Agatha Black, 1812


Une lecture pour Noël…
Une lecture commune avec Nahe

 

Agatha Black, 1812
Janis Mackay

 

Dans la petite ville écossaise de Peebles, Saul est un garçon de douze ans qui s’ennuie et qui ne pense qu’à rejoindre ses camarades. Mais pour avoir quitté sa maison sans le dire à personne, il est puni pour trois jours… Avec sa triste mine, il arrive quand même à émouvoir sa mère qui l’autorise à sortir pour faire une course à l’épicerie.
Il neige, les vitrines des magasins sont décorées, les maisons aussi, c’est bientôt Noël et tout est beau ! Perdu dans sa contemplation, il aperçoit une fille qui se tient au milieu de la route. Elle semble bizarre, effrayée, un peu dingue de rester ainsi immobile, et son accoutrement n’a rien d’ordinaire car c’est comme si elle était costumée pour le carnaval.
En une seconde, leurs regards s’accrochent et Saul se retrouve littéralement harponné par elle, qui se suspend à son bras et qui ne veut plus le lâcher…
Mademoiselle Agatha Black a « onze ans et six mois d’âge ». Mademoiselle Agatha a peur car elle vient du passé. Mademoiselle Agatha a besoin d’aide !

Après avoir écouté sa nouvelle amie, Saul est forcé de la croire et apprend alors la chose la plus farfelue au monde : il est possible de voyager dans le temps. Agatha vient de 1812 et pour avoir voulu assister son père dans ses recherches scientifiques, elle a été propulsée dans le futur.
Pour elle, tout est incroyable, les carrioles roulantes, les technologies, la nourriture, la nouvelle configuration de sa ville… Dans sa cabane secrète qu’il a bâtie avec ses copains au fond d’un jardin à l’abandon, il l’installe avec quelques biscuits, des friandises, un sac de couchage, des vêtements chauds, et lui apporte une pile de magazines et de livres sur l’histoire qui lui feront voir le monde actuel.
Ce qui est sûr, c’est que personne ne doit être au courant ! Et Agatha, en coupant sa longue et belle chevelure, devient son ami Randolph arrivé de Londres pour venir passer les fêtes en Écosse.

Agatha lui raconte son époque et Saul lui parle de la sienne. Il prend des notes car il aimerait bien participer à un concours d’écriture pour gagner le BMX de ses rêves… En tant que Randolph, il l’invite chez lui, lui présente ses amis et l’emmène au collège. Mais très vite, il se voit contraint de tout raconter à Will et Robbie car il faut absolument découvrir la formule qui ramènera Agatha dans son temps.
Mais comment faire ?
Amitié, entraide, confrontation de deux époques, mystère et la neige qui tombe… Pour Saul qui porte un regard neuf sur son monde, ce Noël sera magique !

C’est tout un univers qui s’ouvre devant Saul au contact d’Agathe. L’histoire fait progresser de belle manière le jeune garçon dans ses rapports avec sa famille, l’école et ses amis. La lecture est captivante et pétillante sur plusieurs points ; le voyage dans le temps, la grande énigme pour retourner en 1812, les amitiés, l’humour et la solidarité qui s’étend au-delà de son groupe. Car le dénouement final se révèle bien plus surprenant et émouvant que le début laissait présager.
Je vous recommande vivement ce roman de la littérature jeunesse !

 

Photo de Pleebes (Écosse) prise « ici »

 

 

La facture


Décembre nordique avec Cryssilda
Une lecture commune avec Nahe

 

 

La facture
Jonas Karlsson

 

A l’heure des surtaxes imposées par le gouvernement et du mouvement des Gilets Jaunes, cette lecture ne pouvait pas tomber mieux !

Le narrateur est un trentenaire qui travaille à mi-temps dans un vidéo-club. Célibataire, un peu étriqué dans sa vie, aussi bien professionnelle qu’intime, on ne peut pas dire qu’il soit dévoré par l’ambition, ni les problèmes d’ego. Sa dernière initiative au sein de sa toute petite entreprise est d’avoir acheté un ensemble sceau-balais pour nettoyer le magasin en lui donnant un lustre un peu plus éclatant…

Mais un jour, son quotidien se trouve bousculé lorsqu’il découvre dans son courrier une lettre d’un centre de recouvrement qui lui réclame la somme astronomique de 5 700 000 couronnes. Croyant d’abord à une arnaque ou à une erreur administrative ou… à un problème d’homonymie, il la met de côté sans s’en préoccuper davantage, jusqu’à une lettre de rappel majorée d’une taxe de retard. Les questions commençant à tourner dans sa tête, il se décide à appeler le centre pour avoir des explications. Et là, c’est digne de Kafka ! Il est un numéro, un matricule.

