Good day, Miss Austen

Pour les passionnées de Jane et pour celles qui tirent l’aiguille, je vous présente un livre de Bénédicte Maurin aux éditions Quiltmania.

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good day, miss austenGood day, Miss Austen
Quilts, dolls and more
Bénédicte Maurin

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L’auteur dévoile en quelques mots comment elle a fait « un pont » entre ses lectures et ses réalisations, patchworks, broderies et autres ouvrages qui touchent aux fils et aux tissus. Lectrice depuis toujours (elle dit d’ailleurs que les livres sont ses meilleurs amis), elle  se rapproche à travers ses créations des écrivains qu’elle aime. En tirant l’aiguille, elle songe aux sœurs March de Louisa May Alcott, à la famille Brontë, à Cyrano et à bien d’autres…

Dans ce livre de 183 pages, elle a voulu rapporter un univers, celui de Jane Austen. Elle puise son inspiration dans ses romans et dans un voyage qu’elle a effectué en Angleterre, sur les traces de la célèbre romancière, en quête d’une époque et d’une identité propre à la fin du XVIII et au début du XIXième siècle.
On l’imagine… cherchant parmi ses tissus, ses fils, des tons passés, des fleuris, des lins, fermant les yeux en laissant vagabonder sa créativité, des images, des émotions, recréant une ambiance, un monde qui nous fait fantasmer… et on voudrait bien la suivre !

img483Encouragée par sa sœur qui a créé l’Atelier des ABCDaires, Véronique Maurin, Bénédicte se penche sur…
– le Capitaine Frederick Wentworth – patchwork (Le compas du marinier),
– Miss Morland – Quilt jardin de grand-mère et poupée
– Miss Emma Woodhouse – Quilt brodé et poupée
– Miss Anne Elliot – Poupée
– Miss Fanny Price – Quilt
– Marianne, Elinor et Margaret Dashwood – Trois coussins appliqués
– Miss Elinor Dashwood – Quilt brodé
– Novels by a lady – Quilt brodé
– Letters to Cassandra – Quilt brodé
– Mrs bennet brode – Nécessaire de couture en trois pièces
– Miss Elliot – Manchon et mitaines
– Anne et Emma – Mobiliers pour les poupées

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Les points de broderie sont expliqués à la fin du livre et nous retrouvons les planches des patrons, détachées, dans un revers de la jaquette.

Beau livre, illustré de photos empreintes de douceur, aux compositions soignées, délicates et faciles à réaliser (je tiens à préciser qu’il n’y a rien de nouveau pour les spécialistes du patchwork), je vous le recommande !

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Noël au coin du feu

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« Il était deux fois Noël » avec
Chicky Poo, Samarian et Petit Spéculoos

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noel-au-coin-du-feuNoël au coin du feu
Sophie Delaborde et Sylvie Castellano

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Dans les travaux manuels, il y a des livres que l’on aime simplement feuilleter. Nous savons pertinemment que nous n’allons pas tout faire, mais nous avons plaisir à imaginer le contraire… « Un jour, j’essaierai ! « 

« img473Au coin du feu » regroupe différentes techniques de bricolage. Nous avons de la broderie, de la couture et du cartonnage, le tout savamment et délicatement orchestré. Les harmonies des couleurs et des décorations enchantent le regard et nous invitent dans une atmosphère douce et cosy. De la toile de Jouy, des cotonnades fleuries, du lin, des dentelles, des écossais, des dots, des dessins enfantins… sont les supports des ouvrages proposés.

Les explications sont concises, bien détaillées, des gabarits nous sont présentés dans les dernières pages du livre et les techniques de base pour l’élaboration des différentes œuvres nous sont expliquées.
Pour des petits cadeaux faits mains, boîte à couture, cœur, napperon pour plateau, boîte à courriers, chaussettes de Noël… n’attendent que votre aiguille, vos fils et votre bonne volonté !!!
Important : Les débutantes ne seront pas désappointées, c’est à leur portée.

