Le curieux Noël de Mrs. Ellison


Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo
Challenge Polars et thrillers de Sharon

 

Le curieux Noël de Mrs. Ellison
Anne Perry

1896, Noël dans le Surrey,

A quelques jours de Noël, Mrs. Mariah Ellison, la grand-mère de Charlotte Pitt, se retrouve seule dans la riche demeure de son autre petite-fille, Emily. A quatre-vingts ans, dix de plus que la reine Victoria, elle se sent plus seule que jamais, lasse et repentante. Les regrets viennent tard, mais ne dit-on pas « mieux vaut tard que jamais » ? Si on devait la décrire, on dirait d’elle que c’est une femme de tempérament, altière, pas très belle mais intéressante et surtout on dénigrerait son caractère acariâtre, acide et plein de rancœur.

La maison est décorée de guirlandes de houx, de rubans et de bougies, les domestiques sont aux petits soins pour elle, mais tout est bien trop grand et trop vide. Alors, quand le majordome lui apporte un colis réceptionné pour elle, sa curiosité et son excitation sont pareilles à celles d’un enfant impatient et heureux de recevoir un cadeau.
Intrigant et surprenant, à l’ouverture, on découvre un superbe pudding, mais ce qui est inquiétant, c’est qu’il est très lourd et quand on le pique avec la pointe d’un couteau, on découvre à l’intérieur un boulet de canon.
Mariah Ellison comprend immédiatement le message qui la renvoie vingt ans auparavant pour un souvenir dramatique qui lui a laissé une peine qui ne s’est jamais éteinte. Avec ce paquet, une lettre suit dans laquelle on réclame sa présence dans le Surrey. Plus qu’une invitation c’est une prière qui vient de Peter Wesley le petit-fils de Cullen et Rowena Wesley.

Mariah jeune fille était fougueuse, impétueuse et un peu trop hautaine. Elle n’avait pas pris au sérieux son béguin pour Cullen Wesley et l’avait laissé à une autre. Ce n’est que plus tard, alors que son mari lui faisait vivre un enfer, qu’elle le regretta amèrement. Mais durant une quarantaine d’années, elle sut taire son amour et se montra pour eux deux une amie fidèle, jusqu’à la tragique mort de Cullen.
Dans le train qui la mène à Haslemere, Mariah se remémore des pans de vie qui se superposent aux paysages traversés. La campagne est dénudée, sauvage et sombre, noire comme ses pensées qui la font se retourner sur des évènements vieux de vingt ans. A cette époque, Cullen qui était avocat, devait défendre le Dr. Owen Durward accusé du viol et du meurtre d’une adolescente du village, mais après enquête, il avait décidé de se retirer du dossier. C’est le lendemain de cette étonnante résolution qu’il mourut écrasé par un boulet de canon posé sur l’étagère de la bibliothèque.

La petite ville d’Haslemere n’a pas changé et les conversations des habitants tournent toutes autour du retour du Dr. Owen Durward qui était parti après avoir été reconnu non coupable. La boue remuée ne présage rien de bon et Mariah découvre que son amie Rowena n’a guère été épargnée par le temps.
Peter veut reprendre le dossier de son grand-père et lui demande son assistance car elle a bien connu cette époque alors que lui n’était qu’un enfant de dix ans. Et malgré son âge, Mariah est une femme forte, tout le contraire de sa grand-mère qui se terre dans sa chambre, minée par un secret.
Beaucoup de notes prises par Cullen racontent l’histoire, son aversion envers le suspect, et les doutes qui ont tracassé sa conscience. Il ne reste plus qu’à Mariah et à Peter à enquêter pour en écrire la fin…

Les livres de Noël d’Anne Perry sont des rendez-vous incontournables de décembre. L’intrigue et le suspense ne sont pas toujours palpitants mais il est un fait qu’on s’accorde toutes et tous à dire, elle sait très bien raconter les ambiances victoriennes et donner aux femmes de beaux rôles.
Malgré la teneur dramatique (et très actuelle) qui relate les femmes battues, les abus sexuels, l’emprise et le chantage de la part du harceleur… ce roman fut une bonne lecture que je recommande.

