Les orphelins Baudelaire, tome IV et V

Lecture commune avec Vilvirt

Tome 1 – Tout commence mal – Tome 2 – Le laboratoire aux serpents
Tome 3 – Ouragan sur le lac
.
.

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Lemony Snicket

Passage relevé dans mon deuxième billet :
Après le tragique incendie de leur maison qui a fait mourir le couple Baudelaire, leurs trois enfants, Violette, quatorze ans, Klaus, douze ans et bébé Prunille ont été placés chez le comte Olaf, un cousin éloigné. La fortune des parents étant gérée par le banquier Monsieur Poe, il revenait à un membre de la famille de s’occuper de la tutelle des malheureux enfants. Cependant, la cohabitation fut très malheureuse car le détestable comte Olaf, un être vil, n’avait qu’un but… s’emparer de la fortune des Baudelaire.

Tome 4
Cauchemar à la scierie

« Par la vitre encrassée du train, les orphelins Baudelaire regardaient défiler les troncs de la forêt de Renfermy, noire et lugubre à faire frémir, et se demandaient si leur vie allait enfin prendre un tour meilleur. »

Nouvelle destination perdue dans une forêt noire de sapins et de mousse… Les enfants Baudelaire sont plongés dans une méditation mélancolique que Monsieur Poe brise avec son monologue. Légèrement embarrassé, il essaie de détendre l’atmosphère en essayant de persuader les orphelins qu’ils seront très heureux à La Falotte.

Seuls, sur le quai de la gare, comme toujours, les enfants avancent vers le centre ville, vide, moribond et la scierie Fleurebon-Laubaine. L’entreprise offre un aspect repoussant. Le logo de l’enseigne ressemble à un œil… Un œil comme le tatouage du comte Olaf.
A l’entrée, à leur intention, un plan de la scierie est affiché, détaillant les lieux et les invitant à se présenter le lendemain matin à l’atelier pour travailler. La chose est surprenante ! Personne ne leur a dit qu’ils venaient ici pour trimer.

Un homme, Phil, leur fait l’honneur de la visite et les présente aux ouvriers. Dans le dortoir qui les hébergera, tout est moisi et poussiéreux.
Le lendemain, réveillés aux sons de deux casseroles fracassées l’une contre l’autre, les enfants font connaissance du contre-maître, Monsieur MacFool, « une peau de vache… une charogne ».

Au déjeuner, on leur sert du chewing-gum, et surtout qu’ils ne se plaignent pas ! car c’est toujours mieux que rien. Pas d’argent pour payer la nourriture, seulement pour la pitance du soir, un infect gruau. A la question des enfants … Mais vous êtes bien payés ?… Phil répond qu’ils sont rétribués en bons de réduction.
Après cette première journée, le patron les fait demander. Il est bien dommage que la personne qu’ils rencontrent en premier ne soit pas leur tuteur. Charles d’Ulcy, son associé, est un homme affable qui ne conçoit pas que des enfants de leur âge travaillent. Tout l’inverse de Monsieur le Directeur qui veut du « donnant-donnant ».

Charles leur montre aussi la bibliothèque de la scierie. A cette idée, les enfants se sentent réconfortés. Les livres sont un soutien dans leur quotidien. Mais au seuil de la pièce, la stupéfaction est grande ! Les rayons sont vides… Pas de sous.

Affamés, épuisés par le labeur, les enfants se conduisent en petits robots, effectuant les tâches machinalement. Jusqu’à ce que Klaus ait un accident. Le détestable MacFool lui a fait un croc-en-jambe. Après avoir été chez le médecin, Klaus revient auprès de ses sœurs, transformé. Ne répondant que par des monosyllabes ou des phrases incohérentes, il inquiète Violette qui envisage l’hypothèse d’un lavage de cerveau, une hypnose.

Bien vite, avec la malveillante assistance du contre-maître, l’opportunité s’offre aux Baudelaire d’aborder le docteur Georgina Orwell. Cette femme est charmante mais sa réceptionniste-secrétaire l’est beaucoup moins. Shirley a une morphologie masculine, des sourcils bien fournis, des poils aux jambes et… et… elle est le sosie du comte Olaf.

