojkis aux épinards
Nahe – Peter pancakes (Contes et légendes)
Bidib – Réinterprétation de la Princesse au petit pois (Contes et légendes)
Isabelle – Fish and chips, sur les traces de Sherlock à Londres (British mysteries) et
Les cupcakes de la Belle au Bois Dormant (Contes et légendes)

 

Dans son livre « Alimentaire mon cher Watson », Anne Martinetti nous présente une terrine au thym qui serait cuisinée dans le restaurant végétarien du quartier de la City à Coburg Square où Sherlock Holmes aime s’y rendre.
A partir de sa recette à base de courgettes, je vous suggère mon pain de légumes aux épinards…


« – Laissez-moi bien regarder, dit Holmes qui s’était arrêté au coin pour observer. Je voudrais tout simplement me rappeler l’ordre des maisons ici. Il y a Mortimer’s, le bureau de tabac, la boutique du marchand de journaux, la succursale Coburg de la Banque de la City et de la Banlieue, le restaurant végétarien, et le dépôt de voitures McFarlane… »

Extrait d’une nouvelle
des aventures de Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle,
La ligue des Rouquins

Ingrédients :
– 1 sachet d’épinards surgelés
– 1 sucrine (salade)
– 1/2 poivron vert
– 6 œufs
– 50 cl de crème de soja
– Muscade, thym, sel, poivre

Préparation :
– Coupez finement la moitié du poivron et la sucrine et joignez aux épinards surgelés, sans mettre d’eau. Laissez cuire environ 20 à 30 minutes.
– Battez les œufs en ajoutant la crème, la muscade, le thym frais, le sel et le poivre.
– Mélangez le tout avec les légumes.
– Beurrez un moule et enfournez 30 minutes environ.

Verdict : On peut le déguster tiède ou froid, servi avec une petite sauce ou comme le dit Anne Martinetti, rissolé dans un filet d’huile d’olive. C’est très bon et très léger.
Pour une touche supplémentaire et décorative, j’ai saupoudré de graines de pavot et j’ai mis des graines de courge. Et pour un effet printanier, des violettes du jardin.

 

 

Le pensionnaire en traitement

 


Challenge Polars de Sharon,
une année en Angleterre avec Titine et Le mois British Mysteries de Lou

 

 

Le pensionnaire en traitement
Les mémoires de Sherlock Holmes
Arthur Conan Doyle

 

« – Mais que dois-je faire ?
– Voilà. Je loue une maison. Je la meuble. Je paie les domestiques. Je me charge de toutes les dépenses. Tout ce que vous aurez à faire consistera à être assis sur un fauteuil dans votre cabinet de consultations. Vous aurez de l’argent de poche et tout ce dont vous aurez besoin. Puis, vous me versez les trois quarts de vos honoraires et vous gardez le quatrième quart pour vous… »

Il est difficile pour Watson de rapporter dans le détail les enquêtes de Holmes car il ne voudrait pas que les lecteurs trouvent ses écrits confus. Que mettre en avant dans ses chroniques ? Simplement les faits concrets ou la tortuosité des brillantes analyses du détective ? Bien souvent les deux se combinent, et alors, le dilemme devient épineux.
C’est ce qu’il explique avant d’entamer son récit, une histoire bien surréaliste qui trouve un dénouement beaucoup moins fantaisiste.

Nous sommes en octobre, il fait froid, il pleut, et les deux amis pour passer le temps discourent sur « les pensées exprimées ». L’expression des sourcils peut en dire plus long que les mots avec la langue… En cela, Holmes est champion !
Après s’être dégourdis les jambes dans les ruelles sombres de Londres, à observer et à décrypter la physionomie des passants, ils retournent à Baker Street où ils reçoivent le docteur Perçy Trevelyan, venu sur la requête de son employeur. Le jeune homme, la trentaine un peu défraîchie, commence à raconter nerveusement les raisons de sa présence avant de les prier de l’accompagner à Brook Street…

Sans fortune pour continuer ses études sur les maladies nerveuses, et sans fonds pour ouvrir son propre cabinet, Trevelyan avait accepté la surprenante proposition de Mr. Blessington, une personne étrange mais sympathique, qui lui offrait le gite et le couvert, rémunération comprise, pour s’occuper de lui, en plus de la possibilité d’accueillir une clientèle extérieure. Depuis deux ans, le vieil homme (que Trevelyan appelle le pensionnaire en traitement) et lui avaient instauré une petite routine qui n’avait rien de déplaisante, et le cabinet avait acquis une belle clientèle. Mais ce n’est que récemment que tout s’était grippé lorsque Blessington s’était aperçu qu’un intrus était rentré dans sa chambre. Très nerveux et craignant pour sa vie, il lui avait alors demandé d’aller chercher Sherlock Holmes sur le champ, ce que Trevelyan s’était aussitôt empressé de faire, très décontenancé par sa réaction excessive et inquiet pour sa santé.

