Koinobori

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Tous les mardis d’avril seront atelier bricolage.

D’autres bricolages…
Hilde – Cartes japonaises

Nath – Origami marque-page

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Aujourd’hui, il n’y aura point de couture mais du collage. Au Japon, pour la fête du jour des enfants, le ciel se pare de banderoles, des koinobori. Selon un conte, des carpes koi multicolores remontent le fleuve et s’envolent dans le ciel pour devenir des dragons…

Je vous propose de faire des mobiles à suspendre chez vous… Pour cela, il vous faut : un support en carton d’un rouleau de papier sopalin, des ciseaux, de la colle, des tissus ou du papier de différentes teintes et des rubans assortis.

1. Découpez dans un papier cartonné votre gabarit pour les écailles.
2. Coupez les écailles et collez-les sur le rouleau.
3. Terminez par la tête… en lui collant les yeux.
4. Collez des rubans, pour ce modèle ce sont des bandes en papier.
5. Suspendez…

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Sushi cake

Destination Japon avec Lou et Hilde pour tout le mois d’avril

Vous trouverez des recettes japonisantes et autres chez…
Béa – Soupe du soleil levant
Hilde – Pot-au-feu japonais
Nahe – Dorayaki (pancake)

Sandrion – Pâtes magiques aux asperges
Isabelle – Spaghetti à la tapenade et aux perles de citron

Sharon et Nunzi – Gâteau aux pommes et aux chocolat
Les Conteuses – Cassolette foie gras et sa vichyssoise

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Pour ma part, j’ai choisi de faire un sushi cake à partir des conseils et des idées donnés dans le livre d’Anne Loiseau.

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Sushi cake
Anne Loiseau
Photographies d’Emanuela Cino

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Ce livre propose vingt-cinq recettes de sushi-cake en grand ou petit modèle et s’adresse à des gourmands qui « n’ont jamais osé » en faire. L’auteur dit qu’à la manière d’un château de sable, on empile dans le moule et on retourne. Très facile à réaliser, des ingrédients faciles à trouver, il est quand même des étapes et un savoir-faire qu’il ne faut pas zapper. Les consignes sont rassemblées sur une page en début du livre… Comment choisir le poisson, comment cuire le riz et comment faire son vinaigre à sushi… Une fois que vous avez saisi la cuisson du riz, vous pouvez alors vous lancer dans des expérimentations culinaires d’inspirations japonaises.
Les plats photographiés vous donneront l’envie de passer en cuisine !

Mon sushi-cake au saumon fumé…



Ingrédients pour 3 personnes
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– 250 g de riz pour sushi
– 1 feuille de nori
– 1 avocat
– 1 concombre
– 3 tranches de saumon fumé
– 1 citron
– 1 petit oignon
– Gingembre confit
– Graine de sésame
– Sauce soja sucrée
– Vinaigre à sushi

Préparation :
– Cuisez votre riz… En plusieurs étapes : Nettoyez le riz dans de l’eau en renouvelant l’opération jusqu’à ce que l’eau soit claire. Mettez le riz dans une casserole et recouvrez d’eau. Portez à ébullition et laissez la cuisson environ 10 minutes sur feu moyen. Laissez reposer le riz quelques minutes et ajoutez le vinaigre à sushi. Aérez, remuez… et laissez-le refroidir à température ambiante.
– Préparez pendant ce temps les garnitures.
– Écrasez l’avocat, ajoutez un peu de jus de citron, salé suivant votre goût.
– Découpez la tranche de saumon à la dimension du moule, ainsi que la feuille de nori.
– Coupez finement en tranches le concombre (Je ne sais pas si on peut laisser la peau !).
– Pour le dressage, posez votre moule emporte-pièce sur la feuille de nori découpée. Mettez en étage, du riz, l’avocat, du riz, le saumon, les concombres, un morceau de gingembre confit. Démoulez et décorer de graines de sésame, d’oignon et des brisures de feuille de nori…
– Servez avec la sauce sucrée au soja.