Et dire que quelques heures avant, ils se demandaient où il pouvait bien être passé !
La réponse est devant eux en jupe…
Quelle pitoyable existence ! Les méninges des Baudelaire vont devoir concocter des plans pour un épilogue décent et honnête.

Le comte Olaf


Tome 5
Piège au collège

Institut J. Alfred Prufrock
Collège-Lycée privé – Pensionnat
Devise : « Memento mori »

Monsieur Poe l’avait dit, « Si vous ne vous comportez pas correctement à la scierie, vous irez au pensionnat ».
Dans cette école, le comte Olaf ne se risquera pas à venir. Le proviseur a enregistré son signalement dans l’ordinateur qui régit son institut et si le scélérat devait se manifester, ils seraient aussitôt avertis.
A leur arrivée, les enfant doivent se présenter à l’adjoint du directeur, Monsieur Nero. L’homme, à la corpulence impressionnante, les accueille avec dureté et les répartit dans différentes classes. Mais bébé Prunille, trop petite pour étudier, sera reléguée au secrétariat. L’ahurissement est total pour les Baudelaire ! Prunille secrétaire !!! Et pas de rébellion ! sinon les sanctions seront sévères…

« Si vous arrivez en classe après l’heure, ou si Prunille arrive en retard au bureau, vous aurez les mains attachées dans le dos à l’heure du repas ; vous mangerez comme les poules et les canards. Naturellement, Prunille n’aura jamais ni cuillère, ni fourchette, ni couteau, puisqu’elle travaillera dans le bâtiment administratif où elle n’est pas censée entrer (…) Dans le bâtiment sur la gauche, vous avez le réfectoire. les repas y sont servis aux horaires affichés, que je vous conseille de respecter. Une minute de retard et nous vous retirons verres et bols ; les boissons vous sont versées en flaques sur votre plateau. Le bâtiment à droite, c’est le grand auditorium – la salle de concert, si vous aimez mieux. J’y donne tous les soirs un récital de violon d’une durée moyenne de cinq à six heures ; obligation absolue d’y assister… »

« Ogrif ? » dit Prunille, traduction : « Peut-on imaginer pire ? »

Monsieur Nero se régale des déconvenues que subissent les pauvres orphelins. Relégués dans un cagibis de taules, avec de la paille pour couchage, ils ne bénéficieront pas des avantages qu’offrent le pensionnat… chambres individuelles, salle de jeux, bibliothèque… Dans leur nouveau logis, ils cohabiteront avec des crabes.
Tant d’infamies éprouvées depuis le décès de leurs parents et là encore une épreuve à endurer ! Peut-on dénicher dans ce marasme une petite satisfaction ? Certes. Ils vont étudier et rencontrer des enfants de leur âge.
Le premier contact avec les élèves se passe au réfectoire. Il y a Carmelita Spats, l’odieuse pimbêche, insupportable, méchante, que l’on déteste immédiatement et toute sa clique de groupies, puis Isadora et Duncan Beauxdraps qui seront pour les Baudelaire de merveilleux amis.
Du côté enseignant, les professeurs Romora et Alose se partagent l’inintelligence et une cruelle sévérité. Puis, bien vite, apparaît Monsieur Gengis, le professeur de sport ; longues jambes osseuses, turban et regard… impitoyable.
La surprise n’est plus de mise, le comte Olaf a habitué Violette, Klaus et Prunille à ses apparitions !
Monsieur Nero est charmé par Monsieur Gengis qui loue son talent de violoniste dans des phrases dithyrambiques.
Il sera difficile aux orphelins de dénoncer l’usurpateur… même avec la précieuse assistance de Duncan et Isadora.
Cinq contre un… et le match sera serré.