C’est un livre que je vous recommande…

D’autres billets décoratifs chez Natiora, Les Sorcières, Chicky Poo, Alizée,

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La vie d’un potager, du jardin à la table

logo un_bouquet_des_pivoines_par_pierre_joseph_redoutelogoSyl.2Un livrelogo région reçu par Babelio à l’occasion des Masses Critiques, avec les Editions Sud-Ouest
Challenges « Chlorophylle » , « Livres gourmands » et « Les régions » de Lystig – Midi-Pyrénées

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img166La vie d’un potager, Du jardin à la table
Carol Reid-Gaillard
Préface de JP. Géné
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Ainsi commence ce livre… « – Tu laves les légumes de mon jardin ? »
JP. Géné reste un peu surpris et penaud. Y-aurait-il crime de lèse majesté ?
« – Il suffit de les essuyer, mon jardin est propre. »
La jeune femme qui le surprend est Carol, une Irlandaise blonde aux yeux bleus. Elle vit sa passion, elle la crée, elle la cultive. Elle est une véritable artiste.
Elle conçoit son potager sur une terre vierge de toute trace chimique. Elle va le façonner, il sera généreux, élégant et souriant. A l’image de la jardinière.

Six années composent les chapitres. Ils sont intitulés suivant des sentiments et en fonction des légumes plantés.
La table des matières en début de cette autobiographie potagère, raconte les conseils sur le compost, le poulailler, la terre, les ruches, les semis… les marchés et les paysans qui produisent des mets régionaux de qualité… vin, fromage, canards, cochons pie noir…
En fin de livre, nous retrouvons les recettes qui nous sont proposées au court de notre lecture.

Tout commença en 2006, ou peut-être bien plus loin encore, lorsque Carol regardait son père biner son jardin.

img1672006 se titre : Naïveté.
On peut imaginer toutes les déconvenues qui ponctueront le récit, ainsi que l’innocence un peu secouée du néophyte…
Mailhos en mai, arrivée dans une nouvelle demeure. Si la maison est en sommeil, vieillie, abandonnée, la pelouse garde une certaine distinction. Les fenêtres s’ouvrent sur des hectares de prairies, de forêts, et dans le lointain, ce sont les Pyrénées qui s’offrent au contemplateur.
Les travaux de la maison ponctuent le silence du jardin. Carol profite de ce printemps pour planter des tomates, du basilic, des carottes, des oignons… et quelques légumes qui lui rappellent sa terre natale. La terre est retournée, des tonnes de livres sur le jardin ont été lues, les idées germent en même temps que les semis et les plants, puis arrivent les escargots et les limaces, gastronomes et friands de jeunes pousses.
Les pièges fonctionnent, mais toutes les menaces, ne peuvent pas être contrôlées ! Le vent, les orages et… le mildiou sont des plaies !
A l’automne, d’autres intrus s’installent et font bombance ; les sangliers et les cervidés se régalent. Un autochtone béarnais soumet alors une astuce qui aurait fait ses preuves… J’avoue que mon incrédulité se teinte de méfiance, mais il semblerait que cela réussisse.
« Il suffit de remplir de vieux bas de nylon, épais et bruns, de cheveux (si possible de femmes), et de les suspendre dans les arbres… »
Ce chapitre se clôt sur trois notes. La première observation est légèrement teintée d’ironie… L’image toute romantique de la jeune jardinière vêtue de blanc qui s’en va cueillir ses légumes, est à proscrire ! La seconde, nous inspire et nous encourage… Le jardin prend forme et fait honneur au dévouement qu’on lui accorde. Quant à la troisième… Il est essentiel d’écouter ses voisins qui ont accumulé certaines sagesses !
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Les
recettes du printemps, nous allons cuisiner poireaux, pommes de terre, courgettes, fleurs de sureau, radis. Carol nous convie à préparer du sirop ou des beignets de fleurs de sureau et de courgettes, un velouté,  un parmentier, une spécialité irlandaise, le colcannon aux poireaux, une frittata de poireaux et bourrache, un gratin de pommes de terre aux oignons rouges et des radis confits.
Certes, ces préparations culinaires sont rustiques mais c’est là le charme de les lire et de les faire. Elles s’adressent à notre quotidien.

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L’année 2007 fait place à : Incertitude.
J’ai lu un quart du livre. Carole a préparé ses semis. Ils dorment encore au chaud dans sa cuisine car c’est l’hiver. En février, elle commence à pointer son nez sur l’extérieur.
Il est une affaire importante ; le compost. Elle est tiraillée entre deux versions, la française et la britannique et elle tranchera à l’irlandaise… « Les Français, par exemple, ne mettent jamais de peaux de citron ou d’orange au compost, alors que les Britanniques le font tant qu’elles ne sont pas sèches… ». Sa règle sera donc de mettre tous les déchets organiques de nature végétale dans son enclos.
Les promesses vertes sont belles et elles ne capitulent pas aux frimas, ni devant les pucerons. Le purin d’orties et de prêle est bénéfique…
Au potager s’ajoute un verger, puis des poules. L’espace prend vie avec les gallinacés sous le regard craintif du chat de la maison, Spider.
Le jardinage est une activité sportive, tous les muscles sont sollicités, on les redécouvre, et conviviale, car elle génère des invitations, des échanges et de l’entraide.
Alors ? Incertitude ? Non, il y a une prise de conscience et Carol se permet de dire sans persifler « que les agriculteurs sont vraiment des héros ! ».

