Le koala tueur et autres histoires du bush

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Le koala tueur

et autres histoires du bush
Kenneth Cook

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L’auteur est un écrivain, journaliste, réalisateur et scénariste australien (dixit wiki). Dans ce livre, nous voyageons avec lui à travers le bush australien et d’autres panoramas grandioses. Quinze histoires sont racontées… les plus cocasses, les plus farfelues, les plus chimériques, les plus effrayantes… qui ont pour thèmes les univers animalier, paysager et aborigène. Dans la postface de Mireille Vignol, il est dit que Kenneth Cook aurait peut-être coloré la vérité… (Non ???). Le piment, la fantaisie et la bonne dose d’inimaginable qui agrémentent ces nouvelles, transfigurent ses écrits, les rendant fantastiques, vivants et plein d’humour, pour notre grand plaisir.

Dans la première chronique « documentaire », nous (il faut s’associer à Kenneth, les frissons sont garantis…) avons laissé le van en bordure de la plage « L’Erreur de Macka » dans le Queensland. Nous sommes trois (et moi, quatre) à nous partager ce lieu pratiquement désertique, à camper dans nos vans-camping-car, et à faire la connaissance de Blakie. L’homme est montreur de serpents ambulant et vit pratiquement avec ses potes reptiles dans un vivarium aménagé dans un camion. Blakie nous le dit bien, dès les présentations… les serpents sont gentils, il ne faut pas bouger lorsqu’ils nous frôlent et « l’alcool et les serpents ne font pas bon ménage »… Oui, Monsieur Blakie, nous retenons la leçon ; mais vous ???
(Petite parenthèse : Il faut que je vous prévienne, en Australie on boit. Beaucoup. Mais pas de l’eau. Vous comprenez, il fait chaud, on a soif, on a besoin d’endurance, d’une compagnie, on fait des challenges (pas littéraires), on est convivial…)
Donc, pour en revenir à ce cher Blakie, voici une liste de serpents. Ils sont sur son corps cloué au sol, sonné par des tonnes de whisky…
« – 1 taïpan : radicalement mortel
– 2 king browns : presque mortels
– 1 vipère de la mort : indiscutablement mortel
– 3 black snakes : mortels
– 1 python diamant : inoffensif » Pour le dernier, on a envie de dire « ouf ! »
Et voilà, vous visionnez bien le spectacle ? C’est ce que voit Kenneth lorsqu’il rentre dans le camion… un cadavre ? Non ! c’est simplement Blakie dans un état comateux qui sert de matelas à ses serpents. Que nous reste-t-il à faire ? Prendre un râteau et taper, taper… sauf, lorsqu’un serpent s’enroule autour du manche et ouvre grande sa bouche avec sa petite langue… tssss, tssss… le serpent est furieux, car on est plus à « ne plus bouger » (une des recommandations de Blakie)… alors dans ces cas-là que fait-on ??? On balance le râteau le plus loin possible, sans assommer Blakie.
La suite est dans le livre…

Pour la deuxième anecdote, nous sommes conviés sur l’East Alligator River par Roger Huntingdon, un professeur de science naturelle de l’université de Sydney. Roger est passionné par les crocodiles, il en est presque amoureux, et il est ravi que l’espèce soit protégée. Ce jour-là, nous sommes sur une minuscule barque, venus pour prendre des photos. C’est la saison des amours… C’est pas mignon ??? Euh ! oui, Roger, mais je suis bien contente que Kenneth ait pensé à prendre un fusil. Le déroulement de l’aventure ne me contredira pas. La copulation est très physique, très tumultueuse. Deux dragons en plein orgasme, ça fait des vagues… Puis en tête à tête avec l’un deux, (on croirait même qu’il peut se tenir droit sur ses deux petites pattes pour faire plus… viril, vigoureux… intimidant…) nous calculons rapidement des probabilités, dont la dernière est : Un crocodile, court-il plus vite que nous ? Croyez-vous que Roger nous répondrait ? Clic-clac, fait son appareil photo. Complètement malade ce bonhomme !

