Quand le requin dort

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Petit BAC d’Enna – catégorie animal

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quand le requin dortQuand le requin dort
Milena Agus

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Quatrième de couverture :
« Un père entiché de voyages lointains, une mère perdue devant la vie, une tante plongée dans des amours sans lendemain, un frère sourd à tout sauf à son piano. Celle qui décrit l’étrange et attachante ambiance familiale, avec une impassible candeur, est une adolescente engluée dans une liaison inavouable… Une liaison qu’elle cache à sa famille, où pourtant on parle d’amour et de sexe sans inhibitions. On y parle aussi de Dieu, dont on n’arrive pas à décider s’il existe ou pas. Plutôt qu’à lui, s’en remettre à la superstition pour affronter les dangers de l’existence. Celle-ci se déroule comme si on était dans la gueule d’un requin. Un requin qui vous enserre entre ses dents et vous empêche de vivre. On essaye d’en sortir quand il dort… »
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J’ai eu la surprise de découvrir dans ma PAL ce roman. Je me souviens de l’avoir choisi pour sa couverture et non pas pour l’auteure, qui alors m’était inconnue. Cette jaquette est bien différente de celle que l’on trouve dans une autre édition. Pas moins sensuelle ou séductrice, elle paraît plus sage, moins moderne.

Elle… dans ses romans, l’auteur utilise souvent ce « elle » comme prénom. Elle, n’a pas besoin de se désigner puisqu’elle écrit dans un journal sa vie, et seuls les intrus à la famille sont nommés.
Elle ne date pas ses jours, elle titre ses chapitres de son quotidien et nous progressons avec elle. Elle raconte qu’à la maison chacun a ses passions… voyages en Amérique du Sud pour le père, peinture pour la mère, piano pour le frère, écriture pour elle… Elle, commence à présenter sa famille Sevilla-Mendoza, Sarde depuis l’éternité. Elle, vit un amour particulier avec un homme marié. Il lui demande une relation animale et pas sentimentale. Il la conditionne, elle l’écoute, elle acquiesce, elle se tait, elle se pose sur le lit, elle veut être une poupée-robot docile, obéissante, elle ne veut pas ressembler à sa mère qui traîne son mal être à longueur de temps. Se taire, elle sait bien le faire, elle est dans une famille qui ne parle pas des sentiments. De honte, de peur, ou de pudeur, ils tiennent les mots prisonniers.
Elle parle de ses superstitions, le baiser du soir
qui tient du rituel lorsqu’elle était petite, du fétichisme de sa mère pour étendre le linge, de leurs croyances en Dieu, de l’astrologie des étoiles, des absences trop fréquentes, trop fuyantes, de son père, des fragilités et désespoirs de sa mère et son frère, de sa tante toujours en quête de l’amour, des amants de sa tante toujours évanescents, des rêves de tous, l’anorexie de sa mère, l’amour boulimique pour elle et sa tante, du jardin qui s’épanouit suivant les lunes… Elle confie ses relations avec l’homme qui la dompte et la censure. Les séances sadiques et masochistes qui la réconfortent et la rabaissent… Elle confie son présent et l’après.
Je retrouve dans ce roman certains thèmes abordés dans mes deux précédentes lectures. L’amour, sujet essentiel, le sexe, la famille unie, la musique, la Sardaigne, des êtres contemplatifs, un peu perturbés, des femmes pulpeuses, latines, et d’autres, petites fleurs de prairie belles et vulnérables. Les hommes sont souvent instables, infidèles, égoïstes et toujours en partance. La Sardaigne est une île qui engendre les voyages.
J’ai aimé les passages qui racontent le bel amour, lorsqu’il est dansé dans un tango ou communié dans des lettres, j’ai été sensible à l’unité de la famille dans le drame, séduite par les personnages féminins, émue par les désenchantements, et j’ai détesté les passages éprouvants, cruels, persécuteurs, de la relation sadomasochiste qui va crescendo de pire en pire au fil de cette histoire. Il est désolant que deux jours après ma lecture, c’est l’amertume qui me reste.

Je pense m’arrêter à ce titre avec Milena Agus. Si vous désirez la découvrir, je vous conseille d’autres titres.
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Des billets chez HélèneChoco, Mango, Stéphie, BéalaComète,
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Mariano Otero – Peintre
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22 réflexions au sujet de « Quand le requin dort »

    • Surtout celui-là ! Mr Gris peut se rhabiller ! Comme je le disais à une blogueuse-lectrice, dans des passages, je lisais une ligne sur deux.

    • Non ! J’ai lu « Mon voisin » et « La comtesse de Ricotta ». L’auteur exploite trop la même veine. Elle n’est pas surprenante. « Mal de pierre » a de bonnes critiques chez certaines. Tu me diras… Mais pour l’instant, je passe à autre chose. Bisou

  1. Tout à l’air séduisant dans ce livre sauf la relation sado masochiste…je pourrais pas lire ce genre de choses. Y’a tellement plus joyeux comme fantasme enfin chacun ses goûts après tout.

    • Tout à fait, à chacun ses goûts, sauf quand ça détruit. Les relations morbides d’un adulte et d’une adolescente me répugnent, et le mot est faible.
      Bise MTG

    • Euh… oui… un autre livre… Renseigne-toi sur « Mal de pierre » ou « La comtesse de Ricotta ». Dans cette histoire, c’est le côté déviant, malsain, qui me dérange.

  2. Une auteure avec laquelle j’accroche peu, également. La couverture du poche est sympa aussi, très différente.

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