Il est où Blonk ?

Une semaine illustrée
2ème billet

 

Il est où Blonk ?
Texte de Séverine Vidal
Illustrations de Loïc Méhée

 

Tess a reçu Blonk à sa naissance et elle l’a vite adopté. Si doux, si beau…
Tess fait tout avec Blonk. Ils mangent, ils prennent le bain, ils se trainent par terre. Tess adore le toucher… lui mâchouiller l’oreille. Elle ne peut rien faire sans lui !
Puis arrive le jour où Blonk est vraiment trop sale et puant. Il faut le laver, mais Tess refuse de s’en séparer et toutes les ruses des parents n’y peuvent rien.
Comment faire et qui aura le dernier mot ? La petite fille qui aime son doudou tel qu’il est va se montrer très obstinée, coquine et intraitable !

Ce petit livre drôle n’a pas la morale qu’on lui souhaiterait ! Il faut vous préciser que Tess remporte la joute et que Blonk, le doudou tant aimé, reste sale et malodorant. Attention chers parents… si vous lisez cette histoire à votre chérubin, c’est à vos risques et périls !

Je vous recommande cet album cartonné qui malgré son esprit polisson, reste craquant.

 

 

 

 

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Oh, le beau manteau pour Zorro !

Une semaine illustrée
1er billet

 

 

Oh, le beau manteau pour Zorro !
Carter Goodrich

Un matin, la maîtresse de Zorro et Mister Bud leur réserve une belle surprise juste avant leur promenade au parc. Elle a acheté à Zorro un petit manteau qui ressemble à une cape de super héros avec capuche masquée. Sans tenir compte de sa réaction de chien offensé, elle lui enfile l’habit et l’oblige à partir.
Devant les autres chiens et leurs moqueries, Zorro, peu fier, fait profil bas. Et ce ne sont pas les regards menaçants de Mister Bud qui les feront taire !
Triste, apathique, encore plus brocardé par le chat Fil, Zorro n’a pas le cœur à jouer avec Mister Bud qui ne cesse de faire le fou à ses côtés pour lui remonter le moral.

Lorsqu’un petit nouveau arrive… Tricot rayé, bandana rouge autour du cou, il n’a rien de grotesque quand il se lance à la poursuite d’un frisbee et qu’il l’attrape en plein vol !
Alors ? Admiratif devant tant d’agilité et de rapidité, Zorro ne tarde pas à prendre conscience qu’être différent n’amoindrira pas ses capacités et qu’il n’y a point de ridicule à l’être.

Je vous conseille ce petit album pétulant et cocasse qui parle d’amitié, de solidarité et des différences. En les acceptant, on se sent plus fort et plus heureux. On peut aussi changer le regard des autres.
L’auteur a reçu trois prix aux États-Unis (l’album préféré des parents, l’album préféré des éditeurs et le meilleur album de l’année) pour le premier tome « Dis bonjour à Zorro ! ».

 

 

 

Paklavas

Pour notre dernier dimanche de la 6ème édition, c’est « quartiers libres » !
J’ai pris une recette dans le livre de cuisine arménienne qui m’accompagne depuis quelques jours ; un dessert irrésistible et hautement calorique…

Vous trouverez d’autres plats chez…
Sandrion – Galettes de céréales
Hilde – Beignets de lentilles aux épices
Rosa – Tartelettes à la compotée de kakis et aux épices
Béa – Cake à le semoule et au citron
Isabelle – Riz au lait au chocolat et Muffins cœurs de châtaigne
Estellecalim – Gâteaux orange-chocolat et « Gâteaux et douceurs à IG bas » de Marie Chioca
Sharon – Flan à la noix de coco
Nahe – Cinnamon roll
Les Conteuses – Poulet et riz arméniens

 

