La valse de l’espoir

Avec Karine and Co Les Harlequinades à la sauce Vintage
Une lecture commune avec Karine

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.img173La valse de l’espoir
Janet Dailey

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J’espère que vous admirerez la qualité de la couverture du livre ! Le roman croupissant dans une cave, j’ai dû lui faire un relookage esthétique avec Photofiltre. Comme le précise la collection, « cet ouvrage a été publié en langue anglaise sous le titre « Night of the cotillion » en 1976 et traduit en 1979 par les Editions Harlequin ». Il est le n° 70.

Passons à la chronique du livre avec tout le sérieux qui s’impose… amusez-vous à faire le billet d’un Harlequin et vous comprendrez mes suées… Mais comme dit Asphodèle : « Warf ! Il a bon dos le challenge pour lire ce genre de choses !!! »

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Oak Springs, Virginie,

Amanda Bennett doit travailler pour participer aux frais de ses études. Depuis ses dix-huit ans, elle est guide au Chesnay, la plantation des Colby, une importante famille qui détient les terres et les industries de la région. Son père, directeur de l’une de leurs filatures de coton, ne peut subvenir à tous les frais universitaires de ses quatre enfants.
Être guide au Chesnay, c’est porter une robe à crinoline, représenter la distinction du Sud, raconter la guerre de Sécession, les troupes de Sherman, l’incendie d’Atlanta et les pillages sur la route de Savannah. C’est aussi rendre le lustre à la vieille demeure et dévoiler ses secrets… Car si les Yankees l’ont épargnée, c’est pour l’amour d’un fringant capitaine pour la belle propriétaire.

Tous les ans, pour célébrer l’anniversaire du premier président des États Confédérés, Jeff Davis, un bal est organisé dans la somptueuse demeure. Amanda doit se préparer et revêtir une robe d’exception ! Elle est une « vraie beauté du Sud »…
« Le tissu était d’un merveilleux vert émeraude, avec des reflets chatoyants qui faisaient admirablement ressortir sa peau ivoire et ses cheveux doux doré. Au dessus de la vaste crinoline, sa taille et son buste menus étaient moulés à ravir. »
L’excitation de cette soirée monte d’un cran, lorsqu’elle apprend par son amie Cheryl que Jérôme Colby honorera la réception de sa présence. L’héritier de la famille est un homme puissant, accaparé par ses affaires et qui ne vient au Chesnay que rarement depuis la mort de ses parents. Six ans auparavant, elle l’avait aperçu sur la propriété. Il était sur son étalon à galoper fougueusement (Arrêtez de rire !). Pour la jeune adolescente, il incarnait le prince des contes et elle lui consacra, à compter de ce jour, tous ses rêves… Secrètement, elle emmagasinait les renseignements et gardait de folles et naïves espérances. Mais les fantasmes qu’elle aimait imaginer prirent fin un jour lorsqu’elle découvrit la véritable personnalité de cet homme ; goujat, hautain et bien trop dominateur.

Dans la salle de bal, Amanda devient une petite fille. Le décor est digne de la splendeur d’antan. Au bras de son ami d’enfance, elle est subjuguée par les lumières qui de la maison s’étendent jusque dans le parc. Son regard se perd dans la foule bigarrée de soie et d’alpaga pour se porter sur le portrait altier du Colonel Colby. Alors qu’elle se plaît à penser à l’indignation de son grand-père… un soldat yankee dans une demeure sudiste… Amanda se retrouve face à l’héritier, toujours aussi beau, aussi irrésistible ! Elle se sent épinglée et détaillée outrageusement, car malgré un salut condescendant, les yeux de Jérôme Colby s’attardent avec intérêt sur son décolleté.

Les valses se succèdent et donnent à Amanda un tournis bien agréable. Un cavalier se présente et lui propose une danse. Un petit tour, deux petits tours, l’approche est d’une séduction directe, froide et le cœur d’Amanda s’emballe.
Jérôme Colby est intéressé par cette orgueilleuse jeune fille qui le snobe. Un jeu s’engage entre eux et il espère en être le vainqueur.
Amanda est innocente, elle garde en elle une fraîcheur qui étonne Jérôme. Lui, désabusé et cynique, ne songe qu’à ses plaisirs immédiats. L’amour est une notion ridicule, fausse, il faudra qu’elle le comprenne, vite, il n’a pas de temps à perdre avec une ingénue.