Verdict : J’ai trouvé ça très bon, frais, parfait pour un déjeuner dans le jardin sous un soleil printanier. Mais bien entendu j’ai eu quelques critiques… Mon sushi cake n’a rien de japonais ! Il est beau, mais on ne peut pas dire que cela soit japonais… ça ressemble plus à un bagel avec du riz cuit comme un risotto…

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Une nouvelle maison pour la famille Souris

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Un mois d’albums avec Pilalire

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Une nouvelle maison pour la famille Souris
Kazuo Iwamura

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Cet épisode est le premier de la série « La famille Souris ». Parents, enfants et grands-parents partent en quête d’un abri juste avant les premières gelées. Sac à dos pour tous et besace en bandoulière pour Benjamin le petit dernier, ils dépassent la forêt déjà tronçonnée par les bucherons et vont encore plus loin, plus haut, au-delà de la rivière…

Lorsqu’ils découvrent enfin leur nouvelle maison, sous un magnifique arbre, les petites souris s’attèlent à organiser leur intérieur. Atelier de coupe de roseaux, atelier de confection des meubles, atelier des ponts… puis plus tard, atelier des provisions pour le garde-manger… la journée est bien remplie ! Alors le soir, quand tout est en ordre, et après un royal dîner, personne ne rechigne à aller se coucher ! Papa et maman Souris, heureux et fiers de leurs enfants, peuvent enfin se détendre en buvant une petite tisane. Que la journée fut belle !

Kazuo Iwamura continue à raconter le quotidien bien heureux de cette famille Souris dans d’autres albums. On retrouve la même douceur, la même solidarité, le même effort dans le travail. Des histoires qui apaisent, des histoires qui racontent des instants de bonheur…

 

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Violettes de cœur

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Haïkus du jeudi

D’autres vers chez Kiona,

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Violettes de cœur
sont pensées à ma mère :
Hymne à l’amour

Violettes de cœur
sont pensées à la sienne :
Ne pas m’oublier

Violettes de cœur,
sont pensées d’éternité :
Elles et moi… toujours.

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Estampe de CHIKANOBU Toyohara

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L’étrange boutique de Miss Potimary, La boîte à secrets

Un mois d’albums avec Pilalire
La BD du mercredi chez Moka
Un livre offert par Babelio et Jungle, dans le cadre des Masses Critiques

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L’étrange boutique de Miss Potimary
La boîte à secrets
Scénario d’Ingrid Chabbert
Dessins et couleurs de Séverine Lefèvre

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L’adorable Betty reçoit pour ses neuf ans un appareil photo de ses parents et un peu d’argent de sa grand-mère. C’est donc avec sa petite cagnotte et Dare-Dare sa souris qu’elle se dirige vers le magasin de Miss Potimary. Elle découvre une boutique remplie de bibelots et de vieux livres qui attisent sa curiosité et son envie. Avec émerveillement, elle jette son dévolu sur une très belle boîte japonaise datant du XIXe siècle. Mais lorsqu’elle fait part à Miss Potimary de son désir de l’acheter, cette dernière émet des réticences avant d’accepter. Si Betty la prend, elle devra faire très attention car il se pourrait qu’elle soit enchantée. Quiconque arrivera à l’ouvrir, sera emporté dans un autre temps…
Une fois dans sa chambre, Betty manipule la boîte sans jamais trouver le mécanisme du casse-tête. Mais en pleine nuit, alors qu’elle n’arrive pas à dormir et qu’elle essaie encore une fois, elle a la surprise de voir la boîte s’ouvrir…
Qu’avait dit Miss Potimary ? « Il y a des choses qui dépassent ce qui est visible à l’œil nu. »

Trouver dans un capharnaüm de vieilleries un petit trésor, et comme la lampe d’Aladin, découvrir qu’il est magique ! La belle boîte transporte Betty trente ans en arrière. La maison où elle habite avec ses parents est différente, avec une décoration plus vieillotte, sa grand-mère a rajeuni, et Betty se voit dans le miroir sous les traits de sa maman. Seule, Dare-Dare, toujours présente à ses côtés, la relie à sa vraie vie.
Des fantômes qu’elle seule peut voir, Dare-Dare qui est dotée du langage humain, et un mystérieux personnage du nom de Kariptor qui vole les spectres pour les emmener du côté obscur… tout est angoissant ! Mais pour la courageuse Betty qui se voit confier une mission bien dangereuse, rien n’est impossible…

