Le condamné de Noël

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le-condamne-de-noelLe condamné de Noël
Anne Perry

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Au grand dam de son mari, Claudine Burroughs n’a jamais pu rentrer dans le cercle conformiste de la haute société. D’un caractère plus libre que la plupart de ses congénères, elle s’est progressivement affranchie des codes jusqu’à proposer ses services à la clinique tenue par Hester Monk, où elle s’occupe des malades, gens du peuple et femmes de mauvaise vie. Les œuvres de charité qui donnent bonne conscience aux ladys et les sortent de leur morosité, ne sont pas pour elle.
A quelques jours de Noël, les réceptions rythment les soirées et c’est chez les Gifford que le drame de cette histoire se déroule.
Alors que Claudine traîne son ennui en essayant d’être aimable avec les uns et les autres pour complaire à son mari, elle s’accorde un sursis en s’isolant sur la terrasse. Mais seule, elle ne l’est point ! Un drôle d’énergumen, tapi dans un coin, semble compter les étoiles. Les présentations se font de manières peu protocolaires, très fantaisistes. Il est Dai Tregarron, « poète, philosophe et grand buveur de vie », un être sulfureux que toute cette bonne société victorienne aime inviter pour se donner des vapeurs et animer leurs soirées.
Sa poésie aux airs chantant du pays de Galles, son charme de chenapan, sont des atouts qui séduisent les femmes. Avant même qu’elle dise son nom, il la rebaptise Olwen. Elle est pour lui, en ce fugace instant, Olwen issue de la mythologie gaélique. Si Claudine lui trouve une certaine grâce malgré son ivresse, elle ne doit pas rester en sa compagnie et doit le quitter…
Ce n’est qu’une heure plus tard qu’elle le reverra, en de tristes circonstances, accusé du meurtre d’une prostituée, Winnie Briggs.
Winnie aurait été introduite dans un des salons de la demeure par Tragarron, pour égayer trois jeunes hommes ; Cecil Crostwick, Creighton Foxley et Ernest Halvergate. Mais rien ne se serait passé comme prévu et, suite à une dispute, il l’aurait rouée de coups sous les regards consternés des trois témoins qui n’ont pu le maîtriser. Présents, Cécil, Creighton et Ernest témoignent de l’horrible acte, quant au jeune poète, il est obligé de fuir.
Recherché par la police, coupable, menacé par la pendaison, sa destiné semble être écrite, mais ça serait sans compter Claudine qui a une sincère conviction… Elle pense que Dai Tragarron est innocent.
Avec l’aide de Squeaky Robinson, le comptable de la clinique d’Hester, un homme au passé tourmenté, fin connaisseur de la misère humaine, elle va essayer de dénouer la trame du drame en ébranlant les figurants d’une bonne société très hypocrite.

Pour la fin, gardons l’esprit de Noël !

Comme à son habitude, Anne Perry nous fait vivre le XIXe siècle à travers une enquête et donne encore de beaux rôles aux protagonistes de la gente féminine. Certes, cette histoire est moins ciselée que ses autres romans, mais nous avons toujours plaisir à la lire. Il ne faut pas s’attendre à une grande énigme, ni à un suspense haletant, ni à des retournements spectaculaires, il faut simplement se laisser porter par l’ambiance et le charisme des personnages principaux, à savoir Claudine et Squeaky.
Elle égratigne encore une fois la bonne société de l’époque en pointant les us et parades, les impostures des gens « biens nés », le paraître, l’hypocrisie qui est comme une gangrène qui cyanose l’élite.
Claudine ressemble à Hester. Elles ont en commun des convictions honnêtes, droites, elles défendent l’injustice, elles sont des femmes modernes, trop pour l’époque, et elles font fi des préjugés.
Un roman policier sympathique, parfait pour décembre… une petite parenthèse entre les préparatifs qui occupent les journées de l’Avent.

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22 réflexions au sujet de « Le condamné de Noël »

  1. Je n’ai encore jamais lu les Anne Perry de Noël, j’ai l’impression qu’ils sont moins bons mais il faudra que je me lance un jour, peut-être l’an prochain qui sait ?

    • C’est vrai qu’ils sont moins… Mais on arrive à faire abstraction car il y a toujours ce petit quelque chose… tu sais, le petit truc, un charme, même quand c’est moyen. Puis il y a le plaisir de retrouver un auteur qu’on apprécie, et des personnages.

  2. Je ne sais pas si je l’ai celui-ci ! J’en ai un avec 4 contes de Noël, même si comme toi je les trouve en dessous, c’est distrayant et agréable de retrouver des personnages dans un autre contexte. Mon ordi ne s’allume pas ce matin, 😰J’espère que ce commentaire envoyé de mon iPhone va passer !😖. Bisous 😅

    • Ah ! je n’ai pas celui avec les contes.
      Même l’ordi te fait des misères ! Bisous et belle journée… Mes tartes sont prêtes, mes cookies aussi, les mandarines sont dans une corbeille… me reste à trouver des bougies ! Nous penserons à toi.

      • Oui même l’ordi, j’ai peur de l’éteindre ce soir. Tu es parfaite ! Ta maison est décorée, tout est prêt ! Je penserai à vous aussi ! 😉
        N’achète pas le nombre exact de bougies pour So, ça va lui faire un choc à notre belle plante ! 😆

  3. incroyable mais vrai, je l’ai lu l’an dernier mais …jamais chroniqué et je suis incapable d’en parler ! overdose de chocolats ? endormissement intempestif ? je ne sais pas mais du coup je le relis pour le marathon ce WE 😉

    • Rhooo… Alors commence par « Un étranger dans le miroir ». Cette série est ma préférée. Pas celui-ci. Je te connais, tu risques de t’ennuyer, MademoiselleBeletteauxdentsacérées.

      • Si je trouve du temps pour le lire, ce qui n’est pas gagné, je me ferai un plaisir de me faire le Monk, qui n’est pas celui de la série (avant je pensais que oui).

        Mes dents ne sont pas acérées… aie, je viens de me couper la langue en la passant sur mes dents non acérées 😛

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