Baisers, disputes, réconciliations, ruptures, le rythme fluctue suivant les humeurs et les désirs, sans jamais y mêler l’amour. Jusqu’au jour où Jérôme propose le mariage à Amanda comme s’il procédait à une transaction commerciale…

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Mon avis :
Des têtes à claques ! l’un et l’autre. Lui pour être aussi despotique et macho et elle pour être aussi niaise et masochiste. Il a souffert dans son enfance d’un père et d’une mère égoïstes. Marqué par leur dédain, il en est devenu exécrable. Amanda fait une fixation sur cet amour, elle en oublie fierté, dignité et raisonnement. Au moindre claquement de doigt, elle accourt fidèle (langue pendante, cheveux au vent).
Les seuls personnages sympathiques sont le pépé qui peste dans sa barbe après le yankee, radotant des souvenirs que son grand-père lui racontait, et la gouvernante des Colby qui houspille après Amanda pour qu’elle retrouve un peu d’amour-propre.
‘Tout un monde d’évasion »… on peut dire que je n’ai pas eu une once de rêve dans cette romance trop datée, trop arriérée. La condition de la femme est réduite en purée.

J’ai souvenir de quelques lectures au temps de mon adolescence, elles étaient moins affectées, plus sensuelles, mais il est vrai que c’était une époque où je m’effarouchais de peu. Mais pour le challenge de Karine, persistons ! Dès demain, je commence « Celui qui hantait ses nuits » de Charlotte Lamb.
Et comme je ne veux pas souffrir seule, j’adresse à Sharon mes salutations accompagnées de… « La valse de l’espoir ». J’ai hâte de lire son billet !!!

Edit du 14.08 : Karine l’a découvert dans sa PAL ! et l’a lu…

D’autres billets chez Karine, Sharon,

A bientôt pour ma semaine du romanesque !

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autant-en-emporte-le-vent2.
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41 réflexions au sujet de « La valse de l’espoir »

    • J’en ai lu un autre que je ne peux pas chroniquer tellement que c’était tarte ! Afin… « lire » c’est vite dit ! je sautais de page en page. Allez zou ! au suivant…

  1. Coucou Syl, ça à l’air sympas, c’est encore possible de participer ?
    Ta phrase me fait rire pus haut.
    « J’en ai lu un autre que je ne peux pas chroniquer tellement que c’était tarte  » mdrrr
    Gros bisouxx

  2. Attends… je vais voir si je l’ai, ce numéro 70… s’il est dans mon paquet de livres… je vais le lire pour ne pas que tu souffres seule!

    Edit: Oui, je l’ai… et je le lirai. Mais c’est le numéro 97 ici!

    • Je suis contente !!!
      Et tu l’as peut-être sous un autre nom. J’ai Violet Winspear à l’intérieur du bouquin.
      Tu verras, il n’est pas la plus fabuleuse des histoires !
      Pour les autres à venir (j’en ai ramené 5), je te les enverrai volontiers pour ta collection.
      A ++

  3. Je suis d’accord avec Aspho sur ce coup là…ça a l’air tellement daté et convenu…je n’ai rien contre ce genre de littérature et la guimauve ne m’effraye pas même si je recherche la passion dans un livre.
    Tant que ça permet de lire tant mieux…

    • Moi non plus, je n’ai rien contre, mais lorsqu’on nous sert une daube boueuse, l’indigestion est assurée. C’est le cas de ce truc. Lire, oui, mais autant lire de beaux écrits.
      Bonne journée Mister !

  4. L’été c’est le moment idéal de ressortir et relire ses classiques 😆
    Syl, je vois que pour ton retour, tu as choisi du « léger » heu je voulais dire du « lourd » bien sûr 😆
    J’ai eu aussi ma période Harlequin… Je ne sais pas si je serais encore capable d’en lire un 😆
    Belle chronique, tu as été très inspirée et courageuse 😆
    MDR, le passer à Sharon ! là aussi c’est culotté !
    Remarque, je viens de finir « A l’ombre de La Seiglière » de Michel Blondonnet, mon Dieu que c’était tarte et prévisible d’avance !
    Belle fin d’été, Syl, et à bientôt d’autres chassés-croisés bloguesques 😆
    Bisous d’O.

  5. Un challenge « Harlequinades », je n’en reviens pas… !!! Quand je pense que cette semaine mes collègues et moi avons retrouvé de vieux Harlequin dans le sous-sol de la médiathèque et que nous les avons mis au pilon sans hésiter ! Je crois que je ne vais pas me faire que des copines…

    • Sara ! ils ont pris un coup de vieux. J’en ai lu d’autres et je n’ose même pas en parler ! C’était un temps et parfois il est bon de laisser la nostalgie là où elle est. A bientôt…

  6. Nous, rire du fait qu’il galope avec fougue ? Mais non, c’est bien mal nous connaitre. A part ça, je suis pas sûre de réussir ce challenge, je crois que les romances des années 90 ne sont pas pour moi ! 🙂

  7. Dis donc petite coquine tu as fait exprès de publier CA le 10 août, sachant que je ne pourrais venir le lire !!! Haaaaaaaa, que je te les laisse ces lectures indigestes !!! Même vintage, même collector, beurk !!! Je constate que même toi, tu ne t’y retrouves pas, c’est que tu es devenue « gourmette » avec le temps, les plats trop lourds et bâclés on n’en veut plus !!! 😆

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