Un Noël à Eaton Square

317072977_10158658324826650_8782356186472243393_nIl était dix fois Noël
avec Samarian et Chicky Poo
Challenge British Mystery avec Lou et Hilde
Challenge polars avec Sharon

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Un Noël à Eaton square
Un Noël à Eaton Square
Anne Perry

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A une semaine de Noël, en pleine préparation du pudding avec sa fille Charlie, Gracie Tellman reçoit la visite de Millie Foster qui vient lui demander son aide. Désormais domestique dans une riche famille d’Eaton Square, à Harcout House, la jeune fille a remarqué que de la nourriture disparaissait régulièrement sans trop inquiéter le personnel. Ne voulant pas être accusée de vol, Millie souhaiterait que Gracie mène une petite enquête.
Avec l’accord (réticent) de son mari Samuel, inspecteur de police de Bow Street, Gracie propose de remplacer Millie à son poste de travail, durant une semaine. Sur place, elle aura plus facilement la possibilité de démêler cette curieuse histoire qui ne semble pas si insignifiante comme on pourrait le penser.
En se présentant à Harcout House et en prétextant que Millie est malade et qu’elle la remplacera le temps qu’elle guérisse, Gracie découvre une maison impeccablement tenue. Avec ses références d’ancienne servante chez lord et lady Pitt, son entrée se fait sans trop de difficulté et les tâches qu’on lui confie lui permettent de fureter partout et de poser certaines questions. Cependant, sa curiosité n’est pas toujours bien vue et il lui est difficile de gagner en si peu de temps la confiance des gens qui l’entourent. Tous se montrent méfiants et la gouvernante Mrs. Jenkins la surveille de près. Mais très vite, Gracie surprend Bessie, une petite servante, prendre dans le garde-manger de la nourriture pour l’emporter dans le grenier, et chose surprenante, tous les domestiques la laissent faire…
Il lui reste peu de temps pour comprendre ce qu’il se passe dans les coulisses de Harcourt House, et avec beaucoup de bienveillance et d’intuition, Gracie va percer ce mystère et apporter un peu de douceur pour chacun.

Ce petit roman de l’épaisseur d’une nouvelle est un conte de Noël comme aurait pu l’écrire Charles Dickens. La trame policière n’est pas bâtie comme les autres intrigues de l’auteur, même si l’affaire a des tenants criminels et que ses implications conduisent à un décès.
On retrouve Gracie, l’ancienne servante des Pitt, mariée et mère de trois enfants. Sa générosité et son humanité la pousse toujours à aider son prochain et dans cette histoire, elle n’hésite pas à laisser sa famille une semaine avant Noël.
Harcourt House est une belle demeure scindée en des mondes distincts ; d’un côté, Mr. et Mrs. Harcourt, de l’autre, les domestiques, d’un côté ce sont deux êtres opportunistes et cupides, de l’autre, ce sont des âmes solitaires, malmenées par la vie, qui ont su constituer dans ce foyer, une famille. Dans une atmosphère feutrée, que j’ai imaginée très sombre, inquiétante et silencieuse, Gracie apparaît comme un ange salvateur auréolée de lumière. Elle va trouver les mots qui réveillent les rêves, elle va chasser le fétide et purifier l’air, et là, c’est au sens figuré et au sens propre, car le thème de fond de cette tragédie indigne parle de maltraitance et de spoliation.
Un roman de Noël… la fin ne peut être qu’heureuse et même si le décorum n’est pas flamboyant, les sentiments, exprimés avec pudeur, racontent bien cette magie.
Un livre pour décembre, juste… une semaine avant Noël… que je vous recommande !

PS : Quel est le crétin qui a mis sur la couverture une telle illustration ? L’hiver, il fait froid…

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Noël victorien

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16 réflexions au sujet de « Un Noël à Eaton Square »

  1. C’est un beau crétin ! en plus l’homme est bien couvert lui … la pneumonie c’est pour la femme 😦 Mais revenons à nos moutons, il a l’air sympa ce petit roman pour une ambiance de Noël. Je note.

    • Ah ! tu me fais rire ! Comment peut-on valider cette couverture ? Ils sont niais.
      Je lis la plupart de ses romans de Noël, mais je suis souvent déçue. Celui-ci me réconcilie avec elle.
      C’est un tout petit roman, bien trop cher pour ses 160 pages, mais j’ai aimé m’y fondre.

  2. La couverture me donne froid ! ^^ L’an dernier le décorum n’était pas flamboyant non plus, mais j’apprécie quand même les « christmas stories » d’Anne Perry. Je ne les lis pas tous ans. Si jamais je le trouve d’occasion, on verra! 😉

  3. Malheureusement, ce n’est pas la première couverture ratée que je vois passer ce mois-ci ! A croire que les éditeurs n’y attachent plus aucune importance.
    J’espère trouver le temps de le lire.

    • Pour une dévoreuse de livres, il ne va pas faire un pli !
      C’est bien dommage qu’ils ne soient pas plus tatillons parce que moi, j’achète les livres en fonction des couvertures. Enfin… c’est mon troisième critère.

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