Plaklavas

Ingrédients :
– 2 paquets de feuilles filo
– 175 g de beurre
– 400 g environ de noix décortiquées et concassées
– 1 grosse cuillère à soupe de sucre en poudre
– 1 cuillère à soupe de cannelle
Pour le sirop :
– 3 grands verres de sucre en poudre
– Le jus 1/2 citron
– 1 verre 1/2 d’eau

Préparation :
– Mettez le beurre dans une petite casserole, laissez-le fondre tout doucement et réservez. Préparez

le sirop de canne : mélangez l’eau, le sucre et le citron. Faites chauffer une quinzaine de minutes ; il ne doit pas avoir la consistance d’un caramel. Laissez-le tiédir dans un endroit frais.
– Mélangez les noix concassées, le sucre et la cannelle. Répartissez le mélange dans 5 bols.
– Relevez l’empreinte d’un grand plat à four rectangulaire, profond de 5 cm environ, sur les feuilles de pâte et découpez-les à la dimension du plat, délicatement, car elles sont très fragiles. Beurrez le plat. Posez la première feuille de pâte au fond du plat, badigeonnez-la légèrement de beurre fondu au pinceau, puis beurrez les trois autres feuilles et disposez-les par-dessus.
– A la cinquième feuille, ne beurrez plus, mais étalez un bol de noix sur toute la surface. Disposez à nouveau 5 feuilles de pâte et entre chacune de ces feuilles, beurrez grossièrement. Disposez un nouveau bol de noix sur l’ensemble du plat.
– Renouvelez cette opération jusqu’à épuisement des feuilles et des noix et terminez par 5 feuilles de pâte. Ne beurrez pas la dernière pour l’instant.
– Préchauffez le four à 200°C. A l’aide d’un couteau pointu, découpez le paklava en bandes de 5

cm environ de gauche à droite et en oblique, puis dans l’autre sens pour réaliser des losanges. Il faut être patient et délicat pour ne pas déchirer les feuilles. Beurrez ensuite la surface et enfournez dans le bas du fous pour 15 minutes.
– Baissez le four à 180°C et poursuivez la cuisson 15 minutes en laissant la porte entrouverte : les paklavas doivent dorer uniformément, mais non griller !
– A la sortie du four, attendez 1 à 2 minutes et arrosez du sirop tiédi. Laissez refroidir. Séparez les morceaux de paklava et disposez-les joliment sur un plat de service.

Verdict : Comment résister ? Juste un petit morceau. Et peut-être un second…
Aux noix, j’ai ajouté du pralin grillé et j’ai utilisé en peu plus que les proportions de beurre et de noix conseillées. Je dois ressembler à la grand-mère de Corinne Zarzavatdjian qui utilisait 250 g de beurre.
Une recette à garder car facile et délicieuse !

 

 

 

 

Une semaine illustrée, 4ème édition


Depuis 2015, le blog s’accorde un rendez-vous annuel, avec une semaine d’albums illustrés pour les petits bouts, entre janvier et février.
Si vous le souhaitez, vous pouvez me rejoindre !
Sharon – Chat Chelou

29 janvier : « Oh, le beau manteau pour Zorro ! » de Carter Goodrich
30 janvier : « Il est où Blonk ? » de Séverine Vidal et Loïc Méhée
31 janvier : « Rossignol » de Benjamin Lacombe et Sébastien Pérez
01 février :
02 février :« Le tas de briques », T3 « La guerre des Lulus » de Hardoc et Régis Hautière
03 février : « Coup de foudre au poulailler » de Christian Jolibois et Christian Heinrich
04 février : « Marie-Antoinette, Carnet secret d’une reine » de Benjamin Lacombe

 

 

 

Cuisine d’Arménie


Un livre offert par Babelio et les Éditions Solar dans le cadre
des Masses Critiques.

