Accès direct à la plage

Un livre offert par Philisine Cave
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accès direct à la plageAccès direct à a plage
Jean-Philippe Blondel

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Nous sommes en 1972. Les vacances au bord de la mer, à Capbreton…
Philippe est un petit garçon qui rêve d’aller au club Mickey, là où il y a un super toboggan. Mais ses parents ne veulent pas, alors il ne fait qu’en rêver. Il s’ennuie, observe souvent ses parents et leurs fréquentations. La copine de sa mère, Natacha, est une femme vulgaire que son père ne supporte pas. Il lit le magazine de Spirou, porte un ensemble en éponge, des sandales, une casquette sur la tête, écoute « Pop Corn » à la radio… il aimerait avoir un petit copain avec qui jouer.
Daniele Girard, avec sa tonne de fond de teint, son maquillage de guerre, se fait appeler Natacha Libowski.  Elle reconnaît qu’elle aime faire du bien aux hommes. Elle parade en séductrice, retient le regard et se tient à leur disposition. Est-elle naïve, superficielle, libérée ? Non, elle est en sursis, meurtrie par un drame qu’elle veut oublier, elle se métamorphose en Natacha.
Jean-Michel Courtine a dix-huit ans. Son rêve ? L’Amérique.
Henri Cami, l’homme de la montagne, maintenant veuf. C’était sa femme qui voulait découvrir la mer.
Michel Avril, le père de Philippe…

… Ainsi, toute une succession de portraits d’hommes et de femmes raconte leurs histoires. Cela commence en 1972 et cela s’étend jusqu’en 2002. Ils sont vacanciers et passent leurs séjours à la mer. Ils ont parfois des relations communes, ou des liens de parentés, ou rien de tout cela. Ces petites nouvelles retracent des pans de leurs vies, brefs, actuels ou passés, sentiments fugaces de bonheur, d’envie, de désespoir, d’attente, elles ne sont hélas jamais légères, mais bien souvent dramatiques. Du côté de l’enfance et de l’adolescence, il y a beaucoup de rêves, d’illusions, une confiance folle. Une petite Sabrina de quinze ans se sent grande et oublie un soir sa prudence. Les adultes parlent de veuvage, de divorce, d’insatisfactions éphémères ou perpétuelles, d’homosexualité, d’amour, de mal-être, de familles, ils sont là et veulent être ailleurs.
Capbreton, Hyères, Perros-Guirec, Arromanches, de décennie en décennie, on découvre ou on retrouve des personnages et on les voit évoluer. Certains se rencontrent et se donnent le relai. Les chroniques, teintées de mélancolie, rappellent quelques souvenirs iodés, dont ceux de Philippe au début du livre. Cette sensation de pesanteur, de sable chaud, de baignades, de solitude, du temps qui n’en finit pas de s’étirer, suspendu dans une attente face à la mer.
Un beau livre, court, avec des mots qui soulignent l’essentiel et qui savent garder, dans des intimités narrées, de la pudeur et de la délicatesse. J’ai aimé.

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D’autres billets chez Béa, George, Miss Alfie, Philisine

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Tableau de Monet
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48 réflexions au sujet de « Accès direct à la plage »

  1. Tu me donnes envie de le découvrir (en bord de plage, je pars en Bretagne dans 15 jours!). J’ai des souvenirs des clubs Mickey de Capbreton qui reviennent grâce à toi

  2. Il était noté depuis longtemps mais comme Anne, j’ai 6h41 sur le quai de départ et je ne suis pas encore montée à bord, alors « L’accès direct à la plage » attendra encore un peu !!! 😀 Bises♥

      • Le soleil ? Qui c’est ? On l’a eu toute la journée mais il repart demain paraît-il pour revenir jeudi, quel polisson !!! Il faut intégrer l’idée que non seulement nous n’avons pas eu de printemps mais que, si ça se trouve, nous n’aurons pas d’été !!! 😉 Je vois déjà des dépressions nerveuses se profiler à l’horizon !!! 😆

  3. Superbe tableau de Monet ! 😉
    J’ai ce livre dans ma PAL (oui lui aussi ! 😆 ). Il viendra bien un jour où je parviendrai à la lire et j’ai hâte, il me tente beaucoup, encore plus avec ta chronique, merci 🙂
    Bonne soirée Syl biiises

  4. Dans ma PAL déjà… Tu en parles d’une si jolie façon que j’espère avoir enfin le temps de le lire cet été, ça fait trop longtemps qu’il attend ;0) Et puis si lui n’est pas un livre parfait pour l’été lequel le sera ??!! De cet auteur j’ai lu 06h41 que j’ai bien aimé mais sans plus… Tu n’as pas ramenée des photos de tes vacances ?? Je te fais de gros bisous Syl, bon retour et bonne semaine

    • Et toi tu n’as pas trop aimé le « 06h41″… sans plus… D’accord, je n’en suis que plus curieuse.
      Biz L’Or et passe un bon week-end.

  5. Tu dois savoir que j’aime beaucoup Blondel…c’était son tout premier roman et déjà il montrait sa tonalité particulière. Ta dernière phrase est parfaite pour décrire son écriture.
    J’ai adoré 06h41, pour moi c’est le meilleur des quatre livres lus de Blondel et d’ailleurs je le lui ai dit. C’est un type « normal » , presque comme toi et moi sauf que c’est un écrivain talentueux, mais il n’est pas dans sa tour d’ivoire ou dans son monde imaginaire…il a une écriture proche de Jonathan Tropper ou Delphine de Vigan, enfin je trouve…
    Gros bisous Syl et ravi de lire à nouveau tes articles…

    • Un nom qui revient souvent chez les lectrices, il fallait que je le lise et c’est Philisine qui m’en a donné l’occasion. Ce premier contact est très bon. A suivre Sandra !

  6. Il va falloir qu’un jour je me décide à lire ce Blondel que vous aimé tant les filles, peut-être commencerais-je par le dernier, l’histoire me tente bien !

    • Je ne l’avais jamais lu et j’ai aimé son style. George dit que c’est son premier livre, c’est encourageant pour les autres lectures…

    • C’est exactement ce que j’ai pensé. Avec des couleurs bleutées et grises, un soleil très chaud…
      Je te souhaite une bonne lecture !

  7. Un court roman que j’avais beaucoup aimé aussi pour sa construction notamment, ces fils qui sont lancés et que l’on retrouve quelques chapitres plus loin, qu’il faut nouer. C’était déjà un début prometteur !

    • C’est ce qui m’a plu aussi. Au début, je ne savais pas trop, tout en faisant confiance à l’auteur, je me disais que cela paraissait simple. Puis très vite, j’ai compris… Des histoires poignantes.

    • Alex, je suis venue fouiller chez toi et je n’ai pas trouvé de billet. Tu n’as donc pas dû en faire.
      C’est un livre qui cache bien son jeu, je trouve…

  8. moi aussi lorsque j’étais petite je rêvais de me faire des copines et d’aller au club Mickey !!! mais mes parents ne voulaient pas, ils voulaient toujours que je sois avec eux. Remarque j’étais bien avec eux, mais ca m’a quand même un peu manqué !

    • J’espère que ce n’est pas devenu une frustration ! Je ne connaissais pas le club Mickey ! j’ai découvert avec le livre.
      Bonne nuit 100drine, je viens lire ta recette…

  9. J’ai tout aimé de cet auteur, et il m’en reste beaucoup à découvrir. Il y a toujours beaucoup de pudeur dans ce qu’il écrit.

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