– Il faut payer ! – Oui, mais payer quoi ? – Pour tout, Monsieur ! – Mais, tout quoi ??? – Comment ! vous n’êtes pas au courant ? Vous n’écoutez pas la radio ? Vous ne regardez pas la télé ? Vous êtes imposable sur la beauté, l’air que vous respirez, les rêves, l’amour, votre enfance… le bonheur, quoi !!!

C’est par Maud, son interlocutrice attitrée, qu’il apprend la dernière lubie du gouvernement qui vient de déléguer à une société privée de prélever ce nouvel impôt.
Comme on ne peut pas taxer le futur, ils se basent donc sur le passé. Le jeune homme se replonge avec délicatesse sur son enfance, dans une famille modeste mais aimante, et se remémore l’époque heureuse de son premier et dernier amour avec Sunita. Ce temps là était béni des dieux ! mais le bonheur a un coût… paraît-il.
Tous les jours, Maud l’informe et recalcule son endettement qui ne cesse d’augmenter. Tous les jours et presque toutes les nuits. Il la sollicite et elle est toujours présente au bout du fil, à lui répondre avec douceur et gentillesse. Il réfléchit, il se confie pour qu’elle déduise de la facture ses jours d’angoisse, ses jours de pleurs, mais il lui parle aussi des jeux de société quand il était petit et de sa passion pour le cinéma. Elle lui rétorque alors que tout est à classer dans le bonheur, même ses plus grandes peines car elles sont dues à ses plus belles émotions.

– Et si je ne paie pas ? – Voyons… vous devez payer ! – Et si je pars, si je m’enfuis, si je ne paie pas ?
L’engrenage est lancé et le narrateur raconte… C’est invraisemblable, surréaliste et pourtant c’est très réel. Il faut payer sinon…
La caisse enregistreuse additionne les petits et les grands plaisirs. A combien peut-on chiffrer le bonheur ? surtout s’il se cache partout.

L’histoire, un conte de notre temps, dénonce avec déraison et cocasseries les surtaxes imposées par l’état suédois et l’illogisme des processus administratifs. Le héros a la faculté de se contenter de ce qu’il a et de trouver son bonheur dans des petits riens. D’après un tableau où tout est évalué, sa folle dette ne fait que s’amplifier.
Une lecture facile à lire, grinçante, très actuelle, qui fait bien réfléchir sur notre futur.

 

 

Skyr cake au chocolat blanc aux amandes et aux myrtilles

Jingle bell, jingle bell… Bientôt Noël et les marmites chantent… Les Gourmandises fêtent décembre en vous proposant des plats de saison, et vont voyager dans les pays du nord avec Cryssilda

Vous trouverez des recettes chez :
Rosa – Queues de castor (Québec)
Les Conteuses – Ragoût de veau sauce nordique (Pays du nord)

Pour ce premier dimanche, je vous propose un gâteau à base de skyr, un fromage blanc norvégien. J’en avais fait l’année dernière à la menthe et au chocolat noir et nous avions beaucoup apprécié… La préparation ressemble à celle du cheese cake. Sans cuisson et très facile.

Ingrédients pour 6 parts :
– 170 g de spéculoos + 100 g de beurre ou une base génoise parfumée avec un sirop ou un alcool
– 250 g de skyr ou 250 g de Saint-Moret
– 1 briquette de crème fleurette
– 1 tablette de chocolat blanc aux amandes
– 1/2 tablette de chocolat blanc

– 4 feuilles de gélatine
Déco :
– Myrtilles, feuilles de menthe fraîche, cannelle, nappage gélifiant