Troisième souvenir… Le koala tueur… Un beau titre qui présage quoi au fait ?…
Je suis à la vingt-neuvième page et je me dis, un peu de douceur ! Nous accompagnons Mary Anne Locher, officier des parc nationaux sur l’îlot de Kudulana à une dizaine de kilomètres des côtes tasmaniennes. Elle a pour mission de rassembler les koalas pour les mettre sur des terres moins arides et plus boisées. Avec Kenneth, on se fait une joie d’en prendre un, de le câliner, de lui faire des mamours (enfin moi, plus que lui)… Kenneth pense que le koala est coopératif, une peluche paisible (peace and love), heureux de quitter le tronc dénudé qu’il agrippe. Et si ce doudou pouvait parler, il nous dirait même merci. Bon, alors là, c’est une fiction car le koala peut être « récalcitrant », voire même agressif. Cela ne sert à rien de lui dire « petit, petit… », d’arrondir la bouche en cul de poule pour lui adresser des baisers. Kenneth emploie la technique « Si la montagne ne va pas à Mahomet, Mahomet ira à la montagne » et grimpe à l’arbre. Il tire, tire sur le vilain koala… Je vous passe les détails, la catastrophe que cela entraîne, pour vous dévoiler le véritable drame : Kenneth se retrouve au sol en tête à queue avec l’animal qui a planté ses griffes dans ses cuisses et sa poitrine, le nez et la gueule fourrés dans l’entre-jambe, la dentition bien arrimée dans le… sur les… vous comprenez, hein ???? Et Kenneth qui se met à crier…
« – Il me tient !… Enlève-le !… Cette brute me tient par les… »
Que faire encore dans ces cas-là ??? J’avoue que j’ai ri. Je me suis même étouffée toute seule dans mon lit. Mon pauvre Kenneth ! je compatis. Surtout que Mary Anne est de la même espèce que Roger (avec ses crocodiles). Ce sont ses koalas, et il ne faut surtout pas leur faire du mal. Mais mon Gaston la Gaffe est ingénieux, en une fraction de seconde, il trouve une solution…

Et la quatrième, et la cinquième… A l’extérieur, il fait 50°, on boit, on nous force même à boire, refuser c’est mal vu. Nous nous arrêtons dans une ville minière, sale, poussiéreuse, désertée, sauf le bar et l’homme-animal Ivan. Puis un autre jour, d’autres narrations, nous rencontrons Vic et son taïpan sur les rives de la Hawkesbury. On s’inquiète pour Annie, une éléphante qui a des problèmes constipatifs. J’aide Kenneth à chasser les papillons dans la péninsules du cap York pour finir dans les marais à la battue au crocodile qui se balade avec dans son ventre la moitié d’un homme ; il avait laissé les jambes, peut-être non digestes… Nous avons été ruffiandés pour des tours en chameaux dans le désert… Cédric le chat… Le cochon furibond (Cousin du sanglier corse)… L’or noir (Les Aborigènes sont très malins !)… Le chien qui aimait les animaux (Une nouvelle hilarante !!!)… Le mineur fou (Il faut courir, vite, fuir la mèche qui brûle, la dynamite qui va exploser)… Rencontre du type corallien (La grande barrière de corail, les requins qui reniflent le sang de Kenneth et un mérou géant qui veut lui faire du bouche à bouche)… Six taïpans (Ou, comment devenir fou dans un avion avec pour voisin un allemand qui a six serpents mortels accrochés clandestinement dans son pantalon)…

Tonton Kenneth, j’ai fini mon livre et je suis éreintée ! Vous n’êtes pas facile à suivre. Nous détallons à presque toutes vos élucubrations, mais avec vous qu’est-ce qu’on rigole !!!! Cependant, on perçoit derrière le décor la misère de l’outback et la contrebande des animaux sauvages et rares.
Je conseille donc, à toutes mes amies (s) lectrices (eurs) votre agence de voyage. Le dépaysement est assuré, l’ambiance est rock-australien et le rire communicatif.
Coup de cœur.

Maintenant, je suis confrontée à un gros problème !!!  Question : Que faire quand on a aimé un livre de la bibliothèque municipale ?
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Œuvre aborigène

Billets chez Chaplum, Clarabel,
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Une réflexion au sujet de « Le koala tueur et autres histoires du bush »

  1. Commentaires
    Il est dans ma PAL, et je compte bien lui faire un sort rapidement, j’ai des envies de voyage en ce moment !
    Commentaire n°1 posté par somaja.over-blog.com le 18/05/2011 à 09h46

    Bonjour, Vite ! lis-le… On s’y croirait. Je t’embrasse.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 18/05/2011 à 09h51
    J’avais bien aimé, en tant que lecture de détente, lire ces mésaventures. L’histoire donnant son titre au recueil est la seule qui m’ait vraiment fait rire mais le reste est juste sympa. J’ai noté dans ma LAL, pour un prochain vidage de cerveau, un autre recueil de l’auteur, visiblement de la même veine, « La vengeance du wombat ».
    Un livre sur le même type de sujet (mais que je n’ai jamais pu finir) est « Nos voisins du dessous » de Bill Bryson, Américain en vacances en Australie (donc là tu as le regard d’un étranger alors que Cook est quand même un autochtone, autant citadin soit-il). Je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais pu finir le bouquin (j’ai testé la VO, la VF : rien à faire !) mais j’en garde des souvenirs marquants.

