Édouard Manet et Berthe Morisot, une passion impressionniste

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Un album offert pour Noël, par Do.

 

Edouard Manet et Berthe Morisot
Une passion impressionniste
Scénario de Michaël Le Galli
Dessins de Marie Jaffredo

 

Le récit débute en 1884, un an après la mort d’Édouard Manet, quand  Edma jette au feu les lettres de Berthe dans lesquelles elle confiait l’histoire d’amour qu’elle avait vécue avec le peintre. A travers ses écrits, on replonge quelques années en arrière…

Les sœurs Morisot, Edma et Berthe, peignent dans une des salles du Louvre lorsqu’elles sont présentées à Édouard Manet par l’entremise d’Henri Fantin-Latour. Invitées dans son atelier de la rue Guyot, les échanges – sur la peinture en général et les tableaux de Manet en particulier – établissent des liens qui ne feront que se consolider au fil des ans.
A cette époque en 1868, Manet a déjà une grande renommée même si certains de ses tableaux, Le déjeuner sur l’herbe et L’Olympia, ont suscité de vives polémiques lors de leurs expositions au Salon officiel de Paris. Arrogant et un peu dédaigneux, il snobe gentiment les jeunes filles et propose à Berthe de poser pour lui. Pour commencer, elle sera son modèle et le troisième élément de son tableau Le Balcon.
Un lien s’établit et les rencontres chapeautée par les mères Morisot et Manet se font régulièrement dans les familles.
Un jour, chez les Morisot rue de Passy, il surprend Berthe en retouchant au pinceau une toile qu’elle était entrain de peindre. Par ce geste suffisant, il outrage la jeune artiste et renforce sa position de dominant. Ce geste ne sera pas le seul et tout au long de leur relation, le tempérament du maître se confrontera au sien car Berthe voudra très rapidement s’affranchir de cette servitude.

Dans le Paris éclaté et transformé par le Baron Haussmann, un nouveau style de peinture naît ; c’est l’impressionnisme. La lumière, les couleurs, le mouvement, les thèmes abordés, les touches du pinceau, tout devient plus vivant et plus réaliste. Les auteurs de l’album nous montrent un Manet bavard, un peu caractériel, égocentrique, très charmeur et infidèle. Il est sous le charme de l’intelligence de la jeune fille et son admiration pour sa peinture ne cesse de grandir. Sa personnalité n’est pas sympathique, mais Berthe est séduite par l’aura de l’artiste. Influencée dans les premiers temps par sa peinture, elle souhaite elle aussi trouver sa voie et ne pas être qu’une simple copiste.
Des morceaux de correspondance léchés par les flammes, Edma brûle l’admiration et l’amour de Berthe, une passion qui a généré de l’amitié mais aussi beaucoup de jalousie et de colère. Tous deux se sont aimés intensément et secrètement.
L’album s’arrête sur cette reconnaissance. Manet trouve « magnifique » une marine que Berthe lui offre pour clore leur amour impossible.

« Une passion impressionniste » aborde leur histoire romancée sur deux ou trois ans (Berthe épouse en 1874 Eugène Manet, le frère cadet) et met en scène toute une époque avec des personnalités proches des deux artistes. L’album, aux douces teintes, peut-être un élément déclencheur qui incitera le lecteur à aller visiter le superbe musée Marmottan à Paris, qui possède  plus de quatre-vingts œuvres de Berthe Morisot et une centaine d’Édouard Manet, tableaux et dessins. Pour cela, je salue le travail des deux auteurs…

 

 

 

 

13 réflexions au sujet de « Édouard Manet et Berthe Morisot, une passion impressionniste »

  1. Le portrait de Manet est déconcertant; les artistes ne sont donc pas souvent des humains sympathiques ! Mais celui de Berthe est fort sympathique, voilà une jeune fille au fort tempérament ! J’aimerais bien une suite… pourquoi a-t-elle épousé Eugène? Véritable amour ou pis-aller?

    • On ne le dit pas, mais d’après mes petites recherches, elle a aimé la gentillesse d’Eugène. Il logeait près de la maison de sa sœur et quand elle y allait, elle le voyait. Prévenant et certainement amoureux, elle a été charmée. De plus, il la comprenait car il était peintre lui aussi. A la fin du livre, elle dit à sa sœur dans une lettre qu’il était un bon mari et un bon père pour leur fille. Elle a dû l’aimé ! En tout cas, à sa place, moi je n’aurais pas regretté l’horrible macho d’Édouard !
      Merci pour mon cadeau… ♥

  2. Je garde un souvenir ébloui de l’expo Berthe Morisot à Marmottan, il y a quelques années ; et c’est un musée où j’aime bien aller de temps en temps. L’époque était dure pour les femmes, il leur en fallait de la ténacité !

  3. Cela me tente bien. Je note le titre et je vais en parler à la Médiathèque. Merci et bonne journée.
    Marie du blog Bonheur du Jour (je ne sais plus comment faire pour commenter sur certains blogs sans passer par google….)

  4. Quand on dit « Manet », je pense toujours à ce dialogue dans « Ocean Eleven » (on a les références que l’on a) :
    — And I always confuse Monet and Manet. Now, which one married his mistress?
    — Monet.
    — Right, and then Manet had syphilis.
    — They also painted occasionally.

    Oui, j’ai un niveau désastreux en peinture, mais maintenant, je sais que Monet a épousé sa maîtresse et que Manet avec la syphilis… et j’en profite pour prendre la porte 😉

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