Cogner le granit. Italiens tailleurs de pierre en Creuse

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Un livre offert dans le cadre des Masses Critiques de Babelio
Avec Les Ardents Éditeurs

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cogner le granitCogner le granit
Italiens tailleurs de pierre en Creuse
Compagnie Le Chat Perplexe

Jean Métégnier, artiste musicien / auteur
Ernesto Timor, photographe / auteur
Estelle Coquin, montages sonores

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« La compagnie Le Chat Perplexe » est un collectif d’artistes qui a vu le jour en 2000 à Aubusson dans la Creuse. Sa vocation est la création de spectacles diffusés à travers toute la France. Mais le Chat Perplexe développe également des projets en lien avec le territoire plaçant la rencontre et l’humain au cœur de sa démarche artistique.
Cet ouvrage est une des réalisations d’un projet multiforme intitulé « Éclats de pierres, éclats de vies », qui a donné le jour à un spectacle « Le Bal des Casse-Cailloux », une exposition sonore et photographique « Le Fil de la Pierre » et un Sentier des Tailleurs de Pierre au départ de Sardent en cours de création… »

« S’émerveiller, c’est résister. »

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Pourquoi ai-je choisi ce livre lors des Masses Critiques de Babelio ? …
Alors que je parcourais la liste des titres proposés, un peu fébrile dans les nombreux choix, mon cœur a bondi à « Italiens tailleurs de pierre en Creuse ». Une veille photo en couverture évoquait déjà pour moi une histoire. Pas une de celles qui sont racontées dans ce beau livre, non… mon histoire, mes racines.

En 1920, mon arrière-grand-père Giuseppe Begani a quitté un jour la commune de Palanzano de la province de Parme en Italie, pour aller à Calenzana en Corse, rejoindre quelques cousins. Il devait avoir une quarantaine d’années. Veuf, sa femme avait succombé à la grippe espagnole, il était seul à élever ses cinq enfants ; Luigi, Anghu, Pino, Genia (ma grand-mère) et Nita.
Tailleur de pierre, il a participé avec ses trois fils, à faire des routes, des ponts, des villages et des clochers. Ils ont laissé leurs empreintes et leurs souvenirs restent encore dans la mémoire de certaines personnes. Petite, j’étais si fière lorsque j’entendais parler de lui ! On disait qu’il était d’un grand courage, qu’il avait transmis à ses enfants des valeurs de respect et de travail… La cousine Angèle me confiait « Ça filait droit, avec le grand-père Joseph ! et ses enfants l’écoutaient ! ».
J’ai bien connu ma grand-mère Genia que j’ai beaucoup aimée. Mais femme discrète, d’une autre génération, elle ne m’a jamais parlé de son père. J’imagine que tout ce que j’admirais en elle, sa droiture, sa bonté, sa générosité, c’était lui, aussi.

Dans l’introduction du livre, Thierry Gaillard, maire de Sardent, évoque ces migrants venus du nord de l’Italie qui se sont installés à Sardent. Ils ont modelé la Creuse dit-il. C’était « les faiseurs de bordures de trottoir ». Je retrouve des mots qui symbolisent ma famille… solidarité, fraternité, courage, valeurs, humanité, et je suis sûre que cette lecture, je ne la ferai pas seule car je me sens déjà en compagnie des miens…

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Ça ne parle pas de ma Balagne, mais des Italiens qui ont quitté leur pays pour s’installer dans le Limousin. C’était dans les années 20, pour la plupart, ils ont fui à cause de la montée du fascisme. Sur leur passeport la mention « Tendenza politica anarchica » signait un arrêt de mort, et sans carte du parti, ils ne pouvaient pas travailler. Les hommes, des tailleurs, des cogneurs de pierre et d’autres qui ne l’étaient pas, se sont réfugiés en France et ont trouvé de l’ouvrage dans les carrières et les chantiers. L’accueil ne fut pas toujours à bras ouverts car les « macaronis » parlaient une autre langue et prenaient la place des Français (rengaine connue). Mais leur courage et leur ardeur ne pouvaient que forcer l’admiration, et les portes closes se sont ouvertes…

Pour la plus part, ils venaient du nord de l’Italie, communes du Frioul et de la Vénétie.

Entre les pages, il y a l’écho des coups des masses et des coups des mines, il y a les petites histoires qui sont restées dans les annales, il y a la mémoire qui se transmet aux descendants, des photos, des anecdotes émouvantes, il y a Ettore, Marius, Angelo, Giovanni Batista…, les carrières du Maupuy près de Guéret, le chantier au Bois Chameau…, les accidents, le granit qui s’incruste dans la peau par des éclats, par des poussières, la silicose…, la musique, les bals, les chants qui cadencent le travail…, il y a… le mal du pays, cruel, que l’on tait… Dans « les petites histoires », on évoque aussi les marmites de pâtes, leur amidon qui serait bon pour les blessures, la sieste, le temps pluvieux en plein été, l’amour…