Préparation :
– Chemisez vos moules de papier sulfurisé.
– Écrasez les spéculoos et mélangez avec le beurre fondu. Tapissez le fond des moules sur une épaisseur de 1 cm environ. Vous pouvez éventuellement mettre à la place une fine génoise.
– Dans un saladier, montez la crème fleurette en chantilly.
– Faites fondre les deux chocolats au bain-marie et ajoutez les feuilles de gélatine que vous aurez aussi préalablement faites fondre. Mélangez bien.
– Joignez-y le fromage, mélangez et ajoutez la chantilly.
– Versez cette préparation dans vos moules, sur la base du gâteau, et mettez au réfrigérateur quelques heures (ou vous pouvez le faire la veille).
– Trempez dans un bain bouillant les myrtilles, mais pas trop longtemps pour qu’elles soient à la fois fermes et tendres. Égouttez-les et disposez-les sur le dessus de la base fromage-chocolat blanc.
– Faites un nappage sucré et versez-le sur les myrtilles.
– Au dressage, au dernier moment, décorez de feuilles de menthe, de copeaux de chocolat blanc et saupoudrez de cannelle.
– Le petit + : Entre la génoise et le skyr, j’ai mis une grosse cuillère à soupe de compote de poire.

 

 

 

 

Le Noël de Petit Lapin

Lectures de Noël, des albums illustrés pour les petits enfants…

 

Le Noël de Petit Lapin
Harry Horse

 

A la veille du jour de Noël, il neige, et Petit Lapin rêve de la belle luge rouge qu’il a vue dans la vitrine du marchand de jouets. Mais comme sa maman le lui a dit, il est impossible de savoir exactement ce que Lapin Noël va apporter, malgré les vœux des petits lapins. C’est surprise ! Alors, au petit matin, lorsque ses frères et sœurs le réveillent pour ouvrir les cadeaux, Petit Lapin se rue dehors pour voir si sa demande a été exaucée.


A son plus grand bonheur, il découvre la luge magnifique q
u’il ne tarde pas à étrenner tout seul, en égoïste. A lui, les belles pentes des collines qu’il descend à toute vitesse devant les regards admiratifs de ses petits camarades. Cependant, Petit Lapin va vite s’apercevoir qu’il n’est guère plaisant de jouer seul et que sans Molly Souris, Benjamin et Rachel c’est bien moins joyeux…


A la nuit tombée, après avoir passé une journée bien remplie, lorsque son papa le couchera, il lui avouera : « Tu sais, Papa, Noël c’est chouette, mais les amis c’est encore mieux ! »

Une très jolie histoire aux douces illustrations pour cet épisode de Petit Lapin. L’auteur en a écrit quelques unes avec lui… Pour Noël, Petit Lapin est fougueux, mais aussi un peu capricieux et ingrat vis à vis de ses compagnons de jeux. Mais très vite, après une leçon de vie, il retrouve l’amitié, la solidarité et le partage qui représentent l’esprit de Noël.
Un petit livre fondant et heureux !

 

 

Au programme de décembre

 

Tout au long de décembre, vous trouverez un programme de Noël. Les lundis sont consacrés aux romans avec des auteurs nordiques dans le cadre du challenge de Cryssilda, les mardis à la littérature jeunesse, les mercredis aux bandes dessinées, les jeudis au bricolage, les vendredis aux beaux livres, les samedis aux albums illustrés pour les jeunes enfants et les dimanches à la cuisine avec les marmitonnes des Gourmandises.
Neige, magie, petits lutins, carillons, cannelle, chocolat… Noël se prépare !

 

01 : Album – « Le Noël de Petit Lapin » d’Harry Horse
02 : Cuisine – Skyr cake au chocolat blanc aux amandes et aux myrtilles
03 : Roman suédois – « La facture » de Jonas Karlsson
04 : Jeunesse – « Agatha Black, 1812 » de Janis Mackay
05 : Tag de Noël – Et si Noël était…
06 : Bricolage – Des boules pour le sapin
07 : Beau livre – « Le mystère de la chambre jaune » de Gaston Leroux

08 : Album – « Le presque Noël » de Marie Tibi et Öckto Lambert
09 : Cuisine – Biscuits aux épices, pepparkakor
10 : Roman suédois – « Le chemin de la plage » d’Anna Fredriksson
11 : Jeunesse suédois – « Le garçon qui dormait sous la neige » d’Henning Mankell
12 : Roman policier – « Un Noël plein d’espoir » d’Anne Perry
13 : Bricolage – Un serre tête pour Noël
14 : Beau livre – « Des soupes qui nous font du bien » de Cléa et Clémence Gatz
15 : Album – « Paddington et le Noël surprise » de Michael Bond et R.W. Alley
16 : Cuisine –
17 : Polars nordique norvégien – « Le bonhomme de neige » de Io Nesbo
18 : Jeunesse –
19 : Roman – « Christmas pudding » de Nancy Mitford
20 : Bricolage – Des crackers pour le réveillon
21 : Beau livre – « La grande et folle histoire des vêtements… » de Hoornart et Sorrentino
22 : Album – « Petite étoile de Noël » de Gjislaine Biondi et Elen Lescoat
23 : Cuisine –