 

Cuisine d’Arménie
Corinne et Richard Zarzavatdjian
Préface d’André Manoukian
Graphisme : Stéphanie Aparicio et Julia Philipps

 

J’aime inviter dans ma cuisine des livres de recettes qui retracent l’histoire d’une famille. Je me projette facilement dans leurs lignées, sensible à la transmission, à l’héritage des valeurs ancestrales, aux traditions, à l’unité. Je découvre aussi d’autres lieux, d’autres temps, d’autres racines que les miennes.
Ce livre écrit par un frère et une sœur, raconte « un don, une identité culturelle, un trait d’union… et le bien-vivre, le savoir recevoir, le respects des produits, le plaisir de partager… ».

Boulettes d’agneau – Keuftés

Leur nom Zarzavatdjian évoque un métier qui travaille la terre. Des produits récoltés à la cuisine, il n’y a au final qu’un tout petit pas à franchir. A une époque, « Arméniens, Grecs, Kurdes, Turcs, chrétiens, musulmans et athées » se croisaient sur les marchés dans une ambiance vive, chaleureuse, et dans une atmosphère aux senteurs exacerbées par les épices. « On achète, on troque, on crie, on danse, on mange, on boit sans compter… » ; ce sont les sucs d’une vie qui pétille, généreux, riches, exubérants, d’une mixité venue des pays voisins et de la méditerranée.

Des racines, 1915, le génocide, un peuple en souffrance, des exodes aux quatre coins du monde, une diaspora… s’intégrer et transmettre ; « Être français, mais rester Arméniens »

Corinne et Richard sont les petits-enfants d’un grand-père venu s’installer en France. Par le biais de la cuisine, ils retrouvent leur terre, les essences de leur civilisation, et c’est avec un classeur de recettes, qui appartient à leur mère et qui fut découvert dans une valise dite « à souvenirs », que l’idée de rassembler ces recettes dans un livre s’est développée. Comme le dit André Manoukian dans la préface, cette cuisine est riche en tout et surtout en amour. Elle est un lien à la mère, elle est « mayring ».

Hammous, beuregs, tchi keufté, moussaka, haygagan printz pilaw, kavourma, tcheureg, kadaïf, paklavas… pour les non initiés, la musicalité de ces noms ont des résonances lointaines, suaves et pleines des mystères de l’orient. Dans la famille, ils ont tous un plat préféré qu’ils aiment retrouver à la table, familiale et festive. Les grandes tablées regorgent de mets traditionnels. Corinne aime les keuftés, des boulettes de viande, et Richard, un grand gourmand, aime tout !

Aubergines à la viande hachée

Vieilles photos, anecdotes, des consignes de la mère, des conseils du grand-père, des menus de fêtes, des menus dans le respect des saisons, on trinque, on mange, on joue de la musique, on rit, on s’aime, on se rappelle, et on partage. Lorsqu’ils reçoivent, l’hospitalité et la générosité ne sont pas de vains mots. La table se doit d’être belle, abondante, variée, bigarrée et parfumée. Les épices embaument les entrées (boulgour, potage, tarama, feuilles de vigne farcies…), les plats à base de viande (agneau, mouton, poulet), de poisson (moules) et les desserts (brioche, sablés, dattes, confiture de rose….). On les utilise en parsemant, en farcissant (coriandre, aneth, persil, basilic, cerfeuil, piment de Jamaïque, ciboulette, nigelle, cannelle, sumac…).  Le café, sourdj, est doux, sucré, épais, il doit délivrer des formes dans le fond de la tasse, des formes qui deviennent des histoires.
Authenticité, rusticité, cette cuisine séculaire est une des bases du patrimoine arménien.

Cheveux d’ange – Kadaïf

Près d’une centaine de recettes nous sont offertes, toutes illustrées avec de belles photos et expliquées avec des mots simples ; pédagogiques, initiatiques. On retrouve dans le design du livre et les compositions photographiques, les notes rustiques, abondantes et anciennes que les mots ont précédées. La couverture a les veinures du bois et leurs reliefs, les pages sont bistrées, les plats sont mis en valeur avec des gros plans, il y a de la lumière, de la couleur, c’est gourmand et très tentant, ça titille l’esprit. Cuisiner et voyager.