    Quant à ta question :
    1. ne pas rendre le livre (mon ex-biblio n’avait même pas d’anti-vol sur ses bouquins … Evidemment, je n’en ai pas profité pour garder des livres mais certains ne se gênaient pas d’après ce que j’ai pu comprendre :o)
    2. acheter le livre (il existe au Livre de poche)
    3. renouveler le livre autant de fois que possible (attention, la séparation sera d’autant plus difficile 😉
    Commentaire n°2 posté par Flo le 18/05/2011 à 09h52

    Bonjour… « La vengeance du wombat », tout un programme ! Je vais me renseigner. Pour « Le koala tueur » j’ai aimé aussi l’histoire du chien qui est un bon chasseur et qui ramène, la queue frétillante, le serpent à son maître, puis le chat ET le serpent. Je vois le tableau, une brochette de six hommes très costauds debout sur le zinc du bar… et l’histoire avec la barrière de corail et le requin… En fait si je me suis si divertie, c’est que j’ai eu un effet surprise. Je ne connaissais pas l’écrivain.
    Pour tes réponses à ma question… Je vais rendre le livre et je vais m’acheter le poche. J’aime l’idée proposée du 3, mais ça fait un peu « fille foldingue, légèrement fanatique ».
    A bientôt…
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 18/05/2011 à 10h11
    J’ai déjà opté pour la solution 3 … ;p (mais je reconnais être un peu frappadingue :D)

    Sur les histoires en elles-même, je les ai trouvées sympas (et je me souviens de la plupart d’entre elles – livre lu en décembre dernier – ce qui est quand même bon signe) mais j’avais regretté un style un peu à l’emporte-pièce et je m’étais lassée sur la distance.
    Commentaire n°3 posté par Flo le 18/05/2011 à 10h20

    Comme quoi… Hier, à la fin de mon livre, j’en redemandais encore ! Je suis allée voir si tu l’avais chroniqué, mais je crois que ton blog est postérieur à ta lecture. A++
    PS : Super cette idée mensuelle de reprendre les titres de tes livres ! Je vais voir chez Enna.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 18/05/2011 à 10h45
    J’ai lu le livre cette année mais je ne chronique pas toutes mes lectures. Maintenant, avec mon « RDV du dimanche », je cite tous les livres lus, même quand ils ne font pas l’objet d’un billet mais ce n’était pas le cas à l’époque de ma lecture du Cook. Quand je ne suis pas inspirée, je laisse juste quelques mots sur goodreads.

    Quant au livre lui-même, c’est aussi une question de moment. Les histoires humouristiques sont encore plus sujettes que les autres genres aux variations d’humeur du lecteur (mais, d’une façon générale, j’ai du mal avec ce genre sur la distance. J’ai lu l’an dernier « Affaires urgentes » de Durrell et quand j’ai commencé le bouquin à la biblio. J’avais tellement envie de hurler de rire que j’ai dû partir et emporter le livre chez moi mais d’une histoire à l’autre, mon enthousiasme s’est émoussé. J’en profite pour te recommander ce livre au passage. Il s’agit d’histoires vraies absolument rocambolesques se déroulant dans le milieu diplomatique).
    Commentaire n°4 posté par Flo le 18/05/2011 à 12h24

    « Affaires urgentes », je note et je vais me renseigner… Merci Flo.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 18/05/2011 à 17h34
    Plus tard, peut-être, beaucoup plus tard…
    Commentaire n°5 posté par Sharon le 18/05/2011 à 14h05

    Pour ton challenge « Les animaux chez Molière ».
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 18/05/2011 à 17h33
    bonjour Syl,
    Alors pour la question du livre à garder ou non, le but étant de rétrécir la PAL, exit le livre…sauf quand une furieuse envie te prend de le relire (et là, direction la BM pour le reprendre !) ou si tu ne peux t’en séparer même pour dormir ! (et là, abimer un livre en l’écrasant, ce serait dommage…Alors tu renonces courageuseement à l’acquérir…Et bien t’en a pris car tu le trouves dans un des nooooombreux vide-grenier qui fleurissent en cette période de l’année !!! Voilà ! finalement, ça te laisse un panel de choix !!!! (au fait, quand tu l’auras trouvé, fais le voyager… !!!! lol !)
    En tout cas, très beau billet ! (comme toujours)
    Edith, Livres d’Ed-en
    Commentaire n°6 posté par Jeneen le 18/05/2011 à 15h16