Sans perdre de temps, Holmes, Watson et Trevelyan partent retrouver un Blessington toujours stressé mais peu enclin à répondre avec franchise aux questions de Holmes. On pourrait alors penser que Holmes s’est déplacé pour rien, sauf qu’en repartant de chez Blessington, il avait déjà élucidé une partie de l’affaire, une affaire mettant en cause deux Russes, un fils et un père, venus consulter pour un problème de catalepsie. Jusqu’au lendemain matin où Trevelyan le rappelle… Blessington s’était pendu dans sa chambre, dans le courant de la nuit.

« – Je suis dans l’impossibilité de vous conseiller si vous essayer de me mentir, dit-il.
– Mais je vous ai tout dit !
Holmes vira sur ses talons avec un geste de dégoût.
– Bonne nuit, docteur Trevelyan ! fit-il
– Et vous partez sans rien me dire ? s’écria Blessington d’une voix brisée.
– Je n’ai qu’un conseil à vous donner, monsieur : dites la vérité. »

Un suicide ? Bien sûr que non ! et en quelques explications, Holmes dénoue le nœud du problème.

 

(Chers lecteurs qui passaient par là, ne m’en veuillez pas… le billet est presque aussi long que la nouvelle de Sir Arthur Conan Doyle !)
L’intrigue n’a pas une trame théâtrale, ni une conclusion qui peut sembler un peu simple, mais l’intérêt de cette enquête, qui réside surtout dans son ambiance mystérieuse, son approche et sa progression, n’est pas « qui a tué qui ? », mais « pourquoi ? ». Dans la plupart des histoires, il y a toujours un crédule qui amène l’affaire et un rusé, un malfaiteur, qui la conclut. Celle-ci renvoie les personnages du drame quelques années en arrière, avec pour mobile du crime, la vengeance.
La nouvelle est parue en 1893 et a été éditée dans le recueil des mémoires. Une histoire que je vous recommande… encore !

 


Photo de la série Sherlock Holmes, « The resident Patient »

 

 

Yorkshire pudding

Mars est consacré au British mysteries… et avec Lou, nous allons vous proposer des plats que l’on trouve dans les polars anglais.

Vous trouverez des recettes chez…
Les Conteuses – Du poulet au curry, Mr Phelps ? (Bristish mysteries – Sherlock Holmes )
Hilde – Scones aux pommes de terre de Mme Hudson (Bristish mysteries – Sherlock Holmes)
Isabelle – Yorkshire puddings (British mystéries – Agatha Raisin)
Nahe – Cake au citron de Miss Marple (Bristish mysteries)
Rosa – Flan aux pêches, le dessert préféré d’Hercule Poirot (Bristish mysteries)
Bidib – Galette au beurre du Petit Caperon Rouge (Contes et légendes)
Sandrion – Poulet au citron, façon Jamie Oliver
Béa – Confiture poires-pommes-châtaignes

 

 

 

Pour débuter le mois, je vous invite à déguster un Yorkshire pudding. Dans son roman « Le train de 16h50 », Agatha Christie met en scène Lucy Eyelesbarrow, (qui investit les enquêtes de Miss Marple en devenant ses yeux et ses oreilles), entrain de cuisiner cette spécialité qu’elle associera à un rôti de bœuf.

« – Dites donc, cette graisse m’a l’air brûlante ! Qu’allez-vous y faire cuire ?
– Un Yorkshire pudding.
– Ce bon vieux Yorkshire pudding. Rôti de bœuf à l’anglaise, c’est ce que nous avons au menu pour déjeuner ?
– Oui.
– Le traditionnel repas d’enterrement, en quelque sorte… »

 

 

Ingrédients :
– 3 œufs
– 115 g de farine
– 150 ml de lait
– Huile de tournesol
– Muscade, sel, poivre

Préparation :
– Faites préchauffer le four.
– Mélangez les œufs, le lait, le sel, le poivre et quelques grosses pincées de muscade.
– Dans les moules à muffins, nappez le fond d’huile de tournesol ou de beurre fondu, environ 2 cuillères à café.
– Enfournez 15 minutes en faisant attention à ne pas ouvrir trop tôt la porte du four car les puddings risqueraient de tomber.

Verdict : Lorsqu’on parle pudding, on imagine aussitôt un dessert. Mais cette spécialité est bien différente, tant dans la préparation que dans le goût ! Facile à faire, avec peu d’ingrédients, et bien bon…