Amelia Del Din, la seule femme qui témoigne, dit :
« J’adore danser mais la valse commence à me tirer la langue ! J’étais gaie quand j’étais jeune, et puis la vie nous gifle un peu trop fort, on change, hein, c’est vrai ? »

Ainsi débute la deuxième partie du livre intitulée « Portraits ». Le photographe Ernesto Timor a pris le portrait des fils, les derniers cogneurs.
Pasquale Marchio et Marius Paties avaient à peine douze ans quand ils ont accompagné leurs pères pour apprendre le métier. Impliqués, ils l’étaient aussi dans la Résistance durant la guerre. Le fascisme ne passera pas en France !
Troisième génération, Roland Bravin, fils d’Augusto, Daniel Delprato, fils de Stefano, et Robert Marchio, fils de Pasquale, ont vu le déclin de l’exploitation du granit, dans les années 60. Le temps des tailleurs de pierre est fini et il faut se recycler. Quel plus bel hommage à leurs parents que de continuer autrement le métier ! C’est à l’École des Métiers du Bâtiment de Felletin qu’ils se perfectionnent. Daniel travaille pour les monuments historiques et Robert se spécialise dans la gravure, devenant Meilleur Ouvrier de France… Aujourd’hui, ils sont tous les deux professeurs de taille de pierre.

Les archives de la troisième partie sont celles des carrières du Maupuy. Les Italiens arrivaient d’abord en ces lieux mais n’y restaient pas toujours, car ils préféraient « partir dans les campagnes à la recherche des boules roulantes », plus au sud. Les « boules roulantes » sont des boules de granit dont les moitiés vont rouler à l’explosion de la mine. Le travail était dur et la paye n’était pas en rapport. Seuls les hommes forts et aguerris parvenaient à effectuer la tâche. Sur les vieilles photos, le décor paraît immense, les hommes si petits !
Les témoignages de Marius Paties racontent aussi les chantiers au Bois Chameau, ceux à Château-Merle, et ceux au Bois du Clou… chaque famille avait son coin. Il met aussi à la disposition des auteurs, d’autres photos où son père et son oncle posent en compagnie d’autres tailleurs. Ils sont plus d’une dizaine, la chemise blanche, les manches retroussées sur des bras massifs, le regard pétillant, fier et un peu narquois. Ils ressemblent à des maquisards. Sur une autre photo, ils sont les bras croisés, assez impératifs. Puis sur une autre, ils ont la masse au poing, aussi beaux qu’un Marlon Brando ! Les photos se succèdent… des hommes et des roches…

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Archive de Marius Paties (Vincenzo et Giovanni Paties, père et oncle de Marius)
Carrière dans les Alpes-Maritimes vers 1921-1922
Premières années d’immigration avant de venir cogner le granit en Creuse

Leur vie n’était pas que labeur ! il y avait aussi l’amour et les joies des bals. Banjo, mandoline, accordéon. Les photos sont belles avec ces familles qui s’agrandissent, ces unions qui réunissent deux cultures, deux pays.

Fais demi-tour… est une de ces « petites histoires » que je tiens à retenir. J’imagine le ravage que peut ressentir un homme qui a quitté son pays pour des raisons politiques.
« Fano Delprato n’est jamais retourné en Italie. Un jour, son fils Joël a réussi à décider son père de faire le voyage ensemble : les voilà partis en voiture. A l’approche de la frontière, il sent son père se crisper ; puis ça y est, ils sont en Italie. Moins de cinquante kilomètres après, Fano dit à son fils : « S’il te plaît, fais demi-tour… »
Joël a bien senti que ce n’était pas la peine d’insister, impossible de retourner là-bas. Ils sont revenus à Pontarion ; ils n’ont plus jamais reparlé de l’Italie. »

Ce très beau livre se suit avec un CD audio de « paroles collectées » par la Compagnie Le Chat Perplexe. La voix du Duce est un prélude aux témoignages des derniers cogneurs. Ainsi tout a commencé, ils ont fui le fascisme et sont venus en exil en France pour faire un travail de bagnard. La musique s’infiltre dans la mémoire, les noms défilent. On nous invite à leur table et on les écoute… respectueusement, captivés, charmés. « Chacun avait sa zone… et que des Italiens… Rien que sur Sardent, cent Italiens !… Voilà tout ce qui c’est passé dans notre vie… Ils travaillaient toute la semaine et le dimanche, ils se lavaient et allaient au bal jusqu’à 5 heures du matin. Les filles aimaient danser… Ils ont fait des bagarres, beaucoup, toujours pour des filles… Les Italiens venaient nous inviter. On ne pouvait pas les refuser, ils dansaient tellement bien ! ». L’accent encore intact, la musicalité de la langue, douce et pleine de vie, et des souvenirs, des souvenirs, des émotions qui étreignent le cœur.

