Le protectorat de l’ombrelle, Sans honte – Tome III

logohalloween14logo Steampunklogo XIXème 2Octobre sur le vaisseau fantôme avec
Hilde et Lou
Steampunk, et XIXème de Fanny

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Sans âme, tome I
Sans forme, tome II
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sans honteSans honte
Le protectorat de l’ombrelle
Gail Garriger

(Attention ! billet avec spoilers)

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Londres sous l’ère de Victoria,

Lady Alexia Maccon a quitté son mari. L’Alpha de la meute des loups-garous et quatrième comte de Woolsey, lord Conall Maccon, l’en a pratiquement contrainte en refusant de reconnaître l’enfant qu’elle porte. Hélas… d’après les écritures, une paranaturel et un surnaturel ne peuvent pas enfanter.
Depuis deux semaines elle loge chez son beau-père, sous les feux des critiques hystériques de sa mère et des conversations stupides de ses demi-sœurs. « Le désagrément fœtal » comme elle le nomme est une véritable énigme qui fait jaser toute la bonne société sur une hypothétique inconvenance qu’elle aurait commise hors de la couche maritale. L’affaire prend de telles proportions, qu’Alexia se voit également démettre de ses fonctions du Cabinet Fantôme de la reine Victoria. Rejetée par Conall, et forcément de la meute, abandonnée par lord Akeldama qui a disparu on ne sait où, menacée de mort par les vampires de la ruche de la comtesse Nadasky, pourchassée par une horde de coccinelles mécanisées en bombes, elle réunit quelques uns de ses amis proches et fidèles pour leur dévoiler ses plans. Elle part en Italie… (pays des mâles Italiens, du café, du pesto… de tutti quanti… mais aussi fief des Templiers).
Approuvé par le professeur Lyall, Bêta de la meute, qui est de plus en plus inquiet pour son Alpha repu de formol (il n’y a que ce breuvage qui peut le saouler), par Floote, le mystérieux-ancien valet de feu son père, et par Geneviève Lefoux, inventrice Française au service de l’Ordre de la Pieuvre de Cuivre, le voyage est décidé à l’unanimité…

« – Lady Maccon, comment osez-vous montrer votre visage ici ? Prendre le thé d’une façon aussi voyante en compagnie d’un (elle fit une pause), d’un carton à chapeau agité… Dans un établissement respectable, fréquenté par des femmes honnêtes, convenable et d’excellente réputation.. Vous devriez avoir honte ! Honte de simplement marcher parmi nous (….) Vous devriez être en train de ramper aux pieds de votre mari et de le supplier de vous reprendre. »

Au manoir de Woolsey, juste avant d’être enfermé dans les geôles souterraines du château par le professeur Lyall qui ne sait plus comment faire pour le sortir de sa dépression, Conall demande à son Gama le commandant Channing Channing des Chesterfield Channing de surveiller Alexia et de la protéger de tout danger.

Accompagnée de Geneviève, toujours habillée en homme, et de Floote, Alexia va chercher les explications de sa grossesse auprès de l’Ordre du Temple. L’Italie lui préserve des surprises… mamma mia !

« L’Italie ?
– Le creuset des opinions antisurnaturelles, cracha le professeur Lyall.
– Le cloaque du fanatisme religieux, ajouta Tunstell.
– Les Templiers.
Ce dernier mot était de Floote et il le murmura. »

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Ce troisième tome est digne des précédents. L’écriture folle de l’auteur, humour et loufoqueries, me ravit chaque fois. Plus que l’histoire qui se développe, ce sont les extravagances des mots-fleurs. Gail Carriger jardine méticuleusement son scénario. Je me délecte alors des noms des personnages (Channing Channing des Chesterfield Channing, ou Emmet Wilberforce Bootbottle Fips, Fips pour les intimes, ou…), de leurs caractères extravagants, des situations absurdes,  de toutes les machineries bizarres qu’elle crée, des réparties, de l’ambiance victorienne aromatisée de so style et de fantaisie… C’est sûr, elle doit être apparentée à lord Akeldama !
Nous sommes embarqués sur le Continent et découvrons les mœurs des autochtones avec les coquineries des Français et les goûts sauvages des Italiens pour le café et l’ail ! Si les vampires craignent ce condiment, les loups-garous redoutent le basilic. L’entourage habituel d’Alexia se restreint un peu car elle laisse son imbécile de mari qui pédale dans sa tête, sa meilleure amie Ivy devenue Madame Tunstell, la meute… Lord Akeldama est absent, la présence de lord Ambrose, vampire au service de la comtesse Nadasdy, est juste esquissée… mais l’histoire dévoile un peu plus de la personnalité ambiguë de Geneviève Lefoux et celle impénétrable de Floot le valet.
Je ne suis pas déçue par ce volet et je lirai sans aucun doute le suivant… « Sans cœur ».

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D’autres billets chez AcrO,

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tissot
Peinture de James Tissot, « La Tamise »

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22 réflexions au sujet de « Le protectorat de l’ombrelle, Sans honte – Tome III »

    • Pevel, je l’ai noté mais je n’ai jamais eu l’occasion de le lire. Je crois que c’est plus disjoncté que Pevel. Pas sûr que cela te plaise… mais peut-être que si…

  1. J’ai lu le tome 2 en juillet dernier, donc je passe vite 🙂
    Mais j’ai vu que tu disais que c’était digne des précédents.
    Perso, j’ai trouvé le 2 un peu « lent » dans le déroulement de l’intrigue, mais par contre le cliffhanger, baaah wais il te donne bien envie de continuer… Bref elle m’a bien harponnée cette Gail Carriger!

  2. Je me suis contentée de survoler un peu ton billet parce que je n’en suis qu’au tome 2 (enfin, j’ai fini le 1 et le 2 doit être lu) mais c’est une série que j’adore ;0) C’est très drôle et très british ;0)

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