Sidney Chambers et l’ombre de la mort

Challenge Polars de Sharon

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sydney-chambers-1 Sidney Chambers et l’ombre de la mort
Les mystères de Grantchester
James Runcie

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Après avoir succombé au charme dévastateur du séduisant chanoine Sidney Chambers, rencontré dans la série télévisée policière « Les mystères de Grantchester », j’ai voulu reprendre ses enquêtes à travers les récits de son auteur, James Runcie.
La question qui me taraudait était de l’ordre de : « Sera-t-il aussi craquant que James Norton, l’acteur ? ». Dois-je vous préciser que ce n’était pas Mister Bean que j’imaginais, page après page… Après cette introduction hautement spirituelle, passons au roman.
Le livre retrace ses enquêtes menées sur une année, d’octobre 1953 à novembre 1954.

Le révérend Sidney Chambers est le pasteur de Grantchester, un petit village dans le comté de Cambridgeshire. Trentenaire célibataire, bel homme, sportif, ancien officier dans les Scots Gards durant la Seconde guerre mondiale, aîné d’une famille de trois enfants, aimant le jazz, la littérature, le cricket et le whisky, rien ne le prédisposait à suivre des études théologiques, mais rien n’aurait pu l’en dissuader. Proche des gens, profondément gentil, il occupe son temps entre sa paroisse et le collège de Corpus Christi, où il est directeur d’études.
Mais un jour après un enterrement, une femme vient le trouver pour lui confier ses doutes sur la mort du défunt que l’on vient d’inhumer ; Stephen Staunton se serait donné la mort à son bureau avec son arme. Notaire associé et ami de son mari, il fut aussi son amant. Ils avaient envisagé de changer de vie et de tout quitter pour partir à l’étranger. Certes, il abusait du whisky et souffrait de mélancolie, mais comme tous les Irlandais, non ?!
Sidney qui ne peut oublier cette confession, se doit d’en référer à son ami l’inspecteur Geordie Keating du commissariat de St Andrew Street qui avait clos l’affaire par un suicide. La secrétaire aurait découvert une lettre tapée à la machine expliquant le geste fatal et, avec cette preuve manifeste, le dossier ne peut être relancé.
Le quotidien bien chronométré de Sidney bascule à compter de ce jour. Empreint d’une certitude, intuition d’un homme qui connaît bien l’âme humaine, il commence par rendre visite à Hildegard Staunton. Cette femme, meurtrie par une vie stérile et un mari indifférent, rêve de retourner dans son Allemagne natale. Déçue par des promesses non tenues, solitaire dans un pays étranger, elle lui livre un aperçu de sa vie maritale qui n’avait rien d’enthousiasmant. Oui, elle n’était pas dupe des infidélités de son mari. Alors, serait-elle la coupable ? De petites confidences en petites confidences, Sidney éprouve de la compassion pour elle et oriente son début d’enquête vers l’étude notariale…
Ainsi, à l’ombre de la mort, commencent les enquêtes de ce prêtre anglican peu conventionnel.

Cette histoire est suivie par cinq autres, toutes relatant des faits qui se déroulent dans les différentes strates de la société du Cambridgeshire. On retrouve au fil des mois, des saisons, des fêtes, les personnages principaux qui entourent Sidney. Il y a la gouvernante du presbytère Mme Magire, au caractère bien coriace, le vicaire Leonard Finch, un homme doux, fragile, lettré, qui seconde bien Sidney, Amanda Kendall, la meilleure amie de sa sœur Jennifer, et l’inspecteur Geordie Keating… Ces deux derniers sont des piliers du roman. Sidney a des sentiments pour Amanda, mais par fierté il n’ose pas les prononcer ouvertement, pensant que cette jeune fille issue de la haute société ne pourrait jamais épouser un chanoine et se contenter d’une vie ordinaire régie par les ouailles du Seigneur. Quant à Geordie, il est au commencement du livre, un simple camarade de jeu au pub de la RAF de l’Eagle. Tous les jeudis soirs, ils se retrouvent pour boire des pintes de bière (ce sont des grands buveurs !) et jouer au backgammon. Il est écrit que Sidney n’était jamais allé le voir au commissariat. Par la suite, après l’histoire de Stephen Staunton, l’inspecteur suit ses investigations, lui accordant toute sa confiance et son admiration, même si bien souvent leurs approches et leurs moralités sont différentes.
Entre sermons, citations bibliques, détresses humaines, crimes abominables, le jazz est toujours présent. Il cadence le rythme de cette après-guerre où chacun essaie de trouver sa place.
Je vous recommande ce livre et la série télévisée qui est une belle réussite…

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grantchester
Sidney et Amanda dans la série policière télévisée

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9 réflexions au sujet de « Sidney Chambers et l’ombre de la mort »

  1. Je suis très assidue en ce qui concerne la série, totalement sous le charme de James Norton comme toi en même temps comment ne pas être séduite ? Je me lancerai peut-être dans les romans mais pas tout de suite

    • Tu ne seras pas déçue. Tu sais pourquoi ? Parce que tu revivras les épisodes dans ta lecture, avec la tête des personnages, et tout et tout. C’est un peu plus fade, pas surprenant, mais c’est bien. Nous prolongeons l’univers de Sidney… nous restons un peu plus longtemps avec lui… Et il est moins tourmenté. Bref… j’ai pris plaisir.
      Signé : Midinette du fan club

    • Le jazz n’est pas si présent. C’est après avoir vu la série télé qu’on se créait le décor dans la tête, musique comprise. Sidney aime beaucoup écouter des disques quand il réfléchit… Puis, il y a une histoire qui se passe dans un cabaret de jazz ; un meurtre. Je ne suis pas zazou moi aussi, je n’aime que le jazz « classique ». Je n’aime pas quand c’est décousu.

  2. Je le repète mais je suis vraiment fan de cette collection d’actes sud, il y a globalement de bons ouvrages :).
    Bisous à toi et à plus sur nos blogs respectifs!

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