Les recettes, comme un goût d’été, à base de fraises, shrotbreads à la fraise et la crème fouettée, de bettes, sautées à l’ail et au piment, de concombre, gaspacho au concombre et à l’aneth, pickles de concombre, de fèves, salade de fèves aux radis rouges ou braisées avec du jambon, de topinambours, avec des Saint-Jacques ou en salade avec des tomates cerise et une sauce aux noix…

L’année 2008 est : Humilité.
Nous apprenons en jardinant et la nature, facétieuse, cruelle, nous fait rester humble. Les péripéties sont nombreuses et variées, elles pimentent l’existence !
Dans le pré, il y a des vaches et cette nouvelle cohabitation se passe en bonne harmonie.

Cassis, carotte, petits légumes nouveaux, chou frisé, courge, petits pois…

L’année 2009, quatrième année, est : Fertilité.
On pourrait penser que janvier est un mois propice aux vacances. Pourtant Carol constate que ce n’est pas le cas ! Et la construction d’une serre vient l’aider dans sa vocation.
Le journal raconte l’état des fruitiers et leur production prodigue, les poules et leur nouvelle génération, les abeilles, toujours vaillantes, la profusion de légumes, les pluies, la neige, et le paysage qui se transforme aux saisons.

Abricot, haricot, oignon, panais, piment…

Année 2010 : Efficacité.
La terre est meilleure d’année en année. Il y a maintenant 700 m2 cultivés. Les conserves s’alignent sur les étagères, les tomates se muent en ketchup et en chutneys, elles font aussi le bonheur des voisins… prodigalité. Les pommes s’emmagasinent, elles seront le jus de l’hiver que Carol passe dans une centrifugeuse. On retravaille le sol des prairies, il s’aère, il devient le logis d’une faune et une flore luxuriante.

Verveine, physalis, betterave, céleri-rave, chou de Bruxelles, tomate…

Année 2011 : Sérénité.
Le livre se termine et nous ressentons toute la joie et la satisfaction des années de labeur.
La météo, de par le fait qu’elle soit capricieuse, a un rôle important. Les récoltes sont affaire de cuisine ! Carol expérimente les recettes, la monotonie, même gustative, ne doit pas survenir à tant de richesse. Le rythme de la vie est bien ancré.
Son univers ne se limite pas au jardin. Elle se donne d’autres « objectifs » qu’elle va chercher en forêt. Le sauvage est aussi comestible et tout aussi intéressant que le cultivé.
Le bucolique est un éden. Carol en devient lyrique, on la sent amoureuse et la nature le lui rend bien.
Une sérénité bien méritée.

Coing, aubergine, chou-fleur, navet, herbes…

carol reid-gaillard.
Chronique d’un jardin annoncé, vous trouverez une multitude de conseils sur la gestion de votre jardin, sa conception, des recettes de cuisines, des anecdotes pleines d’humour, et un voyage dans le Béarn paysan. Ecrit dans un style vivant, énergique, entreprenant, l’apprentissage de Carol, ses observations et sa maturité vous insuffleront des envies de créer ou de retourner dans votre potager.
Elle raconte sa pratique, mais parle aussi de ses voisins et amis, et met à l’honneur des personnalités du cru. Portraits en noir et blanc, sans fioriture, elle vante les producteurs du pays. Authenticité, terroir, rareté qui fait l’excellence, on a envie de s’attabler et de goûter.
Le charme de ce livre est dû aussi aux photographies proposées. Elles sont colorées et alléchantes, témoignent d’une campagne saine et vivifiante, et apportent l’appétit.
Le seul bémol que je pourrais émettre, se porte sur la qualité rendue des photos, un peu terne… elles auraient mérité plus de brillance.

Sur la quatrième de couverture, on précise…
Carol Reid-Gaillard, écrivain et photographe, a gagné deux années de suite, le 1er prix de jardin potager bio de France de l’association SNHF.

Je remercie Babelio et les éditions Sud-Ouest pour ce beau cadeau. Il me motive à rejoindre ma minuscule parcelle jardinée…
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