    Je vais écouter Flo… Merci pour ce gentil message.
    Si tu veux me donner ton adresse pour le livre voyageur, tu peux la laisser sur ma messagerie !
    Bonne soirée et biz à Jen.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 18/05/2011 à 17h29
    Relire ton billet m’a remis toutes ces histoires en mémoire ! Quel bon moment ! C’était truculent.
    Commentaire n°7 posté par Manu le 18/05/2011 à 17h53

    Bonsoir, Je pense réitérer avec la suite. Il parlera bien des kangourous, des marsupiaux, des wombats… Belle découverte ! A bientôt (pour un autre livre en commun !)
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 18/05/2011 à 18h43
    Il ressemblerait alors au titre de mon mémoire de maîtrise : « animal et animalité dans l’oeuvre de Zola ». Mis à part les chevaux maltraités par Harpagon, je ne me souviens pas beaucoup d’animaux dans l’oeuvre de Molière.
    Commentaire n°8 posté par Sharon le 18/05/2011 à 20h49

    Toi ? Tu exagères ! Nunzi va te fair les gros yeux !
    « – Quelle nouvelle ?
    – Le petit chat est mort »
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 18/05/2011 à 21h00
    Ben, tu l’achètes, voyons !!! 🙂

    Sinon, moi j’aime les koalas ♥ Oui je sais rien à voir avec le billet, mais bon c’est pas parce que un koala a mordu les … de qqun que je vais pas les aimer.
    Ceci dit, j’ai entendu dire qu’ils faisaient beaucoup de bruit !
    Commentaire n°9 posté par Cécile le 19/05/2011 à 14h21

    Hé ! c’est ce que je vais faire. Mais bon, le principe de la bibliothèque était que je n’investisse plus autant dans le livre ! Alors pour un commencement, ça débute bien.
    Je te conseille ce livre si un jour il venait à croiser ta route.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 19/05/2011 à 15h27
    L’acheter évidemment… Sans aucun remord parce qu’il a paru en poche il n’y a pas longtemps :0)
    J’avais noté ce titre moi aussi, mais bon, il faut bien que j’en laisse quelques uns à la trappe sinon ma PAL doublerait de volume je crois bien ! (déjà qu’elle est déjà ENORME comme ça :0)
    Commentaire n°10 posté par l’or des chambres le 19/05/2011 à 20h43

    Depuis la création de mon blog, c’est affolant ! De quelques livres sur le chevet, ma pile c’est transformée en un monstre. Maintenant, j’ai la PAL de la bibliothèque municipale… Je ne m’en sortirai jamais.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 20/05/2011 à 08h53
    Il me tentait déjà beaucoup, mais avec ton avis comment résister ? Ca a l’air complètement loufoque, j’avais l’impression que c’était plus sérieux (mais au diable le sérieux !)
    Dur dur le dilemme quand on a aimé… moi j’attends de voir et si quand je vois le livre en librairie je meurs d’envie de l’acheter, c’est qu’il en vaut le coup. Mais je ne le fais pas hyper souvent ceci dit.
    Commentaire n°11 posté par Touloulou le 21/05/2011 à 09h46

    Bonjour Touloulou, Je ne savais pas qu’il était en poche jusqu’à ce que l’on me le dise. Donc la tentation est inévitable. Je vais commander la suite qui est dans la même veine. Je te souhaite une lecture plaisante.
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 21/05/2011 à 10h39
    Moi je dis comme plein d’autres… tu l’achètes, voilà! ;)) Ca ne va même pas dans la pile, en plus… super sage, comme achat!
    Commentaire n°12 posté par Karine:) le 22/05/2011 à 14h44

    Oui, c’est sûr, je vais l’acheter. En plus en poche, raison supplémentaire. Mais si je me suis abonnée à la bibliothèque, ce n’est pas pour une question de place. C’est plutôt financière ! C’est ruineux, cette passion ! Nous sommes 4 à la maison… 4 gros lecteurs compulsifs !
    Réponse de thelecturesetmacarons.over-blog.com le 22/05/2011 à 20h30

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