La muraille de lave

logo thriller 13logo bac14« Polars » de Liliba
« Petit BAC » d’Enna

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La cité des jarres, T1 –  La femme en vert, T2 – La voix, T3 L’homme du lac, T4
Hiver Arctique, T5Hypothermie, T6La rivière noire, T7

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la muraille de laveLa muraille de lave
Arnaldur Indridason

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Dans le plus noir des enfers sur terre que peuvent être les souvenirs,
Un homme prépare « le masque infernal » ; un étau de cuir prend la tête, un poinçon intérieur perce le crâne. Une mémoire d’horreurs se matérialise un jour et devient une obsession, après des années à tenter d’oublier dans l’alcool et les drogues, une enfance détruite. Il a retrouvé son tortionnaire, il peut enfin se venger.

Ailleurs, mais pas si loin…
Sigurdur Oli s’est séparé de Bergthora et vit seul à présent avec ses pensées qui ne sont plus aussi ordonnées qu’avant. Lorsqu’il voit ses anciens camarades devenus médecins, avocats, ingénieurs, banquiers, il éprouve une légère vexation, presque une humiliation. Il est temps pour lui de tout remettre en question.
Son amour propre est flatté le jour où l’un de ses vieux camarades vient le voir pour une affaire délicate. Pour avoir participé à une soirée entrecôte, son frère a reçu une lettre de chantage.  Dans ce cas présent, la soirée entrecôte n’est pas un banal repas entre amis autour d’un morceau de bœuf, mais une soirée échangiste.
En dehors de son service, Singurdur se rend chez Léna qui a les photos compromettantes, mais sur place, il trouve la femme gravement blessée. Serait-ce un règlement de compte ?
Bien obligé de poursuivre l’enquête discrètement, en parallèle de celle de ses collègues, Sigurdur pénètre une société concupiscente, avide de pouvoirs et de sexe. L’argent est un moteur qui anime ce monde financier, sans honte ni contrition. Ça copine et ça étend ses relations, comme une pieuvre le ferait de ses tentacules, ça intimide, ça extorque, ça blanchit de l’argent et ça tue.
Remontant ainsi les arcanes de la Banque centrale, dite la muraille de lave, Sigurdur est confronté à une Islande loin de ses traditions, en pleine crise financière… (wiki)

Andrès fait parvenir à Sigurdur Oli un film, atroce témoignage d’une ignominie. Andrès est ce petit garçon qui un jour a eu son innocence bafouée et senti sa vie partir en poussière. Andrès traîne son mal être dans une carcasse usée et veut rendre sa justice…
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Huitième de la série, nous ne retrouvons pas Erlendur qui est parti à l’est pour quelques jours, vers les fjords, laissant Sigurdur Oli et Elinborg, ses deux inspecteurs-assistants.

Ce tome a pour enquêteur Sigurdur Oli, un homme qui semblait se tenir en retrait des déboires de son supérieur et qui abordait souvent une moue de dédain. Si on devait le définir, il en ressortirait qu’il est snob et sans compassion. Dans cet épisode, l’inspecteur a des problèmes personnels qui le mèneront à une introspection et le rendront plus tolérant. Indridason mêle cela à l’histoire, lestant un peu plus l’ambiance.
Contrariant sa hiérarchie, Sigurdur fait cavalier seul et essaie de dénouer les fils des intrigues qui se cumulent. Le justicier est partout à vouloir rendre service à une amie de sa mère, élucider un meurtre, recevoir la confession d’un malheureux qui a subi enfant les sévices d’un pédophile, démonter les secrets d’une corporation corrompue et bien malgré lui, subir les aveux adultères de ses amis. Les sujets abordés dans ce tome sont nombreux, ils se compriment et se déversent vers la fin dans un dénouement amer. C’est contemporain, ça raconte une faillite économique, humaine, une violence froide et la perte de tous les repères moraux et constitutionnels.

Je ne sais pas où veut nous mener Indridason, mais je ne souhaite qu’une chose, retrouver Erlendur, en paix avec le fantôme de son passé.
Une série à recommander !

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D’autres billets chez Dasola, Sharon,

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islande-08
Photo prise « ici »

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24 réflexions au sujet de « La muraille de lave »

  1. Je les avais notés (grâce à toi) mais je n’ai pas encore acheté le premier ! Il faut dire qu’entre-temps tu m’as entraîné ailleurs et je ne peux pas être partout ! Cela dit je suis sûre que ça me plairait ! Un beau billet où tu décris admirablement la noirceur d’un monde, le poids amer du passé, je n’aimerais pas y vivre… enfin…j’y vis un peu quand même ! ^-^

    • Si tu veux commencer la série, il faudrait que tu notes « La cité des jarres ». J’ai visité l’Islande ainsi… à travers les livres d’Indridason.

    • C’est ma deuxième facette ! Je suis une midinette mais j’adore les polars. Je n’en lisais plus depuis quelques temps, mais j’ai envie de m’y remettre. Lorsque c’est une fiction, je lis, je dévore… Je suis fan de George, Cornwell, Japp…

  2. Je n’ai toujours pas mis le nez dans cette série, pourtant je suis tentée. La faute à trop de livres et pas assez de temps…

  3. Et moi, je ne l’ai jamais commencée, pourtant, j’ai La femme en vert dans ma PAL. Mais j’avoue que ces polars du Nord ne sont pas ce que je préfère.

    • On découvre Sigurdur qui est assez secret dans les autres tomes. Donc, c’est avant tout une lecture de curieuse ! Il est moins charismatique que son chef, mais il fait partie de l’équipe.

  4. Je n’ai jamais lu cet auteur mais je t’avoue que mes premiers pas dans la littérature nordique ne sont pas à la hauteur de mes attentes mais peut-être que les polars me plairont davantage ?

  5. J’ai lu les deux premiers tomes de cette série, je n’arrive pas à trouver le troisième à la bibliothèque. C’est tout de même bien sombre… La femme en vert m’avait remuée. Mais j’adore ! Je ne suis pas allée en Islande, j’adorerais, ça a l’air sublime.

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