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Archive de Marius Paties (il est à gauche tout en haut)
Mariage de Giacinto Moro à Sardent vers 1945

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Ce livre, ces paroles, sont à partager car c’est notre Histoire. Le CD audio se termine et je ne peux m’empêcher d’applaudir… Merci pour ce très beau livre.
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Bella ciao

Una mattina mi son svegliata
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Una mattina mi son svegliata
Eo ho trovato l’invasor

O partigiano porta mi via
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
O partigiano porta mi via
Che mi sento di morir

E se io muoio da partigiano
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
E se io muoio da partigiano
Tu mi devi seppellir

Mi seppellirai lassu in montagna
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Mi seppellirai lassu in montagna
Sotto l’ombra di un bel fior

Cosi le genti che passeranno
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Cosi le genti che passeranno
Mi diranno che bel fior

E questo é il fiore del partigiano
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
E questo é il fiore del partigiano
Morto per la libertà

 

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La nature morte française au XVIIe siècle

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« L’art dans tous ses états » de Shelbylee

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la-nature-morte-francaise-au-xviie-siecleLa nature morte française au XVIIe siècle
Eric Coatalem

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Eric Coatalem, galeriste à Paris,  est spécialisé dans les peintures françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, et a organisé de nombreuses expositions sur Lubin Baugin, François Perrier, Jacques Rigaud, Gustav Klimt, Louyse Moillon…

Avec cet ouvrage de belle facture, érudit, dense de 500 pages, de 200 artistes répertoriés et de 500 reproductions (pour la plupart venant de collections privées), il honore les natures mortes qu’on appelait à l’époque le « petit genre » peu prisé par les collectionneurs, l’Académie royale de peinture et les musées.
Les choses naturelles, une nature détaillée avec une méticulosité infinie, qui célèbrent aussi bien la vie que la mort, sont magnifiquement exposées dans ce livre-musée scindé en deux parties :

Les artistes français du XVIIe siècle
Les artistes étrangers et français de toutes époques

Dans l’introduction, il est dit que la nature morte raconte « la fugacité du temps, la mort ou la simple beauté du monde ».
C’est au XVIIe siècle qu’elle prend son essor en Europe, mais Hilliard T. Goldfarb (conservateur en chef adjoint et conservateur des maîtres anciens, musée des Beaux-Arts de Montréal) tient à revenir dans le temps en citant des artistes de la Grèce antique, les enluminures du Moyen-Âge, la Haute Renaissance…
La corbeille de fruits du Caravage est l’un des premiers tableaux présentés dans le livre.
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caravageMichelangelo Merisi, dit le Caravage, Corbeille de fruits
huile sur toile, 31 x 47 cm, daté vers 1598-1599

A travers ces tableaux, peintures de la réalité, on pénètre… « les intérieurs des maisons, les fleurs et les denrées alimentaires vendues sur les marchés du XVIe siècle. ». On lit que les classes nobles et bourgeoises s’étaient prises de passion pour les jardins. Avant, le jardin était médicinal, après, il était aussi d’agrément. Les fleurs (cultivées et non sauvages) resplendissent sur les toiles, et les bouquets sont peints en dépit des saisons. Une fleur de l’hiver se mêlera à la fleur de l’été. L‘Académie royale des sciences s’intéresse alors à l’étude de la botanique (fleurs, fruits), et à l’étude de la faune (planches anatomiques d’animaux). Les pièces de boucherie, de dépeçage, trouvent une place dans le décor.
On admire les nombreuses compositions florales dont l’éphémère beauté nous saisit.
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jean michel picartJean Michel Picart, Bouquet de fleurs dans un vase en verre,
huile sur toile, 45,7 x 35,7 cm, vers 1600-1682

Au fil des différentes époques, les compositions changent. De classiques, mesurées, elles tendent vers une exubérance riche et artificielle. Précieuses, débauche de trésors, œuvres décoratives, les scènes sont composées pour flatter les sens. L’esthétisme luxueux convient au règne de Louis XIV.
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jean-blin-de-fontenayJean-Baptiste Blin de Fontenay, Vase de fleurs avec un buste de Louis XIV
huile sur toile, 190 x 162 cm

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« Le plus la Peinture imite fortement et fidèlement la nature, plus elle nous conduit rapidement et directement vers sa fin, qui est de séduite nos yeux. » De Piles, chef de file des théoriciens à l’Académie à la fin du siècle, en 1708.

trophime_bigot_allegory_vanityTrophime Bigot, Le maître à la chandelle, allégorie à la vanité,
huile sur toile, 95 x 135 cm

La vanité « tout le tragique de la condition humaine », particularité de la nature morte, montre une composition qui amène au funèbre et à la fragilité de la vie. Le religieux est dépassé et suggère d’autres symboles. Aux ossements, aux crânes, les artistes intègrent souvent des objets comme un livre, un sablier, un vase, une bougie… Le matériel, toute chose tangible, et le spirituel, l’essence mystique de l’âme. Ce chapitre est rédigé par Alexis Merle du Bourg, docteur en Histoire de l’Art.
Là encore, les tableaux montrent des styles bien différents et « ambivalents ». (L’ambivalence, lorsque le peintre ajoute un miroir dans lequel un crâne s’y mire. « De manière continue depuis le Moyen-Âge, le miroir a été associé à la dénonciation explicite de la vanité, et secondairement de la luxure… »).
La sobriété de certaines œuvres qui renvoient à la déchéance, au néant, à la solitude, fait place à une autre génération qui montre une « sophistication » plus prononcée.