Cet album est une sympathique histoire que les enfants de 6 ans apprécieront. L’héroïne est une délicieuse petite fille énergique, décidée et lumineuse, quant à Kariptor, il a la physionomie ténébreuse d’un méchant sorcier. Si le texte est mince, le charmant scénario dynamique, dosé de fantastique, satisfera les jeunes qui débutent en lecture. Quant au graphisme, il est beau, riche, expressif, avec de douces rondeurs. Les couleurs aux dominantes orangées sont chaleureuses. L’ensemble donne à ce premier tome bien des promesses et juste le suspense et les frissons qu’il sied.
« L’étrange boutique de Miss Potimary » est une série que je ne manquerai pas de suivre… Le dernier dessin montre un grimoire que Miss Potimary a laissé à Betty. Une note l’accompagne et précise : « A parcourir avec prudence »… Dare-Dare a un sale pressentiment !

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Origami… Un papillon


Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde
Tous les mardis d’avril seront atelier bricolage.

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Aujourd’hui, couture et pliage…
Un origami en tissu, pour une broche papillon.

Fourniture :  2 tissus assortis, fil, aiguille, perles… et une épingle pour broche.

Amusez-vous bien !
Vous pourrez ainsi orner une veste pour le printemps,
un serre-tête, des rideaux, un mobile pour un enfant…


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Marche à suivre :
Vous trouverez un pas à pas sur le tutoriel de Louise « ici ». Je ne pourrais faire mieux, plus pédagogue, que ces explications !
 
D’autres origamis chez Hilde et Kiona

5 papillons partiront vers les 5 premières personnes qui commenteront ce billet…

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Parfum de glace

Un mois au Japon en compagnie de Lou et Hilde

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Parfum de glace
Yôko Ogawa

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Hiroyuki était un créateur de parfums. Talentueux, il arrivait à définir toutes les senteurs et à recréer des essences sur des ambiances et des émotions. Ses études que l’on retrouve dans son bureau, sont poétiques comme des haïkus. Deux ou trois phrases expriment des instants fugitifs et des émois ; ces petites choses qui s’accrochent à nos souvenirs et qui nous font les revivre. « Gouttes d’eau qui tombent d’une fissure entre les rochers. Air froid et humide d’une grotte. », « Réserve de livres hermétiquement fermée. Poussière dans la lumière. », « Frasil sur un lac à l’aube. », « Mèche de cheveux d’un défunt formant une légère boucle. », « Vieux velours passé qui a gardé sa douceur. »
Pour sa compagne, il avait inventé « Source de mémoire » ; notes de fougère, forêt, jasmin, rosée et des fragrances d’après la pluie.
Hiroyuki s’est suicidé dans son atelier en buvant de l’éthanol anhydre, le lendemain de ce merveilleux présent, et aux services des urgences de l’hôpital, Ryoko, la femme avec qui il vivait depuis un an, a bien du mal à comprendre ce geste.

Elle se souvient de sa douceur et de son affection… Pourquoi a-t-il voulu partir ? Pourquoi lui a-t-il menti sur son identité ? Elle découvre qu’il a un frère et une mère, alors qu’il lui avait dit qu’il n’avait plus de famille. Elle découvre qu’il était un surdoué en mathématiques et lauréat de nombreux prix. Elle découvre un autre homme, un excellent patineur sur glace.
Dans une première phase, avec l’aide d’Akira le frère de Hiroyuki, Ryoko retracera l’enfance de l’homme qu’elle aimait. Puis l’étape suivante la mènera à Prague où elle essaiera de déceler l’origine de ses blessures du temps de son adolescence, juste avant la cassure.

L’auteur laisse à Ryoko la narration de l’histoire, et les chapitres se construisent en un jeu de piste, en mêlant les deux étapes de ses investigations. Les souvenirs redéfinissent le portrait de Hiroyuki et aident la jeune femme dans son deuil. Elle n’aura jamais été aussi proche de lui que dans cette quête qui s’ancre entre deux mondes ; « entre réel et imaginaire, symbolique et inconscient ». Tout en délicatesse et poésie, le drame qui est en substance de fond s’articule autour de toutes ses évocations collectées et de certaines scènes imaginées, comme si le fantôme de Rooky (surnom de Hiroyuki) embarquait Ryoko dans ses rêves secrets. C’était un homme d’exception à multiples facettes, multiples parfums, il était ombre et lumière.
Je vous recommande ce très beau livre captivant, hypnotique. L’écriture a la particularité, le parfum, des plumes nippones ; onirisme, pudeur et chimères.

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