 

 

 

 

Poutine québécoise

Les Gourmandises voyagent en novembre
au Québec,
avec Karine et YueYin

 

D’autres recettes chez…
Isabelle – Cupcakes aux poires et crème de marron, Croustade aux pommes et au sirop d’érable (Québec)
Nahe – Scones au potimarron et aux noix
Sandrion – Craquelés au citron
Rosa – Cake à la citrouille épicée

 

 

La poutine de Rosa de la semaine dernière a titillé mon appétit…

 

La poutine est une recette traditionnelle, rustique et très populaire de la cuisine québécoise. Son origine remonte en 1950 et son histoire varie selon les régions.

Ingrédients :
– Pommes de terre, 3 grosses par personne
– Fromage cheddar
– Sauce brune (1 cube bouillon de légumes, ail et oignons déshydratés, sauce Worcestershire, fécule de maïs, 1 cuillère à café de concentré de tomate…)
– Tranches de bacon
– Huile de tournesol pour la friture

Préparation :
– Faites la sauce brune en diluant dans de l’eau chaude, le cube de bouillon de bœuf ou de légumes, 2 cuillères à soupe de fécule de maïs, une pincée d’ail et d’oignon, une cuillère à café de concentré de tomate et une cuillère à soupe de sauce Worcestershire. Gouttez pour éventuellement saler et poivrer, mais attention car le cube de bouillon est déjà bien salé. Réservez la sauce…
– Préparez le cheddar en le coupant en cube
– Épluchez les pommes de terre, lavez-les, essuyez-les avec du papier sopalin et coupez-les en frites que vous tremperez dans un bain d’huile bouillante.
– Retirez-les de la friteuse, égouttez-les, salez et placez-les dans des assiettes creuses.
– Parsemez sur le dessus le cheddar et versez un filet de sauce brune.
– Mettez deux minutes dans le four chaud pour que le fromage fonde.

– Sans attendre, servez ! avec une saucisse ou des tranches de bacon ou…

 

 

 

 

Soupe québécoise aux légumineuses

Les Gourmandises voyagent en novembre au Québec,
avec Karine et YueYin

Des recettes chez…
Rosa – Potage parmentier et Poutine québécoise (Québec)
Isabelle – Gâteaux sorcières-zombies (Halloween), Pâté chinois (Québec) et Tarte aux myrtilles
Sandrion – Lasagnes aux blettes
Nahe – Gaufres au potiron
L’Irrégulière – Truffade

 

 

   Cette fois-ci, j’ai suivi l’inspiration d’Enna qui a fait une soupe légumineuse épicée.

Ingrédients :
– 1 poignée de haricots blancs
– 1 poignée de lentilles corail
– 1 poignée de pois cassés
– 2 carottes
– 1 gros oignon rouge
– 1 boîte de tomates concassées
– 1 bouillon de volaille
– Sel, poivre, baies, romarin frais ou thym
– Crème fraîche

Préparation :
– La veille, faites tremper les haricots, les lentilles et les pois cassés dans de l’eau salée.
– Le lendemain, égouttez le tout et rincez. Puis faites-les cuire dans une marmite d’eau dans un premier temps.
– Dans un second temps, mettez les carottes coupées en rondelles, l’oignon, la boîte de tomates, le bouillon de volaille et ajoutez de l’eau. Salez, poivrez. Faites cuire 30 à 45 minutes.
– Avec une passoire, retirez quelques haricots blancs et rondelles de carotte pour le dressage de votre assiette.
– Mixez le reste pour un velouté onctueux.
– Lorsque vous servirez, ajoutez les haricots blancs, les rondelles de carotte, une cuillerée de crème fraîche, des baies et des brins de romarin. Et si la veille vous avez fait un poulet… joignez-y des fragments de blanc.

Une soupe simple à faire et vraiment complète ! Comme Enna le conseille, j’ai fait des barquettes pour la congélation…