.Pieter BoelPieter Boel, Allégorie des vanités du monde,
huile sur toile, 207 x 260 cm, 1663

L’éphémère et l’éternel se conjuguent dans des mystères, l’évanescence, l’austérité et le faste. Les spécialistes nous racontent ces beaux tableaux qui inspirent admiration et frissons. Les sentiments évoluent suivant les représentations… L’opulence d’une corbeille de fruits et les richesses d’une tablée de François Habert (actif au XVIIe siècle) procurera une émotion autre que « La vanité au crâne, rose et montre à gousset » de Nicolas de Largillierre (1656-1746).

crâne et bulles de savonVanité aux bulles de savon, crâne et instruments de musique,
Simon Renard de Saint-André, huile sur toile, 60 x 43 cm

Un crâne, je songe immédiatement au poème de Baudelaire… « L’Amour est assis sur le crâne de l’Humanité, Et sur ce trône le profane, Au rire effronté, Souffle gaiement des bulles rondes qui montent dans l’air, Comme pour rejoindre les mondes au fond de l’éther… ».
Lorsque je vois « Le dessert de gaufrettes » de Lubin Baugin, (1610-1663), je pense aussitôt à « Tous les matins du monde » et j’entends la musique de M. de Sainte-Colombe
La peinture est poésie, rêve, voyage, tout au long de ce
« dictionnaire des peintres travaillant en France au XVIIe siècle » ; de Nicolas Baudesson (1611-1680) à Baudoin Yvart (1611-1728?) et autres anonymes…

Magnifique livre, j’ai conscience d’avoir été une privilégiée lors des Masses Critiques de Babelio. Bible, référence, il est à recommander à tous les amoureux des arts. Je tiens à préciser qu’il n’est point nécessaire d’être savant pour apprécier cet ouvrage et comprendre les symboles. On se balade émerveillé devant tant d’adresse, on se questionne sur le temps qui passe et les lésions qu’il laisse, la vie, la mort, la beauté, la pureté, la fragilité, la décrépitude, les croyances, notre monde, leurs mondes et l’essence réelle et irréelle des choses.
Il serait un superbe cadeau pour Noël !

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Lubin_BauginLe dessert de gaufrettes, Lubin Baugin,
huile sur bois, 41 x 52 cm

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Mon herbier du Berry

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mon herbier du berryMon herbier du Berry
Anne Richard

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Spécialiste en botanique, l’auteur a réuni dans son herbier les « herbes » de la campagne berrichonne, cultivées ou sauvages, à partir d’anciennes planches de la fin du XIXè siècle. Près d’une centaine servent de support à son répertoire.
Au début du livre, elle nous explique (brièvement en deux pages) son approche, sa façon de les présenter et sa passion qu’elle veut nous faire partager. Elle insiste aussi sur le fait qu’il n’est point besoin d’être un grand spécialiste pour aborder cet ouvrage. Un amoureux de la nature, des belles illustrations, un observateur, trouvera forcément son plaisir à le feuilleter.

coquelicot
Chaque fiche a sa gravure ; une identité à gauche, une illustration à droite.
La flore qui borde nos routes, qui tapisse les sous-bois, les champs, ces herbes folles qui envahissent nos jardins, elles ont un nom latin, appartiennent à des familles, elles sont utilisées à des fins particulières… elles ont une histoire.

Leurs noms… Clématite des haies, renoncule bulbeuse, réséda jaune, lobélie brûlante… des noms de fées !

Je vous conseille cet herbier, beau livre, qui à ce jour a un avantage : Il est proposé à un tout petit prix. Amoureux de la nature, vous ne devez pas vous en priver.

nymphéa.

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Chine 365 us et coutumes

Chine 365 us et coutumesChine, 365 us et coutumes
Sophie Francoeur et Anne-Marie Cattelain Le Dû

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Ce petit livre aux « 365 us et coutumes » mêle deux civilisations, la Chine d’hier de Confucius à celle d’aujourd’hui si trépidante. Enluminé par de belles illustrations colorées, dragons, fleurs, rosaces géométriques, il avive nos sens et notre spiritualité.

Pays secret, Empire Céleste, le voyage nous convie à lire cinq parties…

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Vie en société
« 35. Oups !
Si dorénavant la bienséance veut qu’on mange sans déglutir bruyamment et sans roter, les Chinois, même éduqués, continuent d’affirmer qu’il est impossible de manger sans émettre des bruits naturels. »

Histoire de famille
« 85. Le bon moment pour le mariage
Aujourd’hui encore, beaucoup de jeunes Chinois, sous la pression de leur famille, consultent un astrologue pour qu’il fixe la date de leur union. Un calcul qui prend en compte le signe astrologique de chacun des fiancés. »

Culture et loisirs
« 161. Parfum d’ambiance
Un calligraphe peut utiliser de l’encre en bouteille mais il préfère la délayer lui-même à partir d’un bâton à encre. Cet exercice prend du temps mais permet de se concentrer, de se couper du monde. Et le parfum particulier du noir de fumée de sapin servant à fabriquer le bâton crée une atmosphère propice à la calligraphie. »

Croyances et fêtes
« 196. Slogans à tout-va
Des slogans officiels ou de sociétés privées sont affichés partout. En général ils se composent de deux parties, chacune répondant à l’autre en termes de grammaire
et de caractères, tels que : « Ne pas oublier le peuple quand on administre les affaires politiques ; ne pas oublier la probité quand on est au pouvoir » ; ou encore « L’ensemble du Parti participe au mouvement de construction et de conquête ; l’ensemble du peuple construit une ville civilisée. »

Vie privée
« 294. Le Tigre téméraire et sensible
Déterminé, courageux, séduisant, charismatique, le Tigre est aussi versatile, sujet aux sautes d’humeur, au stress, ultrasensible, ce qui lui vaut des inimitiés. Il est le roi terrestre. »

Un art de vivre, une philosophie, de la sagesse… Chaque jour, on peut s‘amuser à méditer ce qu’il nous révèle.
Dans la même édition, vous trouverez le Japon, le Maroc et l’Inde. Ça peut faire un sympathique cadeau en début d’année.

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Chauvet-Pont d’Arc, Le premier chef-d’œuvre de l’humanité

Logo_BabelioUn livre offert par Babelio et les Editions Synops
dans le cadre des Masses Critiques

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chauvet pont-d'arcChauvet-Pont d’Arc
Le premier chef-d’oeuvre de l’humanité
Relevé par la 3D
Les auteurs…
Textes de Pedro Lima
Photographies de Philippe Psaïla
Réalisation 3D de Philippe Psaïla et Guy Perazio

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Les hommes préhistoriques de la période aurignacienne (40000 ans avant J-C) ont certainement ressenti comme nous l’extraordinaire beauté du site avec le cadre majestueux du Pont d’Arc qui enjambe une rivière sinueuse. Pour contourner une barre rocheuse, cette rivière a creusé le cirque d’Estre et fait apparaître des falaises escarpées. Au-dessus du méandre asséché, s’ouvrait (à l’époque des artistes préhistoriques) sur le flanc de la montagne une immense entrée de dix mètres de haut, visible de très loin. Ce porche a aujourd’hui disparu suite à un éboulement de la roche (il y a environ 21000 ans) condamnant ainsi l’accès aux hommes et animaux.

En décembre 1994, trois spéléologues (Eliette Brunel, Christian Hillaire et Jean-Marie Chauvet) s’intéressent, comme depuis de nombreuses années, à la richesse souterraine de la région. Ils recherchent à travers les fissures de la paroi le moindre souffle d’air. Ayant repéré quelques semaines auparavant un filet d’air dans la paroi (en surplomb de l’ancienne entrée), ils avancent en rampant dans un étroit boyau puis débouchent dans une vaste cavité ; la beauté minérale les sidère. Sur les sols argileux parfaitement conservés, ils marchent doucement entre des ossements d’ours. En pénétrant dans de nouvelles galeries, Eliette Brunel s’écrie : « Ils sont venus ». Sur les parois des peintures de chevaux, félins, rhinocéros se mélangent par dizaine. Encore chamboulés par leur découverte, les trois amis quittent avec précaution les lieux. Un semaine plus tard, la veille de Noël, ils reviennent accompagnés de trois amis. Pour protéger le sol, ils installent des bandes en plastique. Ils atteignent le fond de la cavité et découvrent une fresque unique et bouleversante.
« Nous en avions tous les larmes aux yeux, et nous nous demandions en permanence si nous ne vivions pas un rêve éveillé » raconteront par la suite les découvreurs. Le préhistorien, spécialiste de l’art pariétal Jean Clottes se rend le 29 décembre pour authentifier la découverte. D’abord sceptique, le spécialiste est vite stupéfait par ce qu’il voit. Devant la scène des Félins, il ressent l’une des grandes émotions de sa carrière. Certain de l’authenticité des peintures, il reste six heures dans la grotte en compagnie des découvreurs et de deux autres personnes.