Les auteurs nous souhaitent pari ahrordjag… bon appétit !… et de profiter pleinement de « la joie de l’instant présent »

Ce livre précieux, riche de son patrimoine, riche en émotion, riche en lignage et en fratrie, est à conserver, à recommander et à offrir. Et mes pensées vont vers mes cousines Nathalie et Carine.

 

Riz au lait – Gatnabour

 

 

Anouchabour et khourabias

Les marmitonnes des Gourmandises ont joué les pérégrines en allant de blog en blog choisir une recette. Avec la rubrique « Je te pique une recette ! », nous vous proposons un plat fait par une copine. Nous reprendrons ce rendez-vous tous les derniers dimanches des mois.

Vous trouverez des recettes chez…

Bidib – Gâteau au deux chocolats
Nathalie – Gâteau à la carotte et glaçage au fromage

Hilde – Poulet tikka masala de Béa
Nahe – Brioche de Sandrion
Béa – Les scones d’Estellecalim
Sandrion – Boulettes de poisson de Nathalie

 

Quant à moi, j’ai pris deux recettes, chez Sandrion et Hilde. Toujours dans mon livre de cuisine arménienne de Corinne et Richard Zarzavatdjian, j’ai adapté le riz au lait de Hilde pour faire un riz au lait de Noël que les Arméniens appellent anouchabour. Puis, j’ai reproduit à l’identique les sablés de Sandrion, dont la recette est extraite du livre. Les sablés que l’on nomme des khourabias…
Un ramequin anouchabour et des kourabias pour accompagner… vous en voulez ?

 

Vous trouverez les recettes en cliquant sur les noms des copines. Pour le riz au lait, je n’ai pas mis de cardamome, mais de la cannelle et j’ai ajouté des fruits secs : abricots, noix, noisettes, amandes émondées, raisins…

L’ensemble est divinement bon !

 

 

 

Beureg aux épinards

Ce dimanche, les Gourmandises vous proposent des recettes d’ici et d’ailleurs. L’ailleurs se situant du côté de l’Inde et de l’Arménie, du voyage et des épices.

Nahe – Ropa vieja
Hilde – Riz au lait parfumé à la cardamome
Sandrion – Sablés arméniens
Enna – Börecks aux épinards et à la feta
Béa – Poulet tikka masala

Sharon – Galette des rois à la frangipane
Enna – Feuilletés aux pommes et à la cannelle

Dernièrement, j’ai reçu de la part de Babelio un superbe livre sur la cuisine arménienne dont je vous parlerai prochainement. J’ai sélectionné une recette avec des épinards qui se décline aussi avec des restes de fromage.

Beureg aux épinards

Ingrédients :
– 1 rouleau de pâte filo ou 2 pâtes feuilletées
– 1 œuf entier ou seulement 1 jaune
– Beurre
Farce :
– 250 g d’épinards frais
– 1 bol de lait
– Huile d’arachide
– Graines de nigelle
– Noix muscade en poudre
– Sel, poivre

Préparation :
– Préparez la farce. Mélangez tous les ingrédients qui composent la farce et malaxez bien sans tasser, car la farce doit rester aérienne.
– Dans la version rapide : Déposez une pâte feuilletée dans le fond d’un plat à tarte, étalez uniformément la farce et recouvrez-la d’une seconde pâte feuilletée. Coupez l’ensemble en carrés ou en losanges, dorez avec un jaune d’œuf délayé dans du lait, parsemez de graines de nigelle et enfournez pour 15 à 20 minutes.

Verdict :
C’est vraiment très très bon ! Mais… Ai-je commis un impair si je vous dis que j’ai fait deux recettes en une en mettant dans mes épinards de la feta et du chèvre ? Puis ma pâte n’était pas vraiment feuilletée car j’ai dû rater mes pliages…