Pour une fois, mon avis sera un peu plus élogieux. Des personnages entrent dans les histoires, cassant l’ambiance close des trois premiers épisodes. Dans le cinquième, j’ai eu plaisir à lire les péripéties au pensionnat. On retrouve le schéma habituel, des adultes peu crédibles, l’arrivée du comte Olaf grimé et costumé, la résignation des enfants face au déni et à l’immaturité des grandes personnes, la démystification, la fuite du perfide Olaf… mais le petit plus que j’ai apprécié cette fois-ci, est l’arrivée des deux enfants Beauxdraps qui s’allient aux Baudelaire pour contrer les fourberies du cousin dégingandé, tatoué, à l’unique sourcil… Olaf.
Lecture bien sympathique pour ces deux livres qui m’incitent à poursuivre en compagnie de Vilvirt, les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire.

.

Violette

Billets de Vilvit : Tome 1Tome 2Tome 3 Tome 4 – Tome 5
.

.
.
.

5 réflexions au sujet de « Les orphelins Baudelaire, tome IV et V »

  1. Commentaires

    Ah tu vois finalement, tu te laisses prendre au jeu !
    Commentaire n°1 posté par Eiluned le 20/11/2011 à 14h23

    Oui, c’est vrai ! En fait, j’aime lorsque des personnages interviennent. Puis, on se prend d’affection pour les trois enfants et surtout Prunille !!! Elle est adorable avec son langage et ses dents.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 20/11/2011 à 14h27

    Oui le cinquième comme je disais montre un tournant dans l’histoire. Et toutes les allusions de l’auteur donnent vraiment envie de continuer. pour ma part, j’aime toujours autant l’ambiance !
    Commentaire n°2 posté par vilvirt le 20/11/2011 à 14h35

    Je vais dire que j’apprends à aimer ! C’est sûr que comme j’adore les images du film, je visualise autrement les scènes. Pour une fois, l’adaptation au cinéma aide ma lecture. Tu me diras la prochaine date ?
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 20/11/2011 à 14h54

    Mais il y en a combien de tomes ???? Faut suivre… 🙂
    Commentaire n°3 posté par Asphodèle le 20/11/2011 à 18h39

    13. C’est pour ça qu’on les passe par deux maintenant !
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 20/11/2011 à 18h45

    Muahahah !!!
    Commentaire n°4 posté par Asphodèle le 20/11/2011 à 18h48

    L’auteur avait l’imagination fertile !
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 20/11/2011 à 18h51

    Je précise à nouveau à Asphodèle qu’il ne s’agit pas de la série de la Communauté du Sud, qui elle n’est pas pour les enfants !!!
    Commentaire n°5 posté par somaja.over-blog.com le 20/11/2011 à 21h01

    Il serait souhaitable de ne pas les confondre !!!
    Bisous et passe une bonne semaine.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 21/11/2011 à 09h07

    C’est vrai que c’est toujours la même chose… mais quand on les lis au compte goutte ça passe super bien !

    Je les ai lu au fur et à mesure qu’ils étaient publiés et j’avais adoré, maintenant je les relirais bien, mais j’ai un peu peur de me lasser..
    Commentaire n°6 posté par Luna le 21/11/2011 à 10h08

    J’ai eu un peu de mal avec les trois premiers. Mais j’ai apprécié le dernier au collège. J’attaque cette semaine le 6 et le 7 !
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 21/11/2011 à 13h39

  2. Waouh ! C’est du billet ça madame !! Tu te venges de tes deux mois de silence ??? 😆 Je n’ai toujours pas envie de les lire (à ton grand désespoir je sais !!!) mais j’aime l’ambiance, j’aime t’écouter en parler…

      • Ho la la ! Il faut trouver une solution pour qu’ils ne soient pas « publiés » comme nouveaux billets à chaque fois !!! On ne va plus savoir ! Tu pourrais demander à Anne ? J’dis ça… 🙂

        • Je crois que ce n’est pas possible. Aymeline fait la même chose. Ce ne sont pas des nouveaux billets car la date change. Il aurait fallu que je le fasse bien avant votre abonnement au blog. Je vais quand même demander à Anne ou Cajou…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s