Dragons et mécanismes


Challenge Petit BAC avec Enna

Catégorie : Animal fantastique
Animaux du monde avec Sharon

Livre offert par les Éditions Rageot et Babelio dans le cadre des Masses Critiques

Dragons et mécanismes
Adrien Tomas

Dague, un adolescent de seize ans, est ce qu’on appelle un capucheux, un voleur expérimenté au service d’Oogmar le Géant, le chef des receleurs des Gorgones (le bidonville de la métropole d’Asograde) qui lui sert de protecteur depuis le décès de Kimba, une vieille femme qu’il considérait comme sa grand-mère.
Voleur la nuit, mais aussi espion le jour, il travaille au palais comme valet auprès de la princesse-marchande Xeneda. Les informations collectées, plus ou moins secrètes, se monnayent bien et avec cet argent, il rêve de quitter Xamorée par la mer et de faire fortune en devenant mercenaire.
Xamorée est une grande île qui regroupe treize tribus reparties sur tout le territoire. Ces treize cités se sont enrichies depuis que les mages ont pu ériger un bouclier magique contre les dragons de Msitwa Ioka, les terres intérieures. Jadis pour survivre, les Arts sorciers et les Arts guerriers étaient des sciences importantes, mais à ce jour, le pouvoir se tend plus vers l’ingénierie et le commerce par les voies maritimes.

Du même âge que Dague, Mira, l’archiduchesse Dragomira Alexandrovna Kiriell Banessa Antonov d’Asthénocle, se retrouve sur un bateau en direction d’Asograde pour fuir l’archiduc Arlov qui a fomenté un coup d’état et tué ses parents qui régnaient. Accompagnée de ses automates, elle espère trouver le soutien de la princesse Xeneda et en apprendre un peu plus sur les dragons et le pouvoir de l’arcanium, une énergie utilisée par les mécanomages.
La mécanomagie est l’alliance de la mécanique avec la magie ; Mira est maître en la matière. Passionnée par cette science, elle conçoit des automates dont l’apparence ultra sophistiquée est à l’image des humains.

Sur les quais d’Asograde, Dague et Mira se rencontrent sous le feu de l’action face à Arlov, et à partir de cet instant, les jeunes gens ne vont plus se quitter et nouer une grande amitié…
Pourchassés par l’usurpateur, ils doivent quitter l’enceinte de la ville pour pénétrer l’épaisse forêt tropicale tant redoutée. L’autre monde est terrifiant, plein de dangers, de dragons, et c’est à Moko Elimba, la cité minière protégée par un Pavois (barrière magique) où ils trouvent refuge, qu’ils en apprendront un peu plus l’un sur l’autre.
Si Mira est une mécanomage, Dague est un phasmancien car il a le pouvoir de parler aux morts. Le fantôme de Kimba oriente ses pas et lui dévoile petit à petit ce qu’il s’est passé durant ses jeunes années.

Dague souhaite découvrir le secret de ses origines, et Mira, décidée à revendiquer son héritage et à combattre l’homme qui a détruit son monde, lui demande de l’accompagner dans son aventure… Tout deux feront quête commune et seront escortés par Cuthbert, un petit dragon (de la taille d’un chat) persifleur, hargneux et adorable qui les houspille en les appelant « pitoyables humains ».

J’ai beaucoup aimé ce roman jeunesse qui nous embarque dans un univers de fantasy et de steampunk, entre science et magie. L’auteur a écrit ce livre à la suite de « Engrenages et sortilèges », et si les histoires peuvent se lire séparément, elles se passent dans un même monde et à la même époque. Dans une interview, il dit construire son intrigue autour de ses héros (leur histoire et leurs objectifs) en intégrant de nombreux thèmes de notre société actuelle, comme l’écologie, le racisme, l’ostracisme, l’injustice…
Dague et Mira sont des personnages sympathiques, aux caractères très affirmés. Ils affrontent leurs ennemis avec courage et honneur. La quête du pouvoir est l’enjeu des affrontements et le scénario, aux nombreux rebondissements, compte deux adversaires qui s’associent ; le tyran Arlov, un jeune éphèbe mégalomane d’Asthénocle, et Vezzir, un grand sorcier de Mycée qui œuvre pour faire revenir le Dragon Primordial.
Le roman commence dans une cité avec ses quartiers nobles et ses bas-fonds en bordure de l’eau. Cette société est hiérarchisée en castes. C’est bien détaillé et nous n’avons pas de mal à imaginer toute cette architecture qui s’imbrique. Puis l’histoire nous plonge dans la jungle et nous fait rentrer dans une cité minière. Les décors changent, c’est luxuriant, sauvage, plein de mystères et dangereux. Les images sont belles. Le rythme intense captive car on lit facilement les 600 pages en une journée. La trame se tisse de déloyautés, de conspirations, de poursuites et de fuites, de combats, de sortilèges, de mécaniques robotisées, d’explosions et d’expéditions dans des géographies inconnues à la découverte d’autres peuplades.
A tous ces composants, l’aventure s’étoffe également avec une belle dose d’humour. Le dragonnet Cuthbert est irrésistiblement drôle et les fanfaronnades d’Arlov sont ridicules.
C’est donc un roman à recommander… et je vous souhaite une très bonne lecture sur Xamorée, l’île aux dragons.

Dragon estampe

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