Les orphelins Baudelaire, tomes VI et VII

Lecture commune avec Vilvirt

Tome 1 – Tout commence mal – Tome 2 – Le laboratoire aux serpents
Tome 3 – Ouragan sur le lac – Tome 4 – Cauchemar à la scierie
Tome 5 – Piège au collège

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Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

Lemony Snicket

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Passage relevé dans mon deuxième billet :

Après le tragique incendie de leur maison qui a fait mourir le couple Baudelaire, leurs trois enfants, Violette, quatorze ans, Klaus, douze ans et bébé Prunille ont été placés chez le comte Olaf, un cousin éloigné. La fortune des parents étant gérée par le banquier Monsieur Poe, il revenait à un membre de la famille de s’occuper de la tutelle des malheureux enfants. Cependant, la cohabitation fut très malheureuse car le détestable comte Olaf, un être vil, n’avait qu’un but… s’emparer de la fortune des Baudelaire.


Tome 6

Ascenseur pour la peur

L’auteur continue de nous prévenir… Si nous sommes trop anxieux de connaître la suite des aventures des orphelins, vaut mieux reposer le livre…

Monsieur Poe trouve les enfants un peu « éteints ». Sont-ils craintifs ? fatigués ? déjà désabusés ? Dans cette nouvelle maison, où ils sont attendus par le couple Eschemizerre, le comte Olaf ne risque pas de venir !
Toutefois, le lecteur sait que ce tortionnaire, qui séquestre le frère et la soeur Beaudraps, va revenir sous une nouvelle identité.

Au boulevard Noir, l’immeuble a 667 étages. C’est au dernier appartement que les enfants sont hébergés par des lointains cousins.
Dans ce quartier huppé, fréquenté par des gens fortunés, des « lubies » dictent la conduite des habitants. La mode est au « in » et le ringard est au « out ». Un jour, le noir est « in » et la lumière est « out »… et le lendemain, suivant l’humeur, une nouvelle extravagance peut enrayer les usages en pratique.
Chers lecteurs, ne cherchez pas à comprendre ! Ainsi va la vie en ces lieux… au rythme du « in » et du « out ».
Pour reprendre le fil de notre triste histoire, en ce jour d’abandon des enfants Baudelaire chez un couple inconnu, non seulement l’électricité ne fonctionne pas, mais en plus l’ascenseur est arrêté. Imaginez… 667 étages à monter ! Face au périple, Monsieur Poe déclare forfait et laisse Violette, Prunille et Klaus à leur destin.

Esmé et Jérôme accueillent les Baudelaire avec gentillesse. Leur appartement est immense. Après les présentations et les directives sur les choses à faire et ne pas faire, le temps d’adaptation évolue dans un certain confort. L’atmosphère est étrange, voire folle, mais agréable. Violette découvre un musée dans une pièce et Klaus est subjugué par la bibliothèque.
Tout semble aller pour le mieux dans cet univers luxueux lorsqu’on arrive à suivre les caprices du « in » et du « out », quand Esmé annonce une nouvelle fantaisie… il faut vendre les vieilles choses. Un commissaire priseur, Gunther, doit venir expertiser le contenu de l’appartement…

Vous savez quoi ou QUI ? et oui… vous voyez juste ! Esmé qui désire vendre les Baudelaire à la prochaine vente aux enchères !!! et Gunther-Olaf qui disparaît dans l’immeuble…
Il y a magouille en la demeure et l’ascenseur devient des oubliettes.

Une lecture toujours aussi abracadabrante où  il ne faut pas chercher le bon sens ! Même si l’histoire nous livre des surprises attendues et que le scénario est conforme aux autres épisodes, j’ai eu plaisir à retrouver les Baudelaire dans une de leurs désastreuses aventures. Le loufoque et l’absurdité sont les maîtres mots. Au début de la série, étonnée par le style et le thème, j’étais réfractaire. Pour ces derniers tomes, une sympathie s’est développée et la curiosité m’incite à poursuivre. Que va-t-il advenir de ces « pauvres » enfants ? et qui est véritablement Esmé ?

Esmé

Tome 7
L’arbre aux corbeaux

Qui souhaite recevoir les orphelins Baudelaire ? Monsieur Poe est très embarrassé car les tragiques évènements et les catastrophes que les enfants suscitent, entraîne dans leur sillage une notoriété maudite.
Pour la septième fois, ils se retrouvent sous la coupe d’étrangers. Tout un village, V.D.C., aura la responsabilité de les protéger.
Un autocar les dépose à l’arrêt. Une brume épaisse les enveloppe et rend l’hospitalité désolante. Seuls des corbeaux les saluent du haut de leur arbre.