 

 

Joseph Farquharson, paysage du Surrey

 

Le Viking qui voulait épouser la fille de soie

Décembre nordique avec Cryssilda (Suéde)

 

Le Viking qui voulait épouser la fille de soie
Katarina Mazetti

Au Xe siècle,


Sur Möckalö, une île du sud de la Suède, nous faisons la connaissance de Säbjörn, un constructeur de bateau qui vit dans sa ferme avec ses deux fils, sa belle-sœur et ses esclaves. Sa femme et mère de ses enfants est partie sans donner d’explications, mais tous espèrent qu’un jour elle reviendra. Avec cette disparition Säbjörn qui était avant tout un homme de paix, devient plus ombrageux et violent. Sa douleur se reportant sur son fils aîné, Svarte qui ressemble physiquement à sa mère, il accorde toute son attention et son affection à son fils cadet, Kare. Grâce à Arnlög la volvä, la tante qui a un don de divination, qui parle aux oiseaux et qui tient le rôle de guérisseuse, la famille reste unie mais au fil des ans, alors que les garçons grandissent, les liens se délitent. Svarte, l’intrépide, le fougueux, le jaloux, et Kare, le rêveur, le terrien, le bon, aspirent à découvrir le monde en cherchant l’aventure au-delà des mers. Vers leurs seize ans, la tête pleine de rêves de négoces et de richesses, l’un après l’autre, ils quittent le giron de leur île pour d’autres contrées.

A Kiev, Chernek, un riche marchand de soieries, vit dans son palais avec ses deux enfants, Radoslaw et Mika. L’aîné, élève militaire, s’imagine participer à d’illustres batailles et conquêtes aux côtés de l’homme qu’il admire, Sviatoslav le Grand-duc, et la cadette souhaite quitter les murs sécurisés et somptueux de sa demeure pour accompagner son père dans ses voyages à Constantinople. Pour la consoler, Chernek se montre toujours très généreux avec elle et lui offre pour ses dix ans, deux esclaves, des gamines venues de continents lointains ; Poisson d’or aux yeux étirés et Petite Marmite à la peau d’ébène. Les trois enfants qui grandissent ensemble, deviennent inséparables et leur amitié va dépasser le statut maître-esclave.

Un jour, tous ces personnages se rencontreront. Chernek part pour ses commerces en laissant sa fille à Kiev. Mais lors d’un conflit, la ville est attaquée, pillée, et Radoslaw, Mika, Poisson d’Or et Petite Marmite sont faits prisonniers par l’un des assaillants qui se trouve être le capitaine Svarte. Plus protecteur que geôlier, le viking les ramènera de l’autre côté de la Baltique, dans l’île de son père, où chacun œuvrera à sa destinée.

Katarina Mazetti conte leurs vies d’une écriture belle et émouvante. Récit très intéressant sur la grande Histoire, sur les civilisations, les croyances, récit épique, récit de voyages, récit d’amours, les mots nous tiennent captifs et nous mènent au cœur de ce siècle en pleine mutation. Les deux univers, l’un d’une île scandinave à la société rustique, guerrière et paysanne, et l’autre d’un empire florissant, riche et raffiné, se confrontent et s’unissent. Il y a un peu de Dumas dans ces histoires passionnantes et romanesques, très enlevées.
Un roman à recommander, qui fut une belle surprise…

Un autre avis chez Nahe,

 

 

 

 

Appelsinbiff, jambon à l’orange

Les Gourmandises préparent Noël  avec le mois nordique de Cryssilda et Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo

Vous trouverez des recettes chez…

Sandrion – Saumon aux herbes
JojoenHerbe – Sablés de Noël
Samarian – Gâteau aux marrons
Isabelle – Tiramichoux pour le Père Noël

L’Irrégulière – Pâtisson farci et cuisine inventive

 

Pour ce dimanche, je vous emmène en Norvège avec un appelsinbiff… un plat salé et sucré avec un jus d’orange.