Le 18 janvier 1995, le ministre de la culture Jacques Toubon annonce l’existence de la grotte Chauvet avec ses fabuleux trésors artistiques en compagnie des trois spéléologues.
Des prélèvements dont des échantillons de charbons de bois permettent, par la technique du carbone 14, de dater les peintures (autour de -35000 ans). Il s’agit des plus anciennes représentations de l’humanité, deux fois plus vieilles que celles de Lascaux. Notre conception de l’art préhistorique s’en trouve alors complètement bouleversée. En effet, on peut constater qu’il n’y a pas d’évolution stylistique dans l’art pariétal. Les artistes de la grotte de Chauvet sont aussi talentueux que ceux de la grotte de Lascaux. Ainsi, la notion de progrès n’existe pas dans l’art à l’inverse de la science. Les théories de Leroi-Gourhan se trouvent contredites car il parle d’une évolution stylistique, les formes représentées étant très schématiques à l’Aurignacien ; ce qui n’est pas du tout le cas ici.

La protection de la grotte est rapidement mise en place avec une lourde porte blindée reliée à un système de vidéo surveillance. L’accès au public est interdit. Afin d’éviter les erreurs faites à Lascaux, les visites sont rares et dépendent de plusieurs paramètres physiques enregistrés par des capteurs comme la teneur en gaz carbonique.

La capture de la grotte en 3D permet de mieux saisir les volumes, mettant en évidence les trous et les saillies. Des scanners ont enregistré seize milliards de points. Sur ces surfaces 6000 photographies réalisées en haute définition par Lionel Guichard ont été superposées. Sans se déplacer, le spectateur peut alors, par l’intermédiaire de son ordinateur (sur le site lepremierchedoeuvre.com), admirer les peintures de la grotte en visualisant bien les dessins qui épousent parfois les courbures de la roche. Les artistes ont parfaitement utilisé les anfractuosités des parois. Le relevé topographique montre la grotte selon les trois dimensions. On peut aussi voir dans l’espace, un crâne d’ours qui a été posé sur un rocher. Quelle était l’intention de ce geste, cérémoniale, rituelle… ?

La grotte renferme 442 représentations animales, des signes (points, traits, hachures) et des empreintes humaines (des mains en positif ou négatif) qui remettent en cause nos réflexions à propos de l’origine de l’art. Le bestiaire est dominé par des animaux dangereux (félins, mammouth, rhinocéros, ours).

Les techniques utilisées sont parfaitement maîtrisées et très diverses (fusain, peintre à l’ocre rouge et jaune, tampon, gravure, raclage, estompe…). Des mises en scènes avec des associations complexes suscitent notre admiration et provoquent une véritable émotion esthétique. On pense que seulement quelques artistes ont œuvré, peut-être encadrés par un maître car on retrouve des ressemblances dans la façon de représenter les oreilles. Ces artistes étaient sans doute assimilés à des chamans, donnant à la tribu une pensée spirituelle.
Les études ont montré que certaines empreintes de mains étaient celles d’une femme ou d’un adolescent. Des aménagements de la grotte ont été réalisés par les hommes préhistoriques car des blocs de pierre ont été déplacés afin de former des marches ou un bassin.

Après avoir descendu une échelle métallique, on entre d’abord dans la salle Brunel,  où on remarque à l’ouest l’éboulis qui a fermé l’ouverture première de la cavité. Au fur et à mesure que l’on progresse les peintures se révèlent de plus en plus présentes et envoûtantes. Dans la salle Hilaire, neuf ensembles regroupent des dizaines d’animaux. Ainsi le panneau des chevaux montre toute l’habilité des artistes et leur faculté à concevoir des mises en scènes très élaborées. Dans le prolongement de la salle Hilaire, la salle du Crâne est recouverte au sol d’ossement d’ours. Au centre de cet « amphithéâtre », est posé sur un bloc de pierre un crâne comme un acte symbolique. La salle du fond constitue le saint des saints avec des panneaux monumentaux et très expressifs comme le fameux panneau des lions d’une beauté fascinante.

Le projet d’un fac-similé à deux kilomètres de la grotte faisant appel à des technologies de pointe et au talent d’artistes copieurs voit le jour en 2007. En 2015 la fin du chantier permet l’ouverture de la Caverne du Pont-d’arc (reconstitution de Chauvet-Pont d’Arc).

Ce livre permet une immersion totale dans la grotte en raison de la qualité des images, le tout renforcé par la 3D sur ordinateur. D’un abord facile, le texte replace fort bien le contexte de la découverte et la portée historique de celle-ci.

Un magnifique et passionnant livre que je vous recommande !

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Détail du panneau des Rhinocéros

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Visions Huichol, un art amérindien du Mexique

L’art dans tous ses états de Shelbylee

Un livre offert dans le cadre des Masses Critiques de Babelio
Partenariat avec les Éditions d’Art Somogy

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vision huicholVisions Huichol
Un art amérindien du Mexique
Michel Perrin

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Michel Perrin, ethnologue et anthropologue, s’est spécialisé sur le chamanisme, la mythologie, le symbolisme, l’ethnomédecine et l’art. Lors d’un voyage au Mexique, dans la sierra de Jalisco, de 1989 à 1991, il découvre la culture amérindienne et le peuple Tateikie. L’accueil est peu chaleureux. Ils sont fiers, discrets et réticents envers l’étranger. Des tableaux faits de fils retiennent son attention…
Il y retourne vingt ans après, en 2010, et perçoit un changement. L’écotourisme « a ravivé et transformé » leur art. L’artisanat s’est développé et s’ouvre sur le monde extérieur. On le découvre sur les étals des marchés mais aussi dans les musées.

Dans l’introduction, il se questionne sur deux points qu’il est important de relever…
 » Quelles relations existe-t-il entre la religion et l’art d’une société traditionnelle ?
Comment un art pictural se nourrit-il d’un milieu géographique particulier et d’une manière spécifique de concevoir l’homme et le monde, exprimée par les mythes et les rites ? »

huicholNotre-Mère-Terre
Martin de la Cruz (Niuveme), 1989 – 30 x 30 collection particulière

Ce magnifique livre sur les Huichol est un partage de connaissances (leur histoire, leurs mythes, leur religion, leur culture, leur terre…), de spiritualité (leurs visions…) et d’émotions (leurs créations, l’essence de leur art, l’harmonie des formes, des symboles, des couleurs…).

Les Wirraritai, appelés les Huichol, parlent la langue uto-astèque. Ils habitent sur des hauteurs escarpées (3000 mètres d’altitude) car ils ont été contraints de quitter les terres basses lors des incursions militaires espagnoles du XVIème siècle. Ils se divisent en cinq communautés, des scissions qui représentent le centre et les quatre points cardinaux. Santa Catarina Cuexcomatitlan, San Andrés Cohamiata, San Sebastian Teponahuaxtlan, Tuxpan de Bolanos et Guadalupe Ocotan. Le chiffre cinq est un nombre particulier qui revient régulièrement dans les rituels chamaniques.
Dans les années 50, on a demandé à ce peuple d’artistes d’exprimer par des dessins, leur croyance et leurs rêves. « Quelque cinquante années plus tard, un ethnologue a suivi un chemin inverse. Il a demandé aux Indiens de déchiffrer et d’interpréter leurs œuvres picturales… ». La mythologie huichol se raconte à travers leurs œuvres. Les formes sont « des êtres divins, humains, animaux ou végétaux ». Tout s’imbrique et passe de l’un à l’autre. On ne distingue alors de cette complexité que « les lignes dominantes » et contrastées ; le sombre, la nuit, s’opposent à la lumière, le jour, le désert à l’océan…
Pour nous aider à comprendre (ou à cheminer librement dans notre imaginaire), à reconnaître les formes, un petit répertoire dévoile les principales divinités. Elles sont animales comme l’Aigle, le Cerf, le Loup, le Lézard… elles sont éléments comme l’Eau, le Feu, le Vent, la Pluie… elles sont astres comme la Lune, le Soleil… elles sont végétales comme le Peyotl, le maïs…

Dans un des paragraphes intitulé « Voir, communiquer et créer. Un art chamanique ? », l’auteur note l’influence des traditions religieuses et des rites chamaniques. Après avoir consommé du Peyotl, l’esprit s’ouvre est accède à des strates parallèles, mondes « des ancêtres, des dieux, des esprits, des âmes et des morts ». Leurs visions racontent leurs communions et nous invitent dans « des lieux sacrés ».

Sur des surfaces de contreplaqué recouvertes de cire, ils disposent des fils de laine. Les arabesques peuvent composer des tableaux simples ou très chargés. Comme les peintures ou gravures des Aborigènes d’Australie, (je pense aussi à Picasso et Robert Combas), beaucoup d’énergie, de vie, passe par ces formes. Labyrinthe, carte au trésor, tapisserie aux teintes éclatantes, on peut dire sans paraître vulgaire, qu’on en a plein les yeux !
Suivre le cheminement, se tortiller en tous les sens suivant les remous des fils, faire une pause sur une figure et en découvrir l’expression, les couleurs, son remplissage, chercher l’histoire sans la deviner, se perdre dans les pigments… et rentrer en osmose…

Le livre compte près de 130 créations photographiées, toutes détaillées, expliquées, formulées en proses. Il y a des chemins, des naissances, des prières, des fêtes… un immense univers magnifique, généreux, spirituel, rempli de mystères et de ferveur.

Si vous avez la possibilité et la chance d’aller au Musée d’Arts Africains, Océaniens et Amérindiens de Marseille, l’exposition « Visions Huichol, un art amérindien du Mexique » se tient jusqu’au 11 janvier 2015.

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Un livre à offrir ou à s’offrir.

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108247_1411486651_5-huichol-dieux-que-ns-rencontrons_557x420pJosé benitez Sanchez, 1988 – 61 x 81,5 cm, collection particulière


Les Dieux que nous rencontrons

Un chamane et son aide sont sur des rochers.
L’un d’un côté, l’autre de l’autre.
L’un communique avec Notre-Frère-Aîné-Kauyumari.
Kauyumari a une tête de cerf à quatre ramures.

Du chamane sort un serpent rouge, c’est sa force.
De sa main émane une vibration, c’est un message.
De sa tête pend une ramure de cerf.
Celle-ci le désigne comme chamane.

Notre-Grand-Mère-Nakawé est au centre.
Colibri, messagère des dieux, la convoquée.
Ses messages sont semblables à un masque.
Notre-Grand-Mère en reçoit les paroles.

Notre-Grand-Mère est au-dessus d’un étui chamanique.
Les deux cornes, comme des pinces, sont ses gardiens.
Personne d’autre que le chamane ne pourra le toucher.

Notre-Grand-Mère parle avec l’esprit du dieu Cerf-du-Monde-Obscur.
Ils sont reliés par la tête et par le corps.
Ils échangent des paroles, ils s’envoient des messages.

L’esprit du cerf communique aussi avec Kauyumari.
Le chamane communique avec Kauyumari.
Kauyumari communique avec l’esprit du dieu Cerf.
Le dieu Cerf communique avec notre Notre-Grand-Mère-Nakawé.

Des dieux apparaissent aussi dans les montagnes.
Ils habitent des roches sacrées.

C’est à l’origine des temps, lorsque sortit Notre-Père-Soleil.
Des ancêtres se convertirent en pierres et en rochers.

Tous ceux qui n’atteignirent pas  le Mont-de-l’Aube se pétrifièrent.
Ce sont les kakauyari.

D’un rocher sort une tête, avec trois flèches.
C’est Werika, Notre-Mère-Aigle.
C’est son âme, son expression, sa parole.

Il y a aussi le Cerf-Bleu.
Il guide le chamane dans les montagnes du désert, sur le chemin des dieux.
Deux bâtons à plumes sont près deux.

Points, étoiles et flèches sont des paroles, des pensées, des expirations.
Ce sont celles du chamane, celles du cerf, celles des dieux.
Elles vont des chamanes aux dieux et des dieux aux chamanes.

Tatewari, Notre-Grand-Père-Feu, est près du chamane et de son aide.
Près de l’un est le feu bleu.
Près de l’autre est le feu rouge.
Car le feu naît d’abord bleu, puis il devient rouge.

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Patchwork et quilts en liberté

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patchwork-et-quilts-en-libertePatchwork et quilts en liberté
16 créations inspirées à réaliser soi-même
Jane Brocket

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Vous avez toujours voulu tenter l’expérience, vous n’avez jamais osé. Tout est trop dur, trop compliqué, impensable à réaliser… La complexité des ouvrages vous paralyse, par où commencer, comment faire ?
Jane Brocket raconte dans son livre sa passion pour les quilts et son approche un peu timide au début. La néophyte, poussée par l’impétuosité et la bonne volonté, s’aventure avec ses fils et son aiguille dans le jardin des textiles.

Une réflexion de son amie Lucy… « Enfin Jane, s’exclama-t-elle d’un ton exaspéré, il ne s’agit que de couper des bouts de tissus et de les assembler ! » la mène vers une vision plus simple du travail. Ça doit être « une activité facile, plaisante et ludique ».
Après un stage d’un week-end pour se familiariser avec les outils et les techniques de base, Jane s’exerce sur des modèles simples issus de livres d’initialisation. Bien vite, elle acquiert « une philosophie »… Elle ne veut pas enfermer et sacraliser ses œuvres, elles veut les faire vivre. Elles seront poser ça et là et serviront.
Un quilt n’est pas qu’un travail ou un beau plaid, c’est aussi une histoire. Lorsqu’on le coud, on pense à la personne qui le recevra, les pensées sont dans chaque point, et le choix des tissus est un magnifique instant… On peut dire que c’est de l’ordre de l’intime.

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De l’introduction, nous passons à la technicité. Commence le calcul des métrages, la sélection des tissus entre choix et achat, les compositions, la coupe et la création. Avant toute couture, il est important de se projeter et de visualiser l’ouvrage final. Bien que cela soit un travail délassant voire amusant, il ne faut pas oublier que c’est aussi un bel investissement en temps et en finances.
Pour ses modèles, Jane ne cherche pas à les alambiquer. Il suffit de bien choisir les tissus et de les placer judicieusement. Ainsi, de simples bandes d’étoffes fleuries feront un superbe patchwork. Des créateurs comme Kaffe Fassett offrent une gamme alléchante de motifs et de couleurs…

img342Vingt modèles précèdent les techniques de base, l’agencement du plan de travail et un glossaire. Les explications claires s’accompagnent de toutes les mesures, fournitures et illustrations nécessaires à la conception. Les photos sont lumineuses et les réalisations sont représentées dans un décor sobre, élégant, mettant en valeur des cotonnades et des soieries. La richesse étant accentuée sur les motifs et les couleurs.

Jane est bavarde ! Le livre n’est pas seulement un instrument basique, c’est aussi un recueil d’idées personnelles sur sa passion qu’elle souhaite nous faire partager. C’est généreux et prévenant comme pourraient être les conseils d’une amie.

Un livre que je vous conseille…
Maintenant, je vais rejoindre mon atelier. A très vite !

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