V.D.C…. connaissez-vous un village qui se nomme par initiales ? Les enfants sont curieux et leur intérêt croît en rencontrant les habitants et leurs dirigeants, le Conseil des Anciens.

« – Silence ! répliqua la vieille dame. Oui, enfants Baudelaire, je suis sûre que vous vous tracassez, à propos du comte Olaf. Mais nous sommes vos tuteurs et nous vous protégerons. D’ailleurs, nous avons promulgué une nouvelle règle, la règle n° 19833. Elle précise clairement qu’aucun criminel n’est admis dans l’enceinte de notre cité. »

Cachés dans ce bourg, ils devront payer leur hébergement en travaillant. La bienvenue est austère et les directives sont dictatoriales. Hector, le cantonnier, est leur hôte. La première image de cet homme, le montre un peu niais et soumis, mais bien vite, les enfants sont charmés par sa gentillesse et son ingéniosité. Hector a un rêve… celui de s’élever au-dessus de l’arbre aux corbeaux, de V.D.C., de l’autorité despotique, et de fuir dans le ciel à bord de son ballon dirigeable.

Si le village se targue d’être un lieu sûr, à l’abri de toute agression et maraudage, les enfants, qui sont soumis à l’esclavage, n’ont qu’une idée… partir. Néanmoins, il faudrait élucider un mystère… Des vers écrits sur des bouts de papier sont remis aux enfants par les corbeaux. Ces phrases ressemblent aux poèmes d’Isadora Beaudraps. Où sont-ils ? Sont-ils toujours prisonniers d’Olaf ?
Lorsque le chef de police, Miss Luciana, arrête à tort un homme en le prenant pour Olaf et que le châtiment est le bûcher, Violette, Klaus et Prunille essaient de le défendre. En vain… car leur plaidoyer se retourne contre eux. D’événements en catastrophes, d’une justice arbitraire à un meurtre, les enfants voient l’arrivée d’un nouveau… le détective Dupin.

Le temps est compté… Cette fois-ci, arriveront-ils à s’en sortir ?

Dans ce septième épisode, l’histoire prend un tournant. Ce n’est qu’à la fin que certains personnages se placent sur l’échiquier de l’auteur. Il serait presque souhaitable de dresser une liste, comme une sorte d’organigramme généalogique. Seulement à la moitié des aventures baudelairiennes, l’attention est maintenue pour la suite. Après avoir lu la pugnacité des enfants, puis leur découragement et leur affliction, nous retrouvons leurs esprits belliqueux et intelligents.
Cette série est définitivement à conseiller aux enfants de moins de 10 ans, même si parfois les situations sont délicates et tristes. Le comte Olaf et sa bande sont de vrais méchants…

Bientôt avec Vilvirt, nous vous parlerons du huitième et neuvième tomes…

Billets de Vilvit : Tome 1Tome 2Tome 3 Tome 4 – Tome 5Tome 6 – Tome 7 –

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Film

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8 réflexions au sujet de « Les orphelins Baudelaire, tomes VI et VII »

  1. Pas mal ! J’aime bien ton billet sur l’Ascenseur ! Et avec la seconde partie, tu me donne envie de lire le 7 ! J’ai lu que beaucoup de gens s’arrêtent ici (en si bon chemin !) effrayés par les répétitions et les scénarios souvent similaires… Mais pas moi ! Je trouve leurs aventures vraiment complexes dans un certain sens, et toutes ces allusions littéraires sont un régal ! (Les corbeaux me rappellent un certain film, d’ailleurs…) Je suis contente de voir que la suite prend un tournant innatendu ! On se tient au courant pour le 8 !

    • Le tournant inattendu, je l’espère dans le 8ème tome. En fait, le 7ème va répondre à quelques questions que tu te poses dans le 6ème. C’est vrai que les références pullulent… Tu t’aperçois que c’est très complexe au final. L’auteur est tordu !!! Les enfants liront au 1er degré et les parents… au 3ème.
      Nous sommes « in » Vilvirt !!! Bonne nuit

    • C’est particulier quand même ! et jusqu’à présent, je n’ai pas trouvé un livre similaire. J’ai appris à aimer et il m’en reste encore à lire…

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