Ingrédients pour 2 personnes :

– 2 escalopes épaisses de jambon
– 3 oranges (2 pour le jus, 1 pour la déco)
– 3 carottes
– 2 pommes de terre

– 1 poireau
– 1 cube de bouillon de légume

– Herbes aromatiques : romarin, thym, feuille de laurier
–  Sel, poivre, baies rouges, margarine

Préparation :
– Pressez les oranges et réservez le jus.
– Coupez les pommes de terre en cubes, les carottes et le poireau en rondelles ou en lamelles, comme vous voulez. Faites-les cuire dans un bouillon de légumes dans une première cuisson avec les escalopes. Terminez à saisir les légumes dans un wok avec un peu de matière grasse.
– Poêlez les escalopes épaisses de jambon, déjà pré-cuites, avec les herbes et les baies, puis arrosez-les avec
le jus des oranges. Laissez sur feu doux, 1 à 2 minutes pour que le jus donne du suc.
– Salez (légèrement), poivrez.
– Servez les escalopes avec les légumes et une rondelle d’orange pour la déco…


Verdict : Bon, facile à cuisiner et original. Le goût de l’orange, dont j’ai laissé la pulpe, et celui du poireau donne une touche hivernale qui se conjugue bien avec la viande et les carottes.
Le boucher n’avait pas d’escalopes de jambon, j’ai donc pris des grosses côtes de porc sans os.

 

 

 

L’étrange Noël d’Emma


Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo
Challenge albums illustrés de Hérisson

 

L’étrange Noël d’Emma
Texte de Regina Fackelmayer
Illustrations de Christa Unzner

 

C’est le jour du réveillon de Noël et Emma fait encore des achats pour la fête. Chargée des commissions pour le repas, du sapin et de quelques petits présents, elle s’empresse sous la neige et dans le froid de regagner sa maison ; il lui reste beaucoup de choses à faire !
Mais en route, elle croise un vieux monsieur qui sous le poids de son cabas remplis de cadeaux glisse et tombe. Pour ne pas que les jolis paquets s’abiment, Emma l’aide rapidement à les ramasser et lui souhaite un joyeux Noël.

Lorsqu’elle passe le pas de sa porte, son chien Flanelle et son chat Cannelle lui font bon accueil car eux aussi veulent participer à la décoration du sapin… Seulement au moment de suspendre les boules et les guirlandes, Emma s’aperçoit qu’elle n’a plus le sapin qu’elle avait dû poser pour aider le vieux monsieur.
Sans perdre de temps, et en compagnie de Flanelle, elle retourne le chercher. Mais la neige tombe, recouvre tout et il est difficile à Emma de le retrouver. Armée d’une balayette, elle pense le voir et c’est une borne d’incendie, une poubelle, une boîte aux lettres…

En arrivant chez elle, elle surprend un petit garçon en pleur qui a perdu son bonnet en faisant de la luge. Triste pour lui, elle le console en lui donnant le nouveau bonnet en laine qu’elle venait de s’offrir pour Noël. C’était son cadeau, mais peu importe, la joie du petit garçon fait son bonheur.

Tout serait parfait… une tasse de chocolat, des biscuits, Flanelle et Cannelle à ses côtés… tout serait parfait si le sapin était là aussi… C’est alors que quelqu’un frappe à la porte…
Qui est là ?

Dans la lignée des histoires qui content la magie de Noël, la générosité et le don de soi, vous avez cet album aux douces illustrations. Emma ressemble à une petite fée et les enfants aimeront la suivre avec ses fidèles compagnons dans l’aventure de cette nuit de Noël…
Un bel album à recommander !

 

 

 

La surprise de Noël


Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo

 

 

La surprise de Noël
Debbie Macomber

A vingt-quatre ans, Merry ne sort jamais et n’a pas de petit ami, ce qui attriste ses parents qui sur un coup de tête l’inscrivent dans une agence de rencontre sur le net, sous le pseudo de Mary. De famille modeste, elle est obligée de faire de l’intérim pour payer ses études. Son temps est très pris entre ce travail et sa famille, car sa mère a une sclérose en plaques et son petit frère est atteint de trisomie 21.
La fin de l’année est intense et à Noël, il y a tous les préparatifs à organiser. Dans son entreprise, un gros contrat avec la société Boeing est sur le point de se conclure et son service est particulièrement sollicité. Le vice-président, Jayson Bright, pousse les employés dans leurs retranchements et ne ménage pas Merry qui subit trop souvent ses foudres royales… Dictatorial, tranchant, intransigeant… la liste des adjectifs antipathiques est trop longue. Bref, un Grinch !

A plus de trente ans, Jayson Bright se consacre exclusivement à son travail en cherchant essentiellement à satisfaire son oncle, le président de la société, qui s’est occupé de l’enfant solitaire qu’il était après le divorce de ses parents. Cette dévotion le transforme petit à petit en un être un peu trop impérieux, glacial et désagréable avec tout le monde, sauf avec son cousin qui a partagé son enfance.
Alors quand ce cousin lui annonce qu’il est très amoureux d’une amie d’enfance qu’il a retrouvée sur un site de rencontre et qu’ils vont se marier, Jayson commence à réfléchir. Curieux, il s’accorde quelques minutes à regarder le site et le profil qui attire son attention est celui d’une certaine Mary qui a mis la photo de son chien en guise de portrait. Le chien le renvoie à une époque heureuse de sa vie quand il en avait un lui aussi, et sur un coup de tête, il décide de créer son profil avec une photo de Rocky et de contacter Mary.

De chapitre en chapitre, la lecture passe de Merry-Mary à Jayson-Jay. Nous les accompagnons dans ce jeu de rôle et dans leurs approches timides au début et plus amicales par la suite. Tous les soirs à 21 heures, ils se connectent pour une parenthèse enchantée. Mary lui raconte sa vie, sa famille, ses rêves, se plaint de son odieux patron, lui parle de Noël, une fête magique… et Jay se reconstruit et grandit en se nourrissant de sa générosité, de sa fraîcheur, des bonheurs simples qu’elle lui offre.
Et puis arrive le jour où tous deux décident de se rencontrer. Vraiment se rencontrer ? et non… leur histoire d’amour ne va pas se conclure aussi rapidement, et cela, pour la joie des lectrices qui charmées, vont sourire, ricaner et dévorer cette romance, bonne comme un petit sablé de Noël.

 

Un autre billet avec Nahe

 

 

 

Une pomme d’ambre pour parfumer la maison


Il était sept fois Noël avec Samarian et Chicky Poo

Vous trouverez d’autres activités chez…

Isabelle – Bougie décorée avec des tranches d’orange
JojoenHerbe – Un fil, des étoiles, un sapin

De nos jours, dans sa forme végétale, une pomme d’ambre ou une pomme de senteur est bien souvent une orange piquée de clous de girofle. On peut en faire également avec un pamplemousse et un citron. Elle dégage un agréable parfum qui embaume les pièces, les armoires, et on peut aussi l’utiliser comme répulsif contre les insectes.
Agrémentée de rubans, elle sera un bel ornemen
t dans une coupe ou suspendue en décoration de Noël.

Fournitures : Oranges, rubans, galons, dentelles, clous de girofle, 1 aiguille à broder pour les trous, des aiguilles à tête pour fixer les galons

Réalisation :
– Tracez au stylo sur l’orange, 4 quartiers égaux. C’est sur ces lignes que vous positionnez les galons. Fixez-les avec des épingles à tête enfoncées sur le dessus et laissez une marge pour une attache.
– Dans la partie des quartiers percez la peau de l’orange en dessinant des arabesques ou d’autres figures géométriques avec l’aiguille à broder (plus grosse qu’une simple aiguille).
– Piquez dans les trous les clous de girofle et terminez par mettre un joli nœud sur le dessus de l’orange.
– Variez les galons et les dessins… simples lignes, losanges… ça donnera un joli esthétique.

Il paraît que la conservation de l’